Les «Princes» africains et la gouvernance de leur Etat(Pr Kambayi Bwatshia)





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  1. Gode Bayama

il y a 17 minutes

Les « Princes » africains et la gouvernance de leur Etat(Pr Kambayi Bwatshia)

Les « Princes » africains et la gouvernance de leur Etat
(Par le Professeur Kambayi Bwatshia, UPN)
L’Etat du « Prince » africain ressemble à un paysage transformé en une « cour » ; un lieu princier compact où vivent le « Prince » et sont en...

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Gode Bayama

il y a 49 minutes

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Gode Bayama a partagé la photo de Le Parisien.

il y a environ une heure

Il y a 30 ans jour pour jour, Yannick Noah remportait Roland-Garros ! Vous aimez ?

Revivez sa victoire EN VIDÉOS ici : http://bit.ly/11EbDtE !
photo : il y a 30 ans jour pour jour, yannick noah remportait roland-garros ! vous aimez ? revivez sa victoire en vidéos ici : http://bit.ly/11ebdte !
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Gode Bayama a partagé le statut de Jean-Paul Moka.

il y a environ une heure

FLASH....CENI...FLASH...CENI....FLASH....CENI....FLASH....CENI....FLASH....CENI

Aubin Minaku a présenté deux noms au président Joseph Kabila: Appolinaire Malu Malu des confessions religieuses et Jean-Paul Moka Ngolo Mpati de la liste "3éme voie". Le président a demandé au bureau de la majorité présidentielle de se prononcer. Ces derniers ont choisi Malu Malu. Aujourd'hui, nous nous attendons à l'annonce de cette mauvaise nouvelle...A moins d'un changement de dernière minute...

Le Vatican continue de récuser la candidature de Malu Malu, ainsi que l'opposition...
La population Kinoise promet des vertes et pas murs si Malu Malu est cité comme choix de la majorité, sur présentation de 5 chefs des confessions religieuses. Les orthodoxes, Kimbangistes et Catholiques sont contre cette candidature. Les églises de réveil et les laïques sont prêts à soutenir Jean-Paul Moka, en cas de désistement ou d’empêchement de Malu Malu...

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Gode Bayama

il y a environ une heure

Les 'princes' africains et la gouvernance d'Etat

Le 5 juin 2013 à 19:39, "Zacharie BABABASWE " a écrit :

Le Professeur Kambayi Bwatshia mérite un minimum de respect et de considération car sa hauteur scientifique n'a d'égale que sa détermination à toujours cogiter sur les réalités de ce monde. Svp parlons des idées et non des hommes. Bravo PHD Kambayi Bwatshia. Doctorant Bababaswe Zacharie. 

-----Original Message-----
From: Prosper NDUME PELE Nzogu
Date: Wed, 5 Jun 

Formidable comme Lumiere, Prof Kambayi Bwatsha.
Tenebres, s'en abstenir.
Toutes mes felicitations pour cette reflexion de haute facture,
depeignant "le vrai" des Afriques et digne d'un Prof d'Universite.

Le 05/06/2013, Prof. Gaspard MUGARUKA Bin-MUBIBI a écrit :
Quel rôle a joué ou continue de jouer le Prof. KAMBAYI Bwantshia qui a eu à
fréquenter les cours de certains princes, dans l'aggravation de la crise
multiforme secouant depuis des années la RDC ?
L'usure du temps aurait-elle eu raison de ce politicien-philosophe, non, de
cet historien-politicailleur, qui propose aux Congolais désabusés par les
jongleries de l'opposition " anti et pro-tshisekediste " aux abois, une
lecture biaisée de MACHIAVEL ?
N'oublions jamais que la paix s

Les « Princes » africains et la gouvernance de leur Etat

(Par le Professeur Kambayi Bwatshia, UPN)

L'Etat du « Prince » africain ressemble à un paysage transformé en une «
cour » ; un lieu princier compact où vivent le « Prince » et sont
entourage clientèle respectueux et dévoué. C'est une « cour » où l'accès
au pouvoir et l'exercice de celui-ci, s'effectuent d'après les stratégies
complexes tissées dans des idéologies similaires et forcément illusoires
telles que le clanisme, le tribalisme, l'ethnisme, complété par un
clientélisme de mauvais goût. Ce sont de vulgaires choses qui couvrent une
seule réalité: la Famille; celle du « Prince ». Les femmes de la « cour »
jouent le rôle de reines, alors fausses reines et se comportent ainsi. Les
filles jouent aux princesses, alors fausses princesses, pendant que les
fils, selon le cas, s'exhibent comme de petits tribuns, comme chefs des
bandes armées ou des milices protectrices du « Prince » et de sa famille.

Ce temps, des abus d'orgueil, bien sûr, un Etat rendu à ce
niveau est simplement une République d'esclaves. Une République où les
maîtres estiment que tous participent et jouissent des prérogatives et des
privilèges attachés et reconnus au chef de I'Etat. On les trouve
facilement ainsi à la tête de tous les secteurs d'activités publiques,
parapubliques et privés), et ceci au mépris des règles de compétences
techniques ou des exigences de moralité attachées à l'exercice de
certaines fonctions. Quelle irresponsabilité manifeste ? Conséquences :
marginalisation et exclusion de la majorité d'autres citoyens de la vie de
l'Etat; désacralisation (prostitution) des règles de la vie publique.
Désormais la société vit, se maintient, se conserve et se perpétue grâce à
l'importance que jouent les relations fondées sur le sexe (le favoritisme
et le laxisme), le sang (le népotisme et le tribalisme), les sous (le
matérialisme et l'égoïsme), les sectes (sectarisme et le dogmatisme)...
Vassalisation des citoyens signifie l'argent, les biens matériels et
surtout la liberté d'en jouir; que le pouvoir signifie commander et être
obéi sans condition. Et puisqu'il n'y a pas de pouvoir sans force brute
(armée) ou diffuse (parti unique ou presque), le « Prince » et ses clients
estiment ou concluent que Force + pouvoir = sécurité (F + P = S). C'est
donc une question de vie ou de mort pour la Famille.

C'est à partir de cette statologie du pouvoir que nous avons
tiré notre théorie de l'oignon. Au centre de l'oignon, le Président
dictateur et ses proches de la famille. C'est le noyau du pouvoir
décisionnel primaire, hermétique, compact et dur. La composition réelle
est beaucoup plus complexe et diversifiée que ce qui se laisse voir. Il
s'agit d'une véritable « caste » où l'on trouve, à part le Président
lui-même, quelques officiers supérieurs de l'armée, la haute hiérarchie
des services de sécurité et certains caciques du Parti-Etat: le Parti
unique. Parti au pouvoir ou majorité présidentielle.

Au tour de ce noyau, s'est constitué un autre groupe non moins
important composé des amis clients personnels du Président recrutés, selon
les intérêts personnels du pays. Eux, sont copieusement rémunérés,
récompensés, impunis, même s'ils tombent en disgrâce en attendant d'être
remis en selle.

Le tout est emballé dans une troisième couche composée de ceux
qu'on appelle « la classe des intellectuels » qui, en quelque sorte, sert
de réservoir vivrier » dans lequel le noyau central - la famille - puise
régulièrement des cadres - énergies afin de renforcer et justifier «
intellectuellement » son pouvoir. Ici on trouve surtout des
universitaires, toujours à la pointe des initiatives propices à
l'élaboration des stratégies du pouvoir et de l'armature idéologique du
régime. A cette couche, il faut inclure tout un monde occulte : ordre
mystique, féticheurs, marabouts, sorciers divers, chefs coutumiers
influent charlatan de tout acabit, prêtres, évêques... et aussi d'autres
personnages nébuleux que l'opinion qualifie les « S.D.F. » les fumeux «
Sans Dossiers Fixes . 0n n'oublie pas les amis d'enfance du chef et
d'autres courtisans étrangers dont certains se proclament ou
s'autoproclament carrément « spécialistes » de l'Afrique.

Dans l'ensemble, une machine de ce genre est fluide, mouvante et
mobile. Tout cela est bien complexe. Tout ce qui bourdonne à l'oreille du
Maitre trouve son compte. Alors, pour être réellement de la « Famille »
présidentielle, les « clients » envisagent de contacter, avec intérêt, des
mariages, sous n'importe quelle forme, avec l'un ou l'une des proches du
président. Pourquoi ne pas offrir sa propre femme, sa propre fille, son
bien ?

Même I'armée n'est pas épargnée par le tripotage désinvolte du
régime dictatorial. Quelle éthique ? Quelle morale ? Ainsi, le harem du
Président de la République est-il un terrain de fin des affinités
tribalo-ethniques, clientèles et mandarinale bien cousu. C'est visiblement
un lieu d'allégeance des corrompus et des corrupteurs; une grande
confrérie où la démonstration extensible concurrence la parade et
l'étalage excessif des richesses ou des titres de « noblesse ». C'est une
cour où visiblement règnent l'ostentation, l'orgueil, l'arrogance, la
mégalomanie... et le sentiment exagéré et souvent injustifié de la «
valeur » ; c'est, en fin de compte, un lieu qui témoigne des conceptions
terre - à - terre.

Tel est le système de gouvernance qui, à coup sûr,
patrirmonialise l'Etat dans un contexte flou ,où l'enjeu de la compétition
politique est le partage du « gâteau national ». Mais, quoi partager ?
Alors que l'Etat est la « chose » du « Prince », son patrimoine privé ?
Plus ça dure, plus c'est la même chose ! Tout comme à l'époque coloniale,
l' « Etat » était la « chose » d'une « classe » des Blancs, aujourd'hui,
dans le postcolonial, I'Etat africain sans indépendance raille, est
simplement une transposition hybride du système colonial. Tout comme le
système colonial était celui d'exclusion raciale, Blancs/ Noirs, les
régimes africains néocoloniaux sont en train de bâtir les Etats sur le
rocher qui a pour nom la tribu. Tout comme « l'Etat colonial « était un «
Etat nourricier » face à une communauté qu'il a rendue nécessiteuse, l'«
'Etat néocolonial » patrimonialisé est bien celui du dictateur et de son
entourage. Un tel Etat est un lieu où règnent le crime et l'impunité. Que
des transgressions possibles des lois quelle que soit leur gravité:
détournements des deniers publics, des entreprises, extorsions,
expropriation des biens meubles et immeubles des personnes physiques,
morales ou neutres. Un Etat rendu ainsi, est celui où plane la « bulle
criminogène » qui criminalise l'ensemble de la société. Nous sommes donc
en présence d'un Etat délinquant aux comportements déviationnistes
clandestins. On y vole, viole, escroque, corrompt à grande échelle. Nous
avons écrit au sujet de la « cour » du dictateur un petit livre intitulé
«Dictature et éthique de la responsabilité».

Toute cette expérience nous renvoie à la réflexion d'A.
Tshibangu -Wa-Mulumba qui estime avec raison d'ailleurs que depuis les
indépendances jusqu'à nos jours, les Africains sont accablés par ce qu'il
appelle les «Trois Afriques» en une à savoir: I'Afrique des Etats, qui a
commencé avec les colonies ; I'Afrique des individus, qui est celle des
tribus, des clans et des ethnies qui demeurent, dans son fond l'Afrique de
toujours, en dépit du modernisme qui, quelque part, est une modernité
africaine tribalo-ethnique du moins sur le plan de la gestion politique ;
enfin l'Afrique des profiteurs, qui occupe confortablement le créneau 
(La suite dans les commentaires)

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