Remerciements page 2 Etaient Présents page 3





télécharger 490.17 Kb.
titreRemerciements page 2 Etaient Présents page 3
page5/14
date de publication11.05.2017
taille490.17 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   14

Adoucissement,

  • stabilisation par injections de polyphosphates...


    b) Lutte contre la corrosion


    • choix des matériaux,

    • injection de mélanges de polyphosphates ou polyphosphonates de zinc,

    • injection d'amines filmantes, à voir après diagnostic de la qualité de l'eau.


    c) Lutte contre les salissures


    • Eviter de placer la tour sous le vent dominant par rapport à des sources de pollution,

    • filtrer l'eau d'appoint si besoin,

    • filtrer une fraction du débit de circulation (env. 10%),

    • injections de dispersants organiques (polyphosphonates, polyacrylates), maintenant les salissures en suspension et facilitant leur évacuation par les purges,

    • maintenance rigoureuse, nettoyage régulier du bac et des surfaces de la tour


    d) Lutte contre les organismes vivants
    On peut utiliser des agents oxydants tels que le chlore et ses dérivés, bioxyde de chlore, brome, etc.

    Mais compte tenu des problèmes de corrosion, il est préférable d'utiliser des biocides non oxydants tels que :

    • aldéhydes, sels d'ammonium quaternaires,

    • thiocarbamates, thiocyanates,

    • chlorophénols, sels métalliques...

    Le choix des produits dépend de leur compatibilité avec les inhibiteurs entartrage / corrosion employés.
    III – Conclusion
    Il faut rappeler que le risque zéro n'existe pas.
    Il est impossible d'éradiquer la présence de légionelles mais il est possible de les maintenir en dessous des seuils admissibles.
    L'objectif est de mettre en place une démarche sécuritaire et préventive, adaptée aux contraintes d'exploitation de l'établissement, et de ne pas se contenter du curatif, forcément éphémère.
    La pérennité de la démarche, la traçabilité des actions et la surveillance analytique des installations nécessitent la mise en place d'un outil interne : le carnet sanitaire.

    (un modèle-type de carnet sanitaire concernant les tours aéroréfrigérantes est présent en annexe)

    Questions – débat
    Christian Ochem :

    A Belfort, après avoir effectué les études adéquates sur la patinoire, nous avons trouvé des traces de légionelles, en quantité admissible mais non négligeable, dans les tours aéroréfrigérantes et sur un réseau de douches en maillage. Suite à cette expertise, les travaux ont été immédiatement engagés, pour un coût de 40 000 € cette année pour la remise en état des canalisations, des douches, etc. Le problème est l'entretien courant, le suivi. Nous avons techniquement, matériellement, des difficultés à suivre. Il nous faut trouver parmi nos agents des volontaires qui vont devoir, une fois par semaine, procéder à ces chocs thermiques qu'on nous a vivement recommandé de faire. Cela signifie, pour l'agent, entrer dans un local douche et actionner des "presto" à distance pour faire s'écouler de l'eau à 70°C pendant un temps indéterminé, en courant le risque d'être soit brûlé, soit lui-même exposé aux vapeurs contaminées. Même si l'on trouvait du personnel qui accepte cette nouvelle tâche, dans ces conditions, on ne voit pas bien comment on va pouvoir suivre la cadence à long terme.
    Martine Liège :

    Pour vous répondre partiellement, je dirais qu'on ne devrait jamais en arriver là. Un choc thermique n'est pas à réaliser toutes les semaines, loin de là. C'est une opération ponctuelle, comme tout choc : chloré, chimique, etc., mais en aucun cas une solution à long terme. On doit mettre en place du préventif, mais rarement du curatif. La nécessité d'un choc thermique hebdomadaire ne se justifie que par une conception du site déplorable, un gros problème de configuration. La recette miracle n'existe pas, mais c'est vrai qu'un ne peut pas demander à son personnel d'être exposé à un tel risque de brûlure. Un choc thermique n'est pas la solution, il ne doit être utilisé qu'en dernier recours, avec des purges du réseau, et de toute façon, il a un effet très limité dans le temps : un suivi analytique est indispensable au plus tard une semaine après chaque choc thermique pour déterminer le potentiel de recolonisation. Si vous avez un système de stockage, procédez à des montées en température journalières dans votre ballon, ça risque moins. Mais je suis d'accord avec vous : ce n'est pas viable que d'imposer cette procédure à votre personnel.
    Christian Ochem :

    Merci, vous me confortez dans mon opinion, qui est que sous l'effet d'un alarmisme récent, les administrations, et notamment leurs services techniques, soumettent les installations sportives, qui, pour la plupart, ont plus de 20 ans d'âge avec ce que cela suppose comme conception des installations, à des protocoles contraignants tout à fait déraisonnables. Depuis que les décisions préfectorales ont été prises, on nous impose des mesures extrêmement lourdes à exécuter, pour un risque qui, finalement, apparaît tout de même minime. Alors des contrôles annuels, mensuels, pourquoi pas, mais ces contrôles hebdomadaires, est-ce bien nécessaire ?
    Martine Liège :

    Je pensais que vous n'étiez assujetti qu'au contrôle annuel. Cela relève-t-il d'un arrêté préfectoral ?
    Christian Ochem :

    Non, le contrôle hebdomadaire fait partie des recommandations des services techniques de l'administration.
    Martine Liège :

    Je suis alors peut-être mal placée pour vous répondre, puisque je ne représente pas la branche "pure et dure" de l'administration. Dans la Région Poitou-Charentes, nous avons choisi une autre approche : travailler en amont des problèmes, mettre en place très tôt des diagnostics, plutôt que de mettre en place du curatif à tout prix et n'importe comment. J'ai même dû demander à des établissements d'interrompre leur traitement pour prendre le temps d'étudier leur réseau, et de réfléchir à d'autres solutions que des injections systématiques de chlore... Sans parler au nom de toutes les DDASS de France, je crois qu'il faut raisonner autrement, en respectant les règles de base énoncées notamment dans le guide du CSHPF. Ce guide ne recommande absolument pas les chocs thermiques, il recommande de bien connaître son installation, de supprimer les stagnations en premier lieu, de mettre des purges en place (hebdomadaires, elles, notamment quand les douches d'un gymnase, par exemple, ne sont pas suffisamment sollicitées)... Il faut savoir que les chocs thermiques ne sont pas sans incidence sur un réseau : c'est un traitement violent, qui laisse une trace, un effet secondaire : on a l'impression d'éradiquer les légionelles, mais on provoque dans le même temps une accélération de la corrosion, facteur favorable au développement des futures légionelles... C'est un vrai cercle vicieux !
    Xavier Legros :

    J'ajoute que la répétition des chocs thermiques, tels que prévus par la réglementation évolutive, à savoir une application de 15 minutes à 70°C à chaque point de puisage, est un traitement très fort car il se devait d'être générique et efficace pour toutes les installations. Or, on estime qu'à 70°C, les légionelles ne survivent pas plus d'une minute: on peut se poser la question de la justification de ce protocole commun qui préconise 15 minutes. Personnellement, je ne pense pas que la technique du choc thermique répété soit une bonne solution. Celle-ci consisterait peut-être en des montées à température plus ajustées, avec un bi-passage de votre mitigeur thermostatique sur la distribution et seulement un point ouvert, ce qui faciliterait la montée en température des parties circulantes. Même si vous ne "désinfectez" pas l'intégralité de votre réseau, en répétant cela moins souvent (mensuelle ou bimensuelle) et en le combinant avec des mesures préventives de modification du réseau, vous auriez déjà une meilleure solution que ces chocs hebdomadaires.
    Jean-Paul Dubois (Dunkerque) :

    A partir de combien de temps peut-on parler de stagnation dangereuse ?
    Xavier Legros :

    C'est variable. A priori, la légionelle n'est pas une bactérie très virulente au niveau de la "reprise", elle mettra plusieurs jours à réapparaître dans un bras mort après un choc thermique. Mais pour bien faire, en particulier quand on est face à des sanitaires inutilisés, il faudrait les puiser chaque jour au moment des tâches d'entretien. Ouvrir tous les jours chaque point et puiser quelques litres, eau froide et eau chaude, pour évacuer l'accumulation de bactéries en bout de réseau est un très bonne précaution de départ.
    Jean-Paul Dubois :

    Une fois qu'on a mis en œuvre le bon protocole au niveau du ballon d'eau chaude avec des températures à 50-60°C, mais qu'au niveau du mitigeur, on abaisse la température, est-ce que l'eau chaude assainie ne risque pas de "réactiver" les bactéries dormantes présentes dans l'eau froide ?
    Xavier Legros :

    Comme je vous le disais, effectivement, l'eau chaude n'est pas stérile, les légionelles ne pourront jamais être totalement éradiquées de votre système hydraulique. Il faut simplement éviter que ce système ne favorise pas la vie et le développement des bactéries. Au niveau du mitigeur, le risque bactérien est réduit au quasi-néant, ce ne sont pas les bactéries présentes dans l'eau froide qui seront dangereuses. Ce n'est que quand le système présente des conditions encourageant la prolifération qu'il devient dangereux.
    Jean-Pierre Demulier (Compiègne) :

    J'ai fait faire un diagnostic par une société "collègue" de la vôtre, et après quelques modifications faites sur l'installation, j'ai fait faire des analyses sur la quantité de légionelles présente à différents endroits sur le même réseau d'ECS, un jour de semaine à 10 h du matin. Du côté des douches de la piscine, qui fonctionnent depuis 7h30, on trouve 450 UFC/l ; de l'autre côté du mur, côté patinoire, on passe à 1050 UFC/l pour les douches du vestiaire hockey, qui n'ont pas servi depuis la veille au soir. Est-il normal que la quantité double en une nuit dans ce réseau d'eau inutilisée ?
    Martine Liège :

    Je vais d'abord vous rassurer : ces quantités sont tout à fait modestes, et la mesure de 1050 UFC/l, pour une eau stagnante, reflète un environnement relativement protégé. A propos d'analyses, j'ajoute un élément qui, en revanche, est inquiétant : il existe des bactéries viables mais pas cultivables, donc indétectables par les analyses classiques. On peut donc penser que ces analyses sous-estiment la quantité réelle de légionelles présentes. Cela, combiné au fait qu'en bactériologie, les analyses n'ont de valeur que très ponctuellement (la quantité de bactéries peut varier énormément d'un moment à l'autre), vous permet de relativiser ces données. Ceci dit, les vôtres nous montrent bien la relation eau courante – eau stagnante, qui peut, effectivement être spectaculaire.
    Xavier Legros :

    J'ajoute que "l'analyse légionelle" est une analyse difficile. Les laboratoires, dont le nôtre, sont soumis à une intercalibration : des échantillons-témoins nous sont confiés régulièrement, afin de savoir si leurs mesures sont bien calibrées, et on estime qu'elles le sont à un demi-logarythme près ! C'est pourquoi pour moi, les mesures que vous avez données sont en gros d'un même ordre de grandeur, de celui du millier d'UFC/l. Vous m'auriez surpris en me présentant 1 million d'UFC d'un côté, et moins de 50 de l'autre. Mais là, si cela se trouve, refaites ces mesures le lendemain et elles seront inversées. Tout ce qu'on peut conclure de ces mesures, c'est que vous avez encore quelques légionelles présentes, et qu'il faudrait essayer de les faire passer à moins de 50 unités par litre.
    Brigitte Janning (Bordeaux) :

    Juste une petite remarque sur la "psychose" autour de la légionelle, et la question qui en découle. A Bordeaux, voilà deux ans que nous avons fait les travaux sur la tour aéro, donc nous sommes plutôt au point de ce côté. Seulement, pendant les travaux, un panneau avait été placé signifiant l'obligation de porter le masque aux alentours de la tour. Le panneau est resté et il y a à peu près un mois, des ouvriers travaillant à proximité et voyant le panneau ont refusé de travailler tant qu'ils n'avaient pas eu l'assurance qu'il n'y avait plus de légionelles dans le panache de la tour. Le chantier a été stoppé 8 jours, le temps de procéder à de nouveaux prélèvements. Les abords d'une tour sont-ils toujours dangereux une fois que celle-ci a été traitée ?

    Martine Liège :

    Il y a des textes sur la protection des travailleurs, et en effet, il existe une recommandation très forte du port du masque de type P3. Je comprends ces ouvriers, car ils pouvaient se poser la question des garanties que vous aviez quant à la contamination ou non du panache. Je crois que cette recommandation est importante dans ce cas, et que dans le doute, on ne peut blâmer ceux qui cherchent à se protéger.
    Brigitte Janning :

    Cela va beaucoup plus loin, dans ce cas... La tour est placée à 1,5 mètre du sol, dans la rue. Tous les passants devraient-ils porter un masque quand ils passent à côté ?
    Xavier Legros :

    C'était plus ou moins ce qu'il s'était passé à Paris lors de la Coupe du Monde : des passants qui attendaient le bus à proximité d'une tour aéro dont le panache débouchait au niveau du trottoir avaient été infectés. Quant au port du masque, je trouve ça plutôt bien qu'une signalétique fasse réagir les gens, parce que sans ce panneau, on ne sait pas si les ouvriers n'auraient pas décidé d'installer leur table de camping juste à côté de la tour pour manger à midi... Ce n'est pas si mal de rappeler le danger de temps en temps, sans aller jusqu'à la psychose, bien sûr...
    Hubert Tourneur (Mégève) :

    Y en a-t-il parmi nous qui ont effectué des analyses, et pour qui celles-ci ont démontré une totale absence de légionelle ?
    Xavier Boehler (Grenoble) :

    Effectivement, à Grenoble, dont la patinoire a été inaugurée en 2001, l'analyse de présence de légionelle a donné un résultat négatif : zéro légionelle.
    Martine Liège :

    Il est impossible que la mesure soit de zéro, ou alors, inquiétez-vous et changez de laboratoire... Je crois plutôt qu'elle était inférieur à 50 UFC/l.
    Xavier Boehler :

    Oui, ça doit être ça. En tout cas, le résultat nous a été donné comme négatif.
    Xavier Legros :

    Encore une précision : il ne faut pas confondre diagnostic et analyse, ni même les croire interdépendants. Un diagnostic de votre installation peut être fait sans analyse, et qu'il y ait analyse ou non, les conclusions de ce diagnostic resteront les mêmes : il existe ou non un risque de prolifération de légionelles. A l'APAVE, nous travaillons souvent sans faire d'analyse, car nous n'en avons pas besoin pour dire qu'un système ECS présente des risques ni pour préconiser des solutions. Le suivi analytique ne vous donne qu'une mesure de la contamination a un instant T. Le diagnostic, lui, est là pour vous mettre en garde sur ce qui peut se passer et pour vous dire ce qui ne va pas. Cependant, les deux sont complémentaires, et le suivi analytique est tout de même indispensable pour garder un œil sur ce qui se passe dans votre réseau. En matière de légionelles, malheureusement, la vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain.
    Hubert Tourneur :

    Derrière tout cela, il y a aussi un problème commercial : nous sommes très sollicités par des entreprises qui nous fournissent des solutions soi-disant parfaites pour lutter contre les légionelles, mais ce sont aussi elles qui s'occupent du suivi analytique, et, évidemment, il est très rare qu'ils ne trouvent rien... Il importe d’être prudent sur les entreprises qui profitent de la crainte de la contamination pour vendre leur matériel à tout prix...
  • 1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   14

    similaire:

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconNote page 5 Découvrir le film à l’aide de la pré bande-annonce page...
    «Nous avons besoin de plus de films comme Aurélie Laflamme Les pieds sur terre» Elizabeth Lepage-Boily, Cinoche

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconDe ‘’À la recherche du temps perdu’’
    «hommes-femmes» (page 46) l’analogie entre ce qui se passe dans la nature et ce qui se passe entre les homosexuels (page 46) la théorie...

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconIntérêt de l’action (page 5), intérêt littéraire (page 12), intérêt...
    «clés» ayant été proposées), Besançon (1775-1776), Valence (1777) avec mission d'installer l'école d'artillerie qui allait accueillir...

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconFirst page Back Continue Last page Text

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconPour lequel on trouve ici l’examen de
    «Entre les rues Duluth et Mont-Royal, cinquante vieilles maisons s’épaulent pour endiguer le bassin de nature déversé par la montagne»...

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 icon• Recherche sur l’image tactile avec le Centre Amandine
    «Je compte» : Ce livre aide à apprendre à compter de 1 à 5 grâce à des perles mobiles sur une ficelle, le nombre de perles augmentant...

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconNotes de cours, de sites internet Conventions adoptées
    «//») et les changements de page par «/p. Xx/», où XX est le numéro de la nouvelle page (par exemple : «/p. 25/»)

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconGéopolitis Bibliothèques numériques : faut-il tourner la page ?
    «Retrouvez tous les dossiers» puis taper les mots «bibliothèques et numériques» dans la zone de recherche. Sélectionner l’émission...

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconLa commission accessibilité de l’union des aveugles vous propose...
    «Montpellier notre ville». En page 2 de ce document un sommaire a été créé pour faciliter l’accès aux différents articles du journal....

    Remerciements page 2 Etaient Présents page 3 iconLa commission accessibilité de l’union des aveugles vous propose...
    «Montpellier notre ville». En page 2 de ce document un sommaire a été créé pour faciliter l’accès aux différents articles du journal....






    Tous droits réservés. Copyright © 2016
    contacts
    h.20-bal.com