Chapitre 4 : L’Entre-Deux-Guerres





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Chapitre 4 : L’Entre-Deux-Guerres
Introduction : nouvelles Relations Internationales
Selon la volonté du point 1 de Wilson, on a une diplomatie ouverte qui se fait par grandes conférences et devant une presse de journalistes spécialisés (Cérilis, Albert Londres aujourd’hui seul reste Charles Enderlin)
Le tournant de 1929 va mettre à bas le projet de la SDN. Ainsi, Aristide Briand, Prix Nobel de la Paix, Secrétaire Général de la SDN dira « Avant il y avait une SDN, aujourd’hui il n’y a que des pays » dénonçant le protectionnisme et le début des xénophobies.
Au moins jusqu’en 1930, on a l’impression de a possibilité d’un monde désarmé (Traité de Washington en 1922 qui détruit des navires)


I / « La Grande Illusion »
Les anciens combattants ont l’espoir que la paix est définitive et qu’il s’agira de la « der des der »


  1. URSS & USA sur la touche


Cette paix ne concerne cependant pas 2 géants :


  1. URSS


 Elle reconstitue, de fait, l’Empire Russe avec l’armée rouge menée par Trotski et annexe purement et simplement Ukraine, Arménie, Géorgie,…Seuls les pays baltes et la Pologne échappe au joug soviétique.
Ce premier totalitarisme naît dans la Guerre Civile russe (1919-1921) la plus terrible de l’Histoire.

En 1920-21, l’Empire Russe est reconstitué et gouverné par Lénine, un homme d’Etat réaliste qui refuse le rêve d’une révolution mondiale voulue par Trotski (Rosa Luxembourg, Bela Kun,..) qui sera condamné à l’exil.

Lénine concentre les forces de la jeune Union à l’intérieur avec les réformes économiques de la NEP et mène avec Tchitcherine est Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères de 1918 à 1930 une première « coexistence pacifique » pour attirer les capitaux (malgré le non-remboursement des emprunts).
On voit même l’amorce d’une reconnaissance par l’Allemagne de Weimar avec le Traité de Rapallo (16 avril 1922) entre Tchitcherine et Rathenau avec liens commerciaux privilégiés selon la « clause de la nation la plus favorisée » (introduite par le Traité de Francfort de 1871) pour les importations venant d’un pays tiers. Ce traité contient une clause secrète qui permet aux Allemands de s’entrainer en URSS sur des maquettes.

La NEP relance l’économie et les puissances occidentales reconnaissent l’URSS en 1924 (après victoire du Cartel des Gauches d’Herriot) pensant qu’un jour les dettes seraient reconnues.

Après la mort de Lénine en 1924, Staline crée le Komintern pour faire pression sur les démocraties par l’intermédiaire des Partis Communistes, force de réserve pour l’URSS.

En Chine, Sun Yat-Sen meurt en 1925 laissant le pays aux mains des seigneurs locaux de la guerre. Tchang KaÏ-Tchek crée le Kuomintang, parti nationaliste et xénophobe pour recréer un pouvoir crédible en Chine mais devra s’opposer au Kominform dirigé dès 1930 par Mao Zedong qui essaye de prendre les villes.

Mao comprend vite que le modèle léniniste est inapplicable car la Chine est très peu industrialisée, instaurant une doctrine basée sur les bases rurales : le maoïsme.

En 1929-30, la guerre idéologique reprend mais Staline comprend vite que la principale menace pour l’URSS vient du fascisme et en 1934 change la stratégie des partis communistes.


  1. USA


Après la défaite électorale de Wilson en 1919, USA ne reconnaissent pas le Traité de Versailles, n’intègre pas la SDN et désarme tous les Sammies. L’Amérique se ferme complètement sur elle-même et le puritanisme WASP qui rejette tous les non-protestants et instaure la prohibition.

Le principe « America First » se traduit aussi par l’augmentation soudaine des droits de douane surtout avec la crise économique.

Raymond Aron dans la République Impériale montre que les USA évoluent 2 politiques :

L’unité US s’était terminée sur fond de guerre avec un véritable vol du Texas, puis du Nouveau-Mexique, de l’Arizona et de la Californie. En 1867, USA achètent l’Alaska à la Russie puis prennent les îles Hawaii s’installant ainsi comme puissance pacifique.

En 1898, le cuirassé Maine explose dans le port de La Havane, le Président Grover Cleveland accuse immédiatement l’Espagne (or c’était un accident du à l’instabilité de la poudre) et envoie des volontaires (pas de déclaration de guerre officielle). C’est finalement l’Espagne qui déclare la guerre aux USA mais se heurte à des navires modernes et aux meilleurs équipages du monde entrainés à la chasse à la baleine dans les mers les plus dangereuses du monde.

Cette guerre hispano-américaine de 1898 dure 10 mois (premiers camps par les Espagnols) et après la défaite de la Vieille Espagne, les USA installent un protectorat sur les Philippines, Cuba et Porto Rico débutant ainsi leur politique impérialiste.
USA utilisent politique de la « porte ouverte » en Chine pour y installer des missions et développent une « doctrine Monroe renforcée » créent des zones d’influences défendues par le « big stick ». La Mer des Caraïbes et le Pacifique doivent ainsi devenir des « méditerranées américaines ».

En 1903, la construction du Canal de Panama est concédée aux USA et en 1905 la paix de la guerre russo-japonaise est signée à Portsmouth (New Hampshire) tempérant la victoire japonaise.

Roosevelt crée les Marines appelés à intervenir dès qu’1 citoyen US est menacé à l’étranger (libérer 1 otage dans le Rif en 1905).

USA projette déjà le « Plan Orange » (imaginé par le Parti impérialiste) : attaque du Japon pour défendre les Philippines


  1. La Petite Entente


La France, cherche, elle, une alliance de revers pour contrer un éventuel retour du militarisme allemand.




Traité de Belgrade (14 août 1920) : unit Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Roumanie pour une alliance défensive dite « Petite Entente » protégée de fait par la France

Accord d’amitié franco-polonais de 1924 réaffirme la relation privilégiée entre la France et la Pologne.
La diplomatie française ne réussit La « Petite Entente » cependant pas à lier ses différents alliés (contrairement à la Triple-Entente)
Louis Barthou, Ministre des Affaires Etrangères jusqu’en 1934 pense à signer une alliance avec l’URSS dont il sait qu’elle est d’abord d’opposée aux nazis. Mais Barthou meurt en 1934 à Marseille (près de la Préfecture) après l’assassinat du Roi Alexandre Ier de Yougoslavie.
Le Prince Paul successeur d’Alexandre Ier s’éloigne de la « Petite Entente » sous la pression de Mussolini mais cette alliance ne mourra définitivement qu’avec la Conférence de Munich qui dépèce la Tchécoslovaquie.
La France commet une erreur stratégique en dissociant une diplomatie offensive avec la « Petite Entente » et moyens militaires défensifs (on oublie la concentration d’avions et de chars) avec la Ligne Maginot. La France n’a donc pas les moyens de venir défendre ses alliés en Europe Centrale (Hitler comprendra ainsi qu’il peut y faire ce qu’il veut).
Seuls quelques hommes comme le Colonel De Gaulle dans Vers l’armée de métier pense à concentrer des forces telles que l’ennemi n’osera pas attaquer (ironiquement son principal lecteur sera Erwin Rommel)


  1. « L’Allemagne paiera »


Après WW1, la France est très fortement endettée auprès des USA & UK (32 mds de francs-or) et son budget est dirigé vers les pensions d’anciens combattants qui constituent son principal budget (Maginot est Ministre d’Etat aux Anciens Combattants) ;
La France cherche donc à se payer sur l’Allemagne en occupant la Ruhr notamment avec des tirailleurs sénégalais (Allemands parleront de « honte noire ») mais manque malgré tout d’argent. Elle demande des fonds à la GB mais celle-ci oppose une fin de non-recevoir car pour elle la France reste la puissance militaire n°1 en Europe (son but est la non hégémonie en Europe)

En 1925, les Druzes se révoltent contre le mandat français au Liban (Révolution Syrienne) armés par GB qui espère récupérer tout le Proche-Orient.
En 1922, la France est sur le point de déclarer la banqueroute. Poincaré décide donc de prendre un gage productif pour obtenir réparation de l’Allemagne (132 mds de marks-or en 30 annuités). Or, l’Allemagne est en crise économique, sociale et politique (coups d’Etat des corps francs, du Docteur Kapp en 1919, d’Adolf Hitler : Putsch de la Brasserie à Munich) et ne paye rien.
Le 11 janvier 1923 : 2 divisions françaises occupent la totalité de la Ruhr (y compris sur la rive droite du Rhin : Dortmund, Essen,…). GB condamne immédiatement cette intervention et le Chancelier Wilhelm Cuno puis Stresemann emploie pour la première fois la théorie de la « désobéissance passive » (inventée par Henry David Thoreau puis appliquée par Gandhi et Luther King). Les ouvriers allemands refusent donc de produire dans leurs usines obligeant les français à faire venir leurs propres ouvriers.

L’Allemagne fait cependant tourner la planche à billet pour rembourser d’où une crise inflationniste sans précédent (1 million de mark pour une baguette).

Les USA trouvent une solution avec le Plan Dawes qui prévoit une indemnité de 1 à 2,5 Mds de mark-or par an sur 5 ans ce qui sauve la France de la banqueroute.

En 1924, avec la victoire du Cartel des Gauches, la France se retire de la rive droite du Rhin.



  1. « Arrière les canons »


En 1924, l’économie est enfin redevenue une économie de paix avec l’apparition de la publicité venue des USA qui crée un emballement économique dans les années 1920
Aristide Briand (1862-1932) : nantais, co-fondateur de la SFIO avec Jaurès en 1905, rapporteur de la loi de 1905 et Président du Conseil & Ministre des Affaires Etrangères pendant la WW1 soutenant Wilson et sa « sécurité collective ». Il prononcera à Genève le discours « Arrières les canons, arrière les mitrailleuses ! » qui lui vaudra le Prix Nobel de la Paix puis le Secrétariat Général de la SDN.

Il fait un simple calcul : l’Allemagne reste démographiquement plus forte que la France, il vaut donc mieux lui tendre la main.

En face, Gustav Stresemann veut préserver la paix tout en grignotant Versailles pour redonner à l’Allemagne son rang de puissance : il invente ainsi le verbe « finasser ».


  • Traité de Locarno (16 Octobre 1925) : l’initiative de Briand, Stresemann & Austen Chamberlain permet la réunion d’une conférence internationale pour régler le contentieux des frontières allemandes. Stresemann reconnaît toutes les clauses de Versailles sur les frontières à l’Ouest (après ratification par le
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