Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres (poèmes et romans)





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Hugo, poète réaliste’’

(1952)
Anthologie
Commentaire
C’était un texte théorique en faveur du réalisme socialiste.

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‘’L’exemple de Courbet’’

(1952)
Essai
Commentaire
C’était un texte théorique en faveur du réalisme socialiste.

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‘’L'homme communiste’’

(1953)
Essai

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Le 14 février 1953, Aragon prit officiellement la direction des ‘’Lettres françaises’’.

Il publia :

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‘’Littérature soviétique’’

(1954)
Essai

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‘’Les yeux et la mémoire’’

(1954)
Poème
Dans cette autobiographie poétique, l’auteur évoque sa jeunesse en raccourci, mais de manière significative. À propos du surréalisme, il affirme : «Je jure qu'au départ c'était comme une eau pure». Son évolution politique, son adhésion au communisme («Vois-tu j'ai tout de même pris la grande route», dit-il au jeune homme qu'il fut) tiennent la première place. Tout naturellement, les événements du temps de la rédaction du poème entrent dans l'oeuvre, I'interrompant, comme la guerre du Guatemala (‘’Le 19 juin 1954’’), ou lui donnant sa conclusion poétique et politique comme les accords de Genève de juillet 1954 (‘’Chant de la paix’’). Et non moins naturellement s'introduit la perspective de I'avenir, comme une réflexion profondément politique, que le poète rattache aux méditations qu'avait fait naître en lui le roman d'Elsa Triolet ‘’Le cheval roux’’, publié I'année précédente. («Rêver de I'avenir est chose singulière. / Ceux qui n'y rêvent pas sont des briseurs de grève / ils sont les ennemis de l'avenir nombreux.») Mais dans ce poème profondément «pensé» se font entendre des notes qui présagent une musique différente autour de thèmes analogues : «Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit / Ces moments de bonheur, ces midis d'incendie». Ou encore : «Un poème écrit à Ia troisième personne / N'est jamais ce cri des entrailles que I'on croit...»
Commentaire
Dans ce poème tout entier en vers comptés et rimés (alexandrins, octosyllabes. vers de quatre syllabes, strophes de trois alexandiins et un octosyllabe), Aragon s'efforça d'intégrer les thèses jdanoviennes.

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‘’Mes caravanes et autres poèmes’’

(1954)
Recueil de poèmes

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En 1954, Aragon fut élu membre titulaire du comité central du parti communiste français.

Il publia :

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Introduction aux littératures soviétiques

(1956)
Essai

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Évoluant toujours par cassures, dynamisée par la douleur, l'oeuvre d’Aragon prit un nouveau virage après le XXe congrès du parti communiste de l'Union soviétique qui se tint à Moscou du 14 au 25 février 1956 et où, avec le rapport Khrouchtchev, fut officialisée la déstalinisation. Il défendit désormais un «réalisme sans rivages» apte à en interroger les pièges et ambiguïtés. Cette nouvelle manière fut inaugurée par :

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Le roman inachevé”

(1956)
Long poème
C’est une autre autobiographie poétique qui, à première vue, ne fait que reprendre et développer la trame du poème précédent, ‘’Les yeux et la mémoire’’. Mais c’est un poème à la première personne où, si les mêmes événements et situations revivent, ils sont cette fois ressentis à partir des sensations, des souffrances, des rêves de I'homme qui les a vécus. Violemment personnelle donc, elle aussi partielle, inachevée mais autrement, cette nouvelle autobiographie, qui ne retient de la vie de I'auteur que des morceaux dont le souvenir présent recompose un «roman», se développe comme un chant torrentueux.

Et, sans cesse, la violence du torrent fait éclater les formes et mètres utitisés. À I'octosyttabe et à I'alexandrin s'ajoute maintenant un vers de seize syllabes, recréé par Aragon, après avoir été essayé au XVIe siècle ; à d'autres moments, le récit en vers fait soudain place à la prose, ici appelée par le paroxysme poétique lui-même.

C’est un triptyque où défilent, à I'appel presque involontaire du «Je me souviens» qui rythme la première partie, des images plus ou moins lointaines. Voici I'enfant et sa mère, des femmes auprès de lui, et puis la guerre de 1914 où le poète imagine un moment être mort et effacer ce qui a suivi, I'occupation en Allemagne, Dada et le surréalisme. Voici, dans la seconde partie du triptyque, que réapparaît ce temps (des années vingt) où «commence la grande nuit des mots». Et le poète de 1956 se retourne vers ses «amis d'alors». Mais ces années-là sont aussi pour l'homme vieillissant qui se souvient («Je ne récrirai pas ma vie. Elle est devant moi sur la table») celles de voyages et d'amours désordonnées, à Londres, en ltalie, en Allemagne, du désespoir des passions qui se brisent (dans ‘’Bierstube. Magie allemande’’ : «Est-ce ainsi que les hommes vivent / Et leurs baisers au loin les suivent». La troisième partie, où revit la rencontre d'Elsa et la renaissance du désespoir, se situe davantage dans le monde de 1956 par son décor même, tandis que des fragments de conversations, un humour renouvelé consciemment des fatrasies du Moyen Âge en modulent le ton. L'homme que l’auteur est devenu rêve pour lui-même («Ô forcené qui chaque nuit attend l’aube et ce n'est que I'aube, une aube de plus…»): il revoit ses voyages en U.R.S.S. avec Elsa, mais aussi la guerre, la défaite, 1944, tout cela ramassé dans une partie intitulée ‘’Les pages lacérées’'. ‘’La prose du bonheur et d’Elsa’’ conclut le «roman» au-dessus des tourments, des désespoirs secrets de l'homme, par I'affirmation du bonheur.
Commentaire
Dans cette autobiographie poétique, la poésie d'Aragon de la période de I'après-guerre atteignit son sommet.

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En 1956, dans les journées de l'intervention soviétique à Budapest, la haine à l'égard d'Aragon et d’Elsa Triolet se manifesta comme jamais.

En 1957, il reçut le prix Lénine de la paix. Mais il cessa de militer et il poursuivit son oeuvre créatrice de la façon la plus libre :

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La semaine sainte

(1958)
Roman de 580 pages
Il s'agit de la semaine sainte de 1815, entre le 18 et le 25 mars, quand Napoléon franchit les dernières étapes du retour de l'île d'Elbe tandis que Louis XVIII s'enfuit de Paris et gagne la frontière des Pays-Bas. C'est précisément la fuite du roi, des quelques courtisans et généraux et du peu de troupes qui I'accompagnent que le romancier suit des Tuileries à Lille. De la foule des personnages, qui vont de Louis XVIII lui-même, gras et répugnant, à un maréchal-ferrant et des ouvriers républicains de Picardie, trois ou quatre figures émergent, sur lesquelles se concentre I'intérêt et en qui se réfracte le drame des événements. Au premier plan, il y a un certain Théodore, lieutenant de la maison du roi, qui n'est autre que Théodore Géricault, peintre déjà maître de son art, fou de chevaux et de beaux corps, qui a échoué, pour ainsi dire par hasard, dans I'armée royale, alors que ses sympathies, ses amitiés, son art lui-même le porteraient plutôt de I'autre côté. Mais il a suivi le roi simplement parce que, en voyant le vieil homme sortir des Tuileries, il s'est fait en lui «un immense trou de pitié». En cours de route, arrêté à Poix, sur la route d'Amiens, c'est par les yeux de Théodore que nous assistons, lors d’une «nuit des arbrisseaux», à la réunion clandestine, dans une clairière, des membres d'une organisation secrète républicaine, à qui un délégué envoyé de Paris vient demander de prendre le parti de Napoléon, en dépit de tout, parce que, en face de la royauté et des armées étrangères, il n'y a pas d'autre choix possible. Enfin. Théodore, ayant déserté à Béthune, se retrouve nez à nez avec son ami, Robert Dieudonné, qui fait partie d'un détachement de I'armée de I'empereur lancé à la poursuite du roi, et il rentre. «Au bout du compte, avec ou sans raisons, il avait une furieuse envie de vivre. Arrivé à cette frontière de lui-même où il faut choisir, passer de I'autre côté, étranger désormais à la vie, ou retourner vers elle et s'y plonger, voilà qu'il était pris comme d'une passion des choses à faire.» C'est-à-dire de son oeuvre picturale, dont on sait bien qu'elle ne va pas dans le sens du conservatisme.
Commentaire
Bien que l’auteur se soit documenté pendant de nombreuses années, qu’il connaissait la couleur des uniformes des divers régiments de l’armée royaliste comme le nombre de leurs boutons, qu'il n'ait pas commis d'entorse grave à I'exactitude des faits, que son récit obéisse à des conventions héritées d’Alexandre Dumas ou des feuilletonistes du XIXe siècle, qu’il excella dans le tableau de genre, dans la peinture de la fresque, dans la composition, dans une phrase liminaire, il avertit le lecteur : «Ceci n'est pas un roman historique.» Sans doute faut-il entendre que I'essentiel du roman, sa substance propre, n'est pas constitué par l'événement en tant que tel, mais par la recréation ou redécouverte d'un certain nombre d'hommes et de femmes surpris dans cette tourmente et qui connaisent des conflits psychologiques vraisemblables. De ces quelques jours de la vie de Théodore Géricault se dégage bien le véritable thème du roman : le chemin sinueux, souvent à I'inverse de toute logique, que suit un être humain au milieu d'une Histoire dont le rythme s'accélère, et, du coup, non seulement la difficulté, mais le danger qu'il y aurait à le classer une fois pour toutes, à le figer dans I'attitude, la situation, peut-être apparentes, d'un moment donné. ll y a au contraire ici un immense souci de déchiffrer les personnages de la tragédie, de déceler ce qu'ils portent en eux de futur, ou, dans le présent, de meilleur que leur apparence. C'est ainsi qu'à propos d'un personnage relativement épisodique et pourtant éclairant, le colonel Fabvier, I'auteur écrit : «Demeure-t-il le même, cet officier de I'Empire, qui a considéré de son devoir de rester dans I'armée de la France sous un roi revenu... si I'on sait ce qu'il advient de lui plus tard» (c'est-à-dire prenant part aux conspirations républicaines, à la guerre de Grèce, à la révolution de 1830). De même, le projecteur du romancier s'arrête longuement sur la curieuse personnalité du duc de Richelieu, qui fut le créateur d'Odessa et un fonctionnaire du tsar avant de devenir, au-delà du roman, un Premier ministre français. Ou encore sur le dénouement de la vie de Berthier, passionnément attaché à Mme Visconti. mais aussi à sa patrie, et qui allait se suicider à Bamberg. «Les hommes et les femmes, écrit encore le romancier, ne sont point que les porteurs de leur passé, les héritiers d'un monde, les responsables d'une série d'actes, ils sont aussi les graines de I'avenir. Le romancier n'est pas qu'un juge qui leur demande compte de ce qui fut, il est aussi I'un d'eux, un être avide de savoir ce qui sera, qui questionne passionnément ces destins individuels, en quête d'une grande réponse lointaine.» C'est là, à I'intérieur même du livre, la meilleure clé du roman.

Événements et personnages sont revus et revécus par un homme du XXe siècle, qui apporte dans cette exploration ses propres hantises, ses propres préoccupations, qui, parfois, interrompt soudain la narration et parle en son nom, livre une confession. Ainsi, dans la «nuit des arbrisseaux», qui est un des sommets du roman, Ie reflet de I'histoire contemporaine, des luttes ouvrières, de l’exode de 1940, de la Résistance, de la fuite des Allemands en 1945, de ce qui a suivi la Libération, sur le récit romanesque, est tellement évident que I'auteur le souligne lui-même à plaisir : «Rien de tout cela n'a pu se passer en 1815, voyons. Les sources en sont évidentes. Ma vie, c'est ma vie.» Et il inséra là-dedans un morceau de souvenir, celui de sa présence en 1919 dans un détachement français qui fut sur le point de faire feu sur des mineurs sarrois en grève. «Plus tard, bien plus tard, j'ai eu I'impression que cette nuit-là avait pesé lourd dans ma destinée», comme la «nuit des arbrisseaux» pèse sur le Géricault du roman, mousquetaire du roi et qui se sent du parti de Napoléon.

S'engage aussi un dialogue entre le romancier et ce qui fait la matière de son roman, dialogue auquel ‘’La mise à mort’’ allait donner sept ans après une plus grande ampleur.

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‘’Les poètes’’

(1959)
Poème de plus de deux cents pages
C'est d’abord une évocation discontinue d’un certain nombre de poètes, Omar Khayyam, Hölderlin, Verlaine, Pouchkine, plus longuement Marceline Desbordes-Valmore (‘’Le voyage d'Italie’’), Nezval (‘’Prose de Nezval’’), Desnos (‘’Complainte de Robert le Diable’’), Carco (‘’Quai de Béthune’’), Maïakovski (seconde partie du ‘’Discours’’), Antonio Machado (‘’La halte de Collioure’’), Dassoucy (‘’Les amants de la place Dauphine’’), le surréalisme commençant (‘’Quatorzième arrondissement’’). Mais, plus que des poètes eux-mêmes, il s’agit du pouvoir étrange de la poésie, de son perpétuel recommencement du monde et de l'Histoire à travers I'invention des rythmes et des images, du secret de la création poétique aussi bien chez des poètes imaginaires que chez les poètes nommés, et chez l'auteur lui-même.

Dès le Prologue, il nous est dit :

«Celui qui chante se torture

Quels cris en moi quel animal

Je tue ou quelle créature

Au nom du bien au nom du mal

Seuls le savent ceux qui se turent

Je ne sais ce qui me possède...»

Mais la dernière partie, ‘Le discours à la première personne’’, nous ramène au poète du XXe siècle pris entre lui-même («Je n'en aurai jamais fini de cet enfantement de moi-même...») et I'Histoire d'aujourd'hui («Dans cette demeure en tout cas anciens ou nouveaux nous ne sommes pas chez nous»), pour s'achever par un appel à ceux qui vont venir, aux jeunes poètes (que dessine ‘’La nuit des jeunes gens’’), aux écrivains futurs :

«Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise

Sachez-le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue

Du moment que jusqu'au bout de lui-même le chanteur a fait ce qu'il a pu...»
Commentaire
Ce poème était sans précédent dans l'œuvre d'Aragon. Il marie le vers libre, les vers comptés de dix-huit à vingt syllabes, les octosyllabes, les alexandrins, les passages en prose, voire des dialogues ou des commentaires («Je lui montre la trame du chant») où ne manquent pas, côte à côte avec le lyrisme, I'humour et I'ironie sur soi-même.

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Aragon poursuivit la réflexion historique amorcée dans le renouvellement romanesque en écrivant avec André Maurois :

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