Chapitre 2, L’Europe des Nations (1848 – 1914)





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Chapitre 2, L’Europe des Nations (1848 – 1914)



I/ Garibaldi : héros des 2 mondes

Garibaldi, héros italien et mythe national, a été exploité par tous les dirigeants italiens : Mussolini, la gauche italienne, Berlusconi. Selon les régions, Garibaldi est honni ou adoré mais exalte toujours les passions.

  1. Une figure romantique

Garibaldi n’a pas inventé l’idée de l’unité italienne qui était un vœu pieu depuis des siècles. Depuis la fin de l’Empire Romain, la péninsule avait été divisée en de nombreux états (pape chef temporel, duchés, principautés,…) et depuis la Renaissance certains évoquaient le fantasme d’une unité italienne (César Borgia,…).

Le premier a imaginé concrètement cette union est Bonaparte (entrée en libérateur à Milan,…) qui se donnera le titre de Roi d’Italie (et l’Aiglon Roi de Rome). Mais certaines attitudes françaises déplaisent aux italiens (exil du pape,…), cette unité réalisée par la France ne correspondait pas aux aspirations italiennes. Metternich dira que : « l’Italie n’est qu’une expression géographique ».

Garibaldi né à Nice le 4 juillet 1807, il est italien de sang mais né français. Fils d’une famille de marins, il voyage beaucoup avec sa famille notamment à Rome en 1825 qu’il découvre aux mains d’un pape qui n’en prend pas soin. Toute sa vie il souhaitera refaire de Rome, la capitale de l’Italie unie. Il deviendra athée, profondément anticlérical et marquée par le saint-simonisme.

En 1833, il est capitaine d’un bateau qui part de Marseille vers Constantinople dont l’équipage a pour projet de créer un phalanstère pour le peuple italien qui doit renaître. De retour de Constantinople, il rencontre à Marseille le patriote Mazzini en exil qui a crée la société secrète « Giovine Italia ». Leur seul point de désaccord porte sur l’aspect religieux : Mazzini dit «  Dieu est l’Italie » alors que Garibaldi est anticlérical.

Garibaldi s’engage comme volontaire dans la marine de guerre piémontaise. Il volera les clés de l’arsenal de Gênes pour armer son équipage et proclamer dans la ville la République italienne. Arrêté par la police, il sauve sa peau en se déguisant en paysan pour rentrer à Marseille où il rejoint les francs-maçons. A Gênes, il est condamné à mort par contumace pour désertion. Indésirable à Marseille, il s’embarque vers l’Uruguay où est déjà installée une petite communauté italienne.

2 Etats d’Amérique Latine sont d’origine ecclésiastique : Le Paraguay crée par les jésuites au XVIIIème pour protéger les indiens du travail forcé et l’Uruguay crée par les Franciscains au même moment et pour la même raison.

Entre 1835 et 1848, il se bat contre les Brésiliens (de l’empereur Pedro II) et les Argentins (du général Rosas) en tant que corsaire sur le Rio de la Plata. Il crée des escadres qui pour montrer qu’ils n’ont pas peur du sang portent des chemises rouges. Le 8 février 1846, lors de la bataille de San Antonio, la charge de 200 italiens menés par Garibaldi met en déroute l’armée argentine. L’exploit est relayé en Italie et du jour au lendemain, Garibaldi devient un héros, une épée d’or lui est offerte par souscription nationale.

Alors qu’il défend Montevideo, il apprend que Charles-Albert Roi de Piémont-Sardaigne a pris les armes contre l’Autriche pour réaliser l’unité italienne, il décide immédiatement de rentrer en Italie.

  1. Le champion du Risorgimiento

Le 21 juin 1848, son navire l’Espérance arrive à Nice (ville piémontaise). Il apprend que le peuple romain s’est soulevé contre le pape, qu’un élève de Mazzini nommé Manin a soulevé Venise qui est assiégée par les Autrichiens.

Garibaldi, condamné à mort, se présente devant son Roi pour mettre son arme au service de l’Italie. Charles-Albert le gracie et Garibaldi lève rapidement des chemises rouges et dès 1848, il remporte la victoire de Varèse pensant aller libérer Venise au plus vite. Mais dans le même temps, Charles-Albert est vaincu à Custoza, Garibaldi isolé ne peut plus gagner. Après un cours regain en 1849, Charles-Albert est définitivement vaincu à Novare par Radetzky.

En avril 1849, Garibaldi part à Rome tente de proclamer une République romaine mais le pape a le soutien de toute l’Europe catholique (dont la France conservatrice de la IIème République). Le Maréchal Oudinot est même envoyé pour reprendre Rome par les armes (Expédition de Rome), Garibaldi repousse l’armée française sur le mont Janicule (une des 7 collines) mais Oudinot prend la ville.

Vaincu, il se retire avec ses chemises rouges dans une retraite épuisante (« Qui aime l’Italie me suive ») qui voit sa femme mourir d’épuisement dans ses bras à Ravenne.

Victor-Emmanuel II, successeur de Charles-Albert, est l’anagramme de VERDI (Victor-Emmanuel Re d’Italia) d’où des graffiti dans les rues « VERDI ».

Le Premier Ministre de Victor-Emmanuel, Cavour est nommé en 1852 avec une grande liberté d’action admet que le Piémont ne pourra pas faire l’unité italienne sans un allié. Il sait que Napoléon III a été carbonari et a vécu à Rome, il tentera donc d’obtenir l’aide de la France. Il enverra donc un corps expéditionnaire pour soutenir France et GB en Crimée espérant en retour obtenir une aide pour réaliser une unité italienne.

Cavour obtiendra de N III la signature d’un traité de secret promettant une aide française de 200 000 hommes pour assurer « l’expansion du Piémont jusqu’ l’Adriatique » contre la rétrocession des territoires francophones de Nice et de la Savoie-Chambéry.

En 1859, le Piémont attaque de nouveau l’Autriche et Victor-Emmanuel nomme Garibaldi général à la tête d’un corps de chasseurs des Alpes qui remporte une succession de victoire dans le Nord prenant Bergame, Brescia,..

Les troupes françaises en appui remporte elles aussi des victoires très coûteuses à Magenta puis Solferino.

Le 11 juillet 1859, considérant que le Piémont a atteint l’Adriatique et que son armée a subi de lourdes pertes, Napoléon arrête les hostilités et signe la paix avec Franz Joseph à Villafranca. Le traité secret est strictement respecté et suite aux référendums Nice et la Savoie deviennent françaises.

L’ensemble de l’Italie s’était enflammée, à Naples le prince Bourbon François II réprime dans le sang (surnommé « la Bomba »).

Sachant que l’armée autrichienne est affaiblie, Cavour voudrait continuer la guerre sachant que l’armée autrichienne est affaiblie. Cavour conclut un accord avec Garibaldi lui demandant de démissionner de l’armée et lui interdisant l’accès à tout bâtiment officiel mais lui fournissant des moyens pour lever des hommes pour prendre le Sud de l’Italie comme simple particulier.

Prenant des hommes en Toscane, il débarque à Marsala en Sicile le 11 mai 1860. Le 15 mai 1860, il bat au col de Calatafimi une armée 7 fois supérieure en nombre par une ruse de guerre (il reste abrité à l’ombre pendant que les adversaires sont sous un soleil de plomb) puis entre triomphalement dans Palerme, il traverse le Détroit de Messine et bat définitivement François II des Deux-Siciles en octobre prenant le titre de dictateur provisoire des Deux-Siciles. Bataille de Calatafimi, 15 mai 1860

Dans le même temps, l’armée piémontaise dit venir en secours aux patriotes de Ravenne et Ancône dans les Etats Pontificaux qu’ils libèrent en évitant la ville de Rome marchant sur Naples pour éviter que Garibaldi (et ne leur mette à dos les catholiques). Les 2 armées se rencontrent à Teano avec 50 000 hommes de chaque côté, le Roi propose à Garibaldi des titres de gouverneur et de l’argent mais il refuse toute récompense disant : « Je ne veux rien, je vous donne l’Italie » ordonnant à ses hommes de se disperser ou de rejoindre l’armée piémontaise.

En 1861, le Royaume d’Italie est proclamé dans sa capitale provisoire à Florence pendant que Garibaldi est reçu au Parlement nouvellement crée comme simple citoyen, il ne peut pas s’exprimer car les députés lui offre un standing ovation d’une heure trente.

Garibaldi tente d’inciter le Roi de prendre Rome, celui lui dit qu’il ne peut pas destituer le souverain spirituel catholique. En 1862, il tentera lui-même de reconstituer une armée mais une armée piémontaise l’arrête et tire il est blessé puis emprisonné mais vite libérer pour se retirer dans son rocher de Caprera, une île entre la Corse et la Sardaigne.

En 1866, la République romaine est proclamée, Garibaldi vient rejoindre le mouvement mais l’armée française vient au soutien du pape et les soldats de Garibaldi son vaincu (le Général Defailly télégraphe en clair à N III : « Les Chassepot (nouveaux fusils) ont fait merveille ».

Rome deviendra la capitale du Royaume d’Italie en 1870, le pape se considérera prisonnier du royaume d’Italie jusqu’aux accords du Latran de 1929 avec Mussolini.

  1. Citoyen de l’Europe et du monde

N’ayant pas d’argent, Garibaldi doit continuer son métier de marin. Il est reçu par la communauté italienne de New York lui demande de venir, il défile en vainqueur à Broadway, est fait citoyen d’honneur de la ville de New York et citoyen américain.

Il fera 2 fois le Tour du Monde à la voile (passant 2 fois le Cap Horn).

En 1864, Il sera reçu de la même manière à Londres par la communauté italienne (qui lui offre un drapeau italien avec l’inscription « Rome et Venise »), le Prince de Galles futur Edouard VII mais il est finalement écarté car gênant pour les cours européennes.

Lincoln le nommera même Général de Brigade US mais il refusera de se battre contre les sudistes sans l’assurance que les esclaves noirs deviendront de vrais citoyens.

Il rédigera un programme de paix perpétuelle, imaginera une justice international, un congrès International (idée de la SDN), deviendra Grand Maître franc-maçon.

Le 11 septembre 1870, il débarque à Nice pour offrir son épée à la République Française nouvellement crée puis rencontrera Gambetta à Tours le 9 octobre qui le nomme Général de Brigade à la tête d’une armée de chemise rouge de 9 000 hommes (dite « Seconde Armée des Vosges ») qui sera l’une des rares armées victorieuses de 1870. L’armée française est vaincue, il doit accepter l’armistice face aux Prussiens.

Il sera élu député de Dijon en 1870 et recevra l’hommage des parlementaires à son entrée dans la chambre de Bordeaux mais rapidement un député de droite demande de quel droit un citoyen italien siège. Garibaldi quitte la salle suivi d’Hugo, député de Paris, scandalisé,…

Il mènera comme dernier combat, la lutte pour les droits des femmes, la laïcité, imaginera des travaux en Italie (assèchement des marais en Rome et Ostie,..)



II / Napoléon III : La France puissance mondiale

GB a commencé à se penser en puissance maritime mondiale à partir de 1805 (post-Trafalgar) malgré ses possessions importantes depuis le XVIIème, la France elle a eu quelques velléités sous Louis XIV (marine de Colbert) mais Napoléon Ier pensait la France comme une puissance européenne.

Le Second Empire est la seule période pendant laquelle la France s’est conçu comme puissance mondiale héritière de la puissance méditerranéenne (Espagne 1823, Alger 1830,…). Napoléon III lui veut être l’arbitre de l’Europe y compris des nationalités.

  1. Un destin hors norme

Napoléon III est le fils de Louis Bonaparte (éphémère roi de Hollande) donc neveu de N Ier , à la mort de l’Aiglon, il est donc l’héritier. Personnage étonnant car jeune carbonari passionné de la culture italienne, il vivra également en Suisse germanique (sera officier d’artillerie dans l’armée helvétique). Personnage tout à fait romantique, il est convaincu de son très grand destin pour éclairer les peuples, il y a chez lui un mélange de grandeur et de populisme (
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