Panorama de presse 28/04/2009 revue de presse ffr sommaire





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PANORAMA DE PRESSE




28/04/2009




REVUE DE PRESSE FFR

Sommaire

ACTUALITE ETRANGERE (1 Document)

AFP Sport - 27/04/2009 - Transfert - Barkley revient à Bath après la blessure de James   (197 mots)


LONDRES, 27 avr 2009 (AFP) - Le club de rugby de Bath a annoncé lundi avoir réengagé le ...

TOP 14 PRO D2 (7 Documents)

AFP Sport - 27/04/2009 - Top 14 - Bourgoin s'engage à mettre ses comptes en conformité sous peu   (327 mots)


BOURGOIN, 27 avr 2009 (AFP) - Le CS Bourgoin-Jallieu a annoncé lundi "une régularisation ...

L'Equipe - 28/04/2009 - BOURGOIN DIT AVOIR LES GARANTIES FINANCIÈRES. - « Fort de l’engagement de la mairie de Bourgoin-Jallieu  (289 mots)


BOURGOIN DIT AVOIR LES GARANTIES FINANCIÈRES. - « Fort de l’engagement de la mairie ...

L'Equipe - 28/04/2009 - C’est l’année Lorenzetti  (566 mots)


« J’AI TENDANCE à ne pas complimenter très souvent. Au point d’apparaître un peu injuste. ...

L'Equipe - 28/04/2009 - « Tout sera plus facile »  (156 mots)


IL A REÇU L’ÉQUIPE dans la salle du conseil d’administration de Foncia, géant de l’immobilier ...

L'Equipe - 28/04/2009 - « Je ne mène pas une fronde »  (227 mots)


Pierre-Yves Revol vient de succéder à Serge Blanco comme président de la Ligue. Ses ...

Sud Ouest - 28/04/2009 - Les chiffres de la discorde  (459 mots)


FRONDE Limitation des masses salariales et faiblesse des droits télé agacent les clubs les plus ...

AFP Sport - 27/04/2009 - Pro D2 - Narbonne: saison terminée pour le centre Sébastien Régy   (128 mots)


NARBONNE, 27 avr 2009 (AFP) - Le centre de Narbonne (Pro D2) Sébastien Régy, ...

DIVERS (2 Documents)

L'Expansion - 01/05/2009 - La crise met KO le sport dopé au business  (2752 mots)


Sponsors, investisseurs et entreprises serrent leurs budgets. Dirigeants ou sportifs, ils vont ...

L'Equipe - 28/04/2009 - « Le beau mélange d’une chevalerie et d’une gouaille »  (306 mots)


Il aime le cyclisme, le tennis, la voile et le rugby bien sûr. Pour lui, un bon chef d’entreprise ne ...

ACTUALITE ETRANGERE



AFP Sport
Lundi 27 Avril 2009 - 18:51 - Heure Paris (197 mots)

Rugby-ENG

Transfert - Barkley revient à Bath après la blessure de James
LONDRES, 27 avr 2009 (AFP) - Le club de rugby de Bath a annoncé lundi avoir réengagé le demi d'ouverture international anglais Olly Barkley, pour combler le vide après la blessure du Sud-Africain Butch James, touché à un genou et absent peut-être jusqu'à la fin de l'année.

Ancien joueur de Bath, Barkley, parti cette saison à Gloucester, a signé un contrat de deux ans et s'est dit prêt à batailler pour le poste de N.10 avec Ryan Davis, international anglais des moins de 21 ans, et James une fois rétabli.

"Quand j'ai décidé de quitter Bath pour aller à Gloucester, je cherchais un nouveau défi (...). Mais j'ai réalisé pendant cette saison que mon cœur était vraiment à Bath et je pense que même si j'ai fait de mon mieux à Gloucester, il est bon pour moi personnellement de revenir à Bath", a-t-il déclaré.

Barkley faisait partie de l'équipe anglaise du Mondial-2007, mais il a perdu sa place au profit de Toby Flood, Andy Goode et Danny Cipriani.

am/fc/jfm


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TOP 14 PRO D2



AFP Sport
Lundi 27 Avril 2009 - 15:17 - Heure Paris (327 mots)

Rugby-TOP-FRA

Top 14 - Bourgoin s'engage à mettre ses comptes en conformité sous peu
BOURGOIN, 27 avr 2009 (AFP) - Le CS Bourgoin-Jallieu a annoncé lundi "une régularisation imminente de sa situation financière" conformément aux souhaits de la DNACG, organe de contrôle financier de la fédération française de rugby, indiquant avoir déjà réuni 1,2 million euros auprès des collectivités locales.

La Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) avait exigé en 2008 que le propriétaire du CSBJ, l'indutriel Pierre Martinet, résorbe un passif de deux millions d'euros, en versant la moitié dans les caisses du club fin décembre 2008, et le reste entre mars et juin.

M. Martinet, à la tête du CSBJ depuis 13 ans, avait transmis ses parts le 16 février à l'association CSBJ-Rugby, présidée par René Flamand, qui gérait jusque là la rugby amateur, pour un euro symbolique, mais en lui laissant la charge de combler le déficit avec le soutien des collectivités.

"Fort de l'engagement de la mairie de Bourgoin-Jallieu et des collectivités locales, René Flamand, président du club, sera en mesure de présenter dans les meilleurs délais toutes les garanties et assurances financières nécessaires à la clôture de la saison 2008-2009", fait savoir le club dans un communiqué.

Environ 1,2 million d'euros ont été versés au club, et les dirigeants du CSBJ ont déposé jeudi 23 avril un recours auprès de la DNACG afin de retarder jusqu'à fin juin le versement du solde, a précisé la direction.

"L'argent versé va permettre un fonctionnement normal jusqu'à la fin de la saison, la somme manquante constitue un fonds de réserve, obligatoire, mais qui n'est pas nécessaire au fonctionnement", a souligné la direction du club.

cnp/syd


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Mardi 28 Avril 2009



BOURGOIN DIT AVOIR LES GARANTIES FINANCIÈRES. - « Fort de l’engagement de la mairie de Bourgoin-Jallieu
BOURGOIN DIT AVOIR LES GARANTIES FINANCIÈRES. - « Fort de l’engagement de la mairie de Bourgoin-Jallieu et des collectivités locales, René Flamand, président du club, sera en mesure de présenter dans les meilleurs délais toutes les garanties et assurances financières nécessaires à la clôture de la saison 2008-2009 », a fait savoir hier le CS Bourgoin-Jallieu dans un communiqué. Environ 1,2 million d’euros a été versés au club, et les dirigeants du CSBJ disent avoir déposé jeudi 23 avril un recours auprès de la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion afin de retarder jusqu’à fin juin le versement du solde. Du côté de la DNACG, hier soir, on n’avait pas eu connaissance de cette demande. Par ailleurs, les effets d’annonce à répétition des Berjalliens ne plairaient pas beaucoup à la DNACG, qui attend les pièces comptables avec impatience pour juger si elle rétrograde ou pas le club isérois en Pro D 2. - A. R
LIONS : LE REMPLAÇANT DE O’LEARY CONNU DANS DIX À QUATORZE JOURS. - Pas de précipitation pour Ian McGeechan. Alors que le forfait du demi de mêlée irlandais Tomas O’Leary (fracture d’une cheville) est officiel depuis dimanche, le sélectionneur écossais des Lions a annoncé hier que le nom de son remplaçant ne sera rendu public que « dans dix à quatorze jours ». « Il y a encore des matches de rugby à voir », a poursuivi McGeechan. Ils sont cinq à pouvoir prétendre à cette place : les Écossais Chris Cusiter et Mike Blair, le Gallois Dwayne Peel, l’Anglais Danny Care et l’Irlandais Peter Stringer.

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Mardi 28 Avril 2009



C’est l’année Lorenzetti
Après le succès de Michel Desjoyeaux dans le Vendée Globe,c’est le Racing-Métro, qu’il préside et dont il est actionnaire majoritaire, qui accède au Top 14.
« J’AI TENDANCE à ne pas complimenter très souvent. Au point d’apparaître un peu injuste. Parce que je considère qu’ici bas donner le meilleur de soi-même est normal. » Pourtant, quelle réussite que cette « seconde vie professionnelle ».
Il explique : « J’ai développé Foncia (1), sept cents agences et cabinets présents en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en France. Puis, il y a deux ans, j’ai fait une introspection. J’ai quatre enfants, mais je ne souhaitais pas une dynastie Lorenzetti. Il y a d’ailleurs dans cette forme d’héritage quelque chose d’injuste. Alors, j’ai cédé l’entreprise (2) en choisissant la Banque Populaire, un groupe mutualiste. »
Tel est Jacky Lorenzetti (61 ans), qui a « toujours considéré que le rôle de l’entreprise n’est pas de faire de l’argent mais de s’inscrire dans la société ». Cette année, le Racing a établi des records de critiques portant sur le nombre de ses joueurs étrangers. Il dit : « Encore un peu, et il va y avoir les bons Français contre les méchants étrangers. Derrière la couleur de la peau, il y a des hommes qui sentent le rugby de la même façon. J’imaginais, dans le monde du rugby, des comportements plus généreux. »
Un jour sinistre, son ami pilote automobile Jean-Louis Laffosse se tue dans la ligne droite des Hunaudières, pendant les 24 Heures du Mans. Lorenzetti va continuer, pour la famille de l’ami disparu, à diriger l’usine, qui fabrique des roues pour Ligier, Renault et Lotus. En plus de son travail, naturellement. Puis, à trente-neuf ans, il se fait pilote de rallye : « J’allais assez vite. » Au point de remporter en 1995 une étape du Championnat de France.
Il parle tranquillement de son parcours tout simple. D’abord, l’école hôtelière à Lausanne, puis le retour, à Paris, auprès d’un père travaillant depuis l’âge de douze ans, qui avait sous ses ordres une centaine d’ouvriers. En 1972, ils décident ensemble de se lancer dans la promotion immobilière. Il évoque le père, dont le grand plaisir était de mettre les bottes de chantier chaque jour, le frère qui les avait rejoints puis leur séparation à cause de « leur tempérament latin ». Et il souligne : « Je suis de nationalité suisse, émigré de la troisième génération venue du Tessin. Quand j’ai vendu Foncia, si j’avais regagné mon pays d’origine, j’aurais fait une jolie plus-value. » Le voilà vice- président du conseil de surveillance dans une nouvelle vie où se mêlent le rugby et le sport, la propriété de deux vignobles dans le Bordelais, le goût conservé de l’immobilier, la volonté d’investir dans des PME « afin d’aider les entrepreneurs ».
Michel Desjoyeaux, qui passe au siège de temps en temps : « Un jour, j’avais décidé de le tutoyer, et il a vendu Foncia. Quand j’ai vu la somme... Je ne suis parvenu à le tutoyer que récemment. » - O. M.
(1) Le groupe Foncia est une entreprise d’administration de biens et de transactions immobilières.
(2) Il a vendu son entreprise en janvier 2007 pour un montant évalué à 800 millions d’euros.


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Mardi 28 Avril 2009

PRO D 2



« Tout sera plus facile »
JACKY LORENZETTI, le président du Racing, pense que la promotion de son club en Top 14 va aider sa croissance dans tous les secteurs.
IL A REÇU L’ÉQUIPE dans la salle du conseil d’administration de Foncia, géant de l’immobilier français qu’il a fondé. Deux heures et demie d’entretien, une performance pour un homme qui affirme « avoir horreur de parler de lui ». Jacky Lorenzetti (61 ans) est possédé par la passion d’entreprendre et de réussir dans l’ordre et l’intelligence. Pour lui, la grande aventure de la montée du Racing-Métro 92 en Top 14 commençait par le recrutement d’un directeur général en charge du sportif. Ce fut Pierre Berbizier dont, pendant six mois, le nom de code fut « Jésus ». « Parce qu’on l’attendait comme le Messie ! Berbizier, c’était le bon Dieu. » Parfois, l’humour c’est si sérieux.

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Mardi 28 Avril 2009



« Je ne mène pas une fronde »
Pierre-Yves Revol vient de succéder à Serge Blanco comme président de la Ligue. Ses premières décisions, salary cap ou mise en place de quotas de joueurs formés en France, ont satisfait certains présidents, en ont heurté d’autres.
Jacky Lorenzetti : « Le salary cap est un échec en Angleterre. La vraie jauge, c’est la masse salariale qui ne doit pas dépasser 55 % du budget. Pierre-Yves Revol a écrit que les nouveaux investisseurs du rugby devaient suivre les règles. Je lui ai répondu : "En fait, ces nouveaux investisseurs doivent suivre de nouvelles règles protectionnistes qui les freinent." Je ne mène pas une fronde, je suis un légitimiste. J’ai annoncé une réunion (le 6 mai) avec quelques présidents de club afin d’apporter un éclairage différent. Que va dire Bruxelles devant cette volonté d’instaurer le salary cap, de limiter les joueurs étrangers ? L’important, c’est que tous ses acteurs sachent gérer la popularité croissante du rugby. Que le Top 14 soit passionnant, l’année précédant la renégociation des droits télé. Je demande au diffuseur un simple rééquilibrage entre le foot et le rugby (29,5 millions d’euros annuels pour le rugby actuellement et 668 pour le football). Il nous faut donc une élite attractive. »

OLIVIER MARGOT

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Edition de TOUTES



Mardi 28 Avril 2009
RUGBY Top 14
Les chiffres de la discorde

FRONDE Limitation des masses salariales et faiblesse des droits télé agacent les clubs les plus nantis


Sports RUGBY Top 14 Les chiffres de la discorde ARNAUD DAVID S'agit-il d'un vent de fronde qui risque de déstabiliser la Ligue ou d'une simple poussée de fièvre passagère comme le rugby professionnel en a connu de nombreuses ? Ainsi que le révélaient hier nos confrères de « L'Équipe », quelques présidents de clubs parmi les plus nantis se réuniront le 6 mai, à la veille de l'assemblée générale de la LNR à Orly, pour exprimer leur désaccord avec les mesures que Pierre-Yves Revol, le patron de la Ligue, souhaite mettre en place pour limiter les masses salariales. Qui sont-ils ? Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Métro fraîchement promu en Top 14 qui est à l'initiative de la réunion, Mourad Boudjellal, son homologue de Toulon, Daniel Derichebourg, celui de Brive, mais aussi Paul Goze, le président de Perpignan. « Mais j'y vais pour participer, ce n'est pas une mise en cause du pouvoir ou de l'homme qui l'exerce », prévient ce dernier. René Bouscatel, le président de Toulouse qui a le premier contesté les nouvelles dispositions de la LNR, n'en sera pas. « Quand j'ai des choses à dire je le fais en assemblée. » Marcel Martin, président du syndicat des clubs professionnels, n'a pas non plus été invité alors qu'il planche sur le dossier. « Ça sera donc un shadow cabinet », ironise-t-il. « Pas des putschistes » Que reprochent les « nouveaux » investisseurs à la politique de la LNR ? De vouloir tirer le rugby français vers le bas en empêchant ceux qui en ont la capacité d'attirer des joueurs prestigieux. « La limitation devrait être proportionnelle au budget global du club, estime Lorenzetti. Mais nous ne sommes pas des putschistes. Nous voulons trouver des solutions. » Mais ce n'est pas leur unique grief. Leur autre combat porte sur une revalorisation des droits de retransmission du Top 14 (29,5 millions d'euros par an dont 26 de Canal +), jugés trop faibles par rapport à ceux perçus par la Ligue 1 de football (668 millions dont 465 millions de Canal +). Le contrat entre la LNR et la chaîne cryptée s'achève en 2011 mais les chiffres du récent Toulon - Toulouse (1,1 million de spectateurs contre 2,54 millions pour Bordeaux - Lyon) leur permettent de souligner que le rapport de 1 à 20 entre les deux sports n'est pas justifié par les scores d'audience. En affirmant que le Top 14 est sous évalué, ils lancent un débat (lire ci-dessous) où ils peuvent gagner des alliés.





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AFP Sport
Lundi 27 Avril 2009 - 20:16 - Heure Paris (128 mots)

Rugby-D2-FRA

Pro D2 - Narbonne: saison terminée pour le centre Sébastien Régy
NARBONNE, 27 avr 2009 (AFP) - Le centre de Narbonne (Pro D2) Sébastien Régy, sérieusement touché au genou gauche samedi contre Pau, sera indisponible au moins six mois, a-t-on appris lundi auprès du club audois.

Régy (23 ans, 1,79 m, 90 kg) a été touché à la 3e minute du match remporté par les siens 21 à 15 et les examens passés lundi ont révélé un arrachement du ligament antérieur du genou gauche.

Le Narbonnais, qui sera également absent pour le début de la saison prochaine, se fera opérer début mai à Toulouse par le professeur Boussaton.

cor-mab/dbe/nk


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DIVERS


Vendredi 1er Mai 2009
Business Enquête
Repères
La crise met KO le sport dopé au business

Sponsors, investisseurs et entreprises serrent leurs budgets. Dirigeants ou sportifs, ils vont tous devoir apprendre de nouvelles règles du jeu, où l'argent ne coule plus à flots.


Ils ont débarqué à l'aéroport de Melbourne la mine chiffonnée après vingt-quatre heures de vol en classe économique. Les membres de l'écurie Renault de F1 n'ont pas encore couru leur premier Grand Prix de la saison que la rigueur décidée en haut lieu est déjà une dure réalité. Les mécaniciens de l'écurie sont priés d'occuper une chambre pour deux, de privilégier le bus dans leurs déplacements et de prendre à leur charge les frais de blanchisserie. Même le pilote Fernando Alonso, double champion du monde, aurait consenti une baisse de salaire. Oublié les frasques de la formule 1 que l'on disait glamour, dispendieuse et outrageusement sexy ? L'époque pas si lointaine où les Jaguar couraient à Monaco un diamant incrusté dans la carrosserie semble bel et bien révolue.

« C'est la fin des vingt glorieuses pour le sport business », proclame l'économiste Jean-François Bourg, du Centre de droit et d'économie du sport de Limoges. Victime collatérale du krach économique, le sport paie un lourd tribut à la crise : des clubs au bord du dépôt de bilan, des compétitions menacées, des disciplines privées de financement, des champions sans sponsor et des stades inachevés faute d'argent. « En deux décennies, le sport est devenu un secteur économique ouvert à tous les capitaux, poursuit Jean-François Bourg. Nourri par l'endettement et l'argent facile, il a rapidement prospéré. C'est ce qui a fait sa force. C'est aujourd'hui sa faiblesse. »

Les niveaux de salaires atteints dans le foot, la F1, le tennis et, plus récemment, le rugby ont entraîné dans leur sillage une inflation démesurée des droits télé et des contrats commerciaux. Au point que la bulle menace aujourd'hui d'exploser. Les performances de l'Inter Milan - en tête du championnat d'Italie mais lourdement en perte cette année - justifient-elles de verser à son entraîneur, José Mourinho, 11 millions d'euros par an ? Que dire des 3,2 milliards d'euros injectés en 2008 dans la formule 1 pour seulement 17 Grands Prix. Ou des 1,8 milliard d'euros acquittés par BskyB pour diffuser en exclusivité le feuilleton de la Premier League anglaise de football ? « On est tombé dans le déraisonnable. Les rémunérations des joueurs doivent redevenir en adéquation avec la réalité économique des clubs », explique Olivier Bischoff, directeur de la société de sponsoring Carat Sport. « Il est temps aujourd'hui d'éteindre l'incendie », a déclaré Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions, à propos des droits audiovisuels du football.

Il y a urgence. Pas une semaine ne se passe sans qu'un sponsor n'annonce son retrait de la compétition. Manchester United est prévenu depuis janvier : l'assureur AIG, en faillite, ne renouvellera pas son partenariat pour les maillots. Retrait aussi pour la banque néerlandaise ING, sponsor de l'écurie Renault. L'industriel américain Johnson & Johnson a annoncé qu'il ne poursuivrait pas son contrat avec le Comité international olympique, et la Banque Barclays, pressentie pour sponsoriser les JO de 2012, a rompu les discussions. C'était peu de temps avant qu'on apprenne les difficultés d'un autre sponsor olympique, l'opérateur de télécoms américain Nortel. Alors que le constructeur automobile General Motors dénonçait son contrat avec le golfeur Tiger Woods, les japonais Honda, Subaru, Suzuki et Kawasaki abandonnaient les circuits de F1, les pistes de rallye ou les stands de moto. Le tennis professionnel a perdu coup sur coup l'appui de Mastercard, de Sony Ericsson et de Mercedes.

Comment voulez-vous que des PDG qui ont actuellement une visibilité inférieure à deux mois sur la marche de leur entreprise aient envie d'aller parrainer une équipe de rugby, un joueur de tennis ou un circuit de golf ? » interroge un analyste financier. Il faut toute l'audace d'un Richard Branson pour choisir d'apposer sa marque Virgin sur une formule 1 en pleine tempête financière. Une façon de conjurer la crise. De l'audace, les milliardaires russes, islandais et américains n'en ont pas manqué lorsqu'ils se sont offert une partie du championnat anglais de foot. Mais combien de temps l'oligarque russe Roman Abramovitch, dont la fortune a été divisée par trois en un an, va-t-il subvenir aux besoins de Chelsea ? Quel avenir pour West Ham, lâché par l'homme d'affaires islandais Eggert Magnusson ?

Lorsque la géopolitique s'en mêle, c'est la tenue d'événements majeurs qui est menacée. Coorganisatrice de l'Euro 2012 avec la Pologne, l'Ukraine, durement frappée par la crise, pourrait ne pas tenir ses engagements. Tout comme Sotchi, en Russie, choisie pour organiser les JO d'hiver de 2014.

Voilà pour la partie émergée de l'iceberg, celle qui défraie la chronique. Mais le mal est plus profond : il touche les milliers d'entreprises qui sabrent discrètement dans leur programme de relations publiques. Ce que les argentiers du sport appellent « l'hospitalité ». « Réserver des loges VIP sur des événements ostentatoires et médiatisés frôle l'indécence en temps de crise, surtout lorsqu'on licencie », explique un analyste. Pour les clubs de football londoniens, dont les loges sont traditionnellement prisées des traders, des banquiers d'affaires et des avocats de la City, le coup est rude. « Parfois, ce n'est pas tant la crise du crédit que des questions d'image qui poussent les entreprises à faire des coupes dans leur budget », explique Olivier Michel, de Sport+Markt. Si Royal Bank of Scotland a renoncé à investir 30 millions d'euros par an dans la formule 1, c'est parce qu'au même moment elle recevait une aide massive de l'Etat. Intenable. Partenaire de Renault F1 depuis trente ans, Total fait cette année profil bas. « On retourne aux vraies valeurs du sport en se concentrant sur l'appui technique que nous apportons à l'écurie. Terminé les suites pour cinquante personnes sur les Grands Prix à raison de 3 000 euros par personne », explique un porte-parole. La filiale australienne de BMW a réduit de moitié le nombre de ses convives à Melbourne.

Autant de décisions qui désolent les sociétés chargées de gérer les droits sportifs. Philippe Blatter est à la tête d'Infront, une des plus grosses entreprises du genre. Il maintient que « le sport reste une plate-forme unique de communication, surtout en période de crise ». Et le neveu de Sepp Blatter, le patron de la Fifa, d'égrener les contrats récemment renouvelés, à l'image de Skoda avec la fédération internationale de hockey. Gilles Dumas, fondateur de la société d'études Sportlab, n'est pas loin de partager son avis : « Malgré les affaires, le dopage, la crise, LCL (ex-Crédit lyonnais), partenaire quasi historique du Tour de France, bénéficie d'une bien meilleure cote de popularité parmi les fans de cyclisme que dans le reste de la population. » Fidèle à son image de patron atypique du football français, Michel Seydoux, actionnaire du club de Lille, reste prudent, estimant qu'on n'a pas encore mesuré tous les effets de la crise. « L'industrie du foot est assise sur des contrats audiovisuels et de marketing de longue durée qui sont pour l'instant autant d'amortisseurs à la crise », fait observer Yves Wehrli, du cabinet d'avocats Clifford. D'ailleurs, Sepp Blatter a mis en garde contre une possible « seconde vague » du tsunami. Pour trouver un nouveau sponsor, après la faillite du groupe de tourisme XL Leisure, West Ham a dû diviser par deux ses prétentions. Or quinze clubs européens doivent renégocier leur « sponsor maillot » en 2010. Le Real Madrid remet en jeu ses 136 millions d'euros de droits télé en 2012. Tout comme la Ligue 1 en France. Si l'illégalité de l'exclusivité d'Orange est confirmée, 200 millions de droits télé partiront en fumée. « Les trois quarts des clubs vont alors se retrouver dans le rouge », prévient le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez.

Les PSG, OM, OL et Girondins de Bordeaux n'avaient pas besoin de ça. Comme chaque année, la plupart vont remette en jeu leur équilibre financier cet été lors du marché des transferts. « Les clubs français vendent traditionnellement plus de joueurs qu'ils n'en achètent. C'est comme cela qu'ils ont pu retrouver l'équilibre comptable. Or le risque est grand cette année de voir les clubs étrangers recruter moins en France », met en garde Vincent Chaudel, consultant à Ineum.

Plombé par 4 milliards d'euros de déficit cumulé, le foot anglais ne va pas faire de folies. Tout comme l'élite espagnole, dont six clubs sont dans une situation financière critique. Tel est le cas de Valence, qui a hypothéqué des terrains avant que la crise de l'immobilier espagnol réduise leur valeur à néant. « Vu le contexte économique, les deux acteurs majeurs du marché l'été prochain devraient être le Real Madrid, avec l'élection d'un nouveau président soucieux d'imprimer sa marque, et Manchester City, compte tenu de l'ambition affichée par les nouveaux propriétaires », pronostique Jean-Claude Blanc, directeur général de la Juventus de Turin. « Il y aura une purge, c'est inévitable. Les joueurs ont été les principaux bénéficiaires de la flambée des coûts, il est normal que la régulation du marché se fasse par là », prédit Michel Seydoux.

Dans les mois qui viennent, le supporter risque à son tour de devoir arbitrer ses dépenses. Même si Philippe Blatter, le patron d'Infront, s'en défend : « Le sport reste une plate-forme unique de communication, surtout en période de crise. C'est le dernier poste que les consommateurs sont prêts à sacrifier, assure-t-il. Ainsi, les 75 000 billets du match d'ouverture de la Coupe du monde 2010 de hockey sur glace qui aura lieu en Allemagne sont partis en cinq jours. » Il n'empêche, en Angleterre, les stades de rugby commencent à être désertés et une récente étude montre qu'un quart des fans de foot envisagent de résilier leur abonnement.

Tout cela conforte Michel Platini dans son combat pour un football moins mercantile. Installé dans son fauteuil de président de l'UEFA, l'ancien capitaine des Bleus profite de la crise pour esquisser les règles d'un nouvel ordre économique sportif. L'idée de renforcer le rôle des gendarmes financiers fait son chemin, mais le plafonnement des salaires passe mal. Si l'opinion publique s'emporte volontiers contre les stock-options des patrons, elle a encore du mal à diaboliser les salaires indécents des stars du ballon rond. Le grand argentier de la formule 1, Bernie Ecclestone, n'a pas non plus attendu la faillite du système qu'il a mis en place pour prendre des mesures radicales. L'an prochain, les écuries seront incitées à plafonner leur budget à 33 millions d'euros. « Le sport l'avait un peu oublié, mais c'est la performance relative qui est belle. Si toutes les équipes de F1 sont sur un pied d'égalité, les Grands Prix resteront un superbe spectacle », assure l'économiste Jean-François Bourg.

Les débats sont vifs entre ceux qui prônent un modèle ultralibéral et ceux qui militent pour une plus grande régulation. « Il faut faire vite, la précarité des athlètes lâchés par leurs sponsors risque de les rendre plus vulnérables à la corruption », prévient Stanislas Frossard, chargé de mission au Conseil de l'Europe. Or les opérateurs de paris sportifs déboulent en France. Les fédérations, les ligues et les clubs n'y voient pour l'heure qu'une source supplémentaire d'argent frais. Le risque est grand pourtant de voir les matchs truqués se généraliser. Et la glorieuse incertitude du sport se briser définitivement sous le poids de l'argent roi.

Un secteur à la croisée de tous les krachs
1/Southampton relégué en Bourse
Les marchés ont emporté dans leur chute les sept clubs de foot anglais cotés. Au bord du dépôt de bilan, Southampton a même vu son cours de Bourse suspendu en mars.

2/Andy Murray en froid avec sa banque
Renflouée par l'Etat, la Royal Bank of Scotland doit diviser par deux ses investissements dans le sport britannique. Dans le collimateur, son contrat avec le joueur de tennis Andy Murray.

3 et 4/L'automobile en marche arrière
Le constructeur japonais Honda est le premier à avoir annoncé son retrait des circuits de formule 1, les traditionnels bancs d'essai de l'industrie automobile. Menacé par la faillite, l'américain General Motors, lui, a renoncé à poursuivre l'aventure avec le golfeur Tiger Woods, ancien ambassadeur de la marque Buick.

5/Valence bute sur l'immobilier
Le Valence FC n'était plus en mesure de payer ses joueurs en mars car, pour s'offrir un nouveau stade, le club de foot a hypothéqué des terrains qui, après le krach immobilier en Espagne, ne valent plus grand-chose.

6/Abramovitch referme son chéquier
Actionnaire de Chelsea depuis 2003, Roman Abramovitch refuse désormais de renflouer le club de football londonien sans compter. L'oligarque russe a vu sa fortune (8,5 milliards de dollars) divisée par trois en un an.
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L'Olympique lyonnais perd sur tous les terrains : grand stade, coupe d'Europe, Bourse...

Le 25 février dernier, Gilles Pélisson, le patron du Groupe Accor, dévoile froidement son plan anticrise. Deux de ses marques, Novotel et Ticket-Restaurant, ne mouilleront plus le maillot pour l'Olympique lyonnais. « Le partenariat a délivré tout ce qu'il pouvait », a justifié Gilles Pélisson. Est-ce à dire que le club de football de Jean-Michel Aulas n'a plus de marge de progression ? L'OL se retrouve pour l'heure sans sponsor maillot à la saison prochaine, avec un projet de grand stade repoussé à 2013, un cours de Bourse en chute libre et des difficultés pour conserver son titre de champion de France. Voilà Jean-Michel Aulas face à une crise sans précédent. La méthode de l'ambitieux homme d'affaires lyonnais aurait-elle fait long feu ? « Non, le modèle de l'OL reste sain. Seulement, le club est handicapé par une équipe affaiblie qui arrive en fin de cycle », explique un initié du foot français. Jean-Michel Aulas ne l'entend pas de cette oreille. Le visage marqué par l'élimination de son club en Ligue des champions face à Barcelone, il s'en est pris violemment à l'organisation du ballon rond en France : « Si l'OL a failli, c'est la conséquence d'un système qui est à revoir. Il faut vraiment faire en sorte que l'élite ait envie d'être au plus haut niveau. » Cela fait des années que Jean-Michel Aulas revendique, pour rivaliser avec les grandes formations européennes, une répartition moins égalitaire des droits de retransmission télé.
« Sa plus grande erreur a été de vendre au marché un projet immobilier qui n'était en rien abouti », lui reproche un patron de club. Lorsqu'il s'est introduit en Bourse il y a deux ans, le septuple champion de France misait en effet beaucoup sur la construction d'un grand stade censé assurer des recettes solides et récurrentes. Un projet sans cesse repoussé par les vicissitudes administratives et politiques. La Bourse, elle, n'a pas apprécié : le titre a perdu 70 % de sa valeur.

Quatre preuves que le temps des folies est fini

Football et F1, les sports symboles de l'argent roi, sont directement touchés par le retournement de tendance chez leurs financeurs.





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Mardi 28 Avril 2009



« Le beau mélange d’une chevalerie et d’une gouaille »
Il aime le cyclisme, le tennis, la voile et le rugby bien sûr. Pour lui, un bon chef d’entreprise ne peut pas ignorer le sport. Mais il n’a jamais imposé une soirée foot à son épouse, ni à lui-même d’ailleurs. Il lit « un quotidien qui s’appelle L’Équipe, qui m’a toujours passionné ». Puis il sort un texte protégé par un cadre de bois du très jeune Antoine Blondin : « Partout où il joue, le Racing est en butte à l’animosité de la foule. »
Jacky Lorenzetti : « Je ne serais jamais venu au rugby ailleurs qu’au Racing. J’aime les fondations, les choses ancrées. Ce club est né en 1882. Il a donné 76 joueurs et 12 capitaines à l’équipe de France de rugby. Le Racing a remporté, tous sports confondus, 1 000 titres de champions de France, 53 de champions du monde, 93 médailles olympiques. Il symbolise cette valeur universelle : la loyauté dans le combat. Quand Éric Blanc et l’US Métro sont venus me trouver il y a trois ans, j’ai dit oui, persuadé de pouvoir allier les passions de l’entreprise et du sport dans cette région parisienne forte de 12 millions d’habitants. De ces gens très loyaux, j’ai reçu un Racing exsangue mais très bien géré. Ils avaient conservé l’école de rugby, leur honneur. Le Racing... Au fil du temps s’est créée l’image d’une élite très british. Mais aussi celle d’un combat pour l’impossible, qu’évoquait Gaston Bonheur : "J’aime dans le rugby qu’il fasse durer, vaille que vaille, de dimanche en dimanche, la nostalgie d’une chevalerie." Il existe une autre image, celle du départ pour Colombes et son paysage d’usines, celle des titis parisiens. Le beau mélange d’une chevalerie, d’une popularité, d’une gouaille. »

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