Discours du 15 aout 2015





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le lavandou DISCOURS DU 15 AOUT 2015

DEBARQUEMENT DES COMMANDOS D'AFRIQUE

Quelques semaines après l'Opération OVERLORD du 6 juin 1944, la "réplique" Sud de la reconquête du territoire Français était lancée avec l'expédition ANVIL-DRAGOON, contre les lignes de défense du SUDWALL tenues par les troupes d'occupation.

La sauvagerie des combats sur les plages de Normandie, le carnage sur les sites d'UTAH, d'OMAHA, de SWORD et de JUNO, ainsi que la difficile progression des troupes Alliées vers Paris, ont longtemps occulté la grande bataille qui s'est déroulée sur les rivages de Provence, dès le 15 Août; puis la progression vers Toulon et Marseille, jusqu'à la remontée des forces de libération le long de la vallée du Rhône.

Pourtant, cet événement majeur dans le second conflit mondial, a permis de développer une stratégie longuement mûrie par Eisenhower, Churchill et De Gaulle, permettant de fixer les troupes Allemandes au Sud de l'hexagone, et d'empêcher l'acheminement de renforts sur le front de la Manche, où les forces débarquées piétinaient devant le repli coordonné des armées Nazies. Qui s'accrochaient sur le terrain.

Pourtant, le débarquement de Provence - qui fut un incontestable succès tactique en termes de rapidité d'exécution et en faible nombre de pertes humaines- débuta ici, au Lavandou, avec la spectaculaire prise des batteries côtières du Cap Nègre par la Roméo Force...la plus occidentale du front déployé, tout au long de 70 km du lit

Pourtant, le Corps Expéditionnaire de 1200 navires toral Varois; et la première, engagée au sol., convoyant 400.000 hommes, eut risqué d'être décimé, sans la neutralisation préalable des canons de Marine déployés sur le réseau de fortifications du promontoire, par une poignée d'intrépides Commandos envoyés en fer de lance contre une redoute réputée imprenable, et dont la destruction conditionnait la sécurité et l'issue de toute l'opération.

Fait d'armes encore relativement méconnu, cette action "de vive force" est un exploit qui a marqué les esprits, et qui demeure l'une des actions les plus magnifiques de la Libération de la France.

C'est pourquoi, chaque année, la Commune du Lavandou a à cœur de commémorer avec fidélité, avec recueillement et avec chaleur, l'exploit accompli par l'Unité des Commandos d'Afrique, dont nous avons le grand honneur de compter quelques survivants, aujourd'hui, parmi nous.

Au Lavandou, le 15 Août, c'est la mémoire des Commandos d'Afrique, leur courage, leur sacrifice, que nous célébrons, comme un anniversaire de la libération de notre village, mais également de la liberté retrouvée pour la France.

Car nos Commandos sont des soldats d'exception!.

Les Commandos d'Afrique étonnent, de par leurs origines hétéroclites. Parmi ces 700 engagés, sélectionnés impitoyablement entre 2000 volontaires, issus de Régiments anéantis, de Corps Francs dissous, d'évadés de la France occupée, des villes d'Algérie, du Maroc ou de la Tunisie; des djebels, de la Grande Kabylie ou des déserts d'Afrique; parmi les volontaires Yougoslaves, Espagnols, pieds-noirs, métropolitains, juifs, chrétiens, musulmans, coptes, athées, l'amalgame s'est opéré, comme par magie, sur le seul point de ralliement que constitue, pour tous, par-delà leurs différences, la ferveur pour le drapeau Français et la soif irrépressible de libérer le sol national. Entre soldats aguerris et jeunes engagés volontaires inexpérimentés, entre spécialistes des trois Armes et "bleus" pétris de patriotisme et animés par la soif d'en "découdre", la magie a opéré. Depuis que le Général de Montsabert a reçu du Maréchal Juin, l'ordre de former un Commando Spécial; depuis que le Colonel Georges Bouvet leur a remis leur fanion à voile latine ornée d'une étoile chérifienne verte, sur la plage de SIDI FERRUCH...site historique du débarquement de l'Armée Française en Algérie. Et encore, dés lors que Bouvet leur a inculqué leur maxime qui résume à merveille l'esprit de leur Unité: "Sans pitié".

En fait, cette unité spéciale est née le 26 juillet 1943, avec la signature par le Général Giraud de la création du Groupe des Commandos d'Afrique...dont il a secrètement prévu, depuis lors, le lieu de projection, qui ne sera pas remis en question!

Les Commandos d'Afrique, qui sidèrent par leur résistance, face aux entrainements les plus durs, qui épatent leur chef par leur intrépidité et leur sens de l'initiative au combat. Cette unité, qui préfigure celle des Forces Spéciales, a rassemblé le meilleur des techniques et du professionnalisme développé par leur homologues Britanniques ou Américains, dont ils ont panaché les équipements et les techniques de guerre. Et ils y ont ajouté le génie de la "débrouille"; le goût pour la manœuvre inattendue; le sens du sacrifice devant l'adversité, et...ce qui ne s'apprend, ni ne se décrète pas: ils ont la "baraka".

Le travail de ces "démons de l'aube" consiste à infiltrer - généralement de nuit - les positions ennemies les plus inexpugnables, à neutraliser les sentinelles, et à subjuguer les "points durs" les mieux défendus...à détruire, à ouvrir la voie au gros des troupes, et surtout, à ne faire aucun prisonnier!...Une réputation qui terrorise leurs ennemis.

Camouflage sur le théâtre d'opérations, rapidité d'exécution, adaptation aux situations les plus scabreuses, capacités à s'orienter de nuit, dégâts maximum infligé à l'ennemi, et repli aussi discret qu'a pu être leur progression. Frapper vite et fort. voilà leur tactique!.

Ces diables d'hommes ont fait leurs classes sur tous les terrains et sont passés maîtres dans l'art de s'adapter à toutes les conditions de combat: longues marches, pont de singe, tyrolienne, descente en rappel, close-combat, tir de précision, escalade en sites escarpés, débarquement par gros temps, coups de force en sous-nombre, progression en terrain miné, combat antichars, infiltration au travers de lignes de barbelés...Ce sont des experts. Ils sont en outre aptes au maniement de tous types d'armes - y compris celles saisies chez l'ennemi - à mettre en oeuvre l'explosif, le mortier, le bazooka ou le lance-flammes!.

Voilà ce que sont devenus, en quelques mois, ces hommes venus de tous horizons, bergers du bled, adolescents d'Alger ou d'Oran, tous soudés devant notre drapeau: des spécialistes des opérations délicates...celles dont personne ne veut!.

Alors qu'il convient de préparer l'opération ANVIL-DRAGOON, et de désigner une unité amphibie capable de réussir l'impossible, la décision secrète s'impose: le "chantier du Cap nêgre"...ce sera pour eux. Le "sale boulot", mais la magnifique mission suicide, pour la liberté de la France, leur revient. Cette mission, le Commandant du Cirque Bouvet l'a reçue comme un honneur, des mains mêmes du Général Patch, Commandant en Chef de la 7eme Armée U.S., dans la salle des opérations du Haut Commandement Allié à Naples, le 13 juillet 1944. Un secret bien gardé par Bouvet, qui fait croire à ses hommes, jusqu'au dernier moment, qu'ils seront affectés prochainement en Yougoslavie. Et déchaîne leur déception et leur colère. L'enthousiasme n'en sera que plus grand, lorsqu'ils sauront ce que l'on espère réellement d'eux.

Les Commandos sont loin de se douter de ce qui les attend. Même s'ils se sont préparés dur - depuis le début - à la pire des opérations, à ce débarquement de Provence dont ils rêvent, depuis STAOULI, jusqu'à l'île de

Pianoza et d'Elbe, où ils ont déboulé "bille en tête", sur la plage de Marina di Campo - où tant de leurs camarades ont perdu la vie - pris la citadelle de Porto Longone, et foudroyé les défenses adverses.

48 h avant d'embarquer sur les navires-supports, ils apprennent enfin leur objectif. Ils seront donc les premiers à s'élancer sur le sol de Provence, à exécuter le Plan du Général Giraud. Le Colonel Bouvet leur a exposé les enjeux et l'honneur qui leur incombe. Il a présenté la carte en relief et dévoilé les moindres détails de l'opération...mais ne leur a pas révélé l'essentiel: ce type d'assaut suppose 50% de "casse"...D'autant, que ce sera une attaque frontale, sans préliminaires, ni préparation d'artillerie, pour détruire les défenses du Cap Nêgre estimée à 3 canons de 155, qui couvrent la majeure partie du secteur naval! La Résistance locale a complété la cartographie de la reconnaissance aérienne. Mais les effectifs ennemis et les aléas sont importants. Il faudra improviser sur place. Et surtout, pas question de reculer!. Une fois lancés sur le rivage...à la grace de Dieu!...

Un coup de main d'une audace prodigieuse, que doivent mener les premiers groupes d'assaut, à bord des LCA et des RUBBER BOATS, après leur transbordement depuis le PRINCE ALBERT et la PRINCESS BEATRIX. A ouvrir la voie aux 600 hommes du groupe des Commandos dans son entier, puis aux troupes Alliées et à la 1ere Armée Française.

A présent, ils savent ce qui les attend: les casemates de type REGELBAU 612 aux canons de 65 mm. Et tout là-haut, les batteries. Sinistres. Trapues.

A l'abri des bombardements. Inapprochables. Qu'il leur faut réduire au silence. A tout prix!...

En fer de lance, Bouvet a choisi les 74 hommes du 1er Commando du Capitaine Ducourneau. Un diable. Dès leur descente dans les RUBBER BOATS, tous savent qu'il n'y aura aucune autre alternative que de vaincre, ou de mourir.

Et puis, l'histoire...La petite dans la grande...Le pire qui se produit : Ducourneau, perdu dans la nuit, qui s'égare à l'Ouest, et ordonne de faire un crochet par tribord. Le LCA de Jeannerot qui récupère 3 hommes tombés à la mer, perd du temps, et dérive jusqu'à Aiguebelle.

Texier et ses 19 hommes de l'équipe de protection du 1er Commando qui pique à l'Est du Cap Negre. Eventré à la grenade, dès les premiers moments de la progression, en escaladant le tombant Est. Mourant en silence, comme on le lui a appris, pour protéger ses hommes...Les fusées éclairantes, les rafales qui crépitent de toute part... Un déluge de feu !.

Seul, Ducourneau et ses 34 hommes, ont atteint la pointe du Cap Nêgre. Pile en dessous du château FARRADJI. A Oh 45. Exactement au point de débarquement défini par le plan initial. Trois quart d'heure de progression aux cordages, Daboussy en tête; puis les réseaux de barbelés, les lance-flammes automatiques - désamorcés juste à temps, on le sait aujourd'hui, par le valeureux Commandant de l'escadre des cigognes. Enfin, les glacis et les cratères ouverts par les 95 tonnes de bombes lâchées le 12 Août. La "baraka", toujours!.

Ils ne savent pas encore que les canons de 155 ont été remplacés, en dernière minute, par deux pièces de 7,62 Russes. Dans la nuit noire, Ils repèrent les affûts, derrière les boucliers intacts. Pendant que, sur leur flanc droit, l'enseigne de Vaisseau Johnson et le Commandant Rigaud, disposent leur signal lumineux sur la plage du Rayol. Malheureusement invisible du gros de la troupe qui progresse à bord des péniches de débarquement.

Les Commandos, bien que réduits en effectifs, vont se déployer comme à l'exercice: bengalores extirpées des sacs à dos, mèches rapides, repli de protection, explosion...et profitant de l'effet de surprise et dans les nuages de poudre, ils se ruent déjà dans l'élan victorieux. Cet assaut, légendaire, lui aussi: au pistolet-mitrailleur Thomson M 1 et au poignard de combat M 3. L'attaque des casemates et des abris souterrains, galeries nettoyées au corps à corps, et tirs de bazooka pour convaincre les plus récalcitrants. De toutes parts, les cris, les corps qui s'écroulent, les Feldgraus taillés en pièce...et les Commandos qui s'effondrent au fil de la poussée, eux-aussi!. Ils ont pris, en quelques minutes, et avec une poignée d'hommes, les canons et le PC du 4eme Grenadier - Régiment 917...

La place est désormais à eux, alors qu'il faut "nettoyer" le périmètre, soigner les blessés et enterrer les morts. Au passage, les jeunes estomacs ont été mis à l'épreuve par l'action: on rafle la tambouille des "Schleus", on se rassasie parmis les cadavres. La routine, quoi!... 20 ans.Parfois 17.....et toujours en vie!...Mais le succès est prodigieux: la Romeo Force n'a perdu que 12 hommes et ne compte que 37 blessés, au terme de la prise du Cap

Nègre. Le Mont Biscarre a été gagné, la route de La Môle est sous contrôle, et tous les objectifs fixés par le Général Patch ont été atteints. Et ces bouillants soldats, comme à leur habitude, ne vont pas moisir sur place et décident de se déployer "en feston" vers Le Lavandou, sans le moindre ordre du Haut Commandement.Du côté Allemand, on dénombre plus de 300 tués ou blessés, et 700 prisonniers. Plus de 1000 ennemis ont été mis hors de combat en quelques heures!.

Et le 17 Août, ici même, à cet endroit précis où la population vous découvrait, harassés et poussiéreux, mais glorieux de vos victoires, vous, les Commandos d'Afrique, rentriez en libérateurs de Lavandou, radieux de vos 20 ans, et conquérants de ces jeunes provençales aux yeux écarquillés devant vos prouesses...avant de reprendre votre longue route de Mauvanne au Coudon, de Toulon à Marseille, des Vosges à Belfort, de Cernay jusqu'au cœur même de l'Allemagne: vous, les redoutables soldats venus des rivages d'Afrique du Nord...Hommes du silence et de la nuit, du couteau et de l'explosif, mais aussi des "noubas" et des rires, lorsque le « baroud’ vous en laissait le temps !.

Flamboyants et formidables, vous l'êtes restés. Pour toujours.

Et parmi ces héros, merveilleux de modestie et de simplicité, ces visages devenus familiers, qui continuent de nous fasciner par-delà les années. Eternels. Présents parmi nous. En nous!.

Jo Bonnet, le plus jeune d'entre vous, indomptable et terrible. Tout de tempérament et de tendresse. Au regard malicieux. Posant son colt à chargeur complet et balles blindées sur le comptoir. Notre cœur bat vers son ciel.

Jean Planke, dernier survivant du détachement Ducourneau au Cap Nêgre, empli d'humanité et tout en douceur de ses aquarelles, autant qu'habile à manier le pistolet mitrailleur aussi bien que le garrot. Tant qu'il put accomplir le voyage de Calais. Vous nous manquez, mon Colonel...

Le Commandant Bonnin, sanglé dans son inséparable uniforme de combat. Impassible de rigueur et d'humanité...

Mohammed Kasmi, impeccable dans sa djellaba immaculée...

Et vous encore, Robert Chiazzo, impressionnant à banaliser vos prouesses; vous qui avez renforcé l'unité dés le 17 Août...Charles Lecat, l'adorable mais impitoyable combattant...Pierre Velsche, l'homme de la section de mortier du sous-lieutenant Ducay, aussi impressionnant combattant que redoutable séducteur - 20 ans lui aussi- devenu le porte-étendard de votre Unité...Chapeau bas, Pierre!. A vous et à vos frères d’armes.

Bravo pour votre engagement et pour votre vie. Et merci du bonheur et de l'honneur que vous nous faites à tous, en nous permettant de côtoyer des hommes de votre stature et de votre trempe. Des géants!.

Vous êtes nos héros. Vous qui avez accompagné dans la tombe tant de vos valeureux compagnons. Frappés d’une balle ou d'un éclat d'obus qui auraient pu tout aussi bien vous faucher. Vous qui avez généreusement offert vos 20 ans à la France, pour la restaurer dans sa dignité. Pour notre liberté à tous.

Que votre légende guidée par l'étoile chérifienne continue longtemps de voguer au-dessus de la voile latine. Quelle soit un exemple pour toutes les générations. Vous qui ne reculez pas. Vous qui savez, aujourd'hui comme hier, le prix de la liberté et avez démontré le goût du sacrifice.

Mesdames et Messieurs, je vous demande d'applaudir nos héros, comme ils le méritent...ceux tombés au champ d'honneur; ceux qui reposent à la Nécropole du Rayol, à la Fossette, ou au carré militaire du Lavandou. Tous ceux disparus depuis. Les morts ou les vivants mais à jamais debout. Ceux du Cirque Bouvet...Ces Africains "revenus de loin" pour "défendre le pays". Ces hommes Grands. Ces combattants superbes.

...Pour ces "lions d'Afrique", qui font notre admiration et sont entrés dans la légende des Commandos, dans celle de l'Armée Française, dans l'Histoire de France,...un tonnerre d'applaudissements!...

Vive la mémoire des Commandos d'Afrique. Vive la France.

Gil BERNARDI

Maire du Lavandou – 15.08.2015.

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