T he Return Of The Samuraï





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he Return Of The Samuraï

20 novembre 2013, 21:09
One day

Un morceau très rythmé avec une voix qui se pose tout en douceur dessus. Aïna Quash a commencé à chanter dans Taï Phong à l’âge de 14ans et déjà, sa voix était déjà très belle. Un morceau rythmé avec une voix toute en douceur, ça pourrait paraître un paradoxe mais on a une certaine habitude de ce genre de façon de faire chez Taï Phong. C’est un vrai plaisir car le rythme s’en trouve comme enveloppé de la voix qui sait contre balancer la « violence » qui pourrait être sienne. Les guitares de Khanh et de son fils Davy, s’en trouvent encore plus mis en valeur. La fin du morceau est une majestueuse envolée musicale.
Carry me

Cette mélodie, cette voix, celle de Shay Zohar… une chanson d’amour par excellence mais que c’est loin de toute niaiserie qui pourrait en découler. Une instrumentation magique. Des envolées de guitares qui prouvent àquel point, en France, nous sommes capables de faire aussi bien, sinon mieux que les anglo-saxons. C’est tout simplement magique et on se laisse porter facilement par ce morceau. Un seul regret, qu’il ne dure pas une minute de plus, histoire de pouvoir voler un peu plus.
Davy

Un morceau qui rend quelque part hommage à son fils. Khanh à écrit là, un morceau purement Taï Phonguien. Un néologisme qui fait entrer définitivement ce groupe dans une certaine légende. La voix de Hervé Acosta est parfaite. Khanh a su trouver là, et depuis « Sun « en 2000,quelqu’un qui sait chanter et qui sait toujours monter aussi haut sinon plus,que celui qui a fait ses armes au sein du groupe, soit Jean Jacques Goldman. La guitare de Davy justement, sait démontrer que des notes distillées au bout de doigts agiles et au feeling du rock prog, peuvent nous emmener loin. Davy peut être fier de son père. Ce morceau est une pure merveille.
Long Ago

Sylvie Tabary est une chanteuse qui a longtemps sévie au sein du groupe et qui le connait bien. C’est sans doute pour ça qu’elle sait chanter à la perfection les compositions de Khanh Maï, tout en y apportant son propre feeling, son propre ressenti. C’est à ça que l’on reconnait la marque d’une artiste, vraie. On est loin des chanteuses formatées par les grandes majors. On est loin de ces chanteuses qui ne savent que« hurler ». La douceur, la volupté d’une voix ne veut pas dire que c’est neutre. Non c’est de la grande voix pour moi. Et quand la guitare vient prendre le relais, en restituant un son devant lequel on ne peut que s’émerveiller d’avoir à l’écoute, une sorte de« petit » trésor musical. Il fallait aussi savoir poser les chœurs là où ils interviennent. C’est du pur Taï Phong.
Meggie

Que dire ? c’est tout simplement sympa. Bien sûr je pourrais m’arrêter à ça, mais ça serait un peu limiter une écoute qui doit se faire plus précise. Car il faut l’écouter ce morceau. Caché derrière un rythme soutenu, caché derrière des instruments « basiques, classiques » il faut aller dénicher les parties de synthés, les façons de jouer, et essayer de comprendre pourquoi tout ça fait un mélange qui donne un morceau qui pourrait passer en radio, aussi mélodieux que ça. Je n’aime pas la facilité en musique,et ce morceau n’est pas « facile ». On sent le travail derrière, la technique musicale, et la production. On sait à quel point l’artiste y a mit du cœur à l’ouvrage. La guitare est assurée par Philippe Kalfon que j’ai eu la chance de voir jouer une fois et je peux dire que ce gars là, à un jeu terrible.
The second life

On est sur du son pur de Taï Phong. Certains diront que ça n’a rien à voir avec le Taï Phong des années 70, mais fort heureusement. Non pas que ce n’était pas bon, loin de là. C’est dans ces années que j’ai aimé Taï Phong et que je suis resté fidèle à ce groupe, mais l’évolution musicale se doit d’être à la hauteur de la maturité du groupe. Alors Second Life ?Serait il un morceau qui pourrait être la seconde vie de Taï Phong ? non,parce que Taï Phong n’a jamais été arrêté, parce que ce groupe a continué de vivre et de tourner. A son échelle, à son rythme. The Second Life est un très joli morceau où on peut fermer les yeux et se laisser porter. N’est ce pas ça aussi, d’aimer la musique ? Se laisser porter, s’envoler ?
Sherry

J’ai toujours été honnête envers Khanh et bien sûr envers moi-même. C’est le morceau où j’accroche le moins. Alors pourquoi ? Comme je le dis souvent, la musique est une affaire de ressenti. C’est du coup quelque chose qui peut être très personnel. Ce morceau n’en est pas moins beau,n’en est pas moins superbement bien chanté par Khanh ou joué. Dans un morceau,en ce qui me concerne, j’attache beaucoup d’importance à la mélodie et celle-ci, ne m’apporte sans doute pas, tout ce que j’aurais pu en attendre. Elle ne m’accroche pas. Encore une fois, c’est absolument personnel, et n’engage que moi. Aimer un groupe, ses « œuvres », c’est également pouvoir garder son esprit critique quant à ses compositions. Ce n’est pas pour cela, que je la ferais sauter à l’écoute. Certainement pas.
Come to me

Je parlais de mélodie accrocheuse à propos de« Sherry » et bien là, j’en ai le parfait exemple. On peut se laisser aller en écoutant Come to Me. Alors se laisser aller à quoi ? Mais à nos émotions, à nos sentiments passant à l’instant où ce morceau arrive à nos oreilles. Qu’il faut être un musicien doué pour faire ressortir tout ce qu’il y a dans ce morceau. Tout y est, absolument tout. La musique, la voix, la mélodie, et la guitare de Khanh lorsqu’il met son Bottleneck et qu’il glisse sur le manche. Le phrasé du piano tout de suite après, amène un second solo, cette fois ci, distillé par Patrice qui est dans le groupe depuis longtemps également. Il ne faut pas oublier la basse d’ Alain Llorca. Ce nom vous dit peut être quelque chose ? C’était tout simplement le bassiste de Gold avant qu’ils ne sombrent dans une variété répétitive. Fort heureusement, il les avait quitté avant. Oui Taï Phong est un groupe que l’on pourrait qualifier de« participatif ». La fin sur la voix de Sylvie Tabary et les chœurs….Du plaisir oui, du plaisir. Merci pour ça.
Never let me go away.

Ca commence par une batterie qui marque bien le rythme qui a été voulu. On y pose une voix toujours dans le velour, qui nous fait à elle toute seule, la mélodie de la chanson. Cette voix n’est autre que celle de Khanh Maï. On a l’impression d’une chorale sur le refrain. Ça me rappelle un certain concert et ça fait chaud au cœur. En fait on pourrait penser que c’est une petite chanson qui se laisse écouter tranquillement. Et bien ça l’est, tout simplement. Est-ce à dire que l’on fait dans la facilité ? oh que non,bien sûr que non. Pour qui connait Khanh, sait qu’il n’existe pas de facilité chez lui. Je pense que les musiciens qui l’accompagnent, le savent par cœur.
Talk to me

Sans doute une de mes préférées. J’aime beaucoup la façon dont est amenée la voix. La rythmique soutenue de la guitare ne prend par la main et on se laisse guider par la voix, et lorsque l’on entend ces coups de semonce, fait par le synthé, qui martèle ce morceau. C’est très symphonique en fait. Et puis tout d’un coup, ça s’arrête, on tend l’oreille. Qu’est ce qui va arriver ? Je ne sais trop comment l’exprimer, mais j’ai l’impression de me retrouver 13 ans en arrière, à l’écoute de « Sun » et de ce sublime morceau qu’est « Saïgon ». on est dans une construction musicale qui lui ressemble, tout en étant absolument originale. Vraiment j’adore, je suis en admiration devant quelqu’un qui sait faire, qui sait composer de la sorte. Et qu’il faut être bon musicien pour savoir restituer tout ça. C’est magique.Quand la guitare revient, on est de suite de nouveau happé vers un retour au début du morceau où déjà la musique nous portait. Quand arrêterons nous d’être emmener là où Khanh le veut ? Jamais j’espère. On peut aisément dire que Khanh arrive à nous faire planer, et nulle besoin de substance illicite.
Reviens moi

Etrange, un morceau en français. C’est très très rare chez Taï Phong. C’est du reste, le seul su tous les albums du groupe et ce, depuis le début. On reconnaitra bien sûr, que c’est la version française de « Carry Me ». Chantée par Shay Zohar (tout comme la version anglaise), cette chanson est tout simplement belle, tout simplement belle. Je me répète je le sais, c’est fait exprès. Shay nous vient d’Israël et s’il chante beaucoup là bas, il serait bon qu’il le fasse également en France. Soyons objectif, c’est bien ce que l’on appelle « une voix » non ? et lorsqu’elle est portée par des claviers Pink Floydiens et une guitare dont le son est pour moi, unique, elle prend alors toute sa dimension. Une véritable chanson d’amour perdu….
Eclipse

Taï Phong est typiquement dans le rock prog et j’oserais rajouter symphonique. Les musiciens d’Eclipse sont à l’honneur. Purement musical, bien que chanté également par Angélique Paquet, une autre chanteuse à voix du groupe, c’est dire si la voix est comme un instrument de musique, ce morceau est sublime. On y entend certains accents vietnamiens. Je ressens l’Asie quelque part. Je voyage en écoutant Eclipse et en même temps, ce titre pourrait faire penser qu’il s’agit de quelque chose qui pourrait s’éteindre,comme ça, comme une lumière et pourtant… la guitare classique nous ramène quelque peu vers l’ouest. Mickael Zurita en joue aussi bien que lorsqu’il a son Ibanez entre les mains. Quand je dis que je voyage avec ce morceau. Et puis la batterie plus que rock, une basse soutenue, la guitare solo de Davy, qui nous emporte de nouveau… Où est l’Asie, où est le Vietnam qu’il me semblait entendre tout à l’heure ? Mais c’est ça la magie de Khanh, savoir nous faire voyager… Eclipse un morceau à découvrir vraiment.
Alors conclusion après l’écoute du dernier Taï Phong ?Suis-je objectif ? Il est vrai que j’aime le personnage Khanh. Il est vrai que j’aime ses compositions. Il est vrai que j’aime la musique de Taï Phong et ce, depuis presque 40 ans, mais honnêtement,je pense être objectif. C’est pour moi du grand Taï Phong. C’est un disque que l’on peut mettre sur sa platine laser et écouter tranquillement, les yeux fermés et en se laissant porter. Mais c’est aussi un disque qui sait nous faire bouger, qui sait nous rendre joyeux également, parce que lorsque l’on écoute quelque chose de bon, on ne peut être qu’heureux. Mais il peut nous rendre également mélancolique sur certaines compositions, mais n’aimons nous pas l’être parfois ? Je crois bien que oui.

Khanh a mit du temps à sortir ce CD, pour des tas de raisons, mais le résultat est atteint. Notre attente n’aura pas été vaine et comme on dit, ça valait la peine d’attendre. C’est tout simplement magique,somptueux. Merci aux musiciens d’avoir su retranscrire les notes de Khanh aussi joliment. Merci aux voix solos d’avoir su se poser sur des musiques où il n’est sans doute pas simple de pouvoir s’y faire adopter. Merci aux choristes qui ont su, une fois de plus, envelopper de leur aura, de si belles mélodies. Que dire d’autre ? peut-être bonne écoute à vous.

The Return of The Samouraï, pour un retour c’est un sacré retour et pour ma part, je m’en remettrais bien une petite dose, et pas question d’Hara Kiri.
Jean Fred.






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