Compte-rendu intégral et commenté* de la délibération du conseil de communauté de Lille Métropole du 10 octobre 2003 portant sur le transfert du stade Grimonprez-Jooris à Lille-Métropole





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Nous saurons rappeler à M. Quiquet ses propos quant à la crédibilité budgétaire du projet !



A partir de là, deux reproches ont été faits à ce choix: I'un concerne l'accessibilité du stade et l'autre conceme le patrimoine.
S'agissant de l'accessibilité d'un stade à 33.000 spectateurs, c'est un véritable PDS dont nous avons besoin, à savoir un plan de déplacements des supporters.

  1. Les supporters apprécieront…



A ce niveau, le laisser-faire n'est plus de mise. Il faut donc gérer et organiser l'accessibilité. Effectivement, et contrairement à ce que dit M. DECOCQ, les modes de déplacements ne sont pas contradictoires les uns les autres, mais sont justement prioritaires. En attendant, il faut donner la priorité aux transports en commun dès avant l'arrivée et la mise en service du tram-train que l'on peut prévoir à l'échéance 2008-2010. Cela signifie clairement que les soirs de matches, il nous faudra fermer ie boulevard de l'Esplanade pour organiser, comme je vous l'ai décrit dans mon document, deux circuits de bus: à la fois vers la gare et vers les parkings de la citadine. Nous pourrons ainsi, dans l'attente du tram-train, assurer le transport de 5 à 7 000 spectateurs; je précise également que nous avons chiffré financièrement cette prestation: sur une base moyenne de 45 bus pour évacuer les spectateurs les soirs de match, elle s'élève précisément à 4 920 €.
Qui va payer cette somme ? La communauté urbaine, les supporters, le club ? Où vont stationner ces 45 bus ? On ne le saura pas.
Le stade est situé en cœur de ville, I'on s'y rend à pied et, de la station métro Rihour jusque là, en empruntant les larges trottoirs de la promenade urbaine, le trajet prend 19 à 20 minutes.
Toutes les études sérieuses faites en France sur les transports en commun démontrent que les usagers y recourent quand ceux-ci se trouvent à moins de 10 minutes à pied de chez eux ou du point où ils se rendent !
Je rappellerai ici à M. ASTIER qu'à l'issue du concert de Johnny HALLYDAY au Stadium en juillet dernier, le métro a pu évacuer, dans un délai record, 12 000 personnes, notamment à partir de la station Pont de Bois.

  1. Le Stadium n’est pas Grimonprez ! Bel hommage involontaire rendu au site de Villeneuve d’Ascq !



D'autre part, quand on compare avec les autres stades, nous avons à proximité immédiate du stade Grimonprez-Jooris un parking de plus de 2 000 places qu'il faudra réserver au covoiturage. Je constate, et ce sont les chiffres qui nous ont été communiqués, que le covoiturage existe déjà aujourd'hui sur le Champ de Mars puisque l'on y constate 2,7 spectateurs par véhicule. S'ajoutent à cela les autres capacités de stationnement à proximité du stade Grimonprez-Jooris.
2000 places x 2,7 = 5400 spectateurs ! Où vont se garer les 10 000 à 15000 autres véhicules quand le stade de 32 000 places sera plein ? Sur les « autres capacités » ? Sans doute, M. Quiquet pense-t-il aux trottoirs du Vieux Lille, aux bandes d’arrêt d’urgence du périphérique, aux pistes cyclables longeant la Deûle du côté de Lambersart… Nous tenons à sa disposition un constat d’huissier réalisé le soir du match Lille-Lens en mars dernier particulièrement éclairant à ce sujet.
Le site offre donc les conditions d'un accès multimodal correspondant à la diversité de la mobilité des spectateurs qui peuvent être piétons ou automobilistes ou usagers des transports en commun.
L'autre reproche fait au choix de Grimonprez-Jooris II, concerne le patrimoine. Je dirais à ce sujet que, justement, Grimonprez-Jooris II est une opportunité formidable de libérer le Champ de Mars de son emprise militaire et de requalifier un espace métropolitain majeur. C'est aussi une opportunité de mettre en valeur le patrimoine puisque par rapport à la situation actuelle, I'emprise du stade sera réduite. Je rappelle que le mur de communication de la Citadelle jouxtant aujourd'hui le stade, est complètement dissimulé derrière un stand de tir. Dans deux ans, ce mur de communication sera sublimé par le nouvel équipement que constitue Grimonprez-Jooris II.
Aussi, tant pour des considérations sportives, qu'économiques, de patrimoine ou d'accessibilité, Grimooprez-Jooris II est pour nous la seule solution. Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT- Merci. Monsieur RICHIR.
M. RICHIR (UDF) - il y a quelques semaines, Mme AUBRY engageait les uns et les autres à faire leur choix, ce soir, en leur âme et conscience; c'est donc avec la conscience d'un homme libre, élu lillois, profondément attaché au développement de sa ville et au succès de nombreux projets sur son territoire, que je souhaite intervenir.
J'ai le sentiment qu'au-delà des argumentaires voire parfois des arguties qu'on peut entendre ici et là, il faut analyser ce dossier au regard de trois critères dont j'avais cru comprendre d'ailleurs qu'ils étaient souvent majeurs au sein de notre Assemblée:

- l'environnement,

- les déplacements,

- le développement urbain.
En matière d'environnement, il faut d'abord bien voir que ce projet nous fait rater (M. LEBAS l'évoquait tout à l'heure) l'occasion historique de restituer à la Citadelle son écrin pour un lieu abondamment fréquenté (on sait que le zoo, par exemple, reçoit un million de visiteurs par an) au profit d'un équipement qui, lui, aussi intéressant soit-il, reçoit des spectateurs une fois tous les quinze jours.
D'autre part, j'avais cru comprendre que le plan de déplacements urbains consistait à rechercher, pour tout projet, une implantation en fonction de ses règles. Et si on applique ces dernières, le premier site à éliminer est celui de Grimonprez-Jooris.
Je vous invite à faire l'exercice suivant: sur un plan de Lille, tracez, à l'aide d'un compas, autour de chaque station de métro, un cercle concentrique d'un rayon de 500 m, vous verrez que la seule zone du territoire de la ville de Lille qui n'est pas couverte, c'est celle de Grimonprez-Jooris et d'une partie du Vieux-Lille.
En ce sens, ce projet apparaît assez peu compatible avec le plan de déplacements urbains. Preuve en est d'ailleurs qu'une grande manifestation, à laquelle nous sommes tous attachés, la Braderie, ne peut plus probablement se dérouler que grâce à la capacité de transport du métro.
Nous avions été quelques-uns à proposer en particulier le site de Lille-Sud pour une raison très simple. A l'examen d'un plan de Lille, vous constaterez qu'il n'y a qu'un seul lieu pratiquement sur le territoire de la ville qui soit desservi par deux lignes de métro (ce qui est exceptionnel) et trois stations, deux autoroutes, cinq lignes de bus, voire par une petite gare SNCF à rouvrir (on connaît le succès de celle rouverte, il y a quelques années, à proximité de la Cité hospitalière), c'est bien évidemment le secteur de la rue de Marquillies.
On me dit aujourd'hui que ce n'est pas possible, qu'il faudrait passer en surplomb au-dessus des voies. J'ai regardé les plans; effectivement, une implantation en ce lieu eût été difficile mais possible; c'est dommage.
Cela aurait été d'autant plus intéressant qu'au regard des politiques de la Communauté urbaine nous aurions pu faire (M. ASTIER faisait référence tout à l'heure au Stade de France) un geste de développement urbain, un investissement majeur au coût particulièrement élevé et justifié, faire jouer au stade un effet de levier pour développer un quartier ou des quartiers en grande difficulté. J'avais cru comprendre que cette notion de turbine aurait permis une réussite analogue dans un quartier populaire.
Malheureusement, il semble que les préoccupations environnementales, la juste approche du PDU et le fait de susciter un levier de développement à partir d'un grand investissement ne soient pas au rendez-vous de ce dossier. C'est dommage.
Ce soir, il est probable que notre Assemblée adoptera le projet de délibération; les démocrates, que nous sommes, l'accepteront mais le regretteront... pas tellement pour nous, mais pour nos enfants, qui auraient pu probablement dans les années à venir retrouver, à la Citadelle, ce grand espace de verdure.
Encore une fois, c'est dommage.
En conclusion, je ne crois pas que notre Communauté puisse, au travers de ce projet, hélas, retrouver le grand souffle que nous avons connu à un moment donné. Permettez-moi, Monsieur LE PRESIDENT, de rappeler ce moment particulier que nous avons connu à vos côtés, pour vous montrer à quel point on peut être contre ce projet et ne pas être pour autant un tenant de l'anti-Lille (certains de mes amis m'avaient prévenu d'une possible accusation d'anti-Lille à mon encontre). Rappelez-vous, Monsieur LE PRESIDENT, ce formidable enthousiasme que nous avons vécu, ce jour où nous avons défendu ensemble la candidature de Lille aux Jeux olympiques de 2004 devant la délégation du CIO venue à Lille, rue de Paris, à l'hôtel Carlton...
Ce soir, l'Assemblée va probablement se prononcer en faveur de Grimonprez-Jooris II mais ce faisant, elle va surtout contribuer à ce que la métropole redevienne ce que nous espérions pourtant qu'elle ne redevienne plus: une métropole de second rang. Or, si nous avions eu un autre projet, avec un autre souffle, alors oui, nous aurions contribué à I'atteinte d'un autre rang car, au bout du compte, pour attachés que nous soyons au football, ce qui importe le plus pour nous, c'est que nous puissions, massivement, faire monter notre population en première division.
L’analyse de M. Richir, qui ne passe pas pour un élu irresponsable, est remarquable, que n’a-t-il été plus entendu !
M. LE PRÉSIDENT- Monsieur DAUBRESSE.
M. DAUBRESSE (UMP) : Monsieur LE PRESIDENT, avant que le Maire de Lille ne s'exprime, je voudrais faire une lecture un peu plus politique, au sens noble du terme, du vote que nous allons émettre dans quelques instants.
Ce soir, nous ne pouvons pas marquer un but contre notre camp; nous parlons de stade et de football et vous savez ce que cela veut dire...
On parle aussi ce soir, de la métropole lilloise, de son développement, de son rayonnement et il y a eu dans les mandats précédents, sans le passage obligé d'une majorité qualifiée, bien plus des deux tiers de cette Assemblée rassemblés dans les moments importants... ce fut aux occasions suivantes: le métro, Euralille, la candidature de Lille aux Jeux olympiques de 2004 et, plus récemment, I'opération « Lille 2004, capitale européenne de la culture »... et je suis d'accord avec M. SEGARD, petites, moyennes et grandes communes se sont rassemblées sur ce qui constitue l'essentiel, c'est-à-dire le développement de la métropole.
Il y a des votes se jugeant et s'appréciant sur une identification; on peut émettre un vote pour s'identifier parce qu'on n'est pas d'accord, pas tout à fait d'accord ou qu'on aurait voulu que ce soit autrement. Il y a aussi des votes s'identifiant par leurs conséquences.
Le vote auquel nous allons procéder ce soir, chacun mesure bien qu'il est important (il suffit de voir l'assistance dans la salle) parce qu'il peut aboutir à une rupture d'un consensus qui n'est, de part et d'autre, nullement complaisant mais exigeant. Que cette rupture provoquerait une crise, on peut toujours assumer des crises et cela peut arriver un jour, qui aboutirait à remettre en cause la crédibilité d'une Institution que nous avons construite les uns et les autres, chacun à notre niveau, tous groupes confondus, et c'est beaucoup plus facile de faire capoter ce processus de développement en peu de temps que de le construire et de le renforcer.
Après l'excellente intervention de M. DECOCQ, à laquelle évidemment j'adhère en tous points, je voudrais vous dire ceci: nous sommes un certain nombre à avoir passé un accord de gestion au début de ce mandat. On m'a déjà demandé mais qu'y a-t-il dans cet accord ?... C'est secret ? Nullement. Dans cet accord de gestion, il y a:

1) Le vote d'une stratégie métropolitaine, exprimée dans un document, le schéma directeur, la mise en œuvre d'une politique communautaire exprimée dans un autre document, le projet d'aménagement et de développement durable, le projet communautaire.

2) Il y a ensuite de notre part une exigence forte – que nous rappelons ce soir et qui, compte tenu de la rédaction du projet de délibération cadre, nous permettra d'avoir un moyen de nous exprimer chaque année au moment du débat d'orientation budgétaire qui s'appelle une fiscalité maîtrisée pendant la durée de ce mandat (les engagements que nous prenons, sont sur la durée d'un mandat, toutes choses égales par ailleurs car, évidemment, s'il nous arrivait un coup de Trafalgar, compte tenu de dotations qui seraient modifiées, il faudrait alors prendre nos responsabilités)

3) La réalisation conditionnelle d'un certain nombre d'équipements structurants dans les domaines culturel et sportif, et le stade fait partie de cette problématique.
Au nom d’un consensus droite-gauche qui annihile tout débat politique véritable, M. Daubresse se rallie à un projet auquel il ne croit pas. Il confond ce faisant l’intérêt de l’institution, qui commande qu’un stade financé par l’ensemble des contribuables métropolitains se situe à un endroit optimal pour eux, et son propre intérêt.
Sur ce sujet, dès le départ, nous avons dit qu'il y avait deux points majeurs pour nous:

- l'accessibilité du stade Grimonprez-Jooris; je suis, pour ma part, très concerné par cette affaire puisque je suis député de la circonscription englobant le secteur de la Citadelle et ses abords immédiats, je dispose d'un bureau dans le secteur et je suis maire de la ville voisine; je sais donc particulièrement ce qui se passe les soirs de match et M. DECOCQ le sait également.

- la nécessaire remise en valeur de la Citadelle. L'opportunité se présentera peut-être plus vite qu'on ne le pense car j'ai cru comprendre que le Ministère de la Défense était décidé à céder un certain nombre de mètres carrés important de son patrimoine militaire, dans le cadre de l'élaboration de son budget 2004.
Ceci étant dit, le très grand stade, un débat s'est profilé à son sujet (il a d'ailleurs été ouvert de manière intelligente par le groupe GADEC et si l'on avait pris cette méthode à l'époque, on aurait peut-être avancé différemment. Bref, c'est derrière nous) et M. DECOCQ l'a très bien résumé tout à l'heure, que nécessite-t-il ?

1. une volonté politique,

2. un terrain adéquat,

3. un financement.
Rappelons qu’au nom du « consensus » cher à M. Daubresse, celui-ci a refusé en 2001 de faire étudier les solutions alternatives préconisées à l’époque par le GADEC. Puisqu’on s’est trompé à l’époque, poursuivons notre erreur, telle pourrait être sa devise.

La volonté politique dépend d'abord et avant tout du Maire de Lille qui a quelque chose à dire là-dessus parce qu’on ne voit pas le LOSC s'installer ailleurs qu'à Lille; nous l'avons toujours dit, les uns et les autres.
L’argument avancé ici relève de la pensée magique. 80% des spectateurs des matchs n’habitent pas Lille intra muros. Ce qu’ils veulent c’est un stade accessible.
A partir de là et à partir du moment où, malgré les déclarations contradictoires des dirigeants du LOSC, on n'a pas pu trouver le financement en dépit des explorations ayant pu être faites, nous nous trouvons ce soir face à un choix simple: Grimonprez Jooris II ou rien.
Excusez-moi de vous rappeler, mes chers collègues, que gouverner c'est choisir; gouverner, ce n'est pas s'échapper. Si, après toutes les explications qui pourront être données, le choix demeure: Grimonprez Jooris ou rien, je réponds alors personnellement: nous ne pouvons pas marquer un but contre notre camp.
« Grimonprez-Jooris II ou rien ». Monsieur Daubresse ne manque pas d’air. Il n’a rien fait, au cours des trois années écoulées, pour que soient étudiés d’autres sites d’implantation et il feint ici de penser qu’il n’y a pas d’autres solutions.
M. LE PRÉSIDENT- Monsieur MARESCAUX, vous demandez la parole, nous vous écoutons puis Mme AUBRY interviendra.
M MARESCAUX (parti communiste) - Monsieur LE PRESIDENT, le groupe votera naturellement en faveur de ce projet de délibération parce que nous estimons qu'il représente la meilleure solution tout en étant aussi conscients que l'on peut construire un stade aussi beau soit-il, pouvant accueillir 30, 40 ou 50.000 spectateurs mais ce qui amène les gens au stade, c'est le résultat de l'équipe ! Vous avez l'habitude de dire qu'il faut que l'équipe marque des buts, encore faut-il pour gagner, en marquer plus qu'on en prend.
(Applaudissements)
En votant pour Grimonprez-Jooris II, nous renvoyons la balle dans le camp des dirigeants du LOSC en souhaitant qu'ils puissent être capables de construire une équipe qui, elle-même, sera capable, à son tour, d'amener régulièrement au stade les 30.000 spectateurs que nous souhaitons.
On admire ici la profondeur et la subtilité des arguments communistes.
MME AUBRY- Monsieur LE PRESIDENT, mes chers collègues, effectivement, nous y sommes, et je sens bien la responsabilité, qui est la mienne, après les questions venant d'être posées.
Nous discutons depuis deux ans sur ce sujet, M. DECOCQ a d'ailleurs rappelé que la première délibération communautaire date de novembre 2001 et je lui donne acte que, dès cette date, tout comme nous, il avait choisi Grimonprez-Jooris. Il y a deux ans maintenant que nous travaillons pour essayer de trouver la meilleure solution, deux ans que I'équipe, que les supporters attendent cette soirée pour avoir une solution. Nous sommes donc au jour J, que chacun attend.
Certains l'ont rappelé, et on peut le constater, à Lille, dans notre métropole et ailleurs, le football génère parfois beaucoup d'excès, en tous cas des fantasmes et je crois qu'on n'y a pas échappé dans ce dossier, on peut d'ailleurs le regretter; M. DECOCQ l'a aussi rappelé, je n'y reviens pas. En tous cas, s'il y a une chose que je ne regrette pas, c'est le débat que nous avons depuis plusieurs semaines et celui que nous avons ce soir. Je pense, en effet, qu'avant de prendre position sur un équipement aussi important pour notre métropole, équipement structurant, attendu, coûteux même s'il l'est moins que d'autres (j'en dirai quelques mots tout à l'heure), il est non seulement naturel mais légitime que les élus, préalablement à la prise de décision, puissent poser toutes les questions qu'ils peuvent avoir sur le cœur, si je puis m'exprimer ainsi.
Le travail que nous avons été amenés à faire, résulte certes largement des questions qui ont été posées lors de votre commission, Monsieur LE PRESIDENT, et au Bureau mais rien ne vaut, en fin de compte, un grand débat complet comme celui que nous venons d'engager.
Je crois que chacun, ici, partage l'idée que nous ne pouvons pas ambitionner que la métropole devienne une grande métropole régionale à vocation européenne sans une grande équipe de football. Et chacun sait aujourd'hui qu'on ne peut pas avoir une grande équipe de football sans un stade digne de ses ambitions et digne de son rang.
En France: Rennes, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon et on pourrait en citer beaucoup d'autres, toutes les métropoles de notre taille ont un grand stade de football et une grande équipe de football.
Toutes ces métropoles, sauf Rennes, ont eu leur stade financé par l’Etat dans le cadre de la coupe du Monde. A Rennes, les collectivités locales ont pris soin de demander un loyer à M. Pinault, propriétaire du Stade Rennais, sans commune mesure avec ce qui est demandé à M. Seydoux à Lille.
Et, je le dis par rapport à la dernière intervention que je partage, qu'il est difficile de demander à des actionnaires, ceux d'aujourd'hui comme ceux de demain, d'investir dans une équipe s'ils n'ont pas la capacité de la faire évoluer devant un nombre sans cesse croissant de spectateurs, devant des représentants d'entreprises pouvant effectivement les accompagner et, pour ce faire, il faut un grand stade.

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