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XXIV


– Oui, Sarah, vous êtes appelée à être heureuse. Pourquoi en doutez-vous ?

– Heureuse ! Moi ? répond la jeune fille vivement.

Puis elle ajoute avec douceur :

– J’espère l’être toujours comme je le suis aujourd’hui.

– Mieux que cela ! reprend Anne en souriant. Votre plus cher rêve se réalisera.

Sarah secoue la tête avec incrédulité.

– Vous êtes donc aveugle ? demande Mme Tissier.

– Aveugle ? Non certes ! Et c’est parce que je ne le suis pas que je vois clairement combien vous l’emportez sur moi, Anne. Vous êtes bonne, belle, très riche. De plus, le docteur vous a toujours aimée.

En disant ces paroles, le regard pensif de la jeune fille suit distraitement le vol d’un papillon, dont les ailes à peine teintées de jaune se détachent comme une fleur subitement éclose à travers une touffe de Reine-des-Prés penchées au bord de la rivière.

Assises près du Clain, par une chaude après-midi de la fin de l’été, Anne et Sarah causent confidentiellement. Les feuilles d’un bouquet de peupliers qui se mirent dans l’eau tombent autour d’elle ; le vent les détache et en emporte quelques-unes dans le courant. Il les roule lentement jusqu’à ce qu’elles se trouvent arrêtées par une touffe de roseaux qui termine leur voyage. La jeune femme a voulu profiter de cette belle journée et est allée chercher sa petite amie pour lui proposer une promenade. Lassées par une longue course, elles se reposent en considérant la campagne, si belle à ce moment de l’année.

Devant elle, la ville est cachée à leurs regards par un rideau d’arbres plantés de l’autre côté de la rivière. Dans cette prairie fraîche, petite et entourée de haies élevées comme d’une couronne de verdure, on se croirait isolé du monde entier ; le terrain, derrière le pré, se relève subitement pour former une colline couverte de bois. À droite seulement, une étroite échappée permet d’apercevoir une longue étendue de la vallée, à travers laquelle le Clain promène ses eaux entre deux rives vertes qui se perdent peu à peu dans un vague horizon doré de soleil. Au-dessus, les arbres, en rejoignant le feuillage léger de leurs cimes, découpent le bleu du ciel comme une dentelle.

– Folle ! Robert ne songe plus à moi depuis bien longtemps. En revanche, ses graves regards s’arrêtent sans cesse sur une charmante petite personne de ma connaissance.

– Vous croyez ?

Sarah questionne anxieusement Mme Tissier, avec l’espérance évidente d’avoir une réponse identique à celle de son cœur. Elle serait bien déçue s’il en était autrement.

– Certainement, je le crois. Mon cher cousin vous aimait autrefois comme une enfant ; mais son amour a pris une autre forme à présent et il ne tient qu’à vous d’être heureuse.

Les yeux de Sarah rayonnent et leur éclat profond exprime la joie qu’elle éprouve en entendant ces paroles.

– Il est si sérieux !

– Dites donc : Et si bon ! si grand ! si dévoué ! reprend Anne en plaisantant. Vous le pensez, n’est-ce pas ?

La jeune fille baisse la tête en rougissant. Mme Tissier l’embrasse avec affection et reprend :

– Allons, je vous taquine méchamment. Tout le monde pense comme vous à son sujet.

– Je ne suis pas assez bonne pour être sa femme.

– Il vous aidera à le devenir. D’ailleurs, vous l’êtes, il me semble, pas mal comme cela !

Sarah sourit.

– Tenez, pour vous faire oublier ma méchanceté, voulez-vous un trait de mon cousin ?

– Lequel ? demande la jeune fille avec empressement.

– Oh ! il y en a beaucoup, car sa vie se passe à faire le bien. Mais celui-ci est inédit, je vous le jure ! Ce n’est pas lui qui l’a publié, du moins et comme le père de ceux qui en ont été l’objet est resté longtemps sans savoir à qui adresser sa reconnaissance, personne ne pouvait le raconter. Je vous engage toutefois à n’y pas faire allusion devant Robert, si vous ne voulez voir se froncer son front sévère. Je l’ai appris ce matin même dans ma tournée de pauvres. Pendant son séjour ici l’hiver dernier, il a tiré de l’eau les deux enfants du père Maurel, le jardinier qui habite au bas de Blossac, vous savez ? Mon cousin passait, paraît-il, un soir après le coucher du soleil, le long de la rivière quand il entendit des cris. C’étaient ces petits garçons qui en jouant venaient de tomber dans l’eau glacée. Il commençait à faire nuit, m’a dit le père Maurel et le Clain est là comme en bien des endroits très dangereux. Robert n’a fait ni une ni deux, il s’est jeté à l’eau, au risque d’attraper la mort, a saisi avec grand-peine les deux enfants, lesquels heureusement se tenaient serrés l’un contre l’autre et les a rapportés, péniblement vous pouvez le croire, chez leurs parents qui ne se doutaient de rien. Imaginez-vous qu’il leur ait dit son nom ? Ah ! bien oui ! Il l’a caché soigneusement au contraire comme si ce fût lui qui les eût jetés à l’eau !

– Il ne nous a jamais parlé de cela !

– Sans doute ! Mon cher cousin fait le bien en se cachant, comme les autres font le mal.

– Comment le père Maurel a-t-il su que c’était lui ?

– Le docteur fut obligé de se sécher à la flamme allumée immédiatement chez le jardinier et celui-ci voulant, vous le pensez, connaître le sauveur de ses enfants, l’a bien examiné afin de pouvoir se le faire nommer. Il y est parvenu difficilement, Robert n’habitant pas Poitiers d’ordinaire ; mais enfin, il le sait depuis hier et il est venu hier soir voir mon cousin pour le remercier, ce que celui-ci a paru trouver inutile pour si peu de chose ! Vous ne saviez pas cette bonne action, n’est-ce pas ?

– Non, mais ce n’en est qu’une de plus à son actif et je le sais capable de faire beaucoup de bien.

– Vous avez raison et rien ne peut étonner de lui sous ce rapport.

– Qu’allez-vous devenir, Anne, si vous n’épousez pas votre cousin ? J’avais toujours pensé que vous étiez destinée à devenir sa femme et je croyais qu’il l’espérait, puisqu’il refuse tous les autres partis.

En posant cette question, Sarah se penche curieusement vers son amie, dont les beaux yeux suivent avec attention, semble-t-il, les capricieux dessins qu’elle trace du bout de son ombrelle à travers l’herbe touffue.

– Oh ! je le sais, reprend la jeune fille, vous pouvez rester comme vous êtes en ce moment et votre vie est très employée, très occupée ; l’avenir n’a pas sujet de vous embarrasser. Je vous adresse là une question oiseuse !

Anne secoue la tête en souriant ; puis la relevant tout à coup :

– Et pourtant j’ai l’intention de me remarier.

– Avec qui, alors ?

La figure de Sarah exprime un profond étonnement.

– Je ne me figure pas vous voir mariée avec un autre qu’avec le docteur !

– L’homme propose... Vous savez combien il arrive souvent que Dieu dispose, comme le dit le proverbe ! Autrefois... il y a bien des années ! Peut-être avais-je à peine l’âge de raison, mon père rêvait déjà en effet de m’unir à mon cousin. Plus tard, lui-même adopta ce projet. Et pourtant, il en a été autrement. Robert m’a oubliée et de mon côté, je puis avouer devant vous que jamais, malgré ma profonde estime pour lui, je ne me serais prêtée volontiers au désir de nos familles. Heureusement la Providence a pris soin d’amener dans la maison des Martelac une compagne digne de notre cher docteur.

– Mais enfin, qui épousez-vous ?

– Vous êtes bien intriguée !

– Vous me faites languir ! Dites-moi vite son nom ?

Dans son impatience, Sarah s’est levée d’un bond et se tient debout devant Anne, sans quitter du regard le beau visage dont l’expression mystérieuse la taquine.

– Le capitaine Hilleret !

– C’est donc pour arranger ce mariage qu’il est venu en congé ici il y a peu de temps ?

Mme Tissier incline la tête :

– Je ne me suis doutée de rien ! Suis-je naïve !

– Et ce qui est mieux, vous vous mettiez martel en tête au sujet de Robert, me faisant l’honneur de croire qu’il pensait encore à moi !

– Mais alors, vous allez nous quitter ? reprend Sarah, subitement redevenue grave.

– Pourquoi cela ?

– Pour suivre votre mari là-bas.

– Rassurez-vous. Je ne puis abandonner mon père, trop âgé maintenant pour rester seul ici, et M. Hilleret, en se mariant, abandonne sa carrière. Il viendra se fixer à Poitiers.

Sarah se jette à genoux près de son amie et l’embrasse avec effusion :

– Quel bonheur, alors ! Je vous garde et je vous félicite de ce mariage, car le docteur aime tant son ami ! M. Hilleret doit lui ressembler ! Mme Martelac connaît votre décision ?

– Ma tante est depuis longtemps au courant. Allons, vous n’avez plus peur de me voir vous enlever le cœur de Robert ?

– Ô Anne, répond la jeune fille, vous me jugez mal ! Je ne suis pas jalouse.

– Non, mais vous eussiez souffert, avouez-le ?

– Peut-être. Mais j’aurais été vaillante ! Le bon Dieu n’est-il pas là pour nous aider à supporter toutes les peines, quelles qu’elles soient ?

– Celle-là, du moins, vous sera épargnée.

– Il finira toujours par se marier. Sa mère le désire vivement et moi-même je le souhaite pour son bonheur.

Il y a dans ces paroles une teinte de tristesse qui n’échappe pas à Mme Tissier

– Vous êtes incorrigible ! Vous ne croirez à l’affection de Robert, que lorsqu’il ne vous restera aucun refuge pour abriter votre doute obstiné !

– Je suis une enfant vis-à-vis de lui et un homme si grave n’a pu songer à moi !

Anne lève légèrement les épaules en souriant :

– Incrédule ! Il vous aime et vous épousera. À moins que chacun de vous, par excès de délicatesse, vous ne passiez près du bonheur sans le saisir.

Sarah garde le silence. Appuyée contre un saule dont les branches vertes sortent d’un tronc presque complètement réduit à son écorce sillonnée de rides, la jeune fille regarde l’eau sombre, au-dessus de laquelle de temps en temps un poisson s’élance d’un saut rapide qui fait briller comme un éclair son corps argenté. Le vent s’élève et jette plus abondamment autour des deux femmes leurs premières feuilles mortes ; elles tourbillonnent un instant et viennent se poser sur le tapis vert de la prairie. Une petite barque passe, elle glisse en laissant sur le Clain son sillon vite effacé et déjà elle a disparu derrière les arbres, qu’Anne et Sarah entendent encore le bruit des rames et le clapotis de l’eau autour d’elles. Les hommes qu’elle portait se mettent à chanter et leurs voix s’élèvent dans l’air calme. La jeune femme et sa compagne prolongent leur silence pour les écouter et quand les voix se perdent dans le lointain, ne laissant plus parvenir à leurs oreilles que quelques notes élevées, elles demeurent sous le charme.

– Anne, s’écrie tout à coup Sarah, émue par cet ensemble de la nature, que Dieu est bon d’avoir fait tout si beau autour de nous !

– Je le pensais aussi, répond Mme Tissier. Sa main nous entoure de merveilles et nous le remercions peu, lors même que nous en jouissons profondément. Ce n’est pas seulement le monde extérieur qui nous raconte son amour, mais tout en nous comme autour de nous. Il dirige notre vie. N’en sommes-nous pas, vous et moi, des exemples frappants ? Malgré l’orgueil et la légèreté de ma jeunesse, il a eu pitié de moi et m’a amenée avec douceur à un salutaire changement. Quant à vous, Sarah, la Providence s’est montrée une mère à votre égard, n’est-ce pas ?

– Oh ! moi, rien ne peut rendre sa bonté pour une pauvre petite créature isolée comme je l’étais. Le soir où, seule, effrayée, abandonnée de tous, j’ai rencontré la main du docteur pour me protéger et me recueillir, il me semble que Dieu lui-même s’est penché vers moi.

– C’était Lui en effet, dans la personne de ma tante et de mon cousin.

– Sans famille, sans amis, ne connaissant personne sur la terre, ne sachant rien des choses de la vie, j’étais là comme une épave rejetée par le flot inconscient et dont nul ne prend souci.

– Qui eut dit alors à Robert et à sa mère que dans la personne de cette petite fille sauvage, ignorante et chétive, ils introduisaient le bonheur sous leur toit ?

En disant ces paroles, Anne s’est levée pour partir. Elle prend le bras de Sarah et ajoute :

– Et que la petite rose de Bengale, comme vous appelait alors M. Hilleret, était destinée à fleurir pour eux et à réjouir l’avenir de leur foyer ? Quand Robert, comme il me l’a conté bien des fois, aperçut, éclairée par la lune et glacée par le vent d’hiver, cette petite fille peureuse et triste, eût-il deviné qu’en lui offrant un asile, il ouvrait les portes de sa demeure à la compagne de sa vie ?

Sarah secoua la tête en souriant :

– Tout au moins l’a-t-il ouverte ce jour-là à une amie dévouée et reconnaissante !

Elles se sont remises en marche et suivent rapidement les sinuosités du Clain.

– Je crains d’être en retard, dit Anne, nous nous sommes attardées dans notre conversation et j’avais promis à mon père d’être rentrée à cinq heures. Il en est déjà quatre ; voyez, le soleil commence à baisser à l’horizon.

Elle montre du regard les toits de la ville, recevant obliquement les rayons adoucis qui semblent les couvrir d’une poudre d’or. La masse noire de la cathédrale élève devant elles ses vieux murs massifs et sombres et domine les pointes aiguës des flèches des chapelles et celle de l’église de Sainte-Radegonde qui porte dans les airs la couronne de la grande reine. Autour de ces édifices, les toits amoncelés paraissent monter à l’assaut à l’envi les uns des autres dans une irrégularité pittoresque. Sur l’autre rive du Clain, les dunes élèvent leurs rochers escarpés du haut desquels la statue dorée de la Vierge, levant son bras sur la ville pour la protéger et la bénir, éblouit le regard.

Une heure plus tard, Sarah en arrivant dans la vieille maison à la porte de laquelle Anne l’avait conduite, ouvre comme un ouragan la porte de l’appartement dans lequel se tient Mme Martelac, un livre à la main et plongée dans une pieuse lecture. La mère du docteur lève la tête :

– Qu’avez-vous ? dit-elle avec le calme dont elle ne se départait jamais.

La jeune fille jette sur la table son chapeau qu’elle vient d’enlever, relève de ses deux petites mains encore gantées les fins cheveux ébouriffés autour de sa figure et vient se placer devant sa protectrice.

– Anne épouse M. Hilleret !

– Eh bien ?

La maîtresse de la maison semble attendre l’explication de l’étonnement causé à Sarah par cette nouvelle ; mais un sourire erre sur ses lèvres.

– Je n’aurais jamais cru cela !

– Elle vous en a fait part ?

– Tout à l’heure, pendant notre promenade, oui.

– Cette promenade a dû vous faire du bien, car vous avez un air radieux, et en ce moment, vous êtes plus fraîche que les plus fraîches de nos roses du Bengale !

– Il faisait un temps délicieux ! Nous nous sommes assises au bord du Clain dans un oasis de verdure où on ne voyait que l’eau entre ses rives vertes et quelques petits coins du ciel bleu.

– Votre conversation avec Anne vous a, je crois, charmée aussi, n’est-ce pas ?

– Anne est toujours bonne et aimable, vous savez bien. Puis, j’ai été contente d’apprendre son mariage avec M. Hilleret.

– Vous ne vous en doutiez pas ?

– Oh ! pas le moins du monde ! Je pensais qu’elle épouserait le docteur.

Mme Martelac secoue la tête :

– Ce n’était pas sa destinée ! Vous savez ce que les bonnes femmes de nos compagnes appellent la dédiure ?

Sarah se met à rire et, prenant un tabouret placé devant Mme Martelac, elle s’y asseoit, croise ses deux mains autour de son genou et regarde son interlocutrice en disant :

– Et moi, quelle est ma dédiure ?

Puis elle ajoute en riant :

– Je resterai vieille fille et votre compagne, dites ?

– Je souhaite de tout mon cœur que la seconde partie de cette destinée s’accomplisse, répond Mme Martelac.

– Nous serons bien heureuses, vous verrez ! Je vous aiderai à raccommoder le linge, à soigner vos fleurs, à faire les confitures en été ; j’irai l’hiver visiter vos pauvres, afin que vous ne preniez pas froid dans ces visites comme vous le faites chaque année, et je les soignerai de mon mieux pour vous remplacer près d’eux. Je vous ferai la lecture le soir, j’écrirai au docteur sous votre dictée, lorsque vous deviendrez trop vieille pour le faire vous-même. Enfin, je vous aimerai, je vous soignerai et nous mènerons toutes les deux une petite vie très tranquille qui nous conduira au paradis par un chemin bien uni et bien doux !

– Bah ! bah ! enfant, les chemins raboteux y mènent plus sûrement que ces chemins doux et paisibles. Vieille fille ou non, il faut vous attendre à être souvent déchirée par les épines. Les vies les plus simples en sont hérissées, et que ce soit le cœur, l’esprit ou le corps, il y a quelque chose en nous qui ne doit arriver au paradis qu’à travers les meurtrissures !

– N’y a-t-il aucun moyen d’y échapper ? demande Sarah, devenue sérieuse.

– Aucun, cette destinée-là est universelle. Les âmes arrivent là-haut portant toutes au front la marque sacrée devant laquelle seule, s’ouvrent les portes célestes.

– Eh bien ! nous souffrirons ensemble et le bon Dieu sera là en troisième pour nous aider à accomplir la destinée, quelle qu’elle soit ! reprend Sarah en relevant d’un courageux mouvement de tête son charmant visage rosé.

– Sans doute, il nous aidera ! Puisque cette destinée n’a pas d’autre origine que la volonté divine elle-même, par laquelle elle est réglée et dirigée, en dehors, bien souvent, de toutes nos prévisions.

Pendant toute la soirée, la mère de Robert sourit bien des fois en constatant l’exubérante gaieté de sa fille d’adoption. Sarah rit, plaisante et paraît heureuse. Sa voix s’élève et descend en roulades harmonieuses d’un bout à l’autre de la vieille maison, le long de l’étroit corridor éclairé par un œil-de-bœuf, ou dans l’escalier de pierre, qu’elle monte en courant, plus légère et plus vive qu’à l’ordinaire, semble-t-il !

La nouvelle du mariage d’Anne avec un autre que le docteur a apporté dans son esprit une impression joyeuse, dont elle jouit inconsciemment, mais dont la vieille dame expérimentée se rend compte.
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