Première partie : L’europe des révolutions, a la poursuite des événements (1789-1799)





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HISTOIRE POLITIQUE DE

L’EUROPE OCCIDENTALE

Tome 2 (inachevé)
Des nations à l’Union

De 1789 à nos jours

De l’Europe révolutionnaire à l’Europe unie
Sylvain BIANCHI

Christophe JENTA
SOMMAIRE
PREMIÈRE PARTIE : L’EUROPE DES RÉVOLUTIONS, A la poursuite des événements (1789-1799)
Chapitre I : 1776-1788 : Les révolutions atlantiques

1776-1788 : Les révolutions aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse et en Hollande

1783-1788 : Les difficultés financières de la monarchie française
Chapitre II : Mai-octobre 1789 : La Révolution, l’impromptu français
Chapitre III : 1789-1792 : La Monarchie constitutionnelle, l’échec

La lente déchéance de Louis XVI ; la guerre contre les Austro-Prussiens (avril 1792)
Chapitre IV : 1792-1795 : La Convention, la jeune République en danger

Août 1792-janvier 1793 : Naissance de la Première République

Janvier 1793-juin 1793 : La Convention girondine ; la guerre contre la Première Coalition (février 1793) : Autriche, Prusse, Angleterre, Provinces-Unies, Piémont-Sardaigne, Espagne

Juin 1793-juillet 1794 : La Convention montagnarde et la Terreur

Juillet 1794-octobre 1795 : La Convention thermidorienne ; La Prusse, la République batave et l’Espagne signent la paix (printemps 1795)
Chapitre V : 1795-1799 : Le Directoire, ou comment terminer une révolution

Octobre 1795-décembre 1797 : Le Directoire lutte contre les royalistes et les jacobins ; première Campagne d’Italie et victoire contre la Première Coalition (avril 1796-octobre 1797)

Décembre 1797-novembre 1799 : La Révolution s’achève et s’exporte ; la France crée les républiques sœurs de Suisse et d’Italie ; défaites contre la Deuxième Coalition (décembre 1798- août 1799) : Angleterre, Autriche, Russie, Empire ottoman, Deux-Siciles, Suède ; l’expédition d’Egypte et le coup d’État de Bonaparte
DEUXIÈME PARTIE : L’EUROPE NAPOLÉONIENNE, La tentative d’une Europe française (1799-1815)
Chapitre VI : 1799-1804 : Le consul Bonaparte, maître de la France

Deuxième Campagne d’Italie (mai-juin 1800) et victoire contre la Deuxième Coalition ; le retour de la paix (1801-1803)
Chapitre VII : 1804-1809 : L’empereur Napoléon, conquérant de l’Europe

Mai 1804-décembre 1805 : Naissance de l’Empire ; victoire contre la Troisième Coalition : Angleterre, Autriche, Russie, Suède

Décembre 1805-novembre 1807 : 1806, l’Empire français avec ses royaumes satellites domine l’Europe ; la fin du Saint-Empire ; victoire contre la Quatrième Coalition (octobre 1806-juillet 1807) : Angleterre, Prusse, Russie, Suède ; le traité de Tilsit (7-9 juillet 1807)

Novembre 1807-octobre 1809 : Mai 1808, le « gouffre espagnol » commence ;

les dernières grandes victoires de Napoléon, contre la Cinquième Coalition : Angleterre, Autriche (avril-octobre 1809)
Chapitre VIII : 1809-1812 : L’empereur Napoléon, maître de l’Europe
Chapitre IX : 1812-1815 : L’Empire s’écroule

Avril 1812-décembre 1812 : Les débuts de la Sixième Coalition : Angleterre, Russie, Suède, et la Campagne de Russie

Décembre 1812-novembre 1813 : La Sixième Coalition s’agrandit (Angleterre, Russie, Suède, Prusse, Autriche) et victoires en Allemagne

Novembre 1813-mars 1815 : la France envahie et la fin de l’Empire ; première abdication de Napoléon et retour de Louis XVIII ; Les débuts du congrès de Vienne (novembre 1814)

Mars 1815-juillet1815 : Les Cent-Jours ; la fin du congrès de Vienne (juin 1815) ; Waterloo et la deuxième abdication de Napoléon ; la restauration de la monarchie
TROISIÈME PARTIE : L’EUROPE DU CONGRÈS DE VIENNE, Entre restaurations et (r)évolutions (1815-1850)
Chapitre X : 1815-1823 : Arrêter le temps… Le début d’une période apaisée ?

Le Congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815)

  • Les quatre vainqueurs (Angleterre, Autriche, Russie et Prusse) organisent le congrès dans la division… savamment orchestrée par le génie français de Talleyrand ;

  • Des États disparaissent définitivement : Venise, Gênes,… ;

  • La Confédération germanique, « club » des souverains allemands et sans réel pouvoir, remplace le Saint Empire disparu en 1806. De 400 environ en 1789, le nombre d’États allemands tombe à 34, plus 4 villes libres ;

  • Création d’un royaume de Pologne, totalement intégré à l’Empire russe ;

  • Déclaration de la neutralité perpétuelle de la Suisse ;

  • La Suède, ayant perdu la Finlande au profit de la Russie en 1809, annexe la Norvège, jusqu’ici danoise.

L’échec de la Sainte Alliance

L’ordre conservateur : Echec des soulèvements libéraux en Espagne (1820-1823) et à Naples (1820-1821)
Chapitre XI : Des formes de domination, le rêve d’un retour au passé

Les aspirations nationales et libérales : indépendances de la Belgique (1830-1831) et de la Grèce (1821-1830) ; échec de la révolte polonaise (1831)

Les grandes nationalités en gestation
Chapitre XII : 1824-1845 : Le changement invisible

Le Romantisme

La rupture économique

La nouvelle question sociale

Evacuer le problème politique
Chapitre XIII : 1845-1848 : Crises, famines et révolutions

L’inattendu qui arrive

L’entremêlement des problèmes

Entre deux mondes
QUATRIÈME PARTIE : L’EUROPE DES GRANDS ÉTATS INTÉGRATEURS, La victoire de la modernité (1850-1914)
Chapitre XIV : Les révolutions de 1848
Chapitre XV : La construction des États nationaux

L’unité italienne (1848-1870)

L’unité allemande (1848-1871)

La France entre ruralité et technologie

La Grande-Bretagne triomphante

Le retard espagnol

Chapitre XVI : L’apogée de la Révolution industrielle

Conjoncture

L’essor technique, du chemin de fer à la 2ème Révolution industrielle (chimie, moteur à explosion, électricité)

Au bord de la consommation de masse

L’École et les progrès sociaux : Grande-Bretagne, France et surtout Allemagne
Chapitre XVII : Les nouvelles interrogations

Darwin, Freud, Einstein

Les socialismes
CINQUIÈME PARTIE : L’EUROPE DE LA GUERRE CIVILE, L’Apocalypse de la modernité (1914-1950)
Chapitre XVIII : La guerre de 1914-1918
Chapitre XIX : 1918-1920 : Les conséquences de la Grande Guerre

Les conséquences psychologiques et la brutalisation de la société

La revanche en Allemagne

La grippe espagnole

Le bilan humain et matériel

Les traités (Versailles, Trianon et Saint-Germain) et la nouvelle carte de l’Europe
Chapitre XX : 1919-1939 : Instabilité

Grande-Bretagne

Italie, Allemagne

Espagne

France
Chapitre XXI : 1919-1939 : Les crises économiques

La crise de reconversion

Les pays qui vont bien (États-Unis, France) et les pays qui vont mal (Allemagne, Grande-Bretagne)

1923-1924 : la crise de la Ruhr ; l’inflation ; les plans Dawes et Young

La crise de 1929
Chapitre XXII : 1933-1939 : La marche à la guerre

Les empires coloniaux à leur apogée (Grande-Bretagne, France)

  • Janvier 1933, l’arrivée de Hitler au pouvoir

  • 1936, le réarmement de la Rhénanie

  • 1936-1939, la guerre d’Espagne

  • Mars 1938, l’Anschluss en Autriche

  • Septembre 1938 - mars 1939, les accords de Munich et le dépècement de la Tchécoslovaquie

  • Mars-septembre 1939, le corridor de Dantzig et la guerre contre la Pologne


Chapitre XXIII : La guerre de 1939-1945, l’Apocalypse de l’humanité

Tuer, détruire

La guerre industrielle et la guerre totale

La guerre à l’est

Les exterminations raciales

L’Allemagne vit aussi sa passion
Chapitre XXIV : 1945-1950 : Une paix pleine de larmes

Les chocs : Auschwitz, Hiroshima

Les destructions humaines et matérielles

L’impossible mais rapide reconstruction

Les débuts de la guerre froide

SIXIÈME PARTIE : L’EUROPE UNIE depuis 1950, Naissance d’une nation européenne
Chapitre XXV : 1950-1957 : La naissance des institutions européennes

Chapitre XXVI : 1957-1989 : Plus grand que Charlemagne, l’élargissement

Chapitre XXVII : 1989-2004 : La chute du Mur et le deuxième élargissement

Chapitre XXVIII : 2004-2012 : De la crise au fédéralisme

PREMIÈRE PARTIE : L’EUROPE DES RÉVOLUTIONS,

A la poursuite des événements (1789-1799)
Chapitre I : 1776-1788 : Les révolutions atlantiques

1776-1788 : Les révolutions aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse et en Hollande)

1776 est sans doute l’année de la rupture mentale. Aux États-Unis est proclamée la Déclaration d’indépendance le 4 juillet à Philadelphie. En Angleterre, Gibbon publie Le déclin et la chute de l’Empire romain, en rupture avec plus d’un millénaire d’interprétation historique ; Adam Smith proclame dans La richesse des nations, le rôle moral et pratique du travail et du marché. Ce mouvement révèle un changement profond des mentalités qui travaillent les sociétés à travers des élites urbaines qui atteignent un seuil critique permettant de passer à l’action.

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Les difficultés des années 1780 offrent des « troupes » à ces élites avides d’un nouveau rôle et de nouvelles expériences politiques. Entre 1773 et 1783, les États-Unis inventent l’indépendance, la démocratie et l’individu, avec le soutien opportuniste de la monarchie française. A Genève, en 1782, éclate une révolution politique et sociale inspirée pour partie de la lecture de Jean-Jacques Rousseau. Ici, la monarchie française joue la carte d’un lent étouffement. Dans les Provinces-Unies en 1787, la révolution reprend les anciens cadres républicains du XVIIème siècle. La France menace alors d’intervenir. Ces quatre révolutions connaissent une unité des idées et aussi des hommes, mais avec des circonstances stratégiques différentes et des organisations institutionnelles d’une étonnante diversité.

1783-1788 : Les difficultés financières de la monarchie française

En 1783, à la veille de la Révolution, le traité de Paris officialise l’indépendance des États-Unis et la défaite britannique. La France est redevenue la première puissance européenne. La monarchie française est l’archétype, voire le seul modèle de monarchie dite absolue, en fait administrative. La dette issue de cette victoire va rapidement révéler les limites d’un régime qui cristallise toutes les oppositions des noblesses, des parlements, des bourgeoisies, du peuple des villes et bientôt du monde des campagnes. Les noblesses divisées n’ont qu’un point d’accord, la critique du roi. Elles deviennent le moteur d’une succession de conflits et de ruptures.

En 1787, les notables à Vizille, dans le Dauphinois, s’opposent aux représentants de la monarchie sur des questions financières (la taxation des nobles), juridiques et administratives (critique des intendants).
Chapitre II : Mai-octobre 1789 : La Révolution, l’impromptu français

En août 1788, face aux difficultés financières de son Trésor, le roi propose la convocation des États généraux. Le premier problème que pose cette convocation est celui des modalités, puisque depuis 1614 ces États n’avaient plus été réunis. Qui faire venir ? Sur quels critères de choix ? Pour la noblesse et le clergé, le relatif petit nombre permet des réunions par ordres relativement efficaces. Pour le Tiers-État, il n’y a pas de règles. La pratique débouche sur une sorte de suffrage universel confus. Chaque communauté villageoise mandate un délégué. Par différents degrés est sélectionné un représentant. Parallèlement, les cahiers de doléances sont rédigés dans chaque village et ville, apportant une coloration extrêmement diverse des problèmes du pays et des solutions proposées. En Bretagne, certains souhaitent la destruction des pigeonniers et dénoncent la présence excessive des Juifs et des Protestants. Les pigeons étaient sans doute nombreux, les autres beaucoup moins ! A Marseille, les revendications des travailleurs du port ont une forte coloration sociale. A Paris, on propose des textes constitutionnels. Partout, les routes sont dénoncées de manière contradictoire : là où elles existent, on se plaint de la proximité consécutive des agents du fisc ; où elles sont absentes, on dénonce l’enclavement ou l’isolement. A la demande du Tiers-État, le roi octroie le doublement de ses représentants (600 députés), le mettant à égalité avec les deux autres ordres réunis. Cette modalité était inspirée des assemblées de notables. Cependant, comment va-t-on voter ? Par ordres ou par têtes ?
A l’ouverture des États généraux le 5 mai 1789, la question n’est pas tranchée. Après le discours du roi, le ministre Necker expose les difficultés du Trésor royal mais aucun des vrais problèmes n’est abordé. Le tiers-État refuse que les trois ordres soient séparés et demande que le travail soit effectué en commun. Les privilégiés et le roi refuse. Le 17 juin, le tiers se proclame Assemblée nationale et légifère aussitôt en matière de finances. Le 20 juin, la nouvelle assemblée jure « de donner une constitution à la France ». Le 22 juin, 150 membres du clergé rejoignent le tiers ! Le lendemain, le roi propose, en assemblée plénière, quelques réformes mais demande aussi la séparation des ordres. Devant le refus des députés du tiers (dont Mirabeau), le roi capitule et engage même la noblesse et le clergé à se joindre au tiers. Le 9 juillet, l’Assemblée nationale se proclame constituante. C’est la fin de la monarchie absolue.
Des deux côtés, la royauté et l’Assemblée, la peur s’installe. Le 11 juillet, le roi fait venir des régiments à Paris et renvoie Necker et les ministres libéraux. Le 14 juillet, la foule parisienne pille l’Arsenal, l’hôtel des Invalides, puis prend la Bastille. Le 17 juillet, le roi se rend à Paris et retire ses troupes. L’émigration des nobles commence. La violence s’installe à Paris et dans les campagnes, la Grande Peur déclenche des révoltes paysannes contre leurs châtelains. Le 4 août, face à cette vaste agitation, les députés proclament l’égalité devant l’impôt, abolissent les droits féodaux sur les personnes et déclarent rachetables les droits sur les propriétés.

Entretemps, le travail constitutionnel commence. Les députés se divisent suivant leurs affinités : les aristocrates, partisans de l’Ancien régime ; les monarchiens, partisans d’une monarchie à l’anglaise ; et les patriotes constitutionnels, regroupant le tiers et les nobles libéraux. Voulant donner un préambule de droits fondamentaux à la future constitution, l’Assemblée proclame le 26 août, la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen. A l’automne, les crises financière et frumentaire s’accentuent. Le 5 octobre, la foule en colère ramène la famille royale à Paris, aux Tuileries. Prisonnier, le roi ne tient plus son pouvoir de Dieu mais de la Nation. L’Assemblée s’installe à la salle du Manège, mais elle doit aussi compter sur le nouveau pouvoir des clubs révolutionnaires : le club des Jacobins avec Barnave, Robespierre, Mirabeau ; le club des Cordeliers (avril 1790, plus à gauche) avec Danton, Desmoulins, Marat, Hébert.
Chapitre III : 1789-1792 : La monarchie constitutionnelle, l’échec

La lente déchéance de Louis XVI ; la guerre contre les Austro-Prussiens (avril 1792)

Face à la menace de banqueroute, l’assemblée « nationalise » le 2 novembre 1789, les biens du clergé estimés par Talleyrand à près de 3 milliards de livres. Des billets nommés assignats sont émis, « assignés » sur ces « biens nationaux ». Les assignats deviennent très vite de simples papiers-monnaie, dont les émissions se succèdent, déclenchant ainsi une formidable inflation. Le 13 février 1790, les ordres monastiques sont supprimés et le 14 mai, les biens nationaux sont vendus par lots aux enchères. Le 19 juin, les titres nobiliaires sont abolis. Le 12 juillet, l’Assemblée vote la Constitution civile du clergé. Désormais, les clercs sont élus par les assemblées locales et non plus nommés par Rome. Le 14 juillet, la fête de la Fédération, en présence du roi, réunit sur le Champ-de-Mars à Paris les 14 000 délégués des Gardes nationales créées dans chaque province. La réconciliation entre le roi et son peuple s’affiche. L’euphorie est à son comble ; elle ne va pas durer.
Le 3 janvier 1791, l’Assemblée exige un serment des clercs à la Constitution civile. En mars, le pape Pie VI condamne celle-ci ; au sein du clergé, les prêtres jureurs s’opposent alors aux prêtres réfractaires. La France rompt ses relations diplomatiques avec Rome, mais le roi est accablé par la décision du pape. Se sentant menacé directement, il établit des relations secrètes avec le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, et l’empereur Léopold II, frère de la reine. Le 20 juin, le roi et sa famille s’enfuit. Arrêté à Varennes, il est ramené à Paris sous escorte de la Garde nationale. Les partisans de la république demandent la déchéance de Louis XVI, refusée par les monarchistes. Le 17 juillet, un rassemblement d’antimonarchistes est réprimé par La Fayette. Effrayés par cette émeute, les monarchiens quittent le club des Jacobins (où reste Robespierre) et créent le club des Feuillants (Barnave, La Fayette, Sieyès).

Le 13 septembre, Louis XVI accepte la nouvelle constitution enfin votée par l’Assemblée. Elle tient en 3 points : une Assemblée législative unique de 745 députés élus au suffrage censitaire à deux degrés ; un exécutif composé du roi « des Français » et de ses ministres, responsables devant lui ; un droit de véto royal ne pouvant excéder 4 ans.
La Législative se réunit le 1er octobre. Elle regroupe à droite les constitutionnels, issus du club des Feuillants ; au centre, la masse des indépendants ; à gauche, les Brissotins et les révolutionnaires les plus avancés, issus des Jacobins et des Cordeliers. A noter que les aristocrates ont disparu. Beaucoup se sont enfuis et regroupés avec des troupes à Coblence, autour des comtes de Provence et d’Artois, frères du roi. Face à cette menace, la colère monte à Paris contre ces royalistes, partisans de l’Ancien régime, mais aussi contre l’empereur et le roi de Prusse qui par la déclaration de Pilnitz (27 août 1791) menacent directement la France pour mettre le roi « en état d’affermir » son pouvoir.

Au club des Jacobins, Robespierre, pacifiste, s’oppose au belliciste Brissot. Les brissotins ou girondins deviennent ministres et le 20 avril 1792, le roi déclare la guerre à François II, fils de Léopold, « roi de Bohême et de Hongrie », tandis que le roi de Prusse déclare la guerre à la France.

Face aux premières défaites, les Girondins s’opposent au roi. Celui-ci accepte de renvoyer sa garde mais refuse la formation d’un camp de 20 000 fédérés à Paris. Le 15 juin, un ministère feuillant est constitué. Le 20 juin, les patriotes parisiens, les sans-culottes, envahissent les Tuileries et humilient le roi. Celui-ci est perçu comme le principal bénéficiaire en cas de défaite et donc de fait comme un traître. Le 11 juillet, l’Assemblée déclare la Patrie en danger ; 15 000 volontaires affluent à Paris. Le 25 juillet, la déclaration de Brunswick, commandant des austro-prussiens, menace Paris de destruction en cas d’outrage à la famille royale, ce qui attise la colère des Parisiens. Le 10 août, les fédérés et les sans-culottes prennent les Tuileries. Le roi est suspendu par l’Assemblée et emprisonné avec sa famille à la prison du Temple.
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