Par Georges maspero (1872-1942)





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Textes Historiques, fut d'abord le gaspillage des fonds publics que le peuple accepta volontiers sous forme d'avances et de prêts, puis le mécontentement général quand l'État redemanda ce qui lui revenait.

Les conservateurs finirent par triompher, et avec eux les principes des vieux classiques. Désormais l'esprit de Confucius est tout-puissant ; désormais la caste des lettrés, libérée de tout esprit novateur, se recrute par un système d'examens où la littérature, c'est-à-dire la connaissance des livres anciens, occupe la place d'honneur, la seule qui compte. Et deux cents ans plus tard, pour bien marquer la victoire définitive de la routine sur le progrès, des décrets impériaux décernent à Confucius le titre de Sage des Sages et prescrivent des offrandes dans son temple à ceux des lettrés qui avaient mené le bon combat contre l'esprit novateur.

Ainsi l'empereur, bien qu'autocrate, ne détient de pouvoirs définis que ceux qu'il s'attribue quand il le veut et quand il en a la puissance. Mais comme la plupart du temps il n'a, ainsi que l'exprimait Eul Che Houang-ti lors de son arrivée au trône, d'autre souci que « de s'accorder tout ce que les oreilles et les yeux aiment, et p1.068 tout ce que le cœur désire, afin de jouir de la vie », il devient le jouet des eunuques prêts à vendre l'empire pour satisfaire leurs passions, ou des lettrés anxieux de le soustraire à tout changement et à tout progrès, au nom des grands principes. Dès lors plus d'autorité et plus de responsabilités. Eunuques, lettrés, fonctionnaires, tous du haut en bas de l'échelle ne songent qu'à s'enrichir. Les charges sont au plus offrant. Et comme elles sont peu payées, il n'est, pour en récupérer le prix, pas de prévarication, de concussion, d'attentat aux lois et de déni de justice dont ne se rendent coupables ceux qui les ont acquises ; fortune faite, ils s'en vont, laissant la place à d'autres. Cet usage de vendre les charges est d'ailleurs contraire à la tradition :

« Le prince, ordonne-t-elle, confère les charges au nom du Ciel. Il doit s'acquitter de ce devoir avec soin, car s'il élit un indigne, le peuple ne lui obéira pas, et, l'harmonie des deux principes étant troublée, des malheurs s'ensuivront.

Mais cela, c'est le principe ! En pratique, toute charge est vénale en Chine. Aussi bien, de tout temps, des esprits clairvoyants ont dénoncé le mal qui ronge l'empire.

« Quand les fonctionnaires changent trop souvent, écrit un censeur des Han, cela met du malaise dans le peuple. Quand ils restent longtemps en charge, le peuple leur donne sa confiance et profite de leurs enseignements. Maintenant, les choix sont défectueux, les changements sont fréquents. Sûrs de ne pas rester longtemps à leur poste, les officiers ne s'y attachent pas, intriguent pour se pousser, négligent les petits soins à donner au peuple, l'exploitent, ne recherchent pas les coupables, ne recommandent pas les hommes méritants, font des rapports mensongers pour se faire valoir. Bien entendu, les officiers supérieurs faisant ainsi, les inférieurs en font autant et plus. Peu consciencieux et mal rétribués, ils extorquent au peuple le plus possible, le lassent et le blessent. De ces désordres dans le gouvernement, naissent les désordres qui troublent la nature. p1.069 Réformez-les ! N'employez que des hommes d'une réputation excellente, et qui aient déjà fait les funérailles de leurs parents, afin de n'avoir plus à les changer ensuite pour cause de deuil 1. Obligez-les strictement à résider dans leur juridiction. Déplacez-les rarement. Exilez, avec toute leur famille, ceux qui seront allés flâner sans permission ; que tous les employés inférieurs soient lettrés et aient les mains pures. Traitez-les bien et payez-les libéralement. Ne donnez d'avancement à aucun officier qu'après expiration du terme de sa charge précédente. Ces mesures remédieront aux désordres actuels, et rendront la paix au peuple.

Justes critiques, belles exhortations ; mais des mots ; rien que des mots ! La Chine est le pays du monde qui jouit à la fois des meilleurs principes de gouvernement et du plus mauvais gouvernement ; et rien ne dépeint mieux, et en si peu de mots, le vice fondamental de son fonctionnarisme que cette petite histoire contée dans une méthode pour apprendre le chinois du R. S. Anderson, de l'Université de Soutcheou. Elle est intitulée Histoire du jeune homme qui désire être fonctionnaire :

« Son père est très riche. Il est fier de son fils. Il va à Pékin. Il achète le titre de sous-préfet. — Le garçon est fier de son titre. — Il lui faut quitter sa province d'origine. — Il va au Hou-Nan. — Il attend pendant des années. — Il n'y a pas de place vacante. — Bientôt son père meurt. — Le fils hérite de toute la fortune. — Il porte le deuil de son père pendant trois ans. — Il envoie 30.000 piastres au trône. — Immédiatement on lui trouve une place vacante. — Il devient un fonctionnaire en activité de service. — Il envoie encore au trône 100.000 piastres. — On lui donne alors le poste de préfet de Chang-hai. — Il remplit pendant trois ans les fonctions de préfet. — Il a ajouté 600.000 piastres à sa fortune personnelle. — Alors il p1.070 se retire pour raison de santé.

Que l'on s'étonne, dans ces conditions de la sévérité avec laquelle s'exprime, à l'endroit des fonctionnaires chinois, un homme qui a vécu de longues années auprès d'eux et les a jugés :

« À quoi comparer, écrit le père Wieger, le mandarin chinois de tous les temps ? Cravaché, il se couche ; caressé, il lèche. Sans affection et sans rancune, sans plus d'honneur que de conscience, il empoche avec patience et persévérance les affronts et l'argent. L'affront passe, l'argent reste !

Ainsi, lorsque l'empereur est faible ou débauché, qu'il ne règne pas, chacun tire à soi. Alors les innombrables familles qui constituent la fédération chinoise cessent de remplir, à l'égard du pouvoir central, les devoirs que la tradition leur impose. Les impôts ne sont plus payés, les prestations militaires ne sont plus consenties, les corvées sont évitées ; les routes s'obstruent ou se détériorent, les canaux s'envasent, les digues se rompent et l'inondation dévaste des régions entières, tandis que voleurs et brigands, maîtres des campagnes, entravent la vie normale du pays. Les hordes nomades du Nord et de l'Est pénètrent sur le territoire et y commettent fructueuses razzias. Anarchie partout, misère et famine. C'est l'état normal de la Chine !

Et le peuple ?

Il peine, il souffre, il patiente jusqu'au jour où, poussé à bout par les exactions, la misère et la faim, il voit rouge, part en bandes armées et massacre tout.

Intelligent, patient, laborieux, industrieux, dur à la peine, de mœurs paisibles et de vie calme, attaché à son foyer et aimant ses enfants, le Chinois, dont les qualités devraient contribuer à faire de son pays le premier du monde, est paralysé par un esprit routinier et superstitieux, un manque de civisme et de patriotisme qui lui interdisent, tant qu'il n'aura pas évolué, toute action créatrice pour lui-même, toute unité nationale efficiente pour son pays.

p1.071 La routine, c'est l'esprit de Confucius qui la lui inflige. Puisque les ancêtres avaient atteint à la perfection, dont nous ne faisons que nous éloigner en négligeant leur exemple, nous ne pourrons les égaler qu'en les imitant servilement dans leurs actes et leurs pensées, en proscrivant par conséquent tout changement, toute nouveauté, tout ce qu'on appelle progrès, mais qui n'est, en réalité, qu'un divorce plus complet avec la trahison ancestrale, et surtout tout progrès venu de l'étranger, et par conséquent doublement contraire aux rites. Nous avons vu l'acharnement qu'ont mis les lettrés de tous les temps et qu'ils mettent encore aujourd'hui à combattre l'esprit novateur, à combattre l'étranger et les changements qu'il veut introduire.

Les superstitions ! En principe, le culte des ancêtres et celui que doivent les différentes communautés à l'égard des manifestations diverses dont elles relèvent sont les seuls officiellement admis par Confucius, partant par les lettrés. En pratique, le peuple chinois a toutes les superstitions, dont le sorcier taoïste et le moine bouddhique sont les propagateurs intéressés et vigilants. Les plus intelligents n'y échappent point ; et tout en vitupérant bien haut avec conviction et éloquence contre géomanciens, sorciers et magiciens, il n'est pas un lettré qui, chaque jour, n'ait recours à leurs pratiques.

« L'homme a peur du malheur, écrit l'un d'eux, et désire le bonheur : comment n'écouterait-il pas qui lui promet d'écarter l'un et d'assurer l'autre ? D'ailleurs, démons et esprits sont invisibles, et il n'est pas aisé de prouver qu'ils n'existent pas.

Que savons-nous ? N'est-ce pas d'un sage de sacrifier à toutes les divinités du monde pour n'en oublier aucune, celle qui convient peut-être, et qui, négligée, se vengerait terriblement ? J'ai souvenir d'un Chinois très catholique, élevé en France, parlant fort bien notre langue, riche planteur de poivre, qui me contait ses ennuis touchant certain tigre blanc à trois pattes, visible seulement la nuit, dont ses ouvriers redoutaient la visite au point de déserter ses p1.072 plantations. Il me disait, le visage anxieux :

— Ma raison, ma religion me défendent d'y croire : et cependant, si c'était vrai ?

Je suis persuadé que, dans un coin de ses propriétés, devant une pierre ou une souche d'arbre, brûlaient des baguettes d'encens à l'usage du tigre blanc à trois pattes. Peut-on jamais savoir ?

Or, par une inconséquence remarquable, c'est aux prétendus disciples de deux philosophes, Lao-tseu et Bouddha, qu'ils s'adressent aujourd'hui pour traiter avec les démons et les esprits, les éloigner ou se les rendre propices, présider enfin aux mille cérémonies de la vie courante.

Lao-tseu — on ignore tout de sa vie et de l'époque de sa vie — fut un métaphysicien plus qu'un moraliste. Sorte d'épicurien, il voulait qu'on écartât les désirs véhéments, les passions capables de troubler la paix et la tranquillité de l'âme.

« Évitez de vous agiter de soins inquiets, disait-il, bannissez tout retour sur le passé, toute recherche inutile de l'avenir, laissez aller les choses, et aspirez au seul repos qui suspend les fonctions de l'âme, à un repos qui ne soit pas troublé même par la pensée de la mort,

et, autre part :

« La voie — tao en chinois, d'où le nom de taoïsme — consiste à anéantir même ses pensées pour arriver à l'inaction absolue qui constitue la perfection.

Doctrine qui condamne le culte des ancêtres, métaphysique bien étrangère à la mentalité chinoise ! Pendant des siècles, sa philosophie resta l'apanage d'un petit nombre d'écoles dont les tendances se bornaient à supprimer les désirs et la volonté, à couler les jours dans une paresseuse béatitude et dont certaines même allèrent jusqu'à faire du néant le principe de tout être et de toute action et concluaient par conséquent à la vanité de toute action. Cependant, leur prétention de se libérer par un repos suspendant les facultés de l'âme de la pensée de la mort, finit par inspirer au vulgaire la croyance qu'ils se libéraient de la mort elle-même. On en vint tout naturellement à s'intéresser à leurs pratiques : p1.073 abstinences, lustrations, gymnastique respiratoire, diététique par les pétales des fleurs, l'eau de rosée, que sais-je encore ? Ils en battirent monnaie, et leur vogue s'accrut du jour où l'un d'eux, vers la fin de la dynastie des Han, introduisit dans la secte la pratique des calculs et grimoires magiques, toute la théorie alchimique du Grand Œuvre. Les lettrés s'indignèrent, clamèrent qu'il n'y avait pas en ce monde deux voies pour trouver la vérité et prohibèrent celle que suivaient les disciples de Lao-tseu. Mais les Chinois — et les empereurs des premiers, malgré leur confucianisme — n'en persistèrent pas moins à donner toute leur confiance aux sorciers taoïstes en ce qui concerne la vie future, ils ne s'inquiétèrent pas de savoir s'il y avait une ou deux vérités, ils adoptèrent les disciples de Lao-tseu, leurs grimoires et leurs pratiques. Désormais, le tao-che, le devin, est indispensable. Il survivra aux édits, aux prescriptions, voire aux massacres, si bien que de nos jours aucun Chinois, fût-ce un lettré qui en principe prohibe ses pratiques, ne saura accomplir certains rites de la vie usuelle ou entreprendre certains actes sans le secours de ce devin.

La doctrine du Bouddha connut une aventure tout aussi extraordinaire. Lorsqu'elle pénétra en Chine pour la première fois elle fut examinée par les lettrés, qui la ramenèrent aux cinq points suivants : 1° Tendre au Nirvana, c'est-à-dire suspendre toute pensée, supprimer toute volition, tendre au néant intellectuel ; 2° Aimer les œuvres de miséricorde et ne tuer rien qui ait vie ; 3° Après la mort, l'âme ne s'éteint pas, mais transmigre en un corps nouveau ; 4° Toute action entraîne sa récompense ou sa peine ; 5° Il faut donc avant tout cultiver l'âme afin de devenir Bouddha, c'est-à-dire acquérir la science qui conduit au Nirvana, au néant intellectuel.

Elle demeura d'abord simple curiosité, simple spéculation chez quelques esprits ouverts, et ne commença de se propager qu'au IVe siècle, grâce aux Huns, dans la Chine du Nord, d'où elle gagna la Corée et plus tard le p1.074 Japon. Et dès ce moment les lettrés commencent de la combattre.

 « Vivant en Chine, disent-ils, les bouddhistes suivent une loi étrangère. Rejetant la croyance commune, ils s'attachent à une doctrine hétérodoxe : renonçant au service du Souverain (par refus de l'impôt, de la corvée, etc.), rejetant les devoirs de la piété filiale (par l'entrée en religion), supprimant les relations sociales (par les vœux de célibat), détruisant leur corps (par les austérités), flânant et mangeant sans travailler (par la quête), ils sont les vers rongeurs du peuple.

Les taoïstes faisaient chorus. L'opposition des uns et des autres devint vaine lorsque le bouddhisme remanié fit place, dans sa doctrine, au culte des ancêtres. Cette réforme est due au bonze indou Amogha, appartenant à une secte adonnée aux pratiques magiques et venu en Chine dans les premières années du VIIIe siècle pour y répandre la bonne parole. Il se mit à propager la doctrine de l'école Yogatcharya qui préconisait les offrandes en victuailles, vêtements, argent, objets mobiliers, cierges, etc., aux âmes mortes malheureuses, et enseignait les formules et pratiques destinées à les apaiser et leur assurer le repos. Le succès fut rapide, malgré l'opposition des lettrés. De ce jour, comme l'avait fait le disciple de Lao-tseu avec ses pratiques de magie et sorcellerie, le moine bouddhique conquit l'âme chinoise avec ses pratiques tantriques. L'un et l'autre, à la longue, enfermèrent le fils de Han dans un réseau de « Faites » et Ne faites pas » qui annihilèrent de plus en plus sa liberté et son libre jugement. Désormais, il ne peut exécuter un acte, prendre une décision sans les consulter. Et que de jours néfastes à éviter, que de prohibitions à observer ! Ne construisez point ici, vous blesseriez les veines du dragon qui y repose. N'entreprenez pas ce voyage, son issue vous sera fatale. Ne passez pas ce contrat aujourd'hui, le jour n'est pas faste 1, etc., etc. ! Naturellement, p1.075 étant donnée la tournure générale de l'esprit chinois, toute nouveauté est tombée sous le coup de ces prohibitions. Si bien que dorénavant non seulement une chose nouvelle, un progrès sera condamné par les lettrés parce que contraire aux rites et à l'enseignement des anciens, mais encore elle sera prohibée par les magiciens et moines taoïstes et bouddhiques parce que néfaste et exposant aux pires conséquences.

Si la routine et les superstitions dressent le Chinois contre l'esprit de progrès et contre la civilisation occidentale, le manque d'esprit public, l'absence de patriotisme et même de tout sentiment national qui le caractérisent nuisent à la constitution d'une Chine unie et forte plus encore que les conditions géographiques et les traditions historiques. Tout d'abord, nous l'avons vu, serait-il porté personnellement à manifester intérêt pour la chose publique, que les traditions l'empêcheraient de s'en occuper. « C'est pécher contre les rites que se mêler des affaires pour lesquelles on n'a point de mandat. » Le gouvernement, l'administration sont choses de l'empereur et de ses fonctionnaires. Le peuple aussi bien, — la presque totalité de la population chinoise, peut-on dire, — s'il n'est plus le serf des premiers temps, soumis à une tutelle rigoureuse qui réglait l'époque du mariage, le nombre des enfants, les occupations de chaque jour et de chaque heure, n'a jamais connu ce que nous appelons « liberté ». La langue ne possède pas le mot ! Envers l'empereur aucun droit reconnu, ni d'ailleurs réclamé ; le fils peut-il prétendre à des droits à l'égard de son père ? Devant le « fils du Ciel », tous sont égaux et, en principe, peuvent tous également faire appel à sa sollicitude et à sa p1.076 protection. Mais il est lointain, inaccessible, et pour atteindre au fonctionnaire qui le représente, il faut débourser grosse somme et graisser fortement la patte aux innombrables satellites qui défendent l'accès de son tribunal. Aussi, le Chinois a-t-il pris l'habitude d'avoir affaire le moins possible avec l'administration et la justice de son pays, de les ignorer autant que faire se peut. Par contre, et pour se défendre contre elles et contre les fonctionnaires qui les représentent, il entre dans nombre de groupements, d'associations qui versent des abonnements annuels aux fonctionnaires, aux chefs de brigands et voleurs, moyennant quoi ceux-ci leur laissent la paix et respectent leur bien. Le Chinois d'ailleurs n'a pas la notion que l'impôt qu'il paye à l'empereur et à ses fonctionnaires doive lui revenir sous forme de routes, de police ou autres services publics. « J'ai payé ; n'y pensons plus et ne demandons rien. » Quand il faut voyager, on s'assemble, on loue une escorte, on transige avec les bandes qui infestent les sentes dénommées routes. Quand on est volé, on se garde bien d'aller devant le juge, qui commencerait par mettre aux ceps tout à la fois plaignants, témoins et accusés ; et Dieu sait combien cela coûterait pour en sortir ! Le Chinois tient l'administration impériale et ses fonctionnaires comme un mal inévitable dont il convient de se préserver au prix de n'importe quels sacrifices. Arrive un jour cependant où les exactions deviennent trop accablantes, les réquisitions trop fréquentes ; où, les milices non payées s'étant jointes aux brigands, la vie même n'est plus assurée ; où les digues non entretenues crèvent, causant, après l'inondation, la famine. Alors, sa maison ruinée, son champ dévasté, il se rend aux promesses d'un illuminé fondateur de société secrète qui lui promet, s'il le suit, richesse et plaisirs sur terre, bonheur éternel au delà.

Elles n'ont jamais manqué en Chine, ces sociétés secrètes, surtout aux époques des troubles. Depuis celle des
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