Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres (poèmes et romans)





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Le conscrit des cent villages”
Prairie adieu mon espérance

Adieu belle herbe adieu les blés

Et les raisins que j’ai foulés

Adieu mes eaux vives ma France
Adieu le ciel et la maison

Tuile saignante ardoise grise

Je vous laisse oiseaux les cerises

Les filles l'ombre et l'horizon
J'emmène avec moi pour bagage

Cent villages sans lien sinon

L'ancienne antienne de leurs noms

L'odorante fleur du langage
Une romance à ma façon

Amour de mon pays mémoire

Un collier sans fin ni fermoir

Le miracle d'une chanson
Un peu de terre brune et blonde

Sur le trou noir de mon chagrin

J'emmène avec moi le refrain

De cent noms dits par tout le monde

Adieu Forléans MarimbauIt

Vollore-Ville Volmerange

Avize Avoine Vallerange

Ainval-Septoutre Mongibaud
Fains-la-Folie Aumur Andance

Guillaume-Peyrouse Escarmin

Dancevoir Parmilieu Parmain

Linthes-Pleurs Caresse Abondance
Adieu La Faloise Janzé

Adieu Saint-Désert Jeandelize

Gerbépal Braize Juvelise

Fontaine-au-Pire et Gévezé



Que je respire Et je respire

Ces étoiles dans ma gorge y

Font une lueur de magie

Trompe l'exil mon faux empire
Il faut reprendre ô saoulerie

Ce déroulement implacable

Et boire et boire les vocables

Où flambe et tremble la patrie
Aigrefeuflle-d'Aunis Feuilleuse

Magnat-l’Étrange Florentin

Tilleul-Dame-Agnès Dammartin

Vers-Saint--Denis Auvers Joyeuse
Cramaille Crémarest Crévoux

Crêches-sur-Saône Aure Les Mars

Croismare Andé Vourles Vémars

Amarens Seuil Le Rendez-Vous
L'Ame Sommaisne Flammerans

Sore Sormonne Sormery

Sommeilles La Maladrerie

Bussy-le-Repos Sommerance
Mon pays souffre mille maux

S'en souvenir monte à la tête

Ah démons démons que vous êtes

Versez-moi des mots et des mots
Il reste aux mots comme aux fougères

Qui tantôt encore brûlaient

Cette beauté de feu follet

Leurs architectures légères


Angoisse Adam-les-Passavant

Bors l'Aventure Avril-sur-Loire

La Balme-d'Épy Tréméloir

Passefontaine Treize-Vents
Adieu le lieudit I’Ile-d'Elle

Adieu Lillebonne Ecublé

Ouvrez tout grands vos noms ailés

Envolez-vous mes hirondelles
Et retournez et retournez

Albine Alise-Sainte-Reine

Les Sources-la-Marine Airaines

Jeux-les-Bards Gigors Guéméné
Vers Pré-en-Baille ou Trinquetaille

Vers Venouze ou vers Venizy

Lizières Lizine Lizy

Taillebourg Arques-la-Bataille
Albans-Dessus Albans-Dessous

Planez lourds aiglons des paroles

Valsemé Grand-Cœur Grandeyrolles

Jetés au ciel comme des sous



Adieu Caer et Biscarosse

Poignards que vous avez d'éclat

Ô Saint-Geniès-de-Comolas

Adieu Néronde Orny Garosse
Pas un qui demeure sur cent

Villages aux noms de couleur

Villages volés mes douleurs

Le temps a fui comme du sang
Musiques s'il n'est pas trop tard

Parfumez le vent parfumé

Sanglotez les cent noms aimés

Que j'écoute au loin vos guitares
Analyse
Dans ce poème sans ponctuation, formé de quatrains d’octosyllabes, le narrateur, «le conscrit des cent villages», est le représentant des centaines de milliers de conscrits venus des dizaines de milliers de villages de France pour participer à la guerre de 1939-1945.

C’est un paysan qui dit adieu aux différents aspects de la vie rurale, aux différents travaux (dans la première strophe), aux différents habitats (la «tuile saignante», c’est-à-dire rouge, couvre les maisons du Sud, l’«ardoise grise», celles du Nord). On passe ensuite aux plaisirs, l’absence du paysan étant mise à profit par les oiseaux à qui il laisse les cerises mais aussi les filles, l’ombre et l’horizon. Il n’emporte (mot plus correct qu’«emmène») que «l’ancienne antienne» des noms de «cent villages», la paronomase mettant en relief leur ressassement séculaire. «Cent» remplace, en fait, un nombre bien plus important (puisque l’antienne est, plus loin, un «collier sans fin ni fermoir»). Le mot est uni à «sans» par une rime intérieure, et ces deux mots sont encore unis à «sinon» par le retour des «s» initiaux. Ces noms, qui sont anciens, sont les témoins les plus significatifs d’une fixation de la langue dans son évolution qui s’est faite il y a plusieurs siècles. Une autre métaphore, voyant dans la langue un arbre, voit dans ces noms de villages des fleurs qu’il a fait éclore. La strophe suivante apporte d’autres métaphores : celle du deuxième vers, «Amour de mon pays mémoire», s’appuyant sur un retour expressif des «m». La cinquième strophe suscite une surprise puisque cette métaphore de la terre («brune et blonde» comme pour représenter les deux grands types physiques entre lesquels se partagent les Français, ceux du Sud étant bruns, ceux du Nord étant blonds) est d’abord négative puisqu’elle sert à un ensevelissement, mais qui, étant celui du «chagrin», se révèle positif.

Enfin commence, pour trois strophes, la litanie de ces noms de villages qui sont liés par des effets de paronomases, de rimes, de rythmes, créant une véritable poésie pure puisque les mots n’ont pas de sens, puisque seule compte leur musique à laquelle avait déjà été sensible Proust. Aragon évoqua aussi la poésie de ces noms dans “Plus belle que les larmes” (“Les yeux d’Elsa”) :

«Le grand tournoi des noms de villes et provinces

Jette un défi de fleurs à la comparaison

À la neuvième strophe, le narrateur a besoin de reprendre son souffle, et les vers sont saccadés par la reprise des mots au premier vers, par l’enjambement entre le deuxième et le troisième, par l’inversion du quatrième. Les noms des villages deviennent des étoiles et constituent un «faux empire» qui permet cependant d’oublier l’exil qu’est le départ à la guerre. Aussi le «déroulement implacable» va-t-il être repris, le mot «saoulerie» se trouvant justifié par «boire» comme par «flambe» et «tremble» qui s’appliquent bien à un alcool.

Puis la litanie se répand de nouveau sur trois strophes.

À la quatorzième strophe, est poursuivi le thème de l’ivresse des mots qui combat la pensée du malheur que subit le pays. L’allusion aux fougères est peut-être due à une circonstance réelle. Ce qui importe, c’est la «beauté de feu follet» qu’elles partagent avec les mots, c’est-à-dire une beauté due, selon la croyance populaire, à un phénomène magique ou, selon l’explication scientifique, à la combustion des gaz dégagés par les cadavres enterrés.

La litanie reprend, mais, à la dix-septième strophe où la simple énumération est rompue et où les noms de villages sont marqués par le retour des «l», le poète le souligne par «noms ailés», «envolez» et «hirondelles» qui sont annonciateurs d’un printemps. À la dix-huitième, est souligné le caractère frénétique de la danse qui s’intensifie encore à la suivante qui se termine sur deux noms de batailles : celle de Taillebourg que remporta saint Louis sur les Anglais en 1242, et celle d’Arques où Henri IV vainquit le duc de Mayenne en 1589.

Les paroles deviennent de «lourds aiglons», mais on peut penser que ces symboles napoléoniens se veulent annonciateurs de victoires. De même que les «sous jetés» sont présage de bonheur, de prospérité.

Après ces espoirs, le retour à l’adieu provoque un changement de tonalité qui est signifié par les dures sonorités de «Caer» et de «Biscarosse» qui sont bien vues comme des «poignards». Mais, au vers suivant, «Saint-Geniès-de-Comolas» sonne comme un gémissement après les coups de poignards, et la strophe se termine par un decrescendo.

Dans la pénultième strophe, le réalisme pessimiste se fait jour, mais de façon surprenante à cause de l’enjambement : les villages ont disparu parce qu’ils ont été «volés», occupés par l’ennemi. Cependant, l’espoir réapparaît, par celui qui est mis dans les «musiques», c’est-à-dire dans la poésie, qui, par une correspondance hardie, sont appelées à parfumer «le vent parfumé», à, par une transitivation que se permettent les poètes, sangloter «les cent noms aimés», musiques, guitares, que le conscrit entendra dans son exil.

Claude Roy fit ainsi allusion au poème d’Aragon : «Qu’il parle de la France, et, soudain, les mots en savent plus que lui. Ils vont, ils volent, et leur sillage dans le poème trace la course d’une émotion juste... C’est l’étonnant “Conscrit des cent villages”, ce chapelet de noms de terroirs, où le dictionnaire des communes de France devient la source inattendue d’une tristesse mélodieuse et vraie

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‘’Du poète à son parti’’


Le poème, qui se trouve à la fin du recueil, se termine par le vers : «Mon parti m'a rendu les couleurs de la France

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‘’En étrange pays dans mon pays lui-même’’

(1945)
Recueil de poèmes
Il regroupe ‘’Brocéliande’’, publié en Suisse l'été 1942 et qui put être diffusé publiquement en France, ‘’En français dans le texte’’, publié en Suisse en 1943, mais dont la diffusion publique en France fut interdite à l'époque.

En 1945, il fut complété par I'essai ‘’De I'exactitude historique en matière de poésie’’, daté de 1945.

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Les poèmes de ‘’La diane française’’ et de ‘’En étrange pays dans mon pays lui-même’’ sont les plus connus d'Aragon, et représentent probablement le sommet de sa poésie sous I'Occupation. En cette période, ils rencontrèrent un nombre extraordinaire de lecteurs aux yeux desquels, à la Libération, il était devenu le plus grand poète de la Résistance.

Après la guerre, il continua son activité militante au sein du parti communiste, dirigeant le journal “Ce soir” à l’époque de la Guerre froide alors que les communistes français se sentaient marginalisés, l'intervention en Corée des Américains renforçant le climat de suspicion à leur égard. Il devint l'un des «maîtres à penser» de l'époque face aux existentialistes, son pouvoir étant tel qu’un mot de lui suffisait pour faire et défaire une gloire.

Mais, en contrepartie, prisonnier des durcissements de la Guerre froide, il vit injustement déraper l'accueil de ses œuvres, continuant pourtant à produire d’autres recueils de poèmes et d’autres romans :

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Le nouveau crève-coeur”

(1948)
Recueil de poèmes
Commentaire
Le recueil reprend la veine poétique du premier ‘’Crève-cœur’’, mais dans un autre contexte : celui de «la nouvelle duperie» (dans le poème intitulé ‘’MCMX-LVI’’), des guerres coloniales qui renaissaient, de la Résistance qu'on oubliait, de la fierté nationale qu’on sacrifiait de nouveau à une puissance étrangère.

Un certain nombre de poèmes sont consacrés à Elsa (‘’Amour d'Elsa’’), un autre, ‘’Le cri du butor’’, contient des éléments d'une confession poignante, annonciatrice de thèmes que d'autres recueils allaient développer largement quelques années plus tard.

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Aragon termina sa série romanesque du ‘’Monde réel’’ avec un vaste cycle en six volumes découpés chronologiquement:

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Les communistes”

(1949-1951)
Roman
Par-delà I'amour de Jean de Moncey et de Cécile Wisner, fil conducteur de la narration, sont décrits les événements que connut la France de février 1939 à la défaite militaire de juin 1940. En février 1939, le pays se berce encore des soirées champêtres de 1936, quand il se réveille devant Hitler, face aux mâchoires de la guerre. Les espérances pacifistes se sont évanouies. Puis, en juin 1940, dans ces journées brûlantes de chaleur, ces soirs lourds de septembre, les gens sont encore aux brasseries, à l'heure de l'apéro, quand c’est la cohue, l'effroi, le saisissement, les poursuites, les ombres, les rumeurs affolantes, les sacs de sable aux carrefours, les jeunes gens qui reçoivent leurs bandes molletières et leurs armes, des wagons de mobilisés qui partent vers l'Est pour aller s'enterrer dans la ligne Maginot, les politiciens désamarrés, les conversations de Daladier, les rodomontades des Croix-de-Feu, les sombres pressentiments d'intellectuels lucides, les antifascistes qui préparent la ronéo pour les clandestinités, les questions qui assaillent les communistes, au moment du pacte germano-soviétique, Ie roman s'attachant au destin de ce héros collectif.
Commentaire
Le roman suit le déferlement de cette foudre lente faite de stupeur, d'anxiété, de consternation, d'hébétude qui traversa la France. Il nous fait pénétrer dans les chambres, les cours de caserne, les quais de gare, les stades, les locaux de syndicalistes, les cellules du Parti, les appartements du XVIe arrondissement, les boucheries des Halles, dans un formidable déballage d'existences humaines ballottées.

En s'opposant à I'histoire «officielle» de la Seconde Guerre mondiale, Ie roman visait à expliquer I'attitude du parti communiste devant le pacte germano-soviétique, mais aussi, et de façon plus convaincante, à rappeler celle d'un gouvernement plus préoccupé de traquer I'opposition que de défendre le pays.

Ce roman a eu une mauvaise réputation : on a déclaré interminable cette grande fresque réaliste où Aragon s'efforça d'intégrer les thèses jdanoviennes, nouveau credo d'un Parti communiste stalinien comme jamais ; on y a vu un travail de militant écrit sous la dictée de Thorez. Or on dévore les chapitres. Aragon croyait vraiment, quand il rédigeait cette fresque inspirée, appliquer une «méthode scientifique du réalisme», qui ôte cette gélatine que les historiens posent sur les événements ; mais il brouilla les cartes et construisit ses personnages principaux sur les pilotis de vrais hommes politiques et militants de l'époque. Son art, qui n'est jamais aussi bon que lorsqu'il sonne le tocsin, qu’il fait entendre le roulement de l'Histoire, est de réussir un «montage court», des récits croisés, un simultanéisme qui littéralement affole le récit.

Il traduisit avec finesse I'impact de I'histoire collective sur chacun des individus qu'il mit en scène. Le roman n’est donc pas un simple «roman à thèse» car, toujours plus subtil que les définitions d'école ne I'imaginent, le «réalisme» d'Aragon restitua la chair d'un temps, tenta d'expliquer le frémissement du particulier. Il prit, au sens propre, le parti des femmes, les communistes étant un terme dont il a précisé, et pas seulement par jeu, qu'il fallait I'entendre au féminin. C’est qu’il voyait dans une société de violence I'exclusion de la féminité comme valeur, dans la guerre la séparation du couple ; qu’il regrettait «I'impossibilité de I'amour».
Le roman fut arrêté en plein vol, abandonné sur la date de juin 1940 alors que le projet initial devait couvrir toute la période de la guerre.

Il fut d’abord publié par fascicules de 1949 à 1951. Cette première version, ayant été rédigée durant la Guerre froide, ne peut se comprendre que restituée au climat de cette époque ; elle n'échappe pas toujours au didactisme ni à I'excès partisan. Mais, s'ils ont été longtemps pris en tenailles entre la louange des sectaires et un discrédit politique aussi inversement simplificateur et injuste, ‘’Les communistes’’ méritent mieux qu'une lecture grossièrement idéologique. Mais ils furent un semi-échec.

Cela explique en partie qu’Aragon le réécrivit en 1966. Dans la postface où il justifia cette révision, il s'attacha aux corrections littéraires, certes fondamentales, mais ne mentionna pas les retouches politiques, dont la disparition du personnage d'Orfilat, traître caricatural sous lequel on reconnaissait sans peine Paul Nizan (qui avait été voué aux gémonies par la direction du parti communiste depuis sa rupture avec lui, en 1939, sur le problème du pacte germano-soviétique). Avec quelque retard, cette modification lava la deuxième version de la polémique mensongère qui entachait la première, et en constitua un discret désaveu. Cette «affaire Nizan» ne facilita pas non plus I'approche littéraire d'un texte qui constitue pourtant, par la peinture d'une forme d'hypnose de I'Histoire ou la magistrale restitution de ce qu'est une débâcle, I'un des plus beaux romans dits historiques du siècle.

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En 1952, Aragon fit un voyage en U.R.S.S. où il se rendit compte de la réalité de la dictature, sur laquelle il fit cependant silence.

Il publia :

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