Mme Claire Ly





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date de publication06.03.2017
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COMMENT REVIVRE APRES LES HORREURS DE L’ANGKAR

AU CAMBODGE ?

Mme Claire Ly




(Angkar, c’est l’organisation communiste des Khmers rouges)
BONJOUR !

Ce mot est exprimé avec les deux mains jointes. Le geste est appelé le mandra,un mot tiré du Sanskrit, qui veut dire « changer de décor ».Quand on se rencontre en Asie, on ne se fait pas la bise comme en France. Pour dire « bonjour » on tient les deux mains jointes, geste symbolique en Asie et dans mon pays d’origine, le Cambodge, pour exprimer l’offrande d’une fleur. On n’offre pas n’importe quelle fleur, mais un lotus, la fleur sacrée du Bouddhisme. Au Cambodge les gens sont Bouddhistes à 85%, c’est la religion d’Etat. Quand on présente une fleur, on ne la porte pas n’importe comment, il faut garder fermés les dix doigts des mains.

On offre un bouton de fleur, et en écartant les doigts c’est une fleur qui s’ouvre, et cela n’est pas très poli. Il y a aussi une façon de présenter une fleur selon l’âge de la personne en face. Si la personne a le même âge que vous, on tient la fleur en dessous de son propre menton. Si la personne est plus âgée on élève la fleur jusqu’au nez, et si la personne a l’âge de vos parents ou un rang social très élevé, par exemple le Père Abbé, il faut élever la fleur jusqu’au front. Pour cette raison au Cambodge quand on se rencontre on annonce son âge pour permettre à l’autre de savoir où mettre la fleur. Je suis arrivée en France en 1980 comme réfugiée politique et on m’a envoyée à Alès dans le Gard. Dans la tradition khmère, si la personne ne dit pas son âge on doit lui le demander. Alors en France j’ai demandé l’âge aux gens. J’étais surprise que les Françaises ne me disaient pas leur âge, mais me demandaient « quel âge vous me donnez ? » Dans la politesse khmère, si la personne vous dit 40 ans, on lui dit qu’elle doit en avoir 5 ans de plus ! Et cela est logique quand on pense à la position de la fleur et l’expression du respect. Mais vous imaginez qu’au départ je ne me suis pas fait beaucoup d’amis en France !

Je vous raconte cela pour illustrer que changer de culture est parfois difficile.
Notre partage de ce matin se fera en deux temps. Le premier temps, c’est ce que j’appelle l’itinéraire de conversion, et dans un deuxième temps nous aborderons la grâce de l’hospitalité.

Je suis née dans la tradition bouddhique, mais des éléments fondateurs vont changer le cours de mon histoire personnelle. Je qualifie cet élément ‘une rencontre inaugurale’.  Qu’est ce que cela veut dire ? C’est une rencontre qui ouvre une autre perspective, qui me propulse dans une autre compréhension de moi-même. Elle relève la plupart du temps de l’imprévu, elle chasse tout calcul de notre part et parfois elle se présente comme une rupture. On parlera ce matin des irruptions non-maîtrisables par notre volonté. Cette rencontre est très difficile à vivre et je l’ai vécue au Cambodge où la tragédie de Pol Pot a fait 2 millions de morts sur une population de 7 millions ! Les 3 pays voisins, Laos, Thaïlande et Vietnam ont été sous le régime communiste. Au Cambodge les Khmers rouges communistes ont voulu installer une société nouvelle, purement khmère. Mais attention au mot pur ! Une race pure, méfiez-vous ! Ils ont commencé à supprimer tous les responsables, notables et chefs de service. C’est ainsi qu’ils ont tué mon père, qui était dans l’industrie du bois, du bois de luxe, pour l’exportation en France. Notre famille avait l’habitude de passer les vacances en France. Ils ont aussi fusillé mon mari, qui était directeur de banque, donc pour eux il faisait partie des impérialistes. Mon frère qui était député et mon frère cadet qui était commerçant ont également été fusillés. Ce frère cadet était marié à une Française, donc également impérialiste. Ensuite tous les intellectuels ont été envoyés à la rizière pour être purifiés. Moi-même, j’étais professeur de philosophie et directrice de l’Institut National pour la traduction des livres scolaires français en cambodgien. Je faisait partie des gens qui ont appris, à l’âge de 12 ans : « nos ancêtres les Gaulois ». Alors du jour au lendemain toute la population du Cambodge était transférée en travailleurs non-rémunérés. Et je faisais partie de ce peuple mauvais. J’avais avec moi un enfant de 3 mois et j’étais enceinte de 2 mois. Le mal n’était pas un mal lointain, mais un mal matérialisé et réalisé par une instance étatique, alors comment faire ?

Pourquoi cela ? Comment trouver une réponse à cette question angoissante, pourquoi cela ?

Pour les Bouddhistes, c’est la loi du karma. L’enseignement bouddhiste, le Samsara (c’est un mot tiré du Sanskrit), parle d’un mal circulaire, le mandala. Tout est appelé à changer dans cette vie. Dans le Bouddhisme il y a l’image de la roue avec un monstre et les représentations des différentes étapes, dont le monde affamé, et la divinité qui s’appelle Mara. Il y a le monde des bêtes affamées avec les 3 animaux qui représentent les 3 grandes fautes : le porc, le serpent (méchanceté, haine, colère) et le coq (l’avidité). Tout cela détermine notre prochaine naissance.

Dans le Bouddhisme on a la loi de la rétribution de nos actes : nous sommes les seuls responsables de nos actes. Notre société de consommation est comparable au monde affamé. On passe d’un état à l’autre : homme/animal/etc. C’est l’acte et sa conséquence. Le bouddhiste que j’étais allait vivre un échec important : mon incapacité intellectuelle et spirituelle d’accepter la loi de la rétribution de nos actes. Les Khmers rouges ont instrumentalisé la religion ; la perte de mon père, de mes frères, c’était de ma faute ?

J’ai dit NON, je ne mérite pas cela. Alors j’ai vécu une grande rupture avec ma culture religieuse. Mais attention ! Quand j’entends parler des chrétiens dire « nous subissons » pour expliquer et justifier le mal, nous le subissons par la suite d’un passé de péchés collectifs, et cela est encore la loi de la rétribution. On a changé les victimes en coupables qui deviennent des victimes expiatoires. Cela devient quelque chose de presque invivable, j’ai fait cette expérience dans ma chair. La violence se transforme en cruauté quand un homme prend plaisir à torturer un autre homme. Une fois que j’ai vécu cela, qu’est ce que j’ai fait ?

J’ai vécu le sentiment du mauvais au sens de la morale courante. La bouddhiste que j’étais m’a fait quand même comprendre que je ne méritais pas cela. J’ai cherché dans un enseignement autre que celui du Bouddha ce qui pourrait m’apaiser. Mais là-bas je me suis rendu compte que je pourrais partir dans une mauvaise direction, c'est-à-dire dans la méchanceté, la vengeance, la haine et la colère. En tant que bouddhiste je savais très bien que cela serait quelque chose d’extrêmement mauvais. Mais comment m’en sortir, y a-t-il une porte ? Dans la tradition bouddhiste il y a une porte de sortie qui s’appelle la maladie mentale. Bien qu’elle n’existât pas, on pouvait l’inventer ! Par cette porte mentale il y a tout ce qui est mauvais en nous, c’est ce que la psychologie moderne appelle le bouc émissaire. Par exemple, quand on est en colère on donne un coup de pied à la porte. Pourtant, quand on est en colère, on n’a pas en face de soi un objet, mais un être vivant. Alors j’ai appelé le Dieu des Occidentaux et cela je l’ai décrit dans un de mes deux livres. C’est lui qui m’a montré tout ce qui est mauvais en moi. Et pourquoi le Dieu des Occidentaux ? Parce qu’en 1975 l’Occident était coupable de toutes les guerres, de toute l’idéologie communiste, car enfin le marxisme n’était pas né dans un pays asiatique, mais bien un produit de la culture judéo-chrétienne. Et cela, que vous le vouliez ou non ! L’idéologie des Khmers rouges était venue du marxisme, né en Russie. Donc quelque part il y a une relation avec le Dieu des Occidentaux, qui pour moi était coupable. Alors j’ai commencé à passer mon temps à l’insulter, mais aussi à ne plus accepter la loi du karma et tout ce qu’on m’avait toujours expliqué. Cette rupture avec la loi du karma a créé un espace de liberté intérieure avec l’irruption d’une altérité qui me permettait de vivre. Au bout de 2 ans, moi, la bourgeoise, j’étais devenue une paysanne capable de reconnaître un trou dans la terre fait par un rat ou un mulot. J’ai accouché sans l’aide d’un médecin ni d’un gynécologue et cela s’est très bien passé. C’est une fonction naturelle de la femme et on n’a besoin de personne.

Et malgré des privations de toutes sortes je n’ai pas été malade. Après 2 ans je me sentais fière de moi-même et j’ai parlé au Dieu des Occidentaux en lui disant : « là-haut Tu as bien vu que je suis une femme forte, quelqu’un qui a réussi à survivre ! » et je lui ai dit en marchant : « Tu sais pourtant bien que je suis Bouddhiste », mais il n’y a pas eu d’applaudissements, heureusement ! Je me sentais très forte et la Bouddhiste que j’étais, c’est peut-être une illusion ? Ce n’est pas que mon univers a changé, mais il s’est passé quelque chose d‘extrêmement important.

De 1975 à 1977 j’ai été murée en moi-même, car quand on souffre on est plein de soi-même et il n’y a plus de place pour les autres. Après cela je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule victime, qu’il y en avait beaucoup d’autres. La Bouddhiste que j’étais n’avait pas de mots pour le dire, mais elle a bien senti que l’accompagnement n’est pas simple et qu’elle n’a pas voulu rester étrangère à la violence. Quand on a réussi à partager la souffrance avec d’autres en faisant connaître la réalité, on n’est plus étranger à cela. Si l’on peut regarder différemment, changer d’angle, on devient plus légère et accompagnée. Moi, le papillon épinglé, je vais devenir un cerf volant. Le cerf volant est le jeu le plus populaire en Asie. Je vous propose de nous arrêter un moment à l’image du cerf volant. La Bouddhiste que j’étais n’était pas destinée à garder le silence. Tout a été prévu à partager : pour que le papillon devienne un cerf-volant il a fallu seulement des mots pour s’exprimer. Mais les mots, je vais les trouver où ? Les mots, je les ai trouvés dans l’Evangile quand je suis arrivée en France en 1980. J’ai eu une rencontre avec l’Evangile de Jésus Christ et ces mots m’ont permis de parler de ma première rencontre. Pourquoi l’Evangile m’a-t-il donné les mots dont j’avais besoin ?

En arrivant en France comme réfugiée politique, je n’avais pas d’argent pour acheter quoi que ce soit. Je vivais mal la charité, le regard de l’autre me traversait et je vivais mal la situation d’une pauvre. Le Père André qui m’accompagne aujourd’hui faisait partie du comité d’accueil. Alors bien qu’il sût que j’étais Bouddhiste il n’a pas fait de prosélytisme. Il m’a aidé à me mettre à la cuisine, à la mode et j’ai été respectée. Mais tous les prêtres sont très malades, car ils sont toujours en train de courir. Un jour l’Evêque est arrivé et il a parlé d’une parole prononcée par Jean Paul II : la Miséricorde. Alors, comme il était applaudi par les Catholiques, afin de les connaître il fallait que je lise « La Miséricorde » écrit par Jean Paul II.

Ensuite j’ai demandé l’Evangile au Père André, mais il ne me l’a pas passé en disant : « il y a des lectures de préparation ». Pourtant j’ai quand même lu l’Evangile directement ; combien la vie de Jésus de Nazareth m’a interpellé ! On lit avec ce qu’on porte en soi-même, avec la charité et les blessures reçues de l’autre. Tout cela m’a donné la ficelle pour envoyer le papillon épinglé. Et vous comprenez bien, un cerf volant au bout d’une ficelle prendra de l’altitude, il commence à voler compte tenu du vent. Voilà la condition pour accepter la souffrance.
Et maintenant je vais vous parler de la transmutation qui, dans le Bouddhisme, est représentée par une fleur de lotus ou par le nénuphar. Je vous montre le nénuphar sur la photo prise dans la rizière en 2004 lors de mon voyage de mémoire que j’ai fait avec ma fille. Le lieu est le charnier où mon père et mon mari ont été fusillés avec 300 autres hommes. Les corps ont été laissés sur place pour faire peur. Ensuite des gens sont venus pour mettre les corps dans le charnier. Et c’est bien là où l’eau s’est accumulée et les fleurs poussent. Et pourquoi les fleurs de lotus et du nénuphar représentent-t-elles pour le Bouddhisme l’après de la transmutation ?

Parce que ces fleurs poussent là où il y a des cadavres et où l’eau est abondante. Après un événement mauvais quelque chose de bien se manifeste. Une fleur très belle, c’est la transmutation, l’action de la grâce.

Je vous ai parlé de mes malheurs, mais la vie ce n’est pas cela, tout dépend comment on voit Dieu qui est appelé Amour. Dieu n’a pas attendu que je sois quelqu’un de bien pour marcher avec moi.

La transmutation magnifique pour une femme, c’est la contraction douloureuse pendant la conception de la vie. La Bouddhiste d’hier est devenue chrétienne aujourd’hui. J’ai été baptisée en 1983 et je suis devenue fille de l’Eglise de France. Le cœur de ma foi chrétienne se trouve dans cette phrase écrite dans Marc 8,29 : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Cette foi est la Croix de l’Eglise. Mais nous les Asiatiques nous n’aimons pas les gens nus et pour cela, dans l’Eglise de Battambang, la ville où je suis née en1948, le Christ en Croix a été habillé d’un pantalon. Avec une écharpe traditionnelle.

Pour être disciple authentique de Jésus Christ, j’ai besoin de savoir comment je puis servir l’autre, mais qui est l’autre ? J’ai l’impression que le Seigneur va m’envoyer à ma première demeure, cela veut dire écouter la voix de la Bouddhiste que j’ai été. Quand au Cambodge je rencontre des catholiques, je suis consciente d’être fille de l’Eglise de France, car j’ai reçu mon baptême en France. L’Eglise de France est la vieille dame à côté de l’Eglise du Cambodge, mais c’est elle qui m’a instruite dans ma foi en Jésus Christ. Cette appartenance me permet de vivre dans l’autre, c'est-à-dire dans la Bouddhiste que j’ai été. Je qualifie cela relation intra-religieuse et cela se passe à l’intérieur de ma personne.

Intra veut dire toucher le cœur quand le bon grain n’est pas encore rentré à l’intérieur de la personne. Ce dialogue intra-religieux demande une grande maturité spirituelle, donc quant à moi, il faut encore attendre un peu…
Il y a certaines conditions à remplir :

1 Bien connaître la tradition d’origine de sa famille et de sa culture. Il faut adhérer personnellement à la religion. J’ai été ancrée dans une famille bouddhiste et quand j’ai commencé à enseigner la philosophie en 1968, je n’aimais pas les missionnaires qui étaient envoyés dans mon pays. Je me disais : « que viennent-ils faire ici, on a déjà une religion et on n’a pas besoin d’une autre !». Alors avec des collègues enseignants nous avons cherché les origines du Bouddhisme et à l’âge de 20 ans je suis devenue une Bouddhiste militante.
2 L’inconditionnel de ma foi chrétienne.

Au début, après mon baptême, j’avais une compréhension erronée de ma conversion. Je l’avais comprise comme un changement de religion, de voie spirituelle. En Asie on ne parle pas de religions, mais de voies spirituelles. Par exemple on suit la voie de Jésus Christ ou la voie de Mahomet. Ceci rejoint les Actes des Apôtres où ils parlaient de la Voie. Au début je pensais avoir changé de voie spirituelle, mais il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que le Christ est universel. En tant que disciple du Christ il faut aussi retourner à la tradition spirituelle d’origine. Quand on a rencontré le Christ il faut retourner à Jérusalem, donc quelque part il y a un renvoi, un renvoi à la première demeure, et ma première demeure était le Bouddhisme. Mais aujourd’hui j’appartiens au Christ et cela sans contestation possible. Il est nécessaire de chercher une harmonie entre celle que j’ai été et celle que je suis aujourd’hui. L’harmonie, c’est la valeur principale de la vie. En Occident on parle beaucoup de liberté, de droits de l’homme, mais en Asie on ne peut pas le comprendre, si cette liberté n’amène pas à l’harmonie. C’est ainsi qu’en Matthieu 13, 52 le Royaume des Cieux est comparé à un maître de maison. Je peux dire que ma première demeure, la voie bouddhique, était une voie libératrice que le Bouddhiste cherche dans le Nirvana, donc ailleurs. C’était la connaissance libératrice. On peut dire : « est ce que la connaissance n’a pas besoin de l’amour, et l’amour n’a-t-il pas besoin de la connaissance ? » Et cela je l’appelle l’enveloppe de l’interreligieux, donc la relation réciproque. Il faut traverser la frontière pour rentrer dans la maison de l’autre. Et nous sommes tous à la frontière. Comment cette interpellation est-elle possible ? L’hospitalité n’est pas un droit, c’est une requête, elle est toujours à demander et l’autre est en droit de la refuser. Il faut s’attendre à cela. L’hospitalité fait penser à la globalisation.

Comment allons-nous traverser la frontière ? Nous n’aurons pas à imposer nos idées. Tout discours demande un espace de vide, pour que l’autre puisse se joindre à nous.

La vérité ne nous appartient pas et il faut traverser la frontière pour rentrer chez l’autre.

_________________
Livres de Claire Ly :

« Revenue de l’enfer : quatre ans dans les camps des Khmers rouges » Atelier 2002

« Retour au Cambodge : le chemin de liberté d’une survivante des Khmers rouges » Atelier 2007

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