Programme national imprimés : 50% BnF; 50% autres bibliothèques partenaires = 36 millions





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Conseil scientifique de la BnF du 9 mars 2010


Après que Bruno Racine a fait le point sur l'enrichissement des collections, les travaux sur le site Richelieu, les expositions en cours et à venir, et que Nancy Green a exprimé des réserves quant à la destruction de l'escalier monumental de Richelieu, Bénédicte Hamon prend la parole pour une déclaration liminaire.

La participation des personnels de catégorie C au vote au Conseil scientifique
Bénédicte Hamon (représentante du personnel, liste FSU)

 S’exprime au nom de l’ensemble des représentants du personnel de la BnF.

 Considérant qu’au même titre que les personnels de catégorie A et B, les personnels de catégorie C sont concernés par les orientations scientifiques de l’établissement, elle demande leur intégration au Conseil scientifique.
Réponse de Bertrand Wallon (directeur délégué aux ressources humaines de la BnF)

 A voir avec l’institution, à voter au CTP.

Le « Grand Emprunt » et la numérisation
Bruno Racine (Président de la BnF)

Développe les points relatifs à l’ordre du jour du Conseil scientifique :

 Numérisation / Grand emprunt

  • Seul 25% de la dotation peut être considérée comme une subvention ; les 75% restant correspondent à un partenariat public / privé.

  • Le Grand emprunt doit avoir un rôle de levier sur l’économie nationale.

 Question : comment appliquer ces fonds à des projets de numérisation ?

  • Les 750 millions sont déposés à la Caisse des dépôts qui distribue sur projets des fonds aux différentes institutions concernées : INA / CNC / RMN / BnF.

 Réf. « Rapport Tessier » : créer avec une entreprise un partenariat.

  • Les collections numériques sont à considérer comme un actif. Il s’agit donc d’un accroissement du patrimoine de l’État par la numérisation des collections patrimoniales.

 Quels types de revenus peuvent être générés par la numérisation ?
Denis Bruckmann (directeur des collections de la BnF), Nicole Da Costa (directrice de la stratégie et de la recherche à la BnF)

 Présentation du programme de numérisation de la BnF

  • Programme national imprimés : 50% BnF ; 50% autres bibliothèques partenaires = 36 millions.

  • Histoire de France ; colonies

  • Droit ; histoire du droit

  • Science ; médecine ; sciences naturelles

  • Littérature ; littérature jeunesse

  • Histoire de l’art (partenariat avec l’INHA)

  • Presse quotidienne nationale (actuellement : périodiques clandestins de la résistance ; à venir : presse de droite ; presse enfantine).

  • Phonogrammes (conservation + exploitation) : tous les 78t (300 000) + 350 000 autres. Vers un portail de téléchargement payant.


Modalités d’utilisation du Grand emprunt

 Public / privé : numérisation de contenus sous droits qui peuvent ensuite être vendus.
Enjeux d’un partenariat avec Google

 Inclusion et mise à disposition du patrimoine du 20e siècle, pour une bonne représentation du patrimoine français dans le paysage global.
Roger Chartier (historien et président du Conseil scientifique de la BnF)

 Prend un ton assez vif pour introduire le débat induit par les interventions précédentes.

 Il a sur la table devant lui, entre autres papiers, l’entretien de B. Racine pour le journal Libération à propos de son livre Google et le nouveau monde, et se scandalise de la formulation vague systématiquement employée par le Président de l’établissement pour désigner les « partenaires » potentiels de la BnF dans le cadre du plan de numérisation des collections. Chacun sait, en effet, et est en fait sensé entendre, sous ce terme générique de « partenaires », un seul partenaire véritablement visé, à savoir Google.

 Il se scandalise également d’un autre sous-entendu contenu dans le premier : celui que la position critique à l’égard de cette entreprise serait celle tenue par des rétrogrades fermés à toute vision, ou toute discussion, sur l’avenir. Ceux-ci seraient ainsi des sortes de censeurs qui l’empêcheraient de prononcer clairement le nom de Google, de peur de provoquer leurs foudres.

 Enfin, il indique qu’il s’oppose à ce que de Conseil scientifique soit instrumentalisé de façon à servir de caution à des actions de l’établissement avec lesquelles il ne serait pas en accord.

Après cette introduction, il expose les termes du débat :

 Numérisation = réflexion sur les collections ; recherche de cohérence.

  • Comment définir les priorités ?

  • Qui sont les acteurs du privé visés par la stratégie du Grand emprunt ?

  • Le Grand emprunt définit-il des partenaires ou non ?

  • A quel moment de la numérisation ce partenariat intervient-il (pendant la numérisation ; pour la commercialisation des fonds…) ?

  • Sommes-nous dans une logique d’entreprise ?

  • L’implication du privé se fait-elle en termes de mécénat, d’entreprenariat ?

 Ambiguïté du terme « valorisation » :

  • Vers un public plus large, ou valorisation économique ?

  • Attention à la question de l’appropriation privée du patrimoine public !

  • Référence à l’interview de B. Racine à Libération à l’occasion de la publication de Google et le nouveau monde.



Bruno Racine


 Introduit sa réponse en exprimant le souhait que le débat ne s’envenime pas. Il n’y a, selon lui, aucune raison à ce que les échanges ne restent pas cordiaux et détendus.

Il en vient à la réponse proprement dite aux questions posées :

  • A propos de l’exhaustivité, elle est ciblée : presse + audiovisuel.

  • Grand emprunt : ne pas confondre avec mécénat.

  • Public / privé = entreprises privées qui doivent avoir un retour sur investissement.

  • Critère d’appréciation = impact sur l’économie française, en ce sens il n’y a pas de restriction pour les entreprises partenaires.

  • La bibliothèque doit rester maîtresse de l’utilisation de ses fichiers, ce qui n’exclut pas des valorisations faites par des entreprises partenaires.

  • Référencement par Google = enjeux important.


Michèle Sacquin (représentante du personnel, liste CFDT)

 Demande comment est envisagée la question de la sauvegarde dans les plans de numérisation ?

 Indique que pour les collections du 19e, la numérisation nécessite un travail de re-catalogage.
Nancy Green (Directrice d'études à l’EHESS)

 Pose la question de la conservation des collections numérisées en soulevant le problème de la non pérennité du support numérique, et celui de la rapide obsolescence des logiciels permettant d’en lire les contenus.

 Évoque la question centrale du référencement, qui est la force principale de Google, et dont le processus reste obscur pour les partenaires qui lui apportent des contenus. On sait que le référencement n’est pas le même d’un pays à l’autre. Il faudrait savoir quel mode de référencement sera appliqué par le moteur de recherche aux contenus que nous mettons à sa disposition.
Christian de Boissieu (Conseil d'analyse économique)

 Débat = imposer aux opérateurs privés le respect d’impératifs liés au service public.
Lucile Trunel (CFDT)

 Exprime les craintes du personnel concernant la faisabilité du projet de numérisation dans la mesure où l’Emprunt national ne constitue pas une ressource pour le personnel affecté aux tâches qui lui sont liées. En effet, le travail envisagé est à la fois un travail de numérisation de « masse », et un travail qui doit avoir la précision de la « dentelle ». Devant être effectué en 5 ans, ce projet suppose un rythme soutenu et l’implication d’un grand nombre de personnes.

 Elle remarque, par ailleurs, que la participation d’entreprises privées se porte toujours, quand il s'agit du domaine public, sur ce qui peut « rapporter » (comme Gallica), mais jamais sur les infrastructures lourdes et onéreuses (comme le stockage des données) dont tout le monde s'accorde à penser qu'elles doivent rester à la charge de l'Etat.
Georges Gottlieb (représentant du personnel, liste FSU)

 Revient sur le Grand emprunt dont les sommes seront allouées au 3/4 contre l'obligation de faire entrer la BnF dans des partenariats privés. Il souligne que cela ne répond pas à une nécessité économique. La BnF pourrait choisir un financement 100% public pour la numérisation de ses collections, comme le fait le Japon, pourtant de tradition libérale !

 C’est en fait une position dogmatique. Le libéralisme ambiant exige de faire entrer à tout prix la logique de l'intérêt privé dans le domaine public, avec à terme l'idée de « sortir » Gallica de la BnF pour en faire une sorte de « société mixte » (première étape d'un processus de privatisation) où l’on aurait à la fois du patrimonial et du sous droits, du gratuit et du payant. Quid du pilotage de cette société ? Plus par la seule direction de la BnF, en tout cas.

 Dans cette logique, Google est envisagé comme le « Grand partenaire », B. Racine montrant une fascination quasi-enfantine pour ce « gros moteur » soi-disant incontournable alors que ses performances en termes de qualité de numérisation sont très critiquables (cf. : le rapport Alban Cerisier) si on les compare à ce qui a été déjà réalisé dans Gallica.
Denis Gasquez (représentant du personnel, liste CGT)

 S’inquiète également d’un processus de privatisation du portail numérique de la BnF.
Catherine Serre (CGT)

 Déduit du caractère exceptionnel de l’« allocation » du Grand emprunt l’absence des préoccupations relatives à la préservation pour le programme de numérisation qui lui est lié. En effet, ce cadre exceptionnel est contradictoire par rapport à l’objectif de pérennité de la numérisation des collections.

 Elle rappelle que l’emprunt peut éventuellement financer des emplois ponctuels, mais pas de poste permanent.
La « Réforme » du Haut-de-jardin
Denis Gasquez (CGT)

 À propos de la réforme du Haut de Jardin, il exprime la préoccupation du personnel face à l’importance de la réduction de l’offre documentaire en libre accès dans les salles « Littérature et art » et « Philosophie, histoire et sciences de l’homme ».

 Il affirme la nécessité du maintien de la diversité linguistique dans les collections, ainsi que celle d’une offre « fine » en histoire, concernant, notamment, l’histoire de la colonisation.
Catherine Serre (CGT)

 Elle rejoint Denis Gasquez pour s’alarmer d’un désherbage du libre accès dans les salles du Haut de Jardin, il s’agirait de supprimer 10 à 20 % des collections.
Roger Chartier

 Dans cas, il s’agirait alors non plus de « désherbage » mais de « déforestation » !
Bénédicte Hamon (FSU)

 Remercie Roger Chartier pour son affirmation d’une position ferme tenue par le Conseil scientifique dans les discussions sur les différents projets de l’établissement, et son refus que le Conseil scientifique ne soit qu’une instante d’enregistrement des décisions de la direction de la BnF. Elle insiste également sur la richesse des argumentations développées par les représentants du personnel et les universitaires au sein de cette instance lors des derniers conseils et s’étonnent que les doutes exprimés à plusieurs reprises par les différents participants aient été si peu pris en compte, notamment en ce qui concerne la « Réforme » du Haut-de-jardin.

 Après cette introduction, elle demande que la question de la « Réforme » du Haut de Jardin soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil scientifique. Elle souligne l’urgence de ce débat dans la mesure où les inquiétudes et critiques des personnels (chefs de service et directeurs de département compris, largement sceptiques quant aux orientations énoncées), non prises en compte jusqu’à présent, s’exacerbent très nettement et que tout va très vite puisque les programmistes sont déjà à l’œuvre et que des mesures préconisées par la « Réforme » ont déjà été mises en place dans les départements (réduction déjà massive des collections en littérature et art).
La séance se clôture sur la réponse de Jacqueline Sanson, directrice générale de la BnF, qui accepte que la Réforme du Haut-de-jardin, fasse l’objet d’un point lors du prochain Conseil scientifique.

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