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La maison, de l’éducation à l’imagination


Il est à noter qu’imagination et éducation sont loin d’être incompatibles. Un foyer, c’est un bâtiment qui vit et perdure dans le temps. Ainsi dans Notre maison, nous suivons les évolutions successives d’une maison à travers les époques. D’abord construite en 1780, elle ne comprend qu’une pièce centrale au rez-de-chaussée, chauffée à la cheminée, et une chambre à l’étage. Elle est habitée par une famille de paysans. En 1840, la bâtisse s’est agrandie d’une écurie car le père de famille est docteur et visite ses patients en allant à cheval. En 1910, l’écurie a fait place à une aile et un établi a été construit au fond d’un jardin. Le confort intérieur s’améliore de décennie en décennie. La salle de bains est pourvue d’eau froide et d’eau chaude. En 1990 enfin, la cheminée n’est plus utilisée que comme décoration, on trouve des appareils électroménagers et autres commodités. La maison comprend un salon, deux chambres, un grenier, une cuisine, une buanderie, un bureau, des toilettes, un cellier et quelques souvenirs des propriétaires antécédents. Les actions qui se déroulent dans une maison ne sont pas toujours empreints de l’imagination fertile des enfants. Certains albums ont pour cadre la maison mais celle-ci va servir à illustrer des fragments du quotidien. Ainsi, dans Viens, on rentre à la maison, le lecteur suit les activités quotidiennes d’un frère et d’une sœur après l’école. Après avoir joué à cache-cache sur la route menant vers la maison, ils pénètrent à l’intérieur de celle-ci. Ils retirent leurs chaussures et leurs manteaux, enfilent les chaussons, jouent dans leur chambre, vont goûter, puis regardent la télé. Ensuite leur mère les appelle pour savoir s’ils sont bien rentrés. Puis ils passent aux toilettes, jouent de nouveau, se disputent (classique). Les parents rentrent, les enfants prennent un bain, enfilent leurs pyjamas pour qu’enfin, ils aillent manger en famille. Dans les livres pour tout petits, les jeux à l’instar de Léo joue à cache-cache sont l’occasion de faire découvrir des pièces (comme la cuisine, le salon ou l’inévitable chambre) de manière simple et amusante. On peut rapprocher cet exemple de Le panda de Mimi, un livre-jeu qui présente une souris à la recherche de sa peluche. Elle commence par la machine à laver, mais elle n’y est pas. Quand on soulève la languette, c’est un canard en plastique qui s’y trouve. Dans la cuvette des cabinets, c’est un poisson et ainsi de suite sous l’évier, le panier à linge, jusqu’au coffre à jouets. Là, Mimi retrouve sa peluche favorite puis l’emmène se blottir dans ses bras sous le lit. Dans Coucou, petite souris, l’enfant suit l’exploration d’une souris qui joue avec une balance de cuisine, du poivre, une manique mais aussi un gant de toilette, du fond de teint, un dentifrice,... C’est une autre façon d’enrichir son lexique. Pour les plus grands, il existe des livres où l’on apprend à compter, soit le nombre d’animaux exotiques ayant envahi les pièces de la maison (dans Maman !), soit le nombre d’enfants qu’il reste dans le lit à chaque fois que l’un d’entre eux est poussé (Dix dans un lit). Dans Berthe aux grands pieds, une sorcière, un peu maladroite et malheureuse parce que ses homologues se moquent d’elle, décide de s’exiler dans une salle de bains. Elle fait la connaissance d’Astrid, une fille comme les autres, qui va aider Berthe et faire d’elle une sorcière pas comme les autres (en peignant ses chaussures et en la faisant se brosser les dents). Dès lors, elle sera la sorcière la plus admirée dans sa contrée.

La maison et l’imaginaire


Le grenier, la chambre sont les pièces les plus propices aux démonstrations de l’imaginaire des enfants. Pour que puisse s’exercer pleinement l’imagination, certaines conditions nécessitent d’être mises en place. On ne rêve pas quand notre attention est sollicitée mais au contraire, quand elle mise en repos par le sommeil ou tout simplement par l’ennui. Dans Martine fait du théâtre, notre héroïne éponyme ainsi que ses amis vont dans le grenier pour oublier le mauvais temps qu’il fait dehors. On y déniche les objets les plus hétéroclites comme un cheval à bascule, un vieux piano, un fauteuil usé par l’âge, une auto à pédales, des sacs, des tableaux, un mannequin...Et bien entendu un coffre. A l’intérieur, des costumes, des parures, des foulards et des perruques. Dès lors, la petite bande se met en tête de reconstituer une scénette, à l’image des bals de l’époque classique. Les décors sont montés, les rôles sont attribués, l’histoire peut démarrer. Au fil de celui-ci, le grenier s’efface et nous sommes comme transportés dans le passé. Ainsi, les murs d’un château se matérialisent, un couronnement, un bal et un concert ont lieu, jusqu’au retour chez soi à bord d’une calèche. L’imagination est un passe-temps, surtout quand on est turbulent et que les parents ne l’approuvent pas. Dans Puni-Cagibi, l’action, comme le titre le laisse penser, se déroule dans le cagibi. C’est une pièce sombre qui fait office de garde-manger pour les uns, de grenier pour les autres. Chez Petit Simon, des tas d’objets y sont entassés : une roue de vélo, une cage sans oiseau (heureusement, le pauvre !), un vieux clairon, toutes les affaires de l’oncle Raymond, et même petit Simon, « chaque fois qu’il faisait une bêtise plus grosse que lui ». Ces « punitions », quelles sont-elles ? Vider la totalité d’une bouteille d’eau dans un verre de dînette, avec toutes les conséquences que cet acte suppose, ou encore laver les dents du cochon d’Inde avec la brosse de papa. La sentence est la même : « Puni-cagibi ! ». Ne pensez pas pour autant qu’une pièce si « noire » remplie de toiles d’araignée et pleine de poussière calmerait le premier garnement venu. C’est « un véritable bonheur pour Simon ! ». Cette occasion sans pareille va offrir l’opportunité pour Simon de se prendre pour un musicien en jouant du clairon avec une pompe à vélo ou de se déguiser en oncle Raymond qui, comme chacun sait en ce qui concerne les oncles, est un chasseur émérite. Simon, coiffé d’un « chapeau de pilote », traque les araignées avec un vieux soufflet. Le cagibi, on l’a bien compris, c’est « une formidable cour de récréation, au beau milieu de sa maison » et Simon s’arrange pour y aller le plus souvent possible. Tous les matins, son défi consiste à trouver chaque jour de nouvelles bêtises, et comme il est très entraîné, il trouve rapidement une idée. Il est tellement terrible qu’il n’a parfois plus besoin de commettre des bêtises. Il lui suffit de voir sa mère et de lui annoncer qu’il va en faire une pour qu’il soit immédiatement envoyé au cagibi. Ses parents, vous vous en doutez bien, finissent par s’interroger : qu’est-ce qui peut tant attirer leur enfant ? Ils s’enferment eux-mêmes dedans et en ressortent cinq minutes après : la poussière leur pique les narines, il fait noir, il y a des araignées, et on s’ennuie (les parents ont complètement perdu de leur tempérament d’enfant et de leur imagination). Constat : c’est une pièce effrayante, « il ne faut plus y enfermer notre petit Simon ! Pauvre Simon ! ». Le lendemain matin, comme tous les jours, Simon s’y met : il renverse la gamelle du chat, mais là les parents lui disent : « Vilain Simon ! Puni-Salon ! ». Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour dérouter Simon. Dès lors, il dépouille de ses feuilles la plante du salon. « Puni-salle de bain ! ». Pour passer le temps, il ouvre au maximum les robinets. « Puni-toilettes » pour avoir inondé la salle de bains ! Dans les toilettes, il est si mécontent qu’il tape sur la porte et fait tomber les tableaux, les étagères. Par désespoir et colère, les parents l’envoient, devinez où ? Dans le cagibi ! Quoi de pire que de voir des ombres monstrueuses la nuit dans sa chambre ? Dans Papa, j’ai peur, il s’agit pour le fils du Chat de combattre ses angoisses nocturnes. Un rideau qui bouge et c’est un fantôme qui vient vous hanter ! La gueule de Rikiki le chien du voisin qui dépasse du lit et c’est un crocodile qui a élu domicile. L’enfant, pour se rassurer, requière l’aide de la lumière du couloir ou de ses parents pour vérifier que personne ne se terre dans l’armoire ou sous le lit. Puis vient le moment de vaincre sa peur. Ici, le fils du Chat ne faisant pas confiance dans la vérification de son père, il dissémine dans sa chambre des pièges à monstre : des punaises pour ceux qui marchent, des cordes pour ceux qui volent et un pot de peinture suspendu à la porte. Quelle sorte de monstre pourrait franchir le seuil de la chambre si ce n’est son père pour voir si son enfant s’est endormi ? Je vous laisse le soin d’imaginer la fin... Parce qu’Oscar vient dormir chez ses grands parents dans C’est quoi, ce bruit ? on va retrouver les mêmes thèmes de frayeur. Dans une chambre « qu’il ne connaît pas et où il fait sombre », toutes sortes de sons inquiétants vont se faire entendre. Qui dit peur, dit appel au secours et à l’exemple de Papa, j’ai peur, c’est l’adulte, en l’occurrence le grand-père, qui s’y colle. On fouille dans l’armoire, sous le lit, rien. En fait, c’était le radiateur. Et le schéma va se répéter avec le camion de pompier qui passe dans la rue, l’avion qui survole la maison. Cependant, un bruit plus terrible que les autres retentit en pleine nuit, ce qui réveille les grands-parents. A leur tour de ne plus être très rassuré ! S’armant de courage en se tenant mutuellement par les bras, ils grimpent vers la chambre d’Oscar... Dans L’Elan en chemise de nuit, un enfant s’imagine qu’un élan vit dans la salle de bains, car il voit son ombre tous les soirs sur le mur de sa chambre. Détail amusant, ce garçon n’a pas peur du noir, mais plutôt de la lumière. Là encore, en s’armant de courage, notre héros va surmonter les angoisses liées à la méconnaissance de la maison. De ces quelques exemples, on s’aperçoit que la peur du noir est le thème le plus récurrent dans l’imaginaire des enfants et même des adultes (les plus grands films d’horreur mettent en jeu des monstres issus de l’univers nocturne : fantômes, zombies, vampires, etc.) et qu’elle se déroule dans des endroits clos. Une étude psychologique pourrait être mené afin de comprendre pourquoi les enfants, qui adorent par ailleurs les histoires inquiétantes avant de s’endormir, sont si souvent effrayés alors que les parents sont à proximité, et qu’en plus une maison est un endroit qu’ils connaissent bien, plus sûr que le monde extérieur. Cependant, nos petits héros trouvent toujours un remède : dans le meilleur des cas, ils agissent comme des grands. D’autres supplient leurs parents par tous les moyens possibles de rester avec eux : ils leur faut une histoire, ils leur prend l’envie subite de boire, ils ne sont pas fatigués, ils veulent un bisou, ils ont fait un cauchemar, ils ont vu un monstre, surtout son ombre, etc. Mais la plupart d’entre eux se servent de leur imagination pour contrer l’imagination. Ils s’inventent des alliés qu’ils appellent « doudou » (Tom ne veut pas dormir, Tom fait un cauchemar, Quand j’avais peur du noir). Mais toutes les histoires liées à la chambre ne se rapportent pas à ce thème. Ainsi en va-t-il de Grosse colère et Max et les maximonstres, où les personnages utilisent cet espace pour se calmer et/ou pour le peupler de décors, de situations et de monstres en tout genre. De même certains albums utilisent la maison simplement comme décor secondaire (Les gentils animaux jouent dans le jardin et les Papoum) ou principal (dans La maison originale, les animaux repeignent de fond en comble les murs, les pièces et les meubles de la maison).

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