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L'usage du français se perd petit à petit dans les foyers canadiens, mais pas sur les scènes québécoises ! La preuve aux Francos de Montréal.

"Le Québec, c'est un peu le village gaulois d'Astérix et Obélix : on résiste encore et toujours à l'envahisseur anglophone." C'est par cette formule que Laurent Saulnier, programmateur et vice-président des Francofolies de Montréal, résume l'état de la francophonie au Canada. En 2011, 7 274 090 Canadiens (soit 22 % de la population) déclaraient avoir le français comme langue maternelle. C'est peu lorsqu'on sait que, quarante ans plus tôt, une personne sur quatre parlait français à la maison.

À raison de - 0,6 % par an, l'usage du français se perd donc peu à peu dans les foyers canadiens..., mais pas sur les scènes montréalaises ! En témoigne la 25e édition des Francofolies de Montréal qui a battu des records de fréquentation avec près d'un million de spectateurs. Pendant dix jours, 1 000 artistes se sont succédés sur les 14 scènes dispersées dans le Quartier des spectacles, donnant un nouveau souffle à la musique francophone.

Plus grand festival de musique francophone au monde, les Francos de Montréal se veulent le reflet de la variété de la chanson française. En marchant le long des scènes en plein air sur la rue Sainte-Catherine, on entend successivement du hip-hop, du rock, de l'électro, de la pop, du reggae... Mais toujours exclusivement en français. "Nous avons des artistes d'une douzaine de pays différents, mais ils chantent uniquement en français. Si les festivaliers entendaient ne serait-ce qu'une chanson dans une autre langue, ils ne comprendraient pas. C'est un festival de musique francophone avant tout !" insiste Laurent Saulnier.

LePoint.fr – mar. 25 juin 2013





Informations




L'Agence universitaire de la Francophonie a rencontré ses 21 « Volontaires Internationaux de la Francophonie »

Mardi 19 novembre 2013, l’Agence universitaire de la Francophonie accueillait dans ses locaux parisiens les 21 « Volontaires internationaux de la Francophonie » (VIF), originaires de très nombreux pays - Belgique, Bénin, Cameroun, Canada, Côte d'Ivoire, France, Gabon, Haïti, Macédoine, Maroc, Mauritanie, Tchad - qui seront en poste dans ses implantations à travers le monde.

Programme « Volontariat International de la Francophonie »

Ce programme mis en œuvre par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et mené en partenariat avec l’AUF, avec le soutien de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et de TV5 Monde, offre à des jeunes francophones, âgés de 21 à 34 ans, la possibilité de s’engager pendant 12 mois à mettre leurs compétences au service de projets, au sein de l’espace francophone. Une cinquantaine de volontaires sont sélectionnés chaque année sur la période 2010-2013 pour vivre une expérience de mobilité internationale intégrée à leur parcours professionnel.



Les « Volontaires internationaux de la Francophonie » contribuent au développement des pays francophones. Déployés sur les cinq continents, les volontaires œuvrent dans les domaines d’actions privilégiés de la Francophonie : la promotion de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique ; la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme ; l’éducation, la formation et la culture ; l’appui au développement durable et à la solidarité ; les NTIC pour la réduction de la fracture numérique ; le renforcement des capacités locales en développement économique, social et culturel. En fonction des projets identifiés, les « Volontaires internationaux de la Francophonie » peuvent être affectés dans une structure d’accueil francophone située dans l’un des 57 États et gouvernements membres de l’OIF.
Pour en savoir plus sur le programme des Volontaires internationaux de la Francophonie :

http://www.francophonie.org/Comment-postuler.html


Bernard Cerquiglini, spécialiste de la langue française, est notamment l'auteur et le présentateur de « Merci professeur ! », émission consacrée à la langue française et produite par la chaîne télévisée TV5Monde. Il a aussi été directeur de l'Institut national de la langue française, vice-président du Conseil supérieur de la langue française, délégué général à la langue française et aux langues de France et président de l'Observatoire national de la lecture. Il a publié de nombreux ouvrages.




L'Agence universitaire de la Francophonie est une des plus grandes associations d'universités au monde, avec 776 établissements membres dans 98 pays. Elle rassemble des institutions d'enseignement supérieur et de recherche des cinq continents utilisant le français comme langue d'enseignement et de recherche. Fondée en 1961 pour instituer entre les universités de langue française un lien de coopération permettant d'intensifier leurs échanges, elle a intégré la Francophonie institutionnelle en 1989 en devenant son opérateur pour l'enseignement supérieur et la recherche. La charte de la Francophonie de 2005 définit l'AUF comme une institution de la Francophonie, et les nombreux accords de siège que l'AUF a signés avec les États où elle est implantée lui permettent de bénéficier d'un statut juridique d'organisation internationale, dotée de privilèges et d'immunités lui facilitant la réalisation de ses missions.

L'Agence universitaire a pour mission de contribuer à la solidarité entre les établissements universitaires francophones et au développement d'un espace scientifique en français dans le respect de la diversité des cultures et des langues.

L'AUF mène des actions de soutien à la recherche individuelle ou en réseau, de soutien à la formation professionnalisante ou à la formation à la recherche, d'appui à la gouvernance universitaire ou encore d'aide à la production et à la diffusion de l'information scientifique.

Ses activités de soutien sont complétées par ses activités propres. Elle offre ainsi aux publics universitaires la possibilité de se former aux technologies de l'information et de la communication ; développe un dispositif technologique d'appui à l'enseignement supérieur et propose des formations de niveau master en administration et gestion, en médecine tropicale en informatique et en entrepreneuriat.

L'AUF est présente dans 40 pays avec 70 implantations régionales regroupant 429 personnels, dont 339 en région. Son siège est installé à Montréal, ses services centraux à Paris. Bernard Cerquiglini en est le recteur depuis décembre 2007*.

Cette présence régionale permet à l'Agence universitaire une meilleure adaptation aux contextes locaux. Dix bureaux régionaux pilotent ainsi les interventions de l'AUF en Afrique centrale et des Grands Lacs ; en Afrique de l'Ouest ; dans les Amériques ; en Asie-Pacifique ; dans la Caraïbe ; en Europe centrale et orientale ; en Europe de l'Ouest et Maghreb et dans l'Océan Indien.

Elle travaille en étroite collaboration avec les États et gouvernements membres de la Francophonie, l'AUF participe à de nombreux projets avec l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et les autres opérateurs de la Francophonie (Association internationale des maires francophones, TV5Monde, Université Senghor). Elle développe également des relations de partenariats avec plusieurs organisations internationales (Institut de la Banque mondiale, UNESCO), des associations nationales ou internationales et des entreprises du secteur privé qui ont un intérêt de coopération universitaire.





Informations (suite)


7èmes Jeux de la Francophonie à Nice
Les 7èmes Jeux de la Francophonie se sont déroulés à Nice du 7 au 15 septembre. Ils ont réuni 3000 participants issus de 54 États et gouvernements de l'OIF, dont 2500 concurrents et plus de 500 accompagnateurs. L'ampleur de la couverture médiatique a permis des retransmissions en direct et des résumés quotidiens (43h de programmes télévisés au total). Cette 7e édition aura offert de grands moments de convivialité et de partage, depuis la cérémonie d'ouverture en présence des chefs d'État français, libanais, sénégalais et ivoirien, jusqu'aux finales de lutte africaine et de football, en passant par le spectaculaire concours de hip-hop ou les nouvelles disciplines telles le concours de création écologique. Clément Duhaime, Administrateur de l'OIF, dresse le bilan de ces Jeux et évoque la suite : « Le concept reste jeune, et toujours unique, en associant sport et culture, mais l'engouement des jeunes est ce qui me touche le plus. Encore une fois, cette édition aura été extraordinaire par ce qu'elle a offert comme partage, comme rencontres (…) Nous réfléchissons pour la suite avec le désir d'accompagner plus encore les lauréats, que ce soit grâce à des parrainages privés, avec des Grandes Écoles, des bourses ou d'autres moyens encore. C'est la leçon que je tire, en pensant au prochain rendez-vous en Côte d'Ivoire, en 2017 : continuer à progresser. »
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8èmes Jeux de la Francophonie
La Côte d’Ivoire prépare déjà ses Jeux de la Francophonie qui se dérouleront en 2017 à Abidjan.

C’est le 15 mars dernier, lors de sa 87ème Session que le Conseil Permanent de la Francophonie a porté son choix sur la Côte d’Ivoire, comme pays hôte des Jeux de la Francophonie 2017.

Abidjan sera donc dans quatre ans, la 5è ville africaine à accueillir les jeux de la francophonie après Rabat et Casablanca (Maroc, 1989), Antananarivo (Madagascar, 1997) et Niamey (Niger, 2005).

Ce choix marque le retour de la Côte d'Ivoire sur le plan international. Un grand rendez-vous à ne pas rater pour la Côte d'Ivoire.

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La Carpette anglaise
Le prix de la Carpette anglaise a été attribué, cette année, à Guillaume PÉPY, président de la SNCF, distingué pour ses éminents mérites en dévotion anglophone. Après les Smiles, les TGV Family, voici que la SNCF nous propose des cours de langue anglaise uniquement, dans ses trains champenois par l’intermédiaire de l’organisme SpeakWrite, tentant de promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
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Manifestations – Automne-Hiver 2013
"Quel avenir pour la langue française dans les medias audiovisuels ?"

Collège de France, le 9 décembre 2013

Discours d'Olivier Schrameck, Président du CSA, en ouverture du colloque

« Madame la Sénatrice, Messieurs les Sénateurs,

Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie,

Chers collègues, cher Patrice,

Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents,

Les Directrices et Directeurs,

Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un honneur particulier de vous accueillir au Collège de France, à l’occasion du  premier colloque sur la langue française organisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, grâce au concours actif et constant de Patrice Gélinet qui a porté cette initiative avec enthousiasme et détermination.

Celle-ci concrétise, d’une manière nouvelle, la mission que le législateur a confiée au Conseil de veiller « à la défense et à l’illustration de la langue et de la culture françaises ». Illustrer la langue, c’est la porter, la promouvoir, savoir l’accompagner, l’adapter, tout en conservant son génie et son inspiration propres.

Je salue l'action de Monsieur le Ministre Jacques Toubon qui a été à l’origine de l’inscription de cet impératif dans la loi et je suis ravi de voir réunis les professionnels de l’audiovisuel et les experts de la langue, tous attachés à son devenir.

Le thème du colloque se veut résolument tourné vers le monde et vers l’avenir. Deux sujets chers au Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, que je remercie chaleureusement pour sa présence. Lors du dernier forum mondial de la démocratie, vous avez en particulier si justement rappelé les atouts démocratiques liés à l’accès aux services numériques, vecteurs de diffusion de notre langue comme de notre culture.

J'introduirai notre rencontre en la replaçant dans la perspective large de ses enjeux sociaux, culturels et historiques.

La langue fonde notre communauté nationale. Intimement et collectivement, elle est un bien primordial, par les liens étroits qu’elle entretient avec la République et l’apprentissage scolaire. Le partage d’une langue est le socle d'une vie commune et solidaire. L’effort fait par ceux qui nous viennent d'ailleurs pour l’acquérir comme le soin accordé à son expression par ceux qui en ont hérité expriment cet attachement. Et par-delà nos frontières, sa pratique diverse au sein de l'espace de la francophonie témoigne d’un véritable rayonnement de sociétés cousines qui vivent et développent naturellement leurs spécificités.

Le français est une langue d’apprentissage constant mais aussi d’adhésion profonde. Certains écrivains de langue maternelle étrangère illustrant la culture contemporaine ont, pour cette raison, fait le choix d’écrire en français. Je pense en particulier à l'exemple légué par Hector Bianciotti comme à celui de François Cheng, appelés à l’Académie française, ou encore à Milan Kundera, Jonathan Littell, Andreï Makine, Tahar Ben Jelloun, Yasmina Khadra.

Vivante, la langue française est naturellement en devenir, évolutive, ce que renforcent les mutations rapides de la communication. Le Conseil constitutionnel, interprète de notre pacte suprême, la Constitution, a d’ailleurs entendu, dès sa décision du 29 juillet 1994, allier le caractère vivant de la langue et l’impératif de sa préservation, en garantissant pour chacun le choix des termes jugés par lui les mieux appropriés à l’expression de sa pensée.

C'est reconnaître que la langue française a toujours été marquée par son histoire et par son temps. Elle a su, de longue date, importer des mots étrangers ou leur en substituer de nouveaux. Quel meilleur exemple de cette intégration sémantique que l’utilisation d’anglicismes dans la littérature française. Ce n’est d’ailleurs pas un phénomène récent. Des « happy few » de Stendhal  au « fashionable » de Balzac ou Musset, du « spleen » baudelairien au « smart » de Marcel Proust.


Quand elle n’emprunte pas directement, la langue française s’adapte en transposant de nouveaux mots. Certains d’entre eux s’installent durablement dans notre langage, jusqu’à supplanter les mots initialement importés. Il en est ainsi de l’ordinateur de notre quotidien.

En revanche, notre langue, vivante, est parfois rétive aux nouvelles dénominations. Je relèverai, à titre d’expérience personnelle, comment je me suis astreint à utiliser le mot prescrit d’« ordiphone », provoquant en retour une réaction un tantinet moqueuse de mes propres enfants.

Promouvoir la langue aujourd’hui, c’est donc à mon sens cultiver sa richesse plutôt que s’attacher à une vaine pureté. C’est aussi lutter contre son appauvrissement, celui de son lexique et sans doute plus encore celui de sa syntaxe qui porte l’articulation de la pensée. Cet enjeu apparaît avec acuité, précisément à l’ère d’internet, qui développe l’écrit sous des formes nouvelles. Les medias audiovisuels, traditionnellement oraux, n’échappent pas à cette évolution. La télévision sociale, les données associées, l’interactivité des programmes en sont autant d’illustrations qui ont pour ambition de faire participer activement le public.

C’est ainsi qu’ils font résonner de nouveaux termes et de nouvelles expressions. La publicité, les séries, le cinéma, la téléréalité offrent de nombreux exemples de ces phénomènes de mode linguistique qui ne peuvent être ignorés mais qui nécessitent notre constante vigilance. La prise en compte de ces évolutions ne peut en effet laisser le régulateur indifférent. Il lui appartient de répondre aux nécessités d’adaptation rapide de la langue, de développement de sa créativité dans les medias et de large diffusion des programmes français à l’étranger.

Certes, notre premier devoir est d’assurer, chaque fois qu’il est malmené, le bon usage de la langue dans les medias audiovisuels, lorsque les téléspectateurs et auditeurs nous saisissent.

Cela n’implique ni nécessairement ni exclusivement de recourir à la sanction.

Dans le domaine de la publicité, les interventions pédagogiques de l’Autorité de régulation des professionnels (ARPP), confrontée à l’absence de traduction en français de plusieurs messages publicitaires, ont encore récemment démontré la pertinence de l’autorégulation.

Au-delà, la fédération des engagements volontaires permet d’emprunter la démarche des chartes collectivement adoptées, sous l’égide du régulateur.
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