«Le Canal du midi, Site du Patrimoine Mondial en péril ?»





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Conférence du mardi 13 novembre 2012


À l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris

25 rue des Pyramides, 75001 Paris, Métro Pyramides

« Le Canal du midi, Site du Patrimoine Mondial en péril ? »

Valérie MURA, Vois navigables en France

Valérie Mura est chargée de mission Mécénat pour les plantations du Canal du Midi. Elle fut chargée de mission « Environnement et Patrimoine » au sein de la Direction Régionale de VNF de Toulouse où elle a pu apporter une contribution paysagère et patrimoniale.

Le Canal du Midi ou Canal du Languedoc est un ouvrage d’art hydraulique construit au XVIIe siècle afin de relier la ville de Toulouse à la mer Méditerranée et s’inscrivant dans un ensemble plus grand destiné à relier la Méditerranée à l’océan Atlantique : le Canal des Deux Mers.

Fruit de la volonté de rayonnement de Louis XIV, le Canal du Midi est l’œuvre de l’ingénieur Pierre-Paul Riquet.

Mesurant 241 km, avec une profondeur de 2 mètres, une largeur de 20 mètres en surface et de 10 mètres au fond, il a employé jusqu’à 12 000 ouvriers hommes et femmes, représentant un des chantiers européens les plus importants de l’époque.


  1. Voies Navigables de France

Voies Navigables de France est un établissement public français à caractère industriel et commercial crée en 1991 en remplacement de l'ancien Office national de la navigation. Il est chargé de gérer la majeure partie du réseau des voies navigables de France et de conduire la mise en œuvre des infrastructures ; le siège est situé à Béthune dans le Pas-de-Calais et son antenne se situe à Paris.

L’étendue du territoire représente 6700 km de voies sur 8 500 km navigables en France, soit 40 000 hectares de domaine public fluvial sur 56 départements. Cela représente une complexité de gestion du site, tant sur les composantes patrimoniales que paysagères.

Le rôle de VNF est d’accompagner le report mondial des transports de 25 % vers les modes de transports non routiers et de conduire la mise en œuvre des infrastructures fluviales nouvelles. Il est également chargé d’exploiter, d’entretenir, de restaurer les réseaux des voies navigables et d’assurer la navigabilité et la sécurité du réseau.

VNF doit aussi s’atteler à favoriser le développement des activités, notamment le transport des marchandises, et valoriser le domaine public fluvial en poursuivant la régénération et la modernisation du réseau existant.
Il s’agit également de mettre en œuvre une politique de maintenance préventive tout en poursuivant les efforts de sécurité et de gestion hydraulique du réseau, ainsi que la mise en œuvre d’une gestion durable et respectueuse de l’environnement.


  1. Présentation de la « DIRSO »

        1. Le territoire de la Direction du Tourisme du Sud-Ouest

La Direction Régionale du Sud-Ouest, qui s’étend de Libourne jusqu’à l’Etang de Thau, couvre 3 régions : l’Aquitaine, les Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon, ainsi que 8 départements, dont le Tarn, dans lequel se trouve une partie des rigoles d’alimentation du canal du Midi et 261 communes. 

Les rivières et les canaux gérés par la « DIRSO »

L’organisation territoriale : 7 subdivisions



Le réseau des voies navigables de France est réparti en sept directions territoriales selon les bassins suivants : Seine-Oise, Nord (Escaut), Nord-est (Moselle), Strasbourg (Rhin), Rhône-Saône, Nevers (Loire) et Sud-ouest (Garonne), dont trois font partie du Canal de Midi.

Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable allant de l'océan Atlantique jusqu’à la mer Méditerranée.

  1. Le canal des deux Mers et les voie d’eau du Sud-Ouest

Le canal des Deux Mers représente 230 rivières à gérer en parallèle. 
La Direction Régionale (DIRSO : Direction Régionale Sud-Ouest) divise le canal en trois zones géographiques représentant trois subdivisions, c’est-à-dire trois unités spatiales de gestion : la Garonne, le canal latéral et le Canal du Midi.

La Garonne, le canal lateral

Le canal latéral

Le Canal du Midi

  1. Quels sont les enjeux à concilier ?

Dans un premier temps, il existe des enjeux liés au « service à l’usager » ; en effet, la sur fréquentation touristique de certaines sections dégrade les lieux, il faut donc réguler les flux afin de préserver le site. En outre, le canal du Midi manque d’équipements de proximité (tels que des toilettes). .
D’autre part, il y a l’enjeu « patrimonial » : le site a fait l’objet d’une inscription à la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO, ce qui en fait un bien à valeur universelle, générant l’arrivée d’une clientèle internationale. C’est pourquoi il est nécessaire de veiller à la préservation et à la sauvegarde du patrimoine naturel lorsque de nouveaux équipements sont mis en place. Ainsi, les ponts, les écluses, les berges, les ports, les alignements d’arbres et les maisons éclusières constituent un patrimoine territorial à transmettre.

L’enjeu « sécuritaire » est également à prendre en compte : il est assuré par les agents VNF à destination des usagers. De plus, il est aussi question de sécurité sanitaire (pollution des eaux grises et des noires), en bordure de canal, ainsi que la prévention des risques en cas d’inondation.

De même, les enjeux « environnementaux » posent les questions de gestion des plantations, du chancre coloré, et de la gestion hydraulique (quantitative et qualitative) puisqu’en effet l’eau des canaux sert majoritairement à l’irrigation. Il faut pour cela veiller à la pérennité des paysages agricoles à travers les espaces ouverts, qui représentent 85 % des territoires traversés.

Les enjeux de « développement local » sont également de mise car 70 % des touristes sont des étrangers. Cependant, les retombées économiques locales sont peu connues et quantifiées.

Puis viennent les enjeux dits de « partenariat » ; en effet, face à cet ensemble de facteurs géographiques, techniques et humains, les enjeux portent autant sur les conditions de navigation, que sur la prise en compte des besoins des usagers, ou encore sur l’adaptation aux différents usages. La grande difficulté de la gestion du canal réside donc dans la question de la gouvernance : c’est un lieu où les services de l’Etat (Conseils Régionaux, Conseils Généraux, Communes) ont du mal à fonder un point de vue commun et dans lequel chacun possède son propre intérêt. C’est pourquoi le Canal Du Midi représente un lieu de partenariat et de conflit.

  1. Quels sont ses atouts ?

Le Canal du Midi est un ensemble paysager contrasté à travers dix grands paysages recensés par l’étude menée par le cabinet « Akaine ».
Il constitue un véritable couloir de biodiversité aux intérêts floristiques (plantes rares et protégées) et faunistiques (biodiversité des berges).

Le site à évidemment une fonction patrimoniale culturelle et historique puisqu’il est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1996 ; ainsi, 47 ouvrages sont inscrits « Monuments Historiques ».

  1. Usages du Canal des deux Mers

Sur le canal s’opère une navigation de plaisance stable depuis plusieurs années avec la prise en compte des nouveaux besoins d’usagers grâce au développement des loisirs (par exemple le vélo, le roller, etc…sur des centres urbains comme à Toulouse). D’où ces difficultés à gérer les flux entre vélos, bateaux, et piétons qui en outre sont responsables de la détérioration des espaces publics.

Le site subit une forte fréquentation, autant maritime que terrestre : outre la navigation il est également fréquenté pour la promenade, à pied, en vélo ou en roller.

En matière d’équipements, la question de la maîtrise d’ouvrage se pose de manière importante.

Vélos-routes voies vertes

Un projet de voie-verte pour boucler un schéma inter-régional est à l’étude, mais il manque encore beaucoup d’aménagements destinés aux circulations douces, notamment sur l’Hérault et l’Aude.
De plus les difficultés de portage des maîtrises d’ouvrage ont stoppées le maillage de cette voie verte.

  1. L’histoire du canal du Midi

Un avenir respectueux de l’œuvre de Pierre Paul Riquet
1604 : naissance présumée de Pierre Paul Riquet à Béziers
1er janvier 1667 : lancement des travaux -1ère pierre du barrage à Saint Ferréol-
1680 : Pierre Paul Riquet, malade et ruiné, meurt le 1er octobre 6 mois avant la mise en navigation complète du canal.
1681 : mise en eau complète du canal et voyage inaugural de Toulouse à Sète
1686 : Vauban inspecte le canal et préconise la construction de multiples ouvrages
1810 : l’Etat vend les parts du canal à la Compagnie du Canal du Midi
1897 : rachat du canal par l’Etat
1977 : début du programme de modernisation du canal. Allongement des écluses.

La reconnaissance internationale


1997 : Classement au titre de la loi de 1930 sur la protection des sites.
1996 : Inscription au patrimoine Mondial de l’UNESCO.
La valeur de ce bien est classée avec 4 critères (les 1, 2, 4,6). C’est le premier bien français à en avoir autant, au même titre que le temple d’Angkor ou la barrière de corail d’Australie.
1996 représente la reconnaissance internationale avec la DPF (système de Riquet) et la zone tampon (en cours de définition pour l’année 2012)

Le portage politique est essentiel dans la mise en place d’un tel projet dont les enjeux sont doubles : concilier valorisation et préservation des qualités patrimoniales et protéger les abords au travers des décisions des Collectivités locales au titre de l’urbanisme
En juin 2000 est décidée la création d’une zone tampon pour faire écrin, l’essentiel étant de protéger les abords grâce à la création d’un Pôle de Compétences. Il associe, sous l’autorité du préfet coordinateur, les DDTM, les services de l’architecture, les DREAL, DRAC et VNF. Ses missions sont :

  • La définition des orientations de l’Etat sur le programme des protections complémentaires à mettre en œuvre dans la zone d’influence du canal du Midi.

  • La prise en considération de ces orientations dans les PAC,

  • La recherche d’une meilleure coordination administrative dans les instructions de projets concernant le canal du Midi.

1997/2001 : Protection du DPF classement au titre des sites remarquables (code l’environnement) et au titre des Monuments Historiques pour certains ouvrages (3 ouvrages classés et 65 inscrits)
2012 : protection des abords, lancement de la concertation pour le classement de la future zone tampon.

5. Organisation autour du Canal du Midi
2000 : une instance d’impulsion, de coordination et de concertation à vocation interministérielle et créée par le préfet coordinateur de Midi Pyrénées, il s’agit du « pôle de compétence inter-régional », ce pôle est décliné en 3 pôles départementaux.

6. Les arbres du canal du Midi
Quelles origines ?
Des débuts incertains

Un demi-siècle pour avoir des muriers, et notamment des bois de production car ils représentent un besoin fort de par son utilité.

1690/1745 : des alignements d’arbres rares

7. Nouvelle politique : la régie des plantations 1766

Nouvelle politique avec un système mixte qui fait coexister la culture et la plantation qui vont de pair avec le souci d’esthétique (des pépinières, des platanes etc.)




Un système mixte : culture et plantation

Des pépinières à organiser Les platanes

Les paysages aujourd’hui
Aujourd’hui, les paysages des arbres prennent en considération le traitement sur les espaces publics avec la plantation de platanes, sur les routes et sur les ouvrages de franchissement.

Les arbres du Canal du Midi un patrimoine naturel majeur.

Structures et motifs paysagers actuels;

L’alignement, le motif végétal emblématique du Canal (65% du linéaire planté).

Chiffres clés :

Environ 45 000 arbres d’alignement total. 42 000 platanes soit 62,5% du linéaire planté et 95% du linéaire d’alignement
Diversité actuelle : 19 essences d’alignement.

En matière de gestion dans le patrimoine arboré, il est nécessaire de renouveler les arbres pour respecter leur cycle de vie.
Un état inquiétant

La maladie chancre coloré du platane

En 2006 apparaît le chancre, un champignon parasite et microscopique du platane, qui pénètre lorsque l’arbre est blessé. La mort est foudroyante et inéluctable - aucun traitement n’est possible -, se traduisant par une dissémination des spores et la propagation entre les arbres par les racines. Il est donc nécessaire de les abattre pour des questions de sécurité et de les brûler sur place en s’assurant du nettoyage de chaque outil utilisé.

C’est un travail de désinfection très important, c’est pourquoi le chantier s’avère être long et coûteux.

Malgré les efforts engagés, la propagation reste exponentielle. On constate en effet une hausse de l’épidémie entre 2007 et 2010. Un travail est amorcé sur la zone tampon pour éviter la remontée de l’épidémie sur la région Midi-Pyrénées.

Une soixantaine de nouveaux foyers ont été découverts : il a donc fallu abattre les arbres selon la réglementation en vigueur, cela entrainant de gros volume d’emplois ponctuels.

Lutte préventive

  • Prospection, repérage

  • Sensibilisation de la part des référents VNF

  • Mesures prophylactiques (désinfection)

Lutte curative (ralentir la propagation)

  • Traitement des foyers par abattage

  • Dévitalisation des arbres infectés


Le chancre coloré, déclencheur et accélérateur des modifications paysagères
Le chancre coloré du platane a nécessité l’abattement de 1300 arbres en 2006
La zone avale est considérée comme perdue et sur les deux zones tampons une zone est apparemment saine.
Les enjeux du patrimoine arboré

Multiples enjeux d’un patrimoine d’exception :

  • paysagers, économiques, techniques

  • touristiques, économiques, financiers, la biodiversité, le cadre de vie, la politique

  • Les objectifs sont de conserver et valoriser un ouvrage à valeur patrimoniale reconnue

Premier cahier de référence plantation

Il a été élaboré de 2006 à 2008 et garde une logique patrimoniale paysagère. Il permet à VNF de se doter d’un document de référence pour projet végétal adapté, de faciliter et fluidifier les procédures, d’intervenir en respectant une cohérence et une logique partagée par tous. Il renforce les partenariats techniques et financiers et ainsi favorise la concertation. Les acteurs en partenariat sont VNF mais aussi les régions, les DREAL, les Services d’Architecture et Patrimoine et les Collectivités.

Restauration du patrimoine arboré

Fin 2010  la Commission supérieure des Sites émet un avis défavorable pour une restauration.
Cependant en juin 2011 une étude complémentaire est lancée après un nouveau travail avec les DREAL, étude à représenter à la Commission supérieure.
Il s’agit d’un programme de replantations prioritaires sur les premiers sites dont les arbres ont été abattus est alors mis en place : ce sont les villes de Villedubert et de Trèbes qui sont ici concernées. Le 27 septembre 2012 un avis favorable est émis devant le projet présenté.

Deuxième cahier de Références Plantations

Il existe deux approches complémentaires pour répondre aux cinq recommandations formulées par la commission supérieure des sites : l’approche paysagère et patrimoniale et l’approche biologique et technique.

Ce deuxième cahier privilégie l’alignement des arbres, la symétrie, le respect de l’unité du canal. On choisit les arbres selon des critères prédéfinis (leur hauteur, leur longévité, etc.)

On projette de planter une essence jalon par grande section, qui recréera l’effet de monumentalité du platane (hauteur à maturité de plus de 30 mètres) et qui constituerait 40% du linéaire Entre ces sections, des sections intercalaires seront plantées et choisies parmi des espèces déjà éprouvées dans les régions traversées. Elles constitueront 60% du linéaire.

Des projets paysagers spécifiques seront mis en place pour les zones urbaines : des essences ou des structures particulières seront par exemple mis en place et feront office de ponctuations aux écluses et ouvrages.




Le cout du projet : 200 millions d’euros




  • Abattages : 68M€

  • Plantation des alignements : 54M€

  • Défense des berges : 72M€

  • Prévention : 6M€



Restauration du patrimoine arboré

En 2010 et 2011 300 arbres sont abattus en régie. Les années suivantes le besoin est estimé à 3000 arbres par an. Les acteurs veulent éviter l’erreur de mono-essence du platane, la gouvernance se caractérisant par un long chemin. Une organisation nouvelle émerge : on externalise la maitrise d’œuvre, la démarche est appuyée par des experts, une nouvelle alliance avec les régions est créée. On constate également un fort accompagnement de cette action, créatrice d’emplois. On passe d’un processus artisanal à une production industrielle.

8. La gouvernance, un long chemin

En 1997 une chartre de stratégie commune est élaborée. Elle est la conséquence des Assises de Revel (1996) et de l’inscription (3 Régions, Etat et VNF).

En 2002 un schéma de développement du canal des deux Mers sans déclinaison opérationnelle voit le jour.

En 2009  une charte interrégionale est signée par l’Etat, Voies Navigables de France, la région Midi-Pyrénées et la région Aquitaine qui se fonde sur des ambitions déjà identifiées pour l’essentiel dans le schéma de 2002.

Enfin en 2012  un nouveau projet stratégique est mis en place et s’articule cette fois-ci autour des thématiques de développement touristique et de valorisation.

9. La gouvernance aujourd’hui

Un comité de la charte interrégionale est mis en place : l’Etat, VNF et les collectivités se réunissent pour une stratégie d’aménagement et de développement du canal des Deux Mers.

Plusieurs axes de travail sont à distinguer : les chantiers d’abattage des platanes et de plantation, un schéma stratégique de développement du canal, et un projet de protections complémentaires aux abords du canal.

10. La position du tourisme

Le tourisme fluvial représente 28% du marché national et 50 à 70% de la clientèle est étrangère. Au niveau terrestre, 1,5 Million de personnes ont emprunté les berges du Canal des deux Mers en 2010. Le développement touristique constitue un des 4 axes de travail du schéma d’aménagement et de développement du canal des deux Mers.
La connaissance qualifiée du marché du tourisme fluvial sur le Canal Des Deux Mers et la recherche d’une structuration touristique équilibrée représentent les deux enjeux touristiques principaux pour le canal.

11. Le patrimoine du Canal du Midi en péril ?

Qu’en est-il pour aujourd’hui ?

Une dynamique de projet est créée pour assurer la bonne gouvernance de l’Etat. L’Etat est impuissant face à cette épidémie mais il met les outils en œuvre pour démontrer la pertinence et l’efficacité des mesures de protection et de gestion. Il y a une recherche d’une logique territoriale partagée.
Ce patrimoine n’est pas menacé il n’est donc pas question de déclassement, d’autant plus que la procédure est complexe pour l’UNESCO.

Il est alors nécessaire pour l’Etat d’expliquer en quoi les conditions d’intégrité vont évoluer et de démontrer la pertinence et l’efficacité des mesures de protection et de gestion mises en place.

  1. Conclusion


Le Canal du Midi est un emblème pour la région. VNF est toujours à la recherche d’une logique territoriale partagée.
Il faut maintenant songer à une gouvernance différente et à une mise en tourisme différente par exemple par le biais de vues plus ouvertes qui vont montrer des territoires plus éloignés.
VNF souhaite par ailleurs travailler sur des financements innovants. Cela sous-entend un changement important dans la manière d’aborder un projet car dans les services publics il n’est pas habituel d’aller démarcher des financements.


  1. INTERVENTIONS


« - Michel Tiard: Quelle est la mission du mécénat ?

- Valérie Mura : Le projet coûte 200 millions d’euros répartis de la manière suivante :

1/3 l’Etat, 1/3 …, 1/3 les autres sources. Entre 5 et 10 % sont issus du mécénat.

On se trouve avec une charge assez lourde, en matière de financement. Les questions de gouvernance et de mécénat sont très liées, notamment avec le fait que la région n’est pas toujours d’accord avec l’idée de la création d’une structure de partage.

Créer une mission de mécénat a des dynamiques en deux parallèles permettant de travailler sur le financement qui pour le moment est un peu tabou du fait que l’on parle d’argent. On n’a pas l’habitude d’aller démarcher des entreprises, on n’a pas non plus cette habitude dans le processus du marketing: on ne voit pas de commerciaux dans l’intérêt de l’Etat, ce n’est pas dans notre mentalité, dans notre culture, dans le droit du travail. Ce n’est pas un changement important dans la manière d’organiser un projet. Les établissements publics, en ce moment, se concentrent sur la manière d’obtenir un travail compétent, et de gérer le budget croissant de l’Etat.

- Michel Tiard : Existe-t-il des points faibles sur les entrées maritimes et les points urbains ?

- Valérie Mura : Il n’existe pas de dates de fin de propagation ou d’effondrement de la berge en 2007. Les chercheurs disent qu’il faudrait entre 20 et 50 ans pour disparaître, d’où le besoin de surveillance.

Faut entre 3 à 5 ans en fonction de la nature des sols et de la fréquence des passages.
- Michel Tiard : Existe-t-il un dialogue avec les entreprises sur la navigation des bateaux ?

- Valérie Mura: Les grands groupes veulent y participer mais il n’y a rien d’officiel.
- Michel Tiard : Peut-on parler d’un manque de signalétique pour les usagers du canal ?

- Valérie Mura: A ce jour, il est difficile de se fournir d’une doctrine à transmettre aux collectivités locales.

- Michel Tiard : « 1.5 millions de visiteurs », d’où vient ce chiffre ?

- Valérie Mura : Notre étude manque de données qualitatives, ce chiffre est donc à prendre avec prudence.
- Michel Tiard : Y-a-t’-il des conflits pour l’utilisation de l’eau ?

- Valérie Mura : Les agriculteurs ont des besoins suffisants ; la consommation en eau répond aux besoins de chacun.
- Adrien Teisseire, étudiant : Une question technique : Comment évaluez-vous le risque de fragilisation des berges ?

- Valérie Mura : Les berges sont perçues en mauvais état par beaucoup d’usagers, par beaucoup d’habitants, mais de manière générale je pense que les berges sont relativement en bon état.
- Etudiante : Ramassez-vous les souches des arbres qui ont été découpé ?

- Valérie Mura : On essaye de ne pas toucher les souches quand on replante, on le fait donc entre les souches. Il est trop risqué de planter à l’endroit des souches car cela représente un risque de contamination nouvelle. De plus, les souches découpées sont brûlées sur place. On a donc besoin d’un financement particulier dans ce processus de replantation.
- Monsieur Christophe Terrier, Responsable Stratégie et Développement au Ministère du Tourisme ( à la retraite): Avez-vous eu un dialogue avec des entreprises pour l’allocation d’impôt et comment réagissent-ils, n’-y-a-t’-il pas d’inquiétude de leur part ?
- Valérie Mura : Certains ont préféré que… des grandes groupes en général.

Pour l’instant, on ne parle pas d’une réelle inquiétude dans les réseaux internationaux.

- Christophe Terrier: Je reviens du Canal-du-Midi, où j’y étais en septembre en vélo, il est vraiment très beau, on a des paysages extraordinaires. En vélo, on ressent clairement une différence ; le départ de Toulouse est très bien, tout est macadamisé et on sent bien que le département a investi et puis à un moment le canal bifurque et c’est là qu’on s’aperçoit que la politique n’est pas la même selon les départements et l’on comprend ce que vous vouliez dire quand vous parlez de manque de coordination, il y a bien un problème. »

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