Etymologie et histoire de carquefou





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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARQUEFOU

Carquefou vient du latin "carcafagum", emplacement de hêtres. 

Ennius, évêque de Nantes, fait élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse, qui en dépendait, s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.

Sur le territoire de Carquefou se trouvait autrefois une ville romaine nommée Arlèze. Cette ville devait se trouver, semble-t-il, à l'emplacement du village de Saint-André, qui s'appelait aux XVème et XVIème siècles le "Puy-André" et qui était situé non loin de la forêt disparue de Puzarle (Puteo Arlésis), le Puy d'Arlèze. La tradition rapporte qu'en 850 Nominoë, roi de Bretons, après avoir remporté une grande victoire sur les Francs, rejoignit son allié Lambert à Carquefou et lui rendit le comté Nantais. Au Moyen Age, un château-fort (Carcafagum et ensuite Quercufolio) est édifié sur une ancienne motte afin de défendre le village d'Arlèze : il devait se trouver à la place des près situés à l'Ouest du bourg actuel, nommée le Grand-Planay, le Petit-Verger, le pré de la Forge, le pré du Beau-Château. Malheureusement, il n'existe aucun titre venant confirmer cette affirmation : tous les papiers et documents qui pourraient nous renseigner ayant été détruits pendant le pillage et l'incendie de la ville et du château de Carquefou en 1341.

Au XIIème siècle, il est fait mention plusieurs fois de Carquefou. En 1100, Alain Fergent, le duc de Bretagne, donne la forêt de Puzarle (encore nommée Arlèze) à des moines qui la défrichent. Durant la guerre de Cent Ans la paroisse de Carquefou est tour à tour ravagée par les Anglais et les Français. D'après les chroniques de Froissart : "en 1341 Carquefou était une petite ville entourée d'un fossé avec un rempart de gazon. Jean, duc de Normandie, fils du roi de France Philippe VI, avec une armée de dix mille hommes, composée de Gallois, de Génois et d'arbalétriers français et commandée par le roi de Navarre, le duc de Lorraine, le duc d'Athènes et dom Louis d'Espagne vint mettre le siège devant Carquefou". "Cette ville tenait alors pour Jean de Montfort, et les Anglais contre Charles de Blois et les Français. Le duc de Normandie s'en empara sans résistance, c'était cependant une place forte capable d'arrêter une grande armée si elle avait été suffisamment défendue. Les Français y passèrent la nuit, la pillèrent et la brûlèrent en partant le lendemain assiéger Jean de Montfort à Nantes". Pendant longtemps les Anglais restèrent à Carquefou, ils prirent d'assaut le château de Faye appartenant aux de Montauban partisans de Charles de Blois, et ils y établirent un poste qui surveillait la rivière de l'Erdre. Lorsque les Anglais abandonnèrent le château de Paye, ils le brûlèrent et le détruisirent de fond en comble.

Au commencement du XVème siècle, les titres latins et les papiers ecclésiastiques appellent l'église de Carquefou "Ecclesia Sancti Petri de Quercufolio vel Carcafago". En 1430, le duc de Bretagne, Jean V exempta d'impôts les habitants de Carquefou. Le 2 septembre 1431, le chancelier de Malestroit en revenant d'une ambassade auprès de Charles VII tomba près de Carquefou dans un guet-apens préparé par le duc d'Alençon. Pendant les guerres de Religion, la paroisse de Carquefou est tour à tour dévastée par les Catholiques et les Protestants. 

Avant la Révolution, la paroisse de Carquefou faisait partie du comté de Nantes et dépendait de la sénéchaussée de Nantes. La paroisse de Carquefou était divisée en trois hautes justices, Peslan ou la châtellenie de Sucé, la Madeleine en Bois et Faye, ayant chacune droit de haute, moyenne et basse justice. Peslan, acquis de la famille de Beauveau par un évêque de Nantes en 1251, se confondit plus tard avec la cour des Régaires de l'évêché et la châtellenie de Sucé (Sucé fut érigé en châtellenie en 1456, suivant un aveu de François Guillet en faveur de Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes). La Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Saint-Martin en Vertou et membre de la célèbre abbaye de Marmoutiers, relevait de l'évêque de Nantes. La châtellenie de Faye relevait des ducs de Bretagne et ensuite du roi sous la sénéchaussée de Nantes. En plus de ces trois grandes juridictions, la chapellenie de Saint-André de la Hullonnière, la Seilleraye et l'Epinay avaient droit de moyenne et basse justice et relevaient de l'évêque de Nantes sous les fiefs de Peslan et de Sucé. La Cour des Régaires de l'évêché de Nantes rendait la justice au nom de l'évêque pour les juridictions de Peslan et de la Madeleine-en-Bois. Cependant les terres de l'Epinay et de la Seilleraye, relevant de Peslan, avaient droit de moyenne et basse justice. Le seigneur de Faye était seigneur haut justicier et son sénéchal exerçait la justice sur la partie Nord-Ouest de Carquefou. Le poteau ou pilier de justice de la Madeleine-en-Bois était situé près de la Cadrannière, à un lieu appelé encore au milieu du XVIIIème siècle "le chêne de la Comtesse". Celui de la juridiction de l'Epinay se trouvait dans le bourg de Carquefou vis-à-vis le cimetière (archives de Loire-Atlantique, G.32). 

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Carquefou : Gilles Perrotin (en 1390) qui est, semble-t-il, le restaurateur de l'église de Carquefou incendiée en 1341, Jean Pertui (en 1400), Geoffroy de Guitres (en 1404) qui est présenté comme recteur de Carquefou par messire Mathieu Louet, chanoine de la cathédrale de Nantes, Guillaume Piquelo (en 1486), Vas Fernandon Olivarez (en 1509) qui est d'origine espagnol et qui rend aveu en 1509 à l'évêque de Nantes, Denis Boudet (en 1515) qui participe à de nombreuses querelles avec les chanoines de la cathédrale de Nantes, à propos des dîmes de Carquefou, Geoffroy Moreau (en 1530), scolastique de Saint-Brieuc, chanoine de Dol et de Nantes, ainsi que le fondateur de la chapellenie de Notre-Dame-la-Blanche située au haut bourg de Carquefou, Silvestre Garreau (de 1539 à 1597), Pierre Rinvalle (en 1597) qui a un procès avec les chanoines de la cathédrale de Nantes au sujet des dîmes de Carquefou, Jacques Mathurin le Saige (en 1600), Thomas Fernandez (en 1602) qui rend aveu de la cure de Carquefou à l'évêque de Nantes le 7 mai 1602, Mathurin Gaultier (en 1612), Jean Desnoyers (en 1646), Monbousin (en 1664), Macé le Serf (en 1680), Philippe Gaultier (en 1686) qui décrit l'église en 1686, Place-de-foire, avec son fronton triangulaire et à l'intérieur le grand tombeau de la famille d'Avaugour, Masceron (en 1701), Jacques Buan (en 1703), Maurice Cailleteau (en 1736) qui fit construire la deuxième église avec l'appui du marquis de Becdelièvre, de Fresneau de La Couronnerie, de Michel Taverne, seigneur de L'Epinay, et de Julie d'Espinoze, châtelaine des Renaudières, Joseph Bongrain (en 1745), Gabriel Héry (de 1775 à 1798), souvent caché à La Renaudière chez Julie d'Espinoze, et à La Vincendière, chez dame Poulain Marie, Julien Nicolas (de 1791 à 1794), Jean Baptiste Lequimener ou Lequimeneur (de 1803 à 1827), Joseph Marie Julien Bigaré (de 1828 à 1840), Julien Clouet (de 1840 à 1842), Michel Bachelier (de 1842 à 1862), J. Le Quilliec (de 1862 à 1886), Louis Maugat (de 1886 à 1901), Ferdinand Robert (en 1902), Le Corvec, Aoustin, ....  Noms de quelques prêtres originaires de Carquefou : - Gabriel Herbert (en 1602), seigneur de la Touche, recteur de Sucé, chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche, - Charles Simon de la Chambre (en 1633), seigneur de la Bidaudière, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Nicolas de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, supérieur des Jésuites de Nantes, - Louis de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, jésuite à Nantes, - Georges Rouxeau (en 1639), chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière, - Pierre d'Espinoze (en 1640), des Renaudières, abbé de Rillé, - Claude Gaborit (en 1686), de Prouzeau, - Mathurin Bizeul (en 1686), recteur de Saint-Vincent de Nantes, - Joseph Fresneau de la Couronnerie (en 1734), chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Pierre Coupperie de la Bidaudière (en 1734), vicaire de Carquefou, - Charles Auguste d'Avaugour (en 1747), du Bois d'Avaugour, chanoine de Nantes, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre, - Alexandre Bazille (en 1789), de la Barre de Riou.

Note 2 : liste non exhaustive des maires et agents nationaux de la commune de Carquefou : Joseph Marchis de La Chambre (maire de 1790 au 9 décembre 1792), Mathurin Moreau (maire du 9 décembre 1792 au 7 Pluviôse an II), Noël Marchis (maire du 7 Pluviôse an II au 12 Floréal an IV), Pierre Clouet (agent national du 12 Floréal an IV au 6 Fructidor an IV), Biraud (agent national, an IV), Ganuchaud (agent national, an IV), Joseph Biraud (agent national, an IV), Jean Poupelard (agent national, an V), Léonard (agent national, 28 Brumaire, an VI), Julien Loyen (agent national, 1 Pluviôse, an VI), Pierre Clouet (agent national le 10 Prairial an VI, "il ne jouit pas d'un grand civisme" et refuse le 16 Prairial), Joseph Biraud (agent national, 30 Messidor, an VI), Léonard Marinier (agent national, an VI, au 1er Vendémiaire, an VIII), Jean Thomas Peylet du Bois de Saint-Lys (1er Vendémiaire, an VIII, au 8 janvier 1812), Jean Baptiste de Soussay de La Guichardière (maire du 8 janvier 1812 au 25 octobre 1830), Félix Cossin (maire du 25 octobre 1830 au 18 août 1833), Pierre Ganuchaud (maire du 18 août 1833 au 16 août 1838), Alfred Guimberteau (maire du 18 août 1838 au 9 avril 1948, gendre de Paimparay de La Cadranière), Félix Cossin (maire du 9 avril 1848 au 15 octobre 1848), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 15 octobre 1848 au 9 mai 1852), Jean Loyen (maire du 9 mai 1852 au 30 octobre 1852), Pierre Ganuchaud (maire du 30 octobre 1852 au 25 janvier 1864), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 25 janvier 1864 au 25 octobre 1865), Louis Avrouin-Foulon de l'Epinay (maire du 24 septembre 1865 au 19 mai 1878), Albert Guillaume, marquis de Dion (maire du 19 mai 1878 au 26 mars 1881), N. Hardouin (maire du 25 mars 1881 au 29 avril 1882), Gaspard Albert Boucher d'Argis (maire du 30 avril 1882 au 6 août 1899), André Cassin, baron de Kainlis de Seilleraye (maire à partir de 1899), Arthur Ecomard, Albert de Montbeillard, Aubert, Joseph de Goué (à la Libération), de Montbeillard, M. Fouchard, ...

Note 3 : Peslan aujourd'hui simple village eut au Moyen Age une très grande importance. Le seigneur du lieu avait droit de juridiction haute, moyenne et basse justice et fief lige sur les lieux, châteaux, maisons et métairies de : la chapellenie Saint-André, le Bois d'Avaugour, l'Epinay, la Seilleraye, Maubreuil, l'Angle, le Bois Saint-Lys, la Fillonnière, la Chambre, Graslan, la Rivière, la Filletière, la Houssaie, la Bernarderie, la Gravausière, les Rivières, le Bernier, la Dagonnière, la Gastelière, la Barillère, la Tactière, la Bidaudière, la Beuretière, le Marais, la Salle, la Noë, Clouet, la Guéffraie, la Chénaie, la Guillonnière, les Herses, la Pétorie, le Prouzeau, le Plessix, la Favrière, la Poterie, la Prévotière, Tournière, la Jouardrie, l'Aigle, la Renaudrie, la Minguais, le Souchay, la Bourelière, la Bréchetière. Les premiers seigneurs de Peslan que nous connaissons appartiennent à la maison de Beauveau. En 1251, Guillaume et Mathieu de Beauveau s'étant rendus coupables de violences et de spoliations, Guillaume, évêque de Nantes, confisqua le domaine de Peslan. Il jugea que cette terre appartiendrait désormais à l'Eglise et à l'évêché de Nantes, à charge de payer par l'évêque au sénéchal Régnier de Saint-Lys, agissant pour son fils époux de Marguerite de Beauveau, la somme de 50 livres. Depuis ce temps et jusqu'à la Révolution, la châtellenie de Peslan a toujours appartenu aux évêques de Nantes. En 1790, l'ancien manoir et métairie de Peslan, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, sont confisqués sur Eutrope Charles de la Laurencie, évêque de Nantes, et vendus nationalement le 18 Prairial an IV (1er juin 1796) à la famille Rivet.

Note 4 : dépendaient des Régaires de Nantes : - la châtellenie de Faye en Carquefou avait droit de haute, moyenne et basse justice et régissait la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Elle tenait son poteau ou pilier de justice au lieu-dit "chêne de la Comtesse". Les seigneurs en furent les Montauban, d'Avaugour et Bedelièvre. En relevaient les fermes ou métairies de La Barre, La Couronnerie, La Galopinière, La Jacquelinière, La Touche, Le Château, Le Parc, Le Chêne, La Riaudière, Le Clos, Le Buron, La Filletière. - la châtellenie de Mauves, Peslan et les Marais qui s'étendait en Mauves et Carquefou et consistait en les lieux et maisons de Beaucours et Ruellan. Elle exerçait justice sur les lieux, châteaux et métairies de Longrais, Le Jary, La Bouchetière, La Charée, La Masure, La Fosse-Gareau, Les Haute et Basse Menortières, La Malorière, La Rouanderie, La Chevillardière, Le Plessix, Les Relandières et autres en la paroisse de Mauves. A Carquefou, elle s'étendait sur la chapellenie Saint-André, Le Bois, Maubreuil, L'Angle, La Filletière, Le Marais, La Salle, Le Prouzeau, La Poterie, La Chambre, La Noë, La Chênaie, La Fillonnière, La Prévotière, La Jouardrie, La Renaudière. Les seigneurs en furent les Beauveau, puis directement les évêques de Nantes. A la Révolution, le domaine de Peslan fut vendu comme bien national le 18 prairial an IV au citoyen Rivet. Les juridictions vassales de La Seilleraye, La Touche et Auraix tenaient leurs audiences au Bas Gaubert, paroisse de Thouaré. Celle de l'Epinay et Procé avait ses assises au bourg de Carquefou. Dépendait aussi des Régaires de Nantes le prieuré de La Madeleine-en-Bois à Carquefou qui avait droit de haute, moyenne et basse justice sur les villages et métairies de La Picaudière, La Poterie, La Grignonnais, La Cadrannière, La Haute-Forêt, La Vincendière, Le Housseau. 









PATRIMOINE de CARQUEFOU



l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1874), édifiée par l'architecte Perrin tout à fait au sommet du bourg de Carquefou. Cette église est construite afin de remplacer celle trop petite, située sur la place Aristide-Briand (en haut du bourg, près de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche, fondation religieuse du temps de la guerre de Cent Ans) qui elle-même avait déjà remplacé une église primitive toute simple qui était un prieuré situé tout près de La Cadrannière. En 1613 (sous le ministère de Mathurin Gaultier), l'église de Carquefou est saccagée et profanée par des soldats : "à cause des troupes de soldats qui sont en la dite paroisse et n'est administré aucun sacrement en la dite église, à cause que les dits soldats y ont fait leur corps de garde et y ont mis leurs chevaux". En 1644, Mgr Gabriel de Beauveau, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou. En 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet, "l'église était  bien délabrée, les murailles de la nef étaient en fort mauvais état, la charpente était vermoulue, les vitraux même manquaient". Voici en partie le procès verbal de la visite du vendredi 6 juillet 1686 : "dans l'église de Carquefou, il n'y a point de reliques ni de boîte d'argent pour porter le Saint Viatique aux malades. Les murs, la charpente et la couverture est fort vieille. On n'a point de connaissance du jour de la dédicace de l'église. Le choeur est fort étroit, il y a au moins un tombeau élevé et un banc de la maison d'Avaugour, qui l'occupent presque tout. Les murailles de la nef sont en fort mauvais état ainsi que la charpente. Il manque plusieurs vitres au grand vitrail. Les deux autels de la nef ne sont pas consacrés et ne sont pas moins malpropres que le grand. La sacristie est trop petite, pour s'habiller et se déshabiller, les prêtres sont obligés de monter sur les coffres dans lesquels se trouvent les ornements ou sur les autels. Recteur : Philippe Gaultier; Prêtre vicaire : Jean Desbois; Clercs : Claude Gabory, étudiant à Nantes; Fabriqueurs sortis de charge : Jean Blandin, Jean Laurent; Fabriqueurs en charge : Mathurin Martin, Jean Januret; Témoins synodaux : le sieur Herbert, le sieur de la Chesnaye, Donatien Marzellière, Jean Lelou, Simon Lelou, Jean Coquet, Jean Douet, François Lechat, Jean Deniau, Mathurin Libeau. La paroisse contient 1 000 communiants. Son revenu consiste en la maison presbytèriale, jardin, verger, cinq boisselées de pré et plusieurs vignes, de plus, les dîmes novales et le tiers de toutes les autres, valant 600 livres .....". Cet état de chose dura jusqu'en 1734, date à laquelle messire Maurice Cailleteau, recteur de la paroisse de Saint-Pierre de Carquefou, songea à reconstruire un nouveau sanctuaire (grâce au legs de messire André Harouys, seigneur de la Seilleraye) : c'est celui qui a subsisté jusqu'en 1874. Le 21 juin 1734, la deuxième pierre de l'ancienne église est posée par Marie de Becdelièvre (née le Noblet et veuve de Guillaume Jean Baptiste François de Becdelièbre) et la troisième pierre est posée par Michel Taverne, seigneur de l'Epinay. L'église est bénie par Yves de Beaupoil (vicaire général du diocèse de Nantes) le 4 octobre 1736. Le 23 janvier 1736, le recteur bénit une cloche pesant 588 livres, le parrain est Georges Briand Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et la marraine est Rosalie Boussineau de Maure (épouse de Jacques Léonard de la Rabelais, seigneur du Housseau) : cette cloche est enlevée en 1791 et transportée à la monnaie de Nantes pour y être fondue et servir à faire des canons. Le 23 juin 1738, Yves de Beaupoil vient bénir les deux autels de l'église, l'un est dédié à la Vierge et l'autre à saint Jean. Le 22 août 1754, Mgr de Mauclerc de la Muzanchère, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à Carquefou, qui compte alors 1100 communiants. Le 30 juillet 1787, le marquis de Becdelièvre est parrain d'une petite cloche de l'église de Carquefou qu'il appelle "Anne-Félicitée". Le 20 juin 1790, le conseil municipal de Carquefou fait enlever de l'église "les bancs de M. de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de M. Linsens, seigneur de l'Epinay. Il fait briser toutes les armoiries ainsi qu'une pierre tombale". Le 15 novembre 1791, une cloche provenant de l'abbaye de Buzay est donnée à la commune de Carquefou pour remplacer l'autre qui était fêlée, une balustrade provenant de l'église Saint-Léonard de Nantes y est également envoyée. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1792, les vitraux sont brisés et les vases sacrés volés. Le 3 décembre 1796, les habitants de Carquefou sont à nouveau autorisés à jouir de leur église, en se conformant toutefois aux lois alors en vigueur. Le 8 février 1802 a lieu la restauration du culte catholique à Carquefou, suivant le Concordat passé le 15 juillet 1801 entre le Pape Pie VII et le premier consul Napoléon Bonaparte. En 1820, le conseil municipal vote l'agrandissement de l'église (projet resté sans réponse de la part de la préfecture). La première pierre de la nouvelle église est posée et bénite le 8 décembre 1869 par M. Bigarré, ancien curé de Carquefou et curé du Croisic. Elle est construite d'après les plans de M. Perrin, auquel succèdent les frères Le Diberder. Les travaux de construction sont interrompus pendant la guerre de 1870-1871 et reprennent en 1872. L'église actuelle est bénie le 19 avril 1874 par Mgr Félix Fournier, évêque de Nantes. En 1890, la table de communion en fer forgé et dorée est donnée par Mlle Clémence de Soussay de la Guichardière. En 1891, le marquis de Dion donne l'autel de la Sainte-Vierge, dû au sculpteur nantais M. Vallet. En 1894, le curé fait un emprunt au Crédit Lyonnais afin d'achever l'église et de construire le clocher : les travaux commencent en mai 1895 et sont terminés à la fin de l'année 1896. La rosace du clocher est donnée en 1896 par Pierre Guillet de Tournière, l'horloge provenant des ateliers Pellerin, de Tiffauges, est due à la générosité de M. Fonteneau, boucher à Carquefou. Le 18 mai 1897, Mgr Pierre Emile Rouard, évêque de Nantes, vient faire la bénédiction solennelle des cloches : elles sont alors au nombre de trois et ont pour parrains et marraines : la première, le baron de Kainlis et la comtesse de Solages, la seconde, M. et Mme Hardouin, et la troisième, M. Maugat et Mme Clouet, née Pageau. Au mois de février 1900, les deux clochetons de l'église sont renversés par la violence d'une tempête, mais il sont relevés au mois d'août 1904. Les vitraux comportent de nombreuses armoiries dont celles des seigneurs de Maubreuil, de La Seilleraye, de L'Epinay, de La Couronnerie, .... Le baptistère en marbre blanc est aux armes des Avrouin-Foulon. Le tableau "Prédication de Saint-Paul", œuvre de Serendat de Belzim, date de 1897-1900. Dans le choeur, les peintures relatives à la vie de saint Pierre et saint Paul sont l'oeuvre de l'artiste Beuzit. La Crucifixion, œuvre du peintre Serendat de Belzim, date de 1897-1900. La statue Notre-Dame la Blanche, en bois polychrome, date du XIV-XVème siècle : elle a été retrouvée en 1959 dans l'enfeu d'une chapelle sise près de l'ancienne église (la chapelle et la maison en dépendant furent acquise par les Peylet, et plus tard, les Loyens alliés aux Pageau et Balezy) et a été restaurée avant de revenir en 1960 reprendre sa place dans l'église. La statue de la Vierge Bourguignonne date du XVIIème siècle et provient de la chapelle des Avaugour, dite de Roualan (ou Rouellan), sise au bord du Gaubert, ruisseau qui sépare Carquefou de Mauves ;



la croix de chemin (XIXème siècle), située autrefois dans l'ancien cimetière, non loin de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche ;



le château de la Seilleraye ou Sailleraie (1671), édifié par l'architecte Delahaye sur les plans dressés, dit-on, par Mansard (célèbre architecte de Louis XIV) pour Guillaume Harouys (ou Harrouys), trésorier général de Bretagne, conseiller du roi et maire de Nantes. Il s'agit du petit-fils du premier Guillaume Harouys, élu maire de Nantes en 1571 et qui empêcha tout excès lors de la Saint-Barthélemy. L'ancien manoir devait se nommer primitivement Kerarigo du nom de ses premiers seigneurs, car dans quelques vieux titres on le trouve quelquefois écrit Kerarigo-Seilleraie (ex. dans le compte et rolle rentier de l'évêché de Nantes dressé par Perrot Vivien en 1459). Le seigneur de la Seilleraye avait droit de juridiction, moyenne et basse justice et relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et rachat et dix sols de rente chaque année". Jehan de Kerarigo paraît en 1380 comme seigneur de la Seilleraye. On trouve ensuite André de Kérarigo, fils de Jehan, qui paraît à Carquefou comme seigneur de la Seilleraye dans l'acte de la réformation de la noblesse de Bretagne, en 1429. Il a comme fille Blanche de Kerarigo qui épouse Macé du Breil. Ils paraissent tous deux comme seigneurs de la Seilleraye en 1429. La Seilleraye passe ensuite entre les mains de la famille du Houx. Jean du Houx, seigneur de la Seilleraye, Bodel et Liarigou, fait faire, entre 1447 et 1454, le dénombrement des vassaux qui relèvent de son fief de la Seilleraye. En 1456, il en rend aveu à l'évêque de Nantes (Archives de Loire-Atlantique, G.32). Il est chambellan et conseiller du duc Pierre II de Bretagne en 1456. Il est l'époux de Jeanne de Callac dont il a un fils Gilles et une fille Jeanne. Gilles du Houx, seigneur de la Seilleraye, le Rouet, rend aveu en 1477 pour certains droits qu'il possèdent sur les navires chargés de vin et de sel, entrant dans le port de Nantes. Jeanne du Houx, dame de la Seilleraye, épouse Robert de Beaucé (ou de Beauxé), une des trente lances du sire de Derval et chambellan du duc de Bretagne en 1466. La Seilleraye passe ensuite par achat à la famille Brécel. Christophe Brécel, seigneur de Clermont-sur-Loire et époux de Catherine du Chaffault (depuis le 23 mai 1520), fille de Jean et de Anne de Saint-Marzault, devient par achat seigneur de la Seilleraye (il est docteur en droit en 1517, sénéchal de Nantes et maître des requêtes de la maison de la Reine en 1524 et meurt en 1547). Christophe Brécel a plusieurs enfants : - Louise, mariée en premières noces à François Gabart (seigneur de la Maillardière), veuf de Jeanne Girard, et en secondes noces, à Pierre de la Chapelle de la Roche-Giffart (seigneur du Breil), - Renée, - Françoise, mariée à Louis de Ténouët, - Catherine, mariée à Jean Chenu (seigneur de Landormière), - Anne, mariée à Jean de Montchaud (seigneur de Souché), - Charles, - Guyonne, mariée à Jean du Boullay (seigneur de la Sénéchallerie). En 1538 ou 1539, Christophe Brécel vend la Seilleraye à Guillaume de Harouys. Il s'agit du fils d'Olivier Harouys (trésorier général de Bretagne) et de Guillemette de Franchepierre. En 1560 et en 1583, Guillaume de Harouys rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes. Il est secrétaire de la chancellerie en 1529, receveur en 1531, greffier en 1534 et élu maire de Nantes le 28 décembre 1571. Guillaume de Harouys meurt en 1586, laissant de son mariage avec Anne Dupin, qu'il avait épousé en 1546 : - Charles qui hérite de la Seilleraye, - Marie, épouse de Louis Braillon (seigneur de la Sivonnière), - Anne, mariée en premières noces à N. d'Argentré (conseiller au Parlement de Bretagne), et en deuxièmes noces, à César Moreau (seigneur de Vaux). Charles de Harouys, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, le Pin, la Roche, les Cléons est docteur en droit, secrétaire du Roi et greffier de la chancellerie de Bretagne, sénéchal et président au siège présidial de Nantes, conseiller au Parlement de Bretagne. Le 13 avril 1601, il partage les biens de ses parents et rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes, le 15 juin 1602. Le 28 décembre 1587 et le 26 avril 1598, l'assemblée de la ville de Nantes l'élit comme maire. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers en 1547. Charles de Harouys décède en octobre 1612, laissant comme enfants : - Louis, l'héritier de la Seilleraye, - Jean, seigneur de l'Epinay, - Charles, prêtre, - Marie, - Françoise, née le 30 octobre 1586 et mariée en 1616 à Pierre Bernard (seigneur de la Turmelière), maire de Nantes de 1615 à 1617 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Louis de Harouys, naît à Nantes à l'hôtel Harouys (situé derrière la place des Jacobins) et il est baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 19 octobre 1583. Il est président au présidial de Nantes, premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne, conseiller d'Etat et intendant de justice. Le 10 juillet 1623, il est élu maire de Nantes et continué par lettres du Roi le 8 juin 1642. Il meurt à Nantes, le 15 mars 1656 et il est enterré dans la chapelle des Récollets. Louis de Harouys épouse à Angers le 12 juillet 1613 demoiselle Françoise de Bautru dont il a : - Guillaume, l'héritier de la Seilleraye, - Nicolas, supérieur de la maison des Jésuites de Nantes, - Louis, jésuite à Nantes, - Charlotte, supérieure de la communauté Sainte-Elisabeth de Nantes, - Gabrielle, mariée en 1633 à Charles de Péréfixe (seigneur de Beaumont), lieutenant du Roi au gouvernement de Nantes, - Louise, mariée en 1647 à Jean Baptiste de Becdelièvre (seigneur de la Busnelaye) et dont le fils Jean-Baptiste hérite de la terre de la Seilleraye. Guillaume de Harouys, seigneur de la Sailleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller du Roi, conseiller au Parlement de Rouen en 1641, conseiller d'Etat en 1645, et trésorier général de Bretagne en 1651. Il reçoit plusieurs fois à la Seilleraye Madame de Sévigné. C'est Guillaume Harouys qui, en 1671, fait construire La Seilleraye sur les plans de Mansard et de Le Nôtre. Le parc est dessiné sur les plans de Berthauld. Guillaume décède le 15 novembre 1699 à la Bastille, où il avait été enfermé en 1688 pour avoir dilapidé les fonds des Etats de Bretagne dont il était trésorier. De son mariage avec Marie Madeleine de Coulanges, il a : - l'André, héritier de la Seilleraye, - Marie Madeleine, décédée à huit jours et inhumée avec sa mère à Paris. André de Harouys, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller au Parlement de Rouen en 1684, conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaire de son hôtel en 1694, intendant pour le Roi en Franche-Comté en 1700 et en Champagne en 1702. Il épouse en 1688 Marie Anne de Richebourg dont il n'a pas d'enfant. André de Harouys meurt sans postérité à Paris le 27 mai 1731, et ses biens reviennent alors à ses héritiers qui étaient : Jean Baptiste de Becdelièvre, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo (comte de Crénolo), Charles du Breil (marquis de Rayz), .... Les Harouys ont joué un grand rôle dans l'histoire locale, leurs bustes et portraits ainsi que leurs armoiries triomphent encore à la mairie de Nantes. La Seilleraye passe ensuite par mariage à la famille Becdelièvre, suite au mariage en 1647 de Jean Baptiste de Becdelièvre avec Louise d'Harouys, soeur de Guillaume d'Harouys (cousin germain de madame de Sévigné, par les de Coulanges). Jean Baptiste François de Becdelièvre, seigneur de la Busnelaye, Tranber et de la Seilleraye, est conseiller au Parlement de Bretagne et Premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. La terre de la Seilleraye comprend alors les métairies de Gaubert, de Chassaire, la Chaise, la Sionnière, Proujean, la Pêterie, la chapelle d'Auray, l'île d'Harouys et le moulin de la Seilleraye. La marquise de Sévigné a séjourné dans le château (elle descendait alors au port de Mauves). Jean Baptiste de Becdelièvre épouse demoiselle Renée de Sesmaisons, fille de René de Sesmaisons (seigneur de Tréanber) et de Françoise Juchault. Ils ont comme enfants : - Guillaume Jean Baptiste François qui hérite de la Seilleraye, - Hilarion Marie, conseiller au Parlement de Bretagne. Guillaume Jean Baptiste François, premier marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, la Rivière, la Busnelaye, Tréanber, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne le 11 février 1709, président le 12 juin 1713 et premier président le 31 décembre 1716. C'est en récompense de ses services que le Roi érige en 1717 la terre de Tréanber en marquisat, sous le nom de Becdelièvre. Il épouse demoiselle Marie le Noblet. Ils ont un fils, Hilarion Marie François, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, qui est nommé le 31 décembre 1733 premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Par transaction en date du 26 août 1735, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo comte de Crénole et le marquis du Breil de Rayz abandonnent au marquis de Becdelièvre, tous les droits qu'ils ont sur la Seilleraye et l'Epinay. Hilarion épouse en premières noces demoiselle Louise Pélargie Baude du Val, décédée à Rennes le 7 mai 1738, et en deuxièmes noces, Marie Anne d'Anviray de Machonville dont il a : - Perrine, mariée le 5 mars 1765 à Julien de Rosily (marquis de Rosily), - Hilarion Anne François Philippe, marquis de Becdelièvre. Ce dernier, seigneur de la Seilleraye, Mauves, Faye, Peslan, le Bois d'Avaugour, est conseiller du Roi, maître des Comptes et premier Président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Le 2 mai 1769, il achète Faye et le Bois d'Avaugour (il achète les terres d'Avaugour pour la somme de 250 000 livres, avec charge d'habiller, chaque an, 12 pauvres, dans chacune des paroisses de Carquefou, Thouaré et Mauves) au marquis de Juigné, légataire universel du marquis et du comte d'Avaugour. Il épouse demoiselle Marie Louise Emilie Victoire de Coutances qui pose à Nantes, le 30 septembre 1763, la première pierre du palais de la Chambre des Compte de Bretagne. De leur mariage naissent : - Anne Christophe qui hérite de la Seilleraye, - Louis Marie Christophe, - Hilarion Anne Louis, mort le 22 septembre 1775 et enterré sous le banc d'Avaugour, - Emilie Josèphe, mariée en 1809 à Philippe Le Clerc de Vezins, - Marie Madeleine Julienne, mariée à Victor de Ghaisnes, comte de Bourmont. Anne Christophe, marquis de Becdelièvre (seigneur de la Seilleraye, Faye, le Bois d'Avaugour, etc ...) émigre en 1791 et sert l'armée de Condé, puis il rentre en France en 1793 pour combattre dans les armées royales de l'Ouest. Il prend part au combat de Mauves le 11 mars 1793 et devient en 1795 major général de l'armée du Vicomte de Scépeaux sur la rive droite de la Loire. Après son décès au champ de bataille d'Oudon en juillet 1795, Louis Marie Christophe (1778-1855), son frère, devient marquis de Becdelièvre et propriétaire de la Seilleraye. Il hérite, en faite, avec son beau-frère, le comte de Bourmont, des seigneuries de la Seilleraye, d'Avaugour, Mauves et Thouaré. Louis Marie Christophe épouse en 1805 demoiselle Emilie Caroline Calixte de Larlan-Rochefort, dont il a : - Hilarion Marie François Albéric, comte de Becdelièvre, né le 16 février 1815, décédé sans alliance à Nantes en 1849, - Aliénor, l'héritier de la Seilleraye, - Emilie Caroline Alix, née à la Seilleraye le 4 juin 1810, décédée le 19 juillet 1860, mariée au comte de Courtavel de Rouzat, dont est née une fille mariée au baron Gaston de Montesquieu. A sa mort, en 1855, Louis Christophe de Becdelièvre se fait enterrer dans la chapelle de la Seilleraye. Sa fille, la comtesse de Larlan, décède en 1861. Aliénor Louise Calixte de Becdelièvre (1808-1893) épouse à Carquefou, le 4 août 1828, Claude René César, comte de Courtavel de Pezé, pair de France, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, chevalier des Ordres militaires de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem. Ils ont comme enfants : - Aliénor, mariée au comte Rodolphe de Montaynard, - Alix, l'héritier de la Seilleraye, - Ludovic, marquis de Courtavel, marié à Yolande des Isnards. Alix de Courtavel, propriétaire de la Seilleraye, épouse Gabriel, comte de Solages, dont sont nés : - Marie, mariée au baron de Bernis (dont sont issus les enfants : Arhaud, Alix comtesse Fresson, Gabriel, Ludovic, Alexis), - Ludovic, marquis de Solages, marié en premières noces à Marie Reille (dont sont issus les enfants : Thibaud, Gabrielle, Raymond) et en deuxièmes noces à Marguerite de Comminges de Guitaut (dont sont issus les enfants : Alix, Armand, Alain, Jeanne, Béatrix), - Joseph, mort jeune, - Gabrielle Elisabeth (1874-1924), mariée à André Cassin baron de Kainlis, ancien officier de cavalerie et ancien maire de Carquefou (dont sont issus les enfants : Henry en 1893, Gaëtan né à la Seilleraye en 1894, Yvonne et René). En 1914, le baron de Kainlis reprend du service comme capitaine et ses deux fils, Gaëtan et Henry tombent glorieusement en 1915, victimes de la Grande Guerre. D'importantes réfections ont lieu au château sous la Restauration, de 1815 à 1830. En 1794, les soldats bleus trouvent, sous le grand escalier, un trésor de 800 000 livres en or, caché sous la statue de saint Alexis, par les Harouys, dont les armes étaient gravées sur la casette. L'obélisque date de 1794. La charmille date de 1671. Le château est transformé en hôpital en 1943. La Seilleraye est aujourd'hui une Maison de repos qui dépend des Hôpitaux de Nantes. Nombreuses sont les armoiries gravées sur les murs, qui rappellent les alliances familiales. La chapelle, avec une vaste résurrection au plafond, garde des médaillons, des inscriptions au-dessus des enfeus ;

Note ; inventaire des salles de La Seilleraye, publié par M. Joseph Goué (vers 1945). En tout l'inventaire compte plus de 600 tableaux et gravures. Nous ne donnons ici que l'essentiel : -
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