1. Quelles sont les conditions de vie de la classe ouvrière ?





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date de publication04.11.2017
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Correction du devoir de première s
1. Quelles sont les conditions de vie de la classe ouvrière ?

La seconde révolution industrielle a engendré une catégorie sociale nouvelle, le monde ouvrier. Celui-ci est composé de ruraux qui ont quitté leur campagne à cause de la misère pour trouver un emploi dans les industries naissantes. Ils s'entassent alors dans les villes ou dans leurs banlieues et pour beaucoup d'entre eux les conditions d'existence sont misérables. Au milieu du XIXème, la vie quotidienne est très difficile pour les ouvriers, notamment dans les grandes villes. Ainsi à Lille la vie hors de l'usine est difficile, les logements sont insalubres, beaucoup d'ouvriers vivent dans des caves et des greniers aménagés sommairement qui sont souvent source de maladies comme le choléra ou la tuberculose (doc. 4). L'insalubrité des logements reflète la précarité et la misère (doc. 4) de cette classe sociale. Les ouvriers sont mal payés (doc. 4) et consacrent en 1856 près de 86% de leur budget au logement (habitation) et à la nourriture. Celle ci se borne aux aliments essentiels : céréales, pommes de terre mais la viande et les graisses sont en quantité plus réduites. L’alimentation est déséquilibrée et les ouvriers sont mal nourris. Les dépenses non nécessaires comme la santé, les transports et « divers » sont très faibles (moins de 2%) au milieu du XIXème siècle. Ce n’est que progressivement que ces conditions s’améliorent (voir question 3).
2. Quelles sont les conditions de travail des ouvriers?

Le monde ouvrier est au XIXème très varié mais pour la majorité le travail est difficile. Le travail dans les briqueteries de la région parisienne est difficile : de longues journées (12 heures docs 3 et 4), un travail pénible et éreintant, la chaleur, des cadences élevées pour « gagner sa vie », des salaires peu élevés (doc. 4).

Le document 5 montre que même les enfants travaillent, il n’y a pas d’assurances vieillesse, maladie, chômage et accident. Les règlementations pour le travail des hommes, femmes, enfants(durée…) sont inexistantes jusque dans les années 1880.
3. Comment évolue la condition ouvrière du milieu du XIXème siècle aux années 30 ?

Entre 1850 et les années 1930, la condition ouvrière progresse. Les salaires augmentent comme en témoigne l’évolution des dépenses des familles ouvrières entre 1856 et 1930 : la part de l'alimentation passe de 70% à 60% et celle-ci se diversifie et plus d'ouvriers mangent de la viande (11 à 14%), on observe le même mouvement pour les corps gras de 10,4% à 11,5%. Alors que les dépenses médicales étaient réduites en 1856, elles atteignent près de 4,5% du budget en 1930 soit 3 fois plus qu’en 1856. Les distractions apparaissent dans les budgets avec l’augmentation des postes transports et divers, car les ouvriers se rencontrent dans des « bistrots » pour discuter mais aussi lors des matches de boxe ou de football, les compétitions cyclistes...

Les Etats mettent aussi en place des politiques sociales en faveur des ouvriers dans le dernier quart du 19ème siècle. Les Etats de ces quatre pays (France, Angleterre, Allemagne, Etats-Unis) créent des assurances pour protéger les travailleurs ( assurances vieillesse, maladie, chômage et accident) et règlementent progressivement les conditions de travail dans les usines (interdiction du travail des enfants, limitation de la durée du travail etc…).
4. Quels moyens les ouvriers utilisent-ils pour transformer leur condition ?

L'augmentation rapide du nombre des ouvriers et la précarité de leur condition de travail provoquent des révoltes.

En dépit de la diversité de leurs conditions, beaucoup d'ouvriers prennent conscience qu'ils appartiennent à une même classe sociale et qu'ils ont des intérêts communs : ils s'organisent en syndicats (autorisés en France à partir de 1884) afin de conquérir progressivement des droits sociaux et la CGT (confédération générale du travail, doc. 4) est créée en 1895. Les moyens utilisés sont la grève ou les manifestations comme le jour du premier mai (doc. 4).

Les revendications ouvrières poussent les Etats à intervenir dans les rapports sociaux et à élaborer une législation sociale (cf Allemagne de Bismarck), la lutte pour l’amélioration de la condition ouvrière passe aussi par la lutte politique. Le suffrage universel masculin de la Troisième République permet aux ouvriers de peser sur le débat politique avec la formation d’un puissant parti socialiste à partir de 1905 (SFIO).
5. De quelles idées les mouvements ouvriers s'inspirent-ils ?

Dès le XIXème siècle des théoriciens se rebellent contre les conséquences sociales du capitalisme : chômage et misère ouvrière. Le philosophe allemand Karl Marx et Friedrich Engels sont les principaux fondateurs du socialisme et dans leur ouvrage « le manifeste du parti communiste » (1848), ils expliquent que les prolétaires doivent détruire le pouvoir de la bourgeoisie par la révolution : « lutte des classes ». Leur but est d’instaurer une société communiste sans classe, sans propriété, sans Etat. Ce sont des socialistes révolutionnaires. L’autre tendance du socialisme est le réformisme, il s’agit d’améliorer de manière progressive la condition ouvrière par des réformes en utilisant le suffrage universel pour acquérir le pouvoir. C’est notamment la position de Jaurès en France. Les mouvements syndicaux s'inspirent des idées socialistes révolutionnaires comme en témoigne la « Charte d’Amiens » de la CGT en 1906, il s’agit là aussi de changer la société de manière radicale au moyen de la grève générale. La CGT se bat aussi au quotidien pour l’amélioration progressive des conditions de vie et de travail (revendication de la journée de 8 heures par exemple).

REPONSE ORGANISEE :

3 parties peuvent ici être abordées :

I Des conditions de vie et de travail difficiles

II Les luttes ouvrières

III Les améliorations
Sous l'effet des deux révolutions industrielles, les usines se multiplient et embauchent une main d' œuvre importante. Le nombre des ouvriers connaît alors une augmentation importante. Ces ouvriers connaissent des conditions de vie difficiles et vont se battre pour les améliorer durant tout la période qui va du milieu du XIXème siècle aux années 30.
En liaison avec la forte croissance démographique de la seconde moitié du XIXème siècle, les campagnes se dépeuplent, l'exode rural se généralise entre 1850 et le début du XXème siècle et des millions d'hommes fuyant la misère se dirigent vers les villes dans l'espoir de trouver un emploi dans les usines industrielles naissantes. Les industries marquent le paysage urbain et occupent le cœur de la ville ou la périphérie proche la banlieue qui se développe souvent de façon anarchique. Celle-ci est alors confrontée à la capacité de logements et les nouveaux venus s'entassent alors dans des taudis sordides et insalubres : caves, greniers... sans confort. L' hygiène étant absente les maladies comme le choléra se développent et entraîne une espérance de vie courte. Les ouvriers sont mal payés et plus de 85% de leur budget est consacré à leur loyer et à la nourriture. La vie des ouvriers est alors marquée par la précarité et les faibles salaires ne permettent guère d'économiser et la première difficulté (chômage, maladie, accident du travail) plonge la famille dans la misère.

Les conditions de travail sont aussi difficiles pour ces prolétaires qui vendent leur force de travail contre un maigre salaire. Les journées de travail sont longues (plus de 12 heures de travail par jour du lever au coucher du soleil, toute l'année) et les congés n'existent pas. Les ouvriers sont soumis aux crises et ils connaissent fréquemment le chômage qui peut atteindre des chiffres élevés comme lors de la crise de 1929. Certains métiers comme les mineurs dans les bassins houillers sont dangereux et les accidents liés aux éboulements peuvent avoir des conséquences dramatiques et mortelles. Femmes et enfants se retrouvent alors seuls et doivent travailler constituant une main d'œuvre bon marché. D'autres métiers déshumanisent les hommes : lors de la seconde révolution industrielle l'ingénieur Taylor développe l'OST (organisation scientifique du travail), les gestes sont décomposés, chronométrés. Le travail à la chaîne est développé surtout dans l'industrie automobile et cela aboutit à un travail de plus en plus intense et aliénant.

Les problèmes posés par le développement de la classe ouvrière deviennent de plus en plus aigus et les hommes vont essayer de combattre cette situation.
Celle-ci reste cependant très vive et le combat ouvrier s'est d'abord exprimé en dehors de toute structure par la grève seul moyen de revendication pour dénoncer ces dures conditions de travail. Elles sont nombreuses et sont réprimées violemment par l'armée engendrant des morts. Cependant le droit de grève est reconnu en France en 1864. Peu à peu les ouvriers s'organisent en syndicats pour faire valoir leurs revendications et en 1884, la loi les autorise. Ils organisent la lutte et revendiquent une amélioration des salaires, une baisse du temps de travail et le 1er Mai devient une journée de grève et d'action pour les ouvriers. La CGT est le premier syndicat unitaire fondée en 1895 et se donne une doctrine à travers la Charte d'Amiens en 1906 et appelle à la grève générale pour abattre le système capitaliste. En mai-juin 1936, une nouvelle forme de grève apparaît : les « grèves sur le tas », c’est à dire avec occupation pacifique des usines. C’est un moyen efficace de pression contre le patronat.

Dès le XIXème siècle, des théoriciens contestent le libéralisme économique provoquant le chômage et la misère ouvrière. Marx et Engels sont les fondateurs du socialisme et publient en 1848 « le manifeste du parti communiste » dans lequel ils dénoncent l'injustice de cette société et veulent imposer un parti ouvrier capable d'imposer la dictature du prolétariat. En France la SFIO naît en 1905 et Jaurès, leader socialiste fait confiance à la République et au suffrage universel pour émanciper les travailleurs .

La contestation de la société ouvrière débouche néanmoins sur des progrès.
A partir du début du XXème siècle, l'amélioration de la condition ouvrière est sensible. Elle est liée à la conjoncture et en période de croissance les employeurs concèdent plus facilement des augmentations salariales et de ce fait le niveau de consommation des ménages s'élève lentement:en 1937, même si les ouvriers parisiens consacrent encore une part importante de leur budget à la nourriture et au logement (70%) ,ils ont des revenus plus élevés et peuvent consacrer 9 % aux soins personnels et 2,5% aux loisirs. Ceux ci se développent et les ouvriers découvrent de nouveaux loisirs comme le cinéma et certaines pratiques sportives se développent comme le football, le vélo…

Certains patrons se préoccupent dès le XIXème siècle d'améliorer le sort de leurs ouvriers comme les Schneider au Creusot. Ils répondent par le paternalisme et tentent de résoudre le problème du logement, édifiant des cités ouvrières et mettant en place des sociétés de loisirs Ces pratiques justifiées par des considérations morales doivent permettre d'attirer et de fixer la main d'œuvre et surtout de désamorcer la question sociale.

Les Etats interviennent de plus en plus dans les rapports sociaux et élaborent une législation sociale qui se traduit par une loi accordant le repos hebdomadaire, la journée de 8 heures, les premières assurances sociales (chômage, vieillesse...) et en 1936 par la semaine de 40 heures et les congés payés. L’époque du Front populaire représente un vrai progrès pour la condition ouvrière et marque durablement les esprits.
A partir de la fin du XIXème siècle, grâce à l'action des syndicats, des partis socialistes (SFIO et PCF), et au progrès de la législation sociale, la condition ouvrière s’améliore peu à peu.

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