Le journal du conseil régional du Languedoc-Roussillon





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Intervention royale



Après quelques décennies d'accalmie, au cours des­quelles catholiques et pro­testants se partagèrent les pouvoirs, la tension remonta. En 1621, Montpellier et Nîmes, bastions du protes­tantisme, se soulevèrent. Le 30 août 1622, Louis XIII mena ses troupes sous les murs de Montpellier. Après des combats acharnés, la ville se rendit. La paix de Mont­pellier, signée en octobre, confirma l'édit de Nantes, mais la cité devait désor­mais supporter une garni­son de l'armée royale. Une citadelle fut construite, tour­née vers la ville pour mieux la surveiller. Montpellier allait devenir un point fort de la reconquête catholique. Les guerres menées par le duc de Rohan et les protes­tants dans la partie occiden­tale des Cévennes s'achevèrent, elles aussi, par une défaite des rebelles. L'édit de grâce d'Alès confirma à son tour l'édit de Nantes, à condition que les fortifica­tions des places huguenotes soient détruites.

C'est alors que les inter­dictions commencèrent: le culte réformé fut interdit dans certaines bourgades, comme à Gignac, ainsi que dans le diocèse de Nar­bonne; en 1652, les protes­tants furent exclus du consulat; en 1663 débuta le rasement des temples.

En 1685, Louis XIV proclama l'édit de Fontaine­bleau qui révoqua celui de Nantes. Les protestants furent contraints à la clan­destinité.

En même temps, le roi intervint dans la région sur un tout autre plan: il rendit possible la réalisation d'une nouvelle voie de communi­cation.

Le Canal des Deux-Mers



Pierre-Paul Riquet, natif de Béziers et percepteur dans la province, reprit le projet de relier la Gasco­gne au Languedoc, afin d'éviter le détour par Gibraltar. Soutenu par l'ar­chevêque de Toulouse, il éveilla l'intérêt de Louis XIV qui chargea Colbert de superviser les travaux. Ceux-ci commencèrent en 1666, à la suite de l'édit «pour la construction d'un canal de communication des deux Mers océane et méditerranéenne pour le bien du commerce et autres avantages y conte­nus», scellant l'accord entre le roi et Riquet.

Un chantier extraordinaire pour l'époque fut mis en place: plus de dix mille hommes y travaillèrent pendant quinze ans. Le che­min d'eau, long de 240 kilo­mètres permit de naviguer de Toulouse jusqu'au port de Sète créé au même moment. On dénombrait 328 ouvrages d'art: pont, aqueducs, bassins, écluses et tunnels. Celui du Mal­pas à Ensérune, long de 170 mètres, est le premier tun­nel réalisé pour un canal. Ce fut le dernier grand chantier mené par Pierre-­Paul Riquet.

Le canal coûta au total 15 millions de livres. Riquet investit ses biens person­nels dans l'opération, ainsi que ceux de sa femme. Mais il mourut en 1680, avant l'achèvement des travaux. C'est l'intendant d'Agues­seau qui ouvrit le premier la voie du Canal en chevau­chant dans le tracé encore à sec, de Béziers à Toulouse. On ouvrit les vannes le 15 mai 1681.

Beaucoup plus rapide que par la route, le trajet par le Canal contribua à l'épa­nouissement des villages qui le bordaient. Reliée à l'Aquitaine, la province vécut une véritable trans­formation économique. A lui tout seul, le canal faisait vivre deux mille familles.

Canal Royal de Languedoc, appelé Canal des Deux­ Mers, il prit le nom de Canal du Midi après la Révolution Française.

Ainsi, alors que s'achevait le XVIIe s., le roi gouver­nait d'une main de maître. S'il imposa par la force une seule religion en son royaume, il contribua au développement économi­que. Parallèlement, il pérennisa sa présence par la construction de monu­ments à sa gloire: à Mont­pellier, l'arc de triomphe célébrait la majesté de Louis XIV, en attendant que sa statue domine la place du Peyrou au tout début du siècle suivant.
SEBASTIEN BOURDON, un peintre protestant (1616 – 1671)

Né à Montpellier dans une famille d’artisans protestants, Sébastien Bourdon fut baptisé au temple. Son père l’envoya très jeune à Paris en apprentissage chez un peintre. Bourdon fit ensuite le voyage de Rome pou y enrichir sa formation. De retour à Paris, il intégra le milieu protestant des peintres, orfèvres et marchands joailliers.

Toutefois, l’artiste n’hésitait pas à travailler pour le compte des catholiques. Il réalisa notamment pour la cathédrale Notre-Dame, le «Crucifiement de Saint Pierre ». En 1648, il participa à la fondation de l’Académie. Il se rendit à Stockholm à la cour de la reine Christine de Suède et gagna alors en notoriété. En 1657, le peintre retourna dans sa ville natale où il reçut la commande de la « Chute de Simon le Magicien » pour le maître-autel de la cathédrale Saint-Pierre.

Le tableau s’y trouve encore aujourd’hui. Au cours de son séjour montpelliérain, Sébastien Bourdon réalisa aussi de nombreux portraits.

C’est à Paris qu’il passa ses dernières années. Il fut enterré au cimetière du faubourg Saint-Germain.

Rectificatif

Une faute de frappe est à l'origine d'une erreur parue dans l'épisode précédent. C'est le pape Nicolas IV et non Nicolas V qui créa l'université de Montpellier.

EPISODE 7

XVIIIe siécle

Entre guerre des Camisards et éveil des Lumiéres.
Au XVIIIe s., la région, étroitement encadrée par l'administra­tion royale, connut une certaine expansion écono­mique, accompagnée d'un élan intellectuel et scien­tifique. Loin d'être un ter­ritoire uniforme, elle fut tiraillée entre protestants et catholiques. La marche vers la tolérance fut lente et semée d'obstacles.

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