Bibliographie Résumé





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Université Cheikh Anta DIOP

Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation

Département d’Histoire et de Géographie

Section F1C1 – Groupe 16

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Rome : naissance et évolution



Thème :

Sous la direction de Mr Diagne :

Exposants

Sokhna NGOM

Cheikh Massar PENE

Malick SAKHO

Seydou NIANG

Ndeye Pathé NIANG

Mamadou Andioko SANE

Khadidia SAMBOU

Année scolaire 2012-2013

ROME NAISSANCE ET EVOLUTION

Sommaire

INTRODUCTION

  1. FONDATION DE ROME

  1. FONDATION LEGENDAIRE DE ROME

  2. ARCHEOLOGIE DE LA FONDATION DE ROME



  1. ROME SOUS LA ROYAUTE

  1. LES ROIS SABINS

  2. TARQUIN LE SUPERBE ET LA FIN DE LA ROYAUTE



  1. LA REPUBLIQUE ROMAINE

  1. FONDATION ET ORGANISATION DE LA REPUBLIQUE

  2. LA CONQUETE DE L’Italie ET DE LA MEDITERRANEE

  3. JULES CESAR ET LA FIN DE LA REPUBLIQUE



  1. L’EMPIRE ROMAIN

  1. AUGUSTE FONDATEUR DE L’EMPIRE 

  2. LES CRISES POLITIQUES 

  3. L’ECLATEMENT DE L’EMPIRE 

CONCLUSION

Bibliographie

Résumé

Introduction :

Rome fut le plus vaste Etat de l’Antiquité européenne. Sa naissance est associée à l’histoire légendaire des deux jumeaux, abandonnés et miraculeusement allaités par une louve, descendants du héros troyen Enée lui-même fils de déesse et fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars. L’un d’eux, Romulus, aurait fondé Rome en 753 avant J.C. sur la colline du Palatin. Ce regroupement de villages autour du Latium fut extraordinaire. D’après les archéologues, au VIIIème siècle avant J.C., Rome était un ensemble de villages faits de cabanes en bois.

Cette évolution historique a connu trois séquences : du royaume (-753 à -509) à l’empire (-27 à 476) en passant par la république (-509 à -27). Rome a progressivement étendu sa domination sur un vaste espace centré sur la Méditerranée, de la Maurétanie (actuel Maroc) à la Mésopotamie et de la Bretagne (actuelle Angleterre) à l'Égypte avant de disparaitre en laissant l'Occident aux barbares et l'Orient à Byzance. Les crises politiques conduiront à l’éclatement de l’empire.

  1. FONDATION DE ROME

  1. FONDATION LEGENDAIRE DE ROME


Longtemps après, les descendants d’Enée, deux jumeaux au berceau, Romulus et Remus, qu’on avait voulu noyer dans le Tibre furent miraculeusement préservés, nourris par une louve, puis recueillis et élevés par un berger. Devenus grands, ils décidèrent d’élever une ville à l’endroit même où ils avaient été si miraculeusement sauvés. Une querelle survint entre eux, Remus fut tué et Romulus resta seul maître du pouvoir. La nouvelle ville prit le nom de son fondateur. Cette légende, fruit d’une élaboration fort complexe en un temps où les mythes grecs de fondation fournissaient des nobles aux poètes et aux historiens.
Un petit peuple, celui des Romains, va très lentement soumettre ces populations si dissemblables. Les origines de Rome ont été tirées d’une légende, dont Romulus était le fondateur. Ce dernier descendant du Troyen Enée, après la prise de sa ville par les grecs, est venu s’établir dans le Latium. Son fils, Lule ou Ascagne, aurait fondé la ville d’Albe.

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Document 1 : La louve allaitant Romulus et Remus1

  1. TRACES ARCHEOLOGIQUES DE LA FONDATION DE ROME

Les résultats auxquels sont parvenus les archéologues qui ne cessent d’interroger le sol de Rome Permettent d’accepter l’idée que les premiers fondateurs de la ville soient parents des latins qui occupaient la région d’Alpe ; même faciès de culture entre les deux sites ; la date même avancée par les historiens romains la date fatidique de 753 av J.C., ou le 21 Avril ; Romulus aurait tracé le sillon sacré autour de ce qui devrait devenir Rome n’est pas grossièrement inexacte même si elle a été calculée, bien des siècle plus tard d’après quelques coïncidences chronologiques avec les annales de colonies grecques d’Italie. En revanche, le fait même de la fondation, le geste rituel qui créait une enceinte urbaine, sous le regard des divinités, ne semble guère pouvoir être reporté à une date aussi haute. Dans l’état actuel de nos connaissances, il parait probable que l’occupation du site de Rome ait eu lieu graduellement, peut être au cours du IVème ou VIIIème siècle av J.C., qu’elle ait été d’une population d’ incinérants, qui vivait essentiellement d’élevage de cueillette, et qui s’installa sur les pentes Nord et Est du Palatin, de la Vélia, de l’Oppius, du Viminal et peut être aussi de l’Esquilin. Il s’agissait du « village », non d’une ville. Pendant quelques temps les morts furent enterrés dans la dépression du forum, mais on trouve aussi des tombes sur le palatin, ce qui semble bien exclure l’idée que cette colline ait été choisie d’abord pour être le site d’une, comme le veut la tradition romuléenne, puisqu’une règle quasi absolue de la religion romaine ultérieure interdisait d’enterrer les morts à l’intérieur de la ville.

Cette situation dura jusqu’à la fin du VIIIème siècle ou au début du VIIème siècle. Puis les sépultures cessent sur le forum, comme si désormais la ville l’englobait. C’est sans doute en ce moment que remonte la fondation de Rome. Elle n’aurait pas eu lieu sur le palatin, ni par les soins d’un héros velu d’Albe et du pays latin, mais elle aurait été un acte administratif et religieux, d’inspiration étrusque. Ce qui était resté jusque-là une ligne des villages établis sur les collines « les sept monts » de Rome devenait une cité. Il subsiste peut être de cette transformation souvent dans la fête du septimontium, qui avait lieu chaque année et qui comportait une possession parcourant les antiques établissements préurbains. La Rome primitive apparaitrait donc comme une image réduite de la ligne Latine, dans laquelle le Mons Albanus était remplacé par le capitole, mais sur le capitole régnait Jupiter. La parenté entre les deux divinités n’avait jamais cessé d’être ressentie par les romains, jusqu’au temps de l’empire, le chef d’état romain ne manquait pas de célébrer la fête de Jupiter d’Albe, lors des féries latines.

Il est probable que la fondation de la Rome remonte au temps où le site, avec ses villages épars, tomba sous l’influence étrusque. On discerne les éléments d’une fondation régulière, sur le forum lui-même où se croisent à l’angle droit les deux grandes artères de toute ville, le « documanus », orienté d’Est en Ouest, et le « cardo » qui manque l’axe Nord Sud. Le premier est devenu la voie sacrée, le second est marqué au Nord de la place, par la rue de l’ « Argitète » et, au Sud, le « Vélabre », qui continue la première. A l’intersection des deux voies se dresse le temple de Vesta, foyer du « peuple romain ».Et l’on trouve aussi la « Régio », le lieu où le roi exerçait son activité sacrée. S’il en est bien ainsi, Rome, comme cité, avec son enceinte, qui enferme une zone où les dieux se manifestent selon les règles différentes de celles qui régissent leur action dans le reste du monde, est essentiellement une ville étrusque. Ce qui ne signifie pas que ce soit une cité étrangère au monde italique, un élément importé de force et introduit au milieu d’une civilisation dont les traditions se seraient ainsi trouvées rompues. S’il est vrai que la civilisation étrusque en cette fin du VIIème siècle av J-C, était déjà un phénomène italique, issue d’une synthèse culturelle analogue à celle qui avait permis la formation et la réussite l’hellénisme, Rome ne peut marquer d’apparaitre comme un moment logique de l’histoire italique, celui où d’une société, jusque-là assez mal attaché au sol qu’elle occupe, prend définitivement racine, répudie toute tentation de nomadisme et change à jamais de destin.

Les historiens sont aujourd’hui moins enclin que naguère à répudier comme légendaire, et en bloc, le récit traditionnel des premiers temps de Rome. Non seulement nous l’avions indiqué, l’archéologue garantit, jusqu´à un certain point, les éléments de cette tradition qui sont de son domaine mais la succession des rois, telle la connait cette tradition, correspond assez bien avec ce que nous connaissons du reste de l’Italie. Il est possible que les traits symboliques l’emportent sur la réalité historique pour les rois antérieurs à Tarquin : Romulus Numa pompilius, Tullus Hostilius et Ancus Martius.

Nous sommes bien apparemment dans la phase ultime de la Rome près urbaine, celle de la fédération. Et par cette voie encore, nous sommes amenés à supporter que la cité, la ville proprement dite, comme Etat et entité morale et religieuse, ne commence qu’avec Tarquin.

  1. ROME SOUS LA ROYAUTE

Après avoir fondé la ville de Rome et élevé sur le Palatin les murailles de la ville, pour la peupler Romulus accueille les hors-la-loi qui volèrent les femmes des Sabins. En revanche ces derniers leur déclarent la guerre. Romulus triomphe tout d'abord mais les Sabins s'emparent de la citadelle. Sous les supplications des Sabines, Romulus et le roi sabin Tatius décident que les deux peuples n'en formeront plus qu'un et que les deux chefs partageront le pouvoir. Mais Tatius est assassiné et Romulus gouverne seul. Ainsi, après la disparition de Romulus, Rome connaitra trois rois Sabins et trois rois Etrusques.

Numa Pompilius, un roi Sabin (-717 à –673), très pieux et qui dota Rome d’institutions religieuses. Tullus Hostilius (-672 à –641) fut un guerrier, c’est sous son règne qu’eut lieu le combat des Horaces (champions de Rome) et d’Albe (champions d’Albe), qui fit d’Albe vassale de Rome. Il fit construire les temples de Vesta et de Janus Ancus Martius (-639 à –616), roi Sabin, étendit le territoire jusqu’aux embouchures de Tibre et fonda Ostie.

A sa mort, Tarquin l’Ancien (-616 à –575), un étranger d’origine grecque, se fait proclamer roi. C’est sous son règne que Rome acquit la domination du Latium. Il laissa le pouvoir à un esclave, Servius Tullius (-575 à –535), qui dota Rome d’une constitution et partagea les citoyens en cinq classes selon leur fortune. Enfin, Tarquin le Superbe (-535 à –509), arriva au trône par le meurtre de son prédécesseur. Il engage de grands travaux et construit le temple de Jupiter, Junon et Minerve sur le Capitole. Il vainquit les Volsques et devint chef de la confédération latine. Ce qui va nous permettre de parler des différents Trois rois Sabins.

  1. LES ROIS SABINS

La ville de Rome ayant été fondée, Romulus décide d’inviter leurs voisins à une fête en l’honneur de Neptune pour combler le nombre de femmes. Les Sabins s’y rendirent avec leurs femmes et leurs enfants. Au moment où leur prince, Romulus, leur donna le signal les trois cents jeunes cavaliers s’élancèrent de tous côtés pour s’emparer chacun d’une jeune fille et de la mettre en lieu sûr. Quant aux parents, terrorisés s’enfuirent se plaignant qu’ils ont violé les lois de l’hospitalité. Romulus rendit visite à chacune des jeunes filles qui avaient été enlevées. Elles étaient en pleurs et selon la coutume du deuil avaient déchiré leurs vêtements et dénoué leur chevelure. Mais elles finirent par être séduites par les paroles des Romains et par accepter leur nouvelle situation d’épouses. Cet outrage occasionna d’abord des guerres sanglantes qui ont duré pendant de longues années. Les Sabins parviennent à s’introduire dans la ville et de s’emparer de la citadelle. Le combat est très indécis. A tel point que ce sont les épouses sabines des Romains qui s’interposent entre les deux camps. Ainsi la bataille prend fin. Romains et Sabins fusionnent, le gouvernement est concentré à Rome qui double sa taille. Romulus répartit alors la population romaine en trente curies et donne à celles-ci le nom de femmes sabines. Après la réconciliation entre Romains et Sabins, ces derniers reconnurent pour roi Romulus (-753 à –717) qui fut surement le plus mythique de tous, demi divin ; il finit par être emporté au ciel lors d’un orage alors qu’il passait en revue son armée. Ainsi il devint dieu lieu même sous le nom de Quirinus. Un certain Proculus affirma sous le sceau du serment qu’il l’avait vu monter au ciel. Le roi ordonné qu’on lui rende les honneurs divins. Aussitôt on bâtit un temple où on l’honora sous le nom de Quirinus, et on créa pour lui un prêtre particulier appelé Flamine Quirinal. Hersilie, une des Sabines enlevées par les Romains, et devenue la femme de Romulus, fut aussi placée, après sa mort, au rang des divinités. On l’honorait, dans le même temple que Quirinus, sous les noms d’Hora ou d’Horta.

Ainsi les trois rois sabins se succédèrent allant de Numa Pompilius qui est le second roi de Rome. Il est d'origine sabine étant le neveu du roi Tatius. Son nom est formé du grec « nomos » qui veut dire loi et de « pompa » un habit sacerdotal. Il institue les collèges sacerdotaux, les augures chargés de lire l'avenir dans le vol des oiseaux et les aruspices qui le prédisaient en lisant dans les entrailles des animaux. Il fait construire le temple de Vesta, la maison des Vestales, le temple de Janus dont les portes étaient ouvertes en temps de guerre et fermés en temps de paix. Il organise le calendrier en douze mois et créée les jours fastes et néfastes. Le peuple romain choisit le successeur de Numa Pompilius : Tullus Hostilius (672-640) le belliqueux. Il est également connu sous le nom de Tullius Hostilius, un roi guerrier ; c’est lui qui organisa l'armée romaine. Son règne est marqué par la lutte d'Albe contre Rome. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'épisode des Horaces et des Curiaces. Horace remporte la victoire au nom des Romains et détruit la cité d'Albe. Les Romains installent la population albaine sur le mont Caelius. Quant aux nobles albains, ils sont intégrés au Sénat. Tullus Hostilius engage également des combats, qu’ils remporteront, contre des tribus sabines. Il aurait voulu rendre un culte à Jupiter. D'après la tradition, le roi n'aurait pas respecté les rites du culte donc Jupiter devint furieux et foudroya sa maison. Selon la légende, Tullus Hostilius mourut brûlé dans sa demeure. Et Ancus Martius, le bâtisseur (640-616), le neveu ou le petit-fils de Numa Pompilius, est élu roi par les Romains. Le Sénat valide ce choix et parvient à vaincre les Latins. Le Latium est pacifié. Sous son règne, la population de Rome s'accroît fortement. Et ce, d'autant plus qu’il fait transférer à Rome les populations vaincues. Il engage alors une politique de développement de la ville visant entre autres à accroître sa superficie. Il est aussi surnommé le roi bâtisseur car il mène également une politique de grands travaux, il fait construire le premier pont romain, le pont Sublicius. C'est un pont en bois qui permet de traverser le Tibre et ainsi d'accéder à la colline du Janicule. Cette construction facilite l’extension de Rome. Ancus Martius fait aussi fortifier le Janicule en créant le port d’Ostie, favorisant ainsi le développement du commerce. Le port est entouré de marais qui peuvent ainsi être exploités. Il fait aussi construire la prison du Tullianum (creusée dans le flanc du Capitole). Ainsi, à travers des bataille et à la quête d’une plus large terre les étrusques envahissent les sabins et les contraignent à rendre le royaume. Les Etrusques envahissent la région de Rome et d'Albe et s'intègrent à la société romaine. Rome va ainsi connaitre le règne des trois autres rois étrusques : qui sont Tarquin l’Ancien (616-578), Servius Tullius. (578-534) et enfin celui qui a marqué la Rome durant son règne Tarquin le Superbe (Lucius Tarquinius Superbus). (534-509) qui fut le dernier roi de Rome.


Il est le gendre de Servius Tullius et fils ou le petit fils de Tarquin l'Ancien. Lucius Tarquinius a épousé la fille de Tarquin l'Ancien. Poussé par sa femme, il s'empare du trône. Pour cela, il assassine Servius Tullius et lui refuse ensuite une sépulture. Le peuple n'aime guère Tarquin d’ailleurs son surnom (cognomen) superbus signifie : orgueilleux. Tarquin le Superbe règne en véritable despote en menant une politique brutale. Il ne consulte plus le Sénat et prend ses décisions tout seul. Il ne prend pas non plus l'avis du peuple. Tarquin abolit la constitution. Il impose également des corvées à la plèbe. Le roi mène aussi des guerres permanentes contre les Latins. De la même manière il engage une politique de grands travaux.
TARQUIN LE SUPERBE ET LA FIN DE LA ROYAUTE

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Document 2 : Tarquin le superbe2

En outre les corvées qu'il instaure pour le peuple romain lui donnent une main d'œuvre importante. Il achève les travaux lancés par son beau-père, en particulier les travaux du Capitole. On considère généralement que le temple de Jupiter Capitolin consacré à la Triade Capitoline a été terminé sous son règne. Mais le règne du roi est marqué par de nombreux scandales et parfois même par des crimes. Son fils Sextus outrage une femme romaine dénommée Lucrèce qui se suicidera ; ceci fera que Collatin, son mari, invite le peuple à se soulever contre la famille royale. Lucius Junius Brutusn, neveu de Tarquin le Superbe, aussi se révolte contre son oncle. Grâce à l'appui du peuple romain, il renverse le roi Tarquin et en 509 avant J.C. et le chasse de Rome. C'est ce que l'on appelle « l'exactio regum » : c'est à dire l'expulsion des rois.

Cet épisode marque la fin de la Rome royale. Un nouveau régime politique va naître. L’émotion des Romains cède vite la place à la colère ; on prend les armes. Tarquin l’Orgueilleux et les membres de sa famille sont expulsés. « Rome était désormais libre », écrit Tite-Live. Le nom de « Tarquin » aurait soulevé tant d’aversion qu’il serait à l’origine de la haine viscérale qu’aurait éprouvée les Romains à l’égard des rois et de la royauté « en bloc », partant, de leur attachement à la république, seul rempart pour la liberté.

Ainsi les successeurs légendaires, ce sont les rois Etrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 avant J.-C. en la dotant d’une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C’est probablement sous la royauté que s’élabore la religion romaine, mélange d’archaïsmes indo-européens et d’influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.

Ces rois ont régné sur Rome depuis la fondation de la ville en –753 jusqu’à la révolution de –509 qui a chassé le dernier souverain pour instaurer la république.

  1. LA REPUBLIQUE ROMAINE

Le mot « république » vient du latin « res publica » qui signifie « la chose publique ». Gouverner la cité est donc une affaire publique et collective. La devise de la République est « Senatus Populusque Romanus » (SPQR), « le Sénat et le peuple romain ». Elle symbolise l'union du Sénat romain, où siègent à l'origine les familles patriciennes, et de l'ensemble des citoyens romains. En effet, les Romains sont divisés à l'origine en deux groupes, les patriciens et les plébéiens. Ces derniers forment la masse des artisans et des paysans. La République romaine est la phase de la civilisation de la Rome antique qui commence en 509 avant J.C., à la chute de la Monarchie dont le dernier représentant, Tarquin le Superbe, un Étrusque, est chassé du pouvoir par l'aristocratie patricienne qui profite de l'affaiblissement de l'Étrurie3. La République romaine a pris fin entre 44 avant J.-C., avec l'assassinat de Jules César, et 27 avant J.-C., au moment où Octave reçoit le titre d'Auguste.220px-capitoline_brutus_musei_capitolini_mc1183.jpg

Document 3 : Junius Brutus4

  1. FONDATION ET ORGANISATION DE LA REPUBLIQUE

L'histoire des débuts de la République est très obscure : en dehors des découvertes archéologiques, qui ne permettent qu'exceptionnellement une narration des événements, on ne possède pas de sources contemporaines de cette période. On ne peut donc en écrire l'histoire qu'à partir des récits historiques qu'en donnent les Romains eux-mêmes, récits souvent imprécis, parfois contradictoires, où la légende et la réécriture à des fins politiques se mêlent au souvenir des événements les plus anciens5.

Selon les traditions, Junius Brutus, le neveu du dernier roi Tarquin le Superbe, est le fondateur légendaire de la République romaine, en 509 avant J.-C., aux côtés de Tarquin Collatin, membre de la famille des Tarquin et mari de Lucrèce, dont le viol par Sextus Tarquin, fils du roi, est l'élément déclencheur de la révolution. La tradition donne deux hommes supplémentaires, Lucretius Tricipitinus, père de la victime, et Valerius Publicola, dont l'existence est attestée par la découverte d'une inscription sur un bloc de tuf (le lapis Satricanus).

Cette monarchie historique, comme le suggère la légende, est probablement très vite remplacée et les changements les plus importants qui ont lieu immédiatement après concernent le chef de l’exécutif. Le Sénat décide d'élire deux chefs, appelés « préteurs » les Magistrats romains deviennent les consuls républicains. Les consuls possèdent les mêmes pouvoirs que le roi, avec deux limitations : les deux ont un droit de veto sur les actes de son collègue et le mandat de leur magistrature est limité à une seule année. Ces deux restrictions limitent leur pouvoir et réduisent les risques qu'une autre tyrannie soit établie.

Au lendemain de la chute de la royauté, le Sénat et surtout les deux seuls magistrats récupèrent le pouvoir suprême, et Rome passe d'un système monarchique à un système oligarchique. Ce changement de gouvernement ne profite qu'à une minorité, la nouvelle élite : le patriciat6.

  1. LA CONQUETE DE L’Italie ET DE LA MEDITERRANEE

  1. LA CONQUETE DE L’ITALIE (IVème et début du IIIème siècle avant J.C.)


Le IVème siècle avant J.C. représente un tournant majeur dans l'histoire de Rome, car il pose les bases de l'expansion qui est suivie par l'extension du territoire romain jusqu’à la Campanie, malgré la résistance forte des montagnards samnites. Les historiens contemporains identifient plusieurs facteurs qui expliquent ces changements : le traumatisme des invasions gauloises et les difficultés qui suivirent avec ses voisins, semblent avoir persuadés les Romains de ne plus accepter de menaces et d'entamer une expansion que l'on peut parfois qualifier d'« impérialisme défensif ».
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Document 3 : Carte des territoires de l'Italie antique au moment des guerres Samnites.7

En 390 avant J.-C., Rome est prise par les Gaulois et subit son premier sac. Pour les Romains, cet épisode est vécu comme une catastrophe nationale. Ils ont la conviction que les dieux ont quitté momentanément la ville. D'ailleurs, un temps le peuple souhaite abandonner le site de Rome pour celui de Véies, vide de population depuis sa prise. La cité met longtemps à se relever de ce désastre. Après quelques accrochages avec ses voisins, notamment les étrusques de Tarquinia vaincus et quelques villes latines rebelles, et après avoir fait face à de nouveaux raids gaulois, Rome commence la conquête de l'Italie8.

D'abord face aux Samnites, lors de la première guerre samnite, les Romains interviennent, en 343 avant J.-C., pour protéger Capoue des Samnites. La ville campanienne se soumet totalement à Rome qui intervient donc pour protéger ses nouvelles terres. Les Samnites sont vaincus en 341 avant J.-C. Mais Rome ne peut exploiter son succès et doit se replier à cause du soulèvement des Latins, qui menacent directement Rome. S'ensuivent les guerres latines, qui opposent Rome à la Ligue latine9, entourant en partie le territoire romain. Une tentative de la part des peuples latins d'acquérir leur indépendance de Rome est la principale cause de la guerre. En 340 avant J.-C., une ambassade est envoyée au Sénat romain pour demander la formation d'une seule république, comprenant à la fois Rome et le Latium, au même niveau. Comme Rome est, depuis quelques années, le leader de la Ligue latine, elle refuse de mettre les peuples latins à son niveau et d'accueillir des Latins au Sénat. Son refus provoque la guerre. Les Romains ont combattu auprès des peuples latins et campaniens contre les Samnites. À la bataille de Veseris, les Romains battent les Latins. Selon les sources romaines, Manlius réinstaure la discipline de l'armée en exécutant son fils pour désobéissance, alors que Decius sacrifie sa propre vie aux dieux pour que Rome ait la victoire. Un an plus tard, Manlius bat à nouveau les Latins à Trifanum, et la guerre prend fin peu après.

La dissolution de la Ligue latine est prononcée, ainsi que l'incorporation de ses territoires dans la sphère d'influence romaine. À cette occasion, les Latins obtiennent des droits partiels et différents niveaux de citoyenneté et leurs villes sont transformées, soit en municipes, soit en colonies romaines. Entre 336 et 327 avant J.-C., Rome s'impose plus au sud de l'Italie et en Campanie, et stabilise les territoires nouvellement conquis.

En définitive nous pouvons dire que Rome a soumis peu à peu ses voisins immédiats (Étrusques, Sabins, etc.). Au IVème siècle avant J.-C., elle se porte au secours de Capoue, une cité alliée en Campanie, contre les Samnites (épisode des Fourches Caudines, en 321 avant J.-C.). Pour asseoir son autorité, Rome fonde des colonies (des postes militaires) et crée des voies pour les relier entre elles.

Au IIIème siècle avant, Rome s'allie avec les cités grecques du sud de l'Italie et de la Sicile. Par ces alliances, elle se heurte à Carthage qui prétend aussi protéger la Sicile.


  1. CONQUETE DE LA MEDITERRANEE (IIIème et IIème siècles avant J.C)

  • la 1ère guerre punique

La ville de Carthage (en Tunisie actuelle) disposait d'un empire formé de villes côtières en Afrique du Nord, Corse, Sardaigne, Baléares et dans l'ouest de la Sicile. Cela lui permettait de contrôler la mer Méditerranée occidentale. Les Carthaginois étaient installés en Sicile depuis la fin du Vème siècle avant J.-C. Au IVème siècle avant J.-C. leurs rapports avec les Romains étaient bons (nombreux accords commerciaux et alliance pendant les guerres entre Rome et le roi d'Épire Pyrrhus pendant la conquête romaine des villes grecques du sud de l'Italie). Mais vers 270 avant J.-C. Rome et Carthage se font face et se disputent le détroit de Messine qui sépare l'Italie continentale de la Sicile. En 264 avant J.-C., Hiéron, tyran de la ville grecque de Syracuse, attaque la ville de Messine aux mains de mercenaires d'origine italienne. Ceux-ci appellent Rome au secours. Or Hiéron était l'allié de Carthage. Cette dernière intervient aussi dans le conflit.
Les Romains entrent en Sicile et battent les Carthaginois ; la ville d'Agrigente est prise en 262 avant J.-C. Alors qu'ils ne sont pas habitués à la guerre navale, les Romains battent les excellents marins carthaginois à Myles en 260 et à Ecnome en 256 avant J.-C. La mer est alors libre pour atteindre la Tunisie. Une armée romaine s'y risque mais est sévèrement battue et le consul Regulus est fait prisonnier en 255 avant J.-C. Le chef carthaginois Hamilcar Barca défend la Sicile et les Romains n'arrivent pas à le déloger des villes où il s'est retranché. Seule la victoire navale romaine aux Iles Egates en 241 avant J.-C., oblige Carthage à demander la paix. Rome impose des conditions difficiles : Carthage doit abandonner la Sicile et doit payer une énorme indemnité de guerre (5 000 talents soit plus de 100 tonnes de métal précieux). Carthage, en grandes difficultés financières, ne peut payer les mercenaires qui forment la plus grande partie de son armée. Ces derniers se révoltent et il faut trois ans à Hamilcar Barca pour en venir à bout. Profitant des difficultés de Carthage, Rome menace d'une intervention militaire et obtient que la Sardaigne et la Corse lui soient remises.

  • Deuxième guerre punique 


A la fin de la première guerre punique, les deux ennemis sont rudement touchés surtout financièrement. Cependant cette situation est encore plus dure pour Carthage car elle doit faire face à la révolte de ses mercenaires, ces derniers n’étant plus payés par manque de moyens. Une nouvelle fois si cette guerre a débuté, elle ne l’a pas été directement entre les deux pays. En assiégeant Sagonte en 219 avant J.C, les carthaginois transgressent le traité de Rome de 241 avant J.C. Ce traité interdisait aux « puniques » de franchir le fleuve de l’Ebre. L’homme qui se trouvait en ce moment-là à la tête des forces carthaginoises n’est autre que le fils d’Hamilcar Barca, le général Hannibal. Hannibal était un général très ingénieux, c’est ainsi qu’il décida de prendre par surprise les romains en attaquant non pas par la mer, mais sur terre. Hannibal s’installa en Espagne, afin de préparer son armée qui était composée de 70 000 hommes et une quarantaine d’éléphants.

En 221-220 avant J.-C., Hannibal attaque la ville espagnole de Sagonte, qui est l'alliée de Rome. Puis il entreprend une expédition exceptionnelle pour attaquer Rome par voie terrestre en passant par le sud de la Gaule et à travers les Alpes. Les Romains sont surpris et sont sévèrement battus au lac Trasimène en 217 avant J.-C., puis à Cannes en 216 avant J.-C. Mais faute de matériel de siège, Hannibal ne cherche pas à assiéger Rome qui est alors sans défense.

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Document 4 : Campagnes de la Deuxième Guerre punique10.

Les Carthaginois vont passer plusieurs années dans le sud de l'Italie à guerroyer contre les légions qui ne sont engagées dans le combat que pour user l'adversaire. Ce délai permet aux Romains de reconstituer leurs armées et de priver Hannibal de ses alliés (Philippe V, roi de Macédoine). Les Romains, commandés par Scipion l'Africain, attaquent les Carthaginois en Espagne (218 à 206 avant J.-C.) En 212 avant J.-C., Rome s'empare de Syracuse, l'alliée des Carthaginois. En 204 avant J.-C.., une armée romaine débarque en Tunisie ; aidée des Numides, elle bat Hannibal à Zama en 202. Carthage doit demander la paix. Les conditions romaines sont très rigoureuses. Carthage doit abandonner l'Espagne. La flotte de guerre carthaginoise est détruite ainsi que les éléphants de guerre. Rome, désormais, contrôle la politique extérieure de Carthage. Une gigantesque indemnité de guerre est exigée 10 000 talents soit plus de 200 tonnes de métaux précieux.
Les deux premières guerres puniques qui ont opposées Rome et Carthage pendant plus de soixante ans, ont eu des conséquences sur l’ensemble de la Méditerranée ainsi que des peuples qui y vivaient.
A la fin de la première guerre les romains sont devenus maîtres de la mer, eux qui n’étaient pas de très bons marins ont réussi à surpasser la puissante flotte carthaginoise, ces derniers étant un peuple de marins expérimentés. Carthage s’est vue ravir la domination de la mer Méditerranée. Un traité de paix est signé entre le consul Lutatius et Carthage. Ce traité déclare l’abandon de la Sicile par les carthaginois et fixe des indemnités de guerre. Cependant, le peuple refuse de ratifier ce traité et fixe des conditions plus dures envers Carthage : en plus de la Sicile, elle doit céder les îles Eoliennes situées entre la Sicile et l’Italie et l’augmentation des indemnités.

Au final Carthage a perdu la Sicile qui est devenue province romaine, elle subit une crise économique importante, sa puissante flotte de combat est pratiquement entièrement détruite et son armée est fortement réduite. Rome ressort victorieuse de cette longue guerre qui aura duré plus de vingt ans.
Pour Carthage la défaite est totale. Elle se voit dans l’obligation de livrer ses éléphants de guerre ainsi que le reste de sa flotte, de céder toutes ses possessions espagnoles et payer un très lourd tribut à Rome. La cité punique ne peut plus faire la guerre sans l’accord de Rome. La puissante cité se transforme en cité vassale de Rome, ce n’est plus une grande cité guerrière et son célèbre général Hannibal pourchassé par les romains se donne la mort en 183 avant J.C.

Rome est une nouvelle fois victorieuse et devient la seule grande puissance du monde. Sa domination sur les autres pays est incontestable, la puissance romaine règne sur le monde entier.


  • Troisième guerre punique : la destruction de la cité noire

Cinquante ans après sa douloureuse défaite dans la deuxième guerre punique, Carthage est de nouveau prospère. Réduite à son seul territoire tunisien, elle impressionne Caton l'Ancien, un sénateur romain envoyé en ambassade. Revenu à Rome, Caton conclut tous ses discours par la formule : « Il faut détruire Carthage ». Pour pouvoir y parvenir, Rome pousse Massinissa, le roi de Numidie, à attaquer Carthage. Pour se défendre, Carthage ne demande pas l'avis des Romains et rompt ainsi les conditions de la paix de 202 avant J.-C. Les Romains en profitent pour intervenir. Une armée commandée par Scipion Émilien mettra trois ans à réduire la résistance de Carthage qui capitule en 146 avant J.-C. Cette fois-ci, Rome est inflexible. La ville est rasée jusqu'aux fondations des bâtiments publics et des maisons. Les deux ports sont comblés par les matériaux de la destruction. Les habitants sont réduits en esclavage et le site de Carthage est déclaré maudit, donc inhabitable.

Les guerres opposants Rome à Carthage auront finalement duré plus de 100 ans, causant des millions de morts dans les deux camps, des modifications de nombreux territoires et marquant l’histoire de l’antiquité à tout jamais. Cet épisode de l’histoire est considéré comme les guerres les plus atroces de toute l’histoire romaine et carthaginoise.

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