Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres





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Sylvie”
Nouvelle de 3 pages
Le narrateur observe Sylvie qui est là-haut à faire un bas tout en gardant des brebis, et il se rappelle le jour de son retour de la ville, quand il a compris qu'elle y était devenue une femme, puis la conversation qu'il avait eue avec elle et où il a appris que ce qu'elle y avait vécu n'était pas beau. Et, maintenant qu'elle est restée «Aux Chaussières», il la regarde sans qu'elle le sache.

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Babeau”
Nouvelle de 2 pages
L'auteur demande à Babeau de lui parler de la noyade de Fabre dans le réservoir. Mais, comme elle fait un tricot, elle termine d'abord ses «diminutions», puis elle raconte comment il lui a annoncé qu'il allait mourir, qu'elle n'en a pas moins continué à tricoter, qu'elle l'a trouvé flottant sur l'eau, qu'elle en a déduit qu'il avait dû se débattre et qu'elle a remarqué une grenouille sur sa joue.

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Le mouton”
Nouvelle de 4 pages
Le narrateur rejoint Félippe. Il va tailler ses arbres qui ont pour lui une personnalité. Il lui montre, dans la vallée, les champs qui font penser à des courtepointes et une colline qui ressemble à un mouton.

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Au pays des coupeurs d'arbres”
Nouvelle de 3 pages
Sur une terre où il y avait une olivette, une allée de pins, une cyprière, des ormes, on a tout coupé. Inversement, près d'une ferme en ruines, reste le cyprès qu'on plantait pour avoir le bruit de l'eau, même si on n'avait pas de fontaine.

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La grande barrière”
Nouvelle de 4 pages
Le narrateur vient de voir «un des drames de la terre» : il a entendu un gémissement et a vu deux corbeaux s'élever d'une herbe où il a trouvé une hase dont les deux petits qui venaient de naître avaient été tués, elle-même étant blessée. Il la caressa pour lui montrer qu'il avait de la pitié pour elle, mais se rendit compte qu'il lui inspirait de la terreur, qu'«une grande barrière» les séparait.

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Destruction de Paris”
Nouvelle de 3 pages
Le narrateur, de retour de Paris, apprécie sa campagne, se souvient d'un Parisien pressé dont il a essayé de comprendre la raison de sa hâte et à qui il propose de venir vivre la même vie que lui, le bonheur ne pouvant exister pour lui que lorsque Paris sera retourné à la nature.

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Magnétisme”
Nouvelle de 3 pages
Le narrateur, observant les hommes de «ce maigre village de montagne», se dit qu'ils sont les seuls, lui et eux, à posséder ce magnétisme de la terre qui leur permettrait de continuer à vivre si disparaissaient toutes les découvertes de la science et de l'art.

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Peur de la terre”
Nouvelle de 3 pages
Un jour que le narrateur ressent la peur de la terre, il descend à Reillanne, se rend compte que Sansombre, un voisin, y va aussi et pour la même raison que lui. Chacun de son côté, ils errent ainsi de magasin en magasin, se retrouvent au café où ils boivent du vin et repartent avec crainte vers la terre.

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Radeaux perdus”
Nouvelle de 4 pages
Un jeune paysan a étranglé sa femme et est allé la pendre sans que son père s'en étonne. C'est que le pays est très dur. Il avait fait établir, par le notaire, un contrat de mariage avec la riche orpheline Augusta, à la suite duquel son fils l'a tuée. Ailleurs, le vieux Firmin s'est vu, après la mort de sa femme, promettre par son fils les bons soins d'une bru ; mais, lorsque celle-ci est venue, il s'est jeté dans le torrent.

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Le chant du monde”
Nouvelle de 3 pages
Giono dit «désirer écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde», où les éléments de la nature, qui sont des êtres vivants, seraient des personnages, où le personnage-homme ne serait plus isolé.

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Commentaire sur le recueil
Dans la plupart de ces vingt nouvelles dont les sujets sont tirés de la terre ou de la petite ville, Giono est lui-même présent. Il dit constamment « je », et c'est la plupart du temps bien lui qui parle. De chacune se dégage une philosophie amère, stoïque, désenchantée, celle de la solitude de l'être humain en lui-même, ou parmi les autres, ou dans la nature ; celle aussi de l'égoïsme. Les paysans intéressés, mesquins, parfois féroces, ne se trouvaient pas jusque-là chez Giono.

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En 1932, la deuxième pièce de Giono, ‘’Lanceurs de graines’’, fut jouée à Genève, puis à Paris.

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Jean le Bleu”

(1932)
Autobiographie romancée de 230 pages
Giono évoque, avec vivacité et fraîcheur, son enfance à Manosque ; la figure de son père, cordonnier italien qui accueillait des compatriotes (comme «l'anarchiste») ; celle de sa mère, couturière, et de ses ouvrières ; l'école chez les soeurs de la Présentation ; les voisins dont deux musiciens qui devinrent ses amis ; son séjour auprès des bergers de la montagne afin de se fortifier ; la rencontre de l'homme noir qui lui fit lire «”L'iliade” au milieu des blés mûrs» ; l'éveil à l'odeur des femmes et à la sensualité ; l'histoire de la femme du boulanger ; le drame passionnel entre la Mexicaine et Gonzalès qui se maria avec Clara ; la rencontre de Franchesc Odripano qui méprisait le progrès car «on n'a pas avancé d'un pas vers le bonheur [...] on a la moitié du coeur qui saigne» ; le travail à la banque ; la protestation contre la Grande Guerre.
Commentaire
«C'est ma vie intérieure que j'ai voulu décrire dans "Jean le Bleu". Cette vie qui était essentiellement magique. Je ne pouvais pas la raconter autrement qu'en créant autour de moi les personnages qui n'existaient pas dans la réalité, mais qui étaient les personnages magiques de mon enfance.» (“Entretiens” [page 81]). “Jean le Bleu” fut donc, pour sa genèse, au confluent de l'autobiographie et du roman, du roman d’apprentissage, sans qu'on puisse dire que l'un a précédé l'autre. En tant qu'oeuvre achevée, il participe aussi de l'un et de l'autre genres. Il est impossible de démêler la part de réalité, celle d'invention pure, celle de transposition, celle de synthèse entre plusieurs réalités. Giono décrivit ainsi Manosque, sa propre ville : « La ville à la fois cuite et pourrie, la ville qui sent mauvais comme un morceau de viande pourrie qu’on a mis à griller sur les charbons, la ville avec ses typhiques, ses fumiers. » Mais il écrivit aussi : «Si l'on a l'humilité de faire appel à l'instinct, à l'élémentaire, il y a dans la sensualité une sorte d'allégresse cosmique

L’épisode de la femme du boulanger, truculente chronique d’un adultère et de son pardon, a été adapté au cinéma, en 1939, par Marcel Pagnol, sous le titre ‘’La femme du boulanger’’, avec Raimu, Ginette Leclerc, Charles Moulin.

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En 1932, Jean Giono reçut la Légion d’honneur.

Au cours de l’été, il rendit visite à Ramuz. Ce fut l’unique rencontre entre les deux écrivains.

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Le serpent d'étoiles”

(1933)
Poème en prose
Le mythe de Pan revit une fois de plus dans ce récit où passe le grand souffle panique de la nature. À la fin, à la veillée de la Saint-Jean, les bergers improvisent des discours lyriques sous les étoiles pour célébrer l’harmonie cosmique en interprétant un drame lyrique en versets, au son de harpes éoliennes, de la gargoulette et du tympon.
Commentaire
Bien qu'il prétendit avoir recueillis ces contes animés par un lyrisme cosmique, Giono inventa ce texte étrange, écrit en 1930. Il le reconnut plus tard : «Ces personnages sont plutôt faits avec moi-même qu'avec des bergers véritables. Je suis très gêné chaque fois qu'on me parle du "Serpent d'étoiles". Je pense à l'époque où j'ai écrit ce livre, et je sais pourquoi je l'ai écrit. Je l'ai écrit parce que j'avais besoin de trois mille francs pour partir en vacances». (“Entretiens” [page 72]).

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Le chant du monde”

(1934)
Roman de 280 pages
Avec son ami Antonio, l’homme du fleuve, le vieux Matelot remonte le fleuve, à la recherche de son fils, le besson qui, parti au pays Rebeillard, plus haut au-delà des gorges, n'a pas donné signe de vie. Or ce pays est dominé par Maudru dont le besson a ravi la fille, Gina, et blessé le neveu. Tout l’hiver, il faudra à Antonio et Matelot se réfugier chez Toussaint, le guérisseur, où se trouvent aussi le besson et Gina. Matelot est assassiné par les hommes de Maudru. Mais le besson et Gina, ainsi qu’Antonio et l’aveugle Clara, peuvent s’échapper sur le fleuve alors que triomphe le printemps.
Pour un résumé plus précis et une analyse, voir GIONO - ‘’Le chant du monde’’

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Passant alors par une période d'effervescence politique où, tout à l'enthousiasme d'avoir découvert un système de compréhension du monde susceptible d'apporter la joie à ses adeptes, Jean Giono, en 1934, s’engagea de plus en plus sur le terrain des luttes politiques et idéologiques. Après le 6 février 1934, il s'inscrivit à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires, aux côtés des antifascistes et des communistes dont il se sentit proche pendant un an environ. Dans la revue ‘’Europe’’. Il publia ‘’Je ne peux pas oublier’’, texte contre la guerre. Il quitta alors l’Association, renvoyant dos à dos les systèmes capitaliste et communiste qu’il jugeait également nocifs pour l’individu.

Le 11 août 1934 naquit Sylvie Giono.

Il adhéra à des utopies généreuses qui apparurent dans ses oeuvres où il se voulut «professeur d'espérance » :

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Que ma joie demeure”

(1935)
Roman

Sur le plateau Grémone, la nuit est d'une telle beauté que Jourdan ne résiste plus à l'envie de labourer à la clarté des étoiles, et il pressent que quelque chose va se produire qui arrachera à la tristesse les quelque vingt habitants dispersés dans les fermes de ce coin isolé de Haute-Provence. À l'orée de la forêt survient le «guérisseur de lèpre» qu'il attend instinctivement : Bobi, l'homme des chemins et de la route, qui joue de la flûte, l'acrobate qui rend la joie aux gens du plateau. Avec son langage de poète et sa générosité communicative, il leur prêche l’utile «passion de l'inutile», du temps passé à flâner ; il leur apprend à regarder la nature pour se réconcilier avec elle, à retrouver des gestes simples et comme oubliés. Ils décident peu à peu de garder une part de leur temps, de leurs biens, pour le plaisir ; à côté du blé, ils sèment des narcisses, donnent l'excédent des récoltes aux oiseaux, acclimatent des cerfs et des biches pour la joie de les voir passer, en particulier le cerf Antoine qui provoque un grand festin champêtre spontané. Une fraternité naît, une «commune» se fonde. Les paysans unissent leurs forces pour moissonner, et découvrent de nouvelles raisons de vivre. Cependant, pour que la joie demeure, il faut que chacun parvienne à la paix intérieure. C'est là qu'achoppe l'œuvre de Bobi et qu’arrive le dénouement : en même temps que la joie, il sème la confusion et le désespoir, car il est aimé à la fois de la sensuelle Joséphine et de la jeune Aurore, qui, puisque c’est en vain, se suicide. Le semeur de belles utopies s'enfuit par une nuit d’orage et se laisse abattre par la foudre sur le plateau.
Commentaire
Le titre est emprunté à un choral de Bach, dont Giono, qui, de 1930 à 1939, fit grand usage du mot « joie », qui recouvrait une notion complexe (le sentiment qui naît en l'individu lorsqu'il s'intègre harmonieusement à l'ordre naturel du monde, le sentiment tranquille d'être à sa place, accordé au rythme universel), a supprimé l'invocation à Jésus. Ce roman-poème, ce roman cosmique où il chantait la vie proche de la terre, la gloire des champs et des bois, la sagesse des bergers, est une gigantesque parabole lyrique. À côté des humains, le cerf Antoine est un véritable personnage. Le plateau, de vide horizontal sans limites, plat, nu, silencieux, raboté de vent, source de malaise, lieu inhospitalier où, pense Jourdan dès le début, les êtres humains mènent une vie de lépreux, la solitude les défaisant par morceaux, devient un enclos rond libéré d'une sensation d'écrasement, l'arbre apportant, avec l’être humain, la seule verticalité. Le héros messianique enseigne que la joie est le remède à cette manière de se décomposer vivant : «Laisse-toi vivre dans la vie sans penser que tu joues de la flûte, et alors tu joueras». Le roman, lumineux dans sa première partie où triomphent la confiance en l'être humain et l'espérance, est finalement sombre si on le considère dans son ensemble. Il reste fascinant non parce qu'il propose véritablement un mode de vie et une action, mais parce que, ne se présentant pas comme une utopie, créant comme un paradis, il fournit un rêve d'évasion à une société emprisonnée par la civilisation qu'elle a sécrétée. Mais Giono a plus tard avoué : «Je n'aime pas "Que ma joie demeure" parce que les personnages, qui sont des personnages en dehors du social, sont en train de remuer dans ce livre des idées sociales [...] Le thème central, c'est la générosité sans limites [...] Ce que j'avais oublié d'indiquer dans "Que ma joie demeure", c'est le côté féroce de la générosité, le côté vrille de la générosité, la générosité est une qualité ou une passion féroce et égoïste.» (“Entretiens”). On peut, en effet, considérer le didactisme trop explicite.

Mais il reste que s’y épanouit ce style lyrique riche en métaphores qui seul est en mesure de «chanter le monde». Et le roman a été jugé à sa parution par plusieurs écrivains (Aragon, Delteil, Paulhan) comme le meilleur livre de Giono. Il a surtout enthousiasmé un vaste public, souvent jeune, qui y trouvait une réponse aux angoisses du temps.

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Giono prit ses distances avec les communistes pour adhérer au pacifisme intégral.

Autour de lui et du poète Jean Lescure (futur directeur de la revue “Messages” entre 1939 et 1946), toute une jeunesse militante se rassembla. En septembre 1935, une caravane formée d'une quarantaine de ces jeunes gens partit de Manosque en compagnie du romancier pour une randonnée dans la montagne de Lure. Elle s'arrêta dans la ferme abandonnée du Contadour qui, chaque année, à Pâques et au temps des vacances, devint un lieu de ralliement d’amis et de lecteurs attachés aux mêmes valeurs, vit un folklore un peu « hyppie » qui dura jusqu'en 1939. En 1936 furent lancés ‘’Les Cahiers du Contadour’’, revue qui allait avoir sept numéros jusqu'en 1939. Giono se réjouit de la victoire du Front populaire. Mais, loin de se vouloir un guide, il disait : «On fait son bonheur soi-même, ne l'attendez pas de moi, mais de vous. Et, surtout, ne laissez pas aux autres le soin de vous le faire». Dans des essais, il prôna l’idéal d’une communauté paysanne et artisanale en accord avec les rythmes du monde naturel :

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