Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon





télécharger 241.32 Kb.
titreLe journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon
page15/15
date de publication11.05.2017
taille241.32 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   ...   7   8   9   10   11   12   13   14   15

Un vin de qualité



Face aux difficultés du monde agricole, touché par la surproduction et la concurrence étrangére, en paticulier italienne, les viticulteurs de toute la région décidérent de miser sur une plitique de qualité.

Après une campagne d'arra­chage, les cépages médio­cres furent éliminés au pro­fit du carignan, cinsault, merlot, cabernet, mourvè­dre, chardonnay, viognier et de la syrah. La politique commerciale se tourna vers les AOC ou les vins de pays. On modernisa les techni­ques et l'œnologie. Le vigno­ble lui-même fut adapté : on replanta en espaçant les rangées pour permettre le passage des machines ou on mit la vigne sur des fils de fer. Les pouvoirs publics envisagèrent parfois de reconvertir le vignoble en verger, ce qui nécessitait de construire un réservoir d'eau pour l'irrigation. C'est ainsi qu'en 1969, le Conseil général de l'Hérault fit construire un barrage et un lac de retenue au Salagou, près de Clermont-l'Hérault. En réalité, le plan d'eau servit davantage aux activi­tés touristiques, la tramon­tane créant un spot prisé par les amateurs de voile.

Grâce à ses atouts et aux aménagements réalisés, la région vit le tourisme passer devant la viticulture pour les revenus et devenir la première activité économi­que, loin devant le secteur industriel.

Mutations des secteurs d'activités



Les industries anciennes, le textile à Lodève, au Vigan ou à Alès, la bonnet­terie à Ganges, l'exploita­tion houillère du bassin d'Alès avec la verrerie ou la métallurgie lourde ont soit périclité, soit forte­ment décliné. Des milliers d'emplois ont ainsi disparu, vidant parfois les villes, comme La Grand' Combe ou Bessèges. À Frontignan, le conseil d'administration de la Mobil Oil Française décida la fermeture le 12 décembre 1985, jour qui resta dans les mémoires comme un jeudi noir.

L'Aude, département déjà sous industrialisé, entra dans une crise généralisée. La mine d'or de Salsigne amorça une régression dès 1954. Les carrières de mar­bre de Caunes-Minervois, dont les matériaux servi­rent au Petit Trianon et à l'Opéra de Paris, perdirent une grande partie de leurs salariés. Les secteurs de l'habillement, de la chaus­sure, dont le groupe Myris était l'emblème, ne purent éviter le déclin.

En réaction, les entrepri­ses se modernisèrent en s'appuyant sur la recher­che et en s'orientant vers des secteurs porteurs. La décentralisation réussie d'IBM à Montpellier en 1965 donna une impulsion pour le développement des tech­nologies de pointe. Des entreprises sous-traitantes liées à l'informatique et à la bureautique s'installèrent à Montpellier, Nîmes ou Alès, souvent en liaison avec des parcs scientifi­ques. La région compta alors des entreprises d'en­vergure internationale comme Perrier, premier producteur mondial d'eaux gazeuses (Gard), Royal ­Canin (Gard) ou encore Jac­ques Vabre (Hérault).

Mais c'est le secteur ter­tiaire qui explosa véritable­ment, regroupant la plus grande partie des actifs. Le commerce de gros connut notamment une expansion dans le domaine des maté­riaux de construction et des fruits et légumes. Construit au début des années 70, le Marché international St Charles de Perpignan est le premier marché français et européen de fruits et légu­mes (1 million de tonnes), tête de pont des produits espagnols. Premier centre économique du départe­ment, ce marché privé commercialise plus de la moitié des flux venant du Sud.

Les services aux entreprises ont aussi progressé dans l'immobilier, l'ingénierie économique, les affaires, la publicité ou la commu­nication. La région est au second rang français pour les infrastructures de santé.

Montpellier, métamorphoses urbaines



Dès son arrivée à la mai­rie en 1977, Georges Frê­che décida de transformer la ville qui n'était alors qu'un chef-lieu de province. Il mit au point, avec Ray­mond Dugrand, premier adjoint délégué à l'urba­nisme, un véritable projet de ville. Montpellier, deuxième cité du royaume de France à l'époque médié­vale, grande capitale pro­vinciale au XVIIIe s., se lança dans une nouvelle phase de son histoire pour devenir une métropole euro­péenne, charnière entre le Sud et le Nord.

Le projet comptait plu­sieurs volets : sur le plan économique, il fallait atti­rer les entreprises de pointe. Pour cela, on fit de Montpellier une techno­pole, forte de parcs où s'implantèrent des firmes performantes. Furent pri­vilégiés la médecine, l'agronomie, le tourisme, l'informatique et la com­municatique. Au nord­ ouest, on créa Euroméde­cine, avec de nombreux laboratoires pharmaceuti­ques, à l'ouest, Garosud. Vers le sud, les parcs du Millénaire, à partir d'IBM, au nord, Agropolis qui devint vite le plus grand centre mondial spécialisé en recherches méditerra­néenne et tropicale. En 1998, Montpellier fut clas­sée première ville de France pour l'accueil des entreprises, créant plus de 30 000 emplois en 15 ans. Parallèlement, elle sut développer le secteur ter­tiaire supérieur.

La ville se tourna aussi vers le sport et la culture: le stade de la Mosson à la Paillade, l'accueil de la Coupe du Monde de foot­ball, un Zénith, une pro­grammation riche d'opéras et de concerts, l'ouver­ture de deux grandes bibliothèques, des festivals de musique et de danse...

Autre volet fondamental du projet : un plan d'urba­nisme destiné à doter Montpellier d'équipements de base et de structures culturelles, apte à répondre à la croissance démogra­phique tout en gommant la ségrégation et suscep­tible d'insérer la ville dans le couloir de communica­tion situé plus au sud. Eco­les, mairies annexes, gym­nases, crèches, marchés ouverts, fontaines et jar­dins, Maisons pour Tous... chaque quartier reçut une attention particulière. Une première ligne de tram­way relia la périphérie au centre, contribuant à inté­grer la Paillade au reste de la ville. Au centre, la piétonnisation fut mise en place, on réhabilita les églises, le Peyrou, le musée, l'Opéra Comédie. L'Etat fut maintenu sym­boliquement par la requa­lification de la préfecture.

On réorganisa la fonction judiciaire en construisant un Tribunal administratif et un nouveau Palais de justice. Enfin, le rôle cul­turel du centre s'affirma par la construction d'un gigantesque Opéra-Palais des Congrès, le Corum, achevé en 1990. Son archi­tecte, Claude Vasconi, l'im­planta au bout de l'Espla­nade, tandis que le Centre national chorégraphique se glissait dans le Couvent des Ursulines. Pour répon­dre à la demande de loge­ments et se rattacher au réseau de communication constitué par l'autoroute, le TGV et l'aéroport, déci­sion fut prise d'étirer Mont­pellier vers l'est et le sud. Georges Frêche, Raymond Dugrand et l'architecte catalan Ricardo Bofill conçurent Antigone, un quartier néo-classique où les places se succèdent et où les appartements stan­ding côtoient les logements sociaux. Afin de rompre avec l'habitude de reléguer ceux-ci en périphérie. La piscine olympique de Bofill fit face à la médiathèque de Chemetov et Huidobro. De l'autre côté du Lez, canalisé et aménagé, l'hô­tel de Région regardait la ville. Pour parachever l'œuvre urbaine, Port-­Marianne devait relier Montpellier à la mer par le Lez et surtout faire le pendant de la Paillade au nord-ouest. Différents quartiers sortirent de terre : Richter, l'universi­taire, les Consuls de Mer, les jardins de la Lironde, le Port Jacques-Cœur et enfin Odysseum, parc de loisirs, relié à la ville par le tram. Le tramway sur l'axe Pail­lade-Odysseum se présen­tait comme un appel aux transports en commun. Aujourd'hui, une deuxième ligne est en cours de réali­sation. Elle reliera Jacou à St Jean de V édas en pas­sant par les quartiers importants de Montpellier comme Aiguelongue, les Beaux-Arts, les Aubes, la Pompignane.

Montpellier a réussi son pari : elle est une métro­pole réputée pour son architecture, ses festivals et ses pôles d'activités.

La région joue sur une offre touristique variée, entre ses plages de sable fin et un arrière-pays de plus en plus prisé. Elle est riche d'une culture multi séculaire où se mêlent à la fois les influences romai­nes, wisigothiques, orien­tales, catalanes et occita­nes, chrétiennes, juives et musulmanes. Aujourd'hui, elle a retrouvé sa place de carrefour culturel et écono­mique européen, entre Nord et Sud, Orient et Occident. .
­
lA RÉGION EN CHIFFRES

Population

1975 : 1 789 000 habitants

1990: 2 109 800 habitants

2002: 2 375 615 habitants

Taux de chômaqe

1992: 14, 8 %

1997: 17,3 %

2002: 13,7 %
Les actifs par secteur d'activité {2002}

Agriculture 5,6 %

Industrie 10,1 %

Con.traction 7 %

Comm.erce 16 %

Services 61,2 %
Entreprise.

Janvier 2002 : 127 510

Services: 61 144

Commerce et réparations: 36 313

Construction: 17 849

Industrie: 12 264

­
LA FIGURATION LIBRE

Mouvement né , au début des années 80, la Figuration libre fut initiée essentiellement par trois artistes : Robert Combas, Hervé Di Rosa et François Boisrond. Leur idéologie se fonde sur trois points : la fin de la grande peinture et de l'art intel­lectuel, hermétique com­me l'art conceptuel, la réconciliation du « petit» et du « grand» public et la collaboration nouvelle entre l’art et l’industrie via la mode, la technologie, les mass média, le métro et le desin. Leur style fait appel aux couleurs franches parfois criardes, les formes sont humaines, animales, végétales ou imaginaires, presque toujours cernées de noir à la maniére des bandes dessinées. Les supports varient : toile de jute, oreillers, sacs poubelles…

On sent l’influence de la télévision, des magazines, des illustrations, du cinéma, de la culture populaire de notre époque. Sétois d’adoption, Robert Combas définit ainsi la Figuration libre : « c’est faire ce qu’on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement. La Figuration, c’est être décontracté (…), c’est se servir de toutes les recettes pour améliorer son travail (…), c’est mettre de la couleur sur son dessin mal fait, c’est cacher avec du noir les imperfections d’une peinture, et de la sorte faire jaillir les couleurs en entourant les formes. La figuration libre, c’est quand je fais une bande dessinée avec un héros rigolo et que le lendemain, je laisse tomber pour faire une grande toile sur la bataille de Waterloo ».

Bibliographie
A. Borst, Les Cathares, Fayot, Paris, 1974.
A.Maistre, Le Canal des Deux­ Mers, Privat, Toulouse, 1998.
D. Barthélémy, L'ordre seigneurial, Xle -Xlle s., Ed. du Seuil, Paris, 1990.
E. Demougeot, L'Empire romain et les barbares d'occident (IVe- VIIe siècles), Publications de la Sorbonne, 1988.
G. Bouladou, L'Hérault dans la Résistance; 1940-1944, Nimes, 1992.
G. Cholvy dir., L’Hérault, de la Préhistoire à nos jours, éd; Bordessoules, Saint-Jean-D’Angély, 1989.
G. Cholvy dir., Le Languedoc et le Roussillon, Civilisations populaires régionales, éd. Horvath, 1982.
G. Cholvy, Histoire de Montpellier, Privat, Toulouse, 2001.
G. Duby, L'Europe au Moyen Age, Flammarion, Paris, 1990.
G.Ferré,1907,La Guerre du vin. Chronique d'une désobéissance civique dans le Midi, Editions Loubatières, Portet-­sur-Garonne, 1997.
H. Boyer et Ph. Gardy, Dix siècles d'usages et d’images de l’occitan, L'Harmattan, Paris, 2001.
J. Lecler, Histoire de la tolérance au siècle de la Réforme, Albin Michel, Paris, 1994.
J. Lugand, J. Nougaret. R. Saint-Jean dirs., Languedoc roman. Le Languedoc mediterranéen. Zodiaque, 1985.
J. Sagnes - S. Caucanas, Les Français et la guerre d'Espagne,

Actes du colloque de Perpignan

28-30 septembre 1989, Presses Universitaires de Perpignan,

2e éd. 2004.
J. Sagnes dir., Histoire de Béziers, Privat, Toulouse, 1986.
J. Sagnes, M. et R. Pech, 1907 en Languedoc et en Roussillon, Espace Sud Editions, Montpellier 1997.
J.-M. Chauvet, Histoire de la septimanie, éd. Lacour, Nîmes, 2002.
J.-M. Pérouse de Mantclos, LanguedocRoussillon. Le guide du patrimoine (introduction sur l'histoire de la région par les historiens G. Barruol, Ph. Joutard, X. Barral I Altet, etc.), Hachette, Paris 1996.
L. Crété, Les Camisards, Perrin, Paris, 1992
M, Chauvet, Le Languedoc méditerranéen, éd. France-Empire, Paris, 1971.
M. A. I Cardona, « Palais urbain et vie chevaleresque en Catalogne et en Occitanie [XIIe et XIIIe siècles) », dans Vivre au palais à Montpellier et en Languedoc au Moyen Age, XIIe-XVe siècles, Société archéologique de Montpellier, Fundaciô Caixa de Girona, 2004.
M. Allier, Les grands jours de Montpellier, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 1999.
M. Baleste, La France : 22 régions de programme, Masson, Paris, 1993
M. Durliat, Histoire du Roussillon, QSJ ? PUF, Paris, 1969.
M.Chauvet Le Languedoc méditerranéen, éd. France-Empire, Paris, 1971
Mil1e ans d'Hérault. trésors d'histoire, Archives départementales

de l'Hérault.
Miniatures médiévale en Languedoc méditerranéen, Musée Fabre, Montpellier, 1963.
Montpellier Notre Ville, mars 1999, n° 226 (spécial urbanisme).
Montpellier, Architectures, 1977-1992, Montpellier, 1993
N. Deflou-Leca, A. Dubreucq dirs., Les sociétés en Europe mi VI - fin IX siècle, Atlande, Paris, 2003.
P. Cabanel dir., Itinéraires protestants en Languedoc, XVIe-XXe siècle, t. 2 Espace gardois, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 2000.
P. de Palol et M. Hirmer, L'art en Espagne du royaume wisigoth à la fin de l'époque romane, Flammarion, 1967, Paris.
P. Lamaison dir., Atlas de la civilisation occidentale, Hachette, Paris, 1994.
Ph. Joutard dir., Les Cévennes. De la montagne à l'homme, Privat, Toulouse, 1999.
Ph. Joutard, J. Poujol, P. Cabanel, Cévennes, terre de refuge, 1940-1944,Presses

du Languedoc, 1987.
Ph. Wolff, Histoire du Languedoc, Privat, Toulouse, 1988.
R. Delort dir., La France de l'an Mi1, Seuil. Paris, 1990.
R. Huard dir., Histoire de Nîmes, Edisud, Aix-en­Provence, 1982.
S. Jean, Templiers des pays d'oc et du Roussillon, Loubatières, Portet-sur-Garonne, 1998.
1   ...   7   8   9   10   11   12   13   14   15

similaire:

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconAssemblee generale ordinaire du comite regional de gymnastique languedoc-roussillon...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconActes du colloque organisé par le Conseil général de l’Oise et le...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconAction publique tranquillité publique, faciliter la vie des riverains...
...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconConseil Régional de Tourisme Région Guelmim Es Smara Portail crt

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconLa Commission permanente du Conseil régional du Centre-Val de Loire...
«Nous sommes venus parce que nous savions que nous n’étions pas concernés. Nous connaissons cette ville et nous nous sommes déplacés...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon icon1. Le régime de croisière suivi depuis 1965
«Le marché du logement en Ile-de-France» organisé par le Conseil Régional d’Ile-de-France et la Chambre Interdépartementale des Notaires...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon icon1/ Pertinence
«inpiano, la facture de Pianos de 1791 à nos jours» Musée des Beaux –Arts Jules Chéret nice; Exposition, conférences concert. Démarrage...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconEsclarmonde, vous qui donnez clarté au monde…
«O, Femmes, qui étiez-vous enfin ?» Pour le savoir, je me suis rapproché de René Nelli dans «les cathares en Languedoc», d’Anne Brenon,...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconAtelier de travail plu salle du Conseil 11 novembre, 11 h Commémorations...

Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon iconLes dix innovations pédagogiques de 2015 ?
«journal d’apprentissage» (reflexive journal) ou la carte mentale (mind map) sont déjà assez répandus en France, y compris dans le...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com