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XXV


– Entrez !

Ce mot répond à un coup hardi et ferme frappé à la porte du cabinet de Robert. Celui-ci, entouré de livres, de fioles, d’instruments de chirurgie et de papiers couverts de notes, lève la tête avec une expression de contrariété visible.

– Du diable ! Si c’est encore Mme d’Ambleuse, je l’éconduis moins civilement cette fois !

Mais ce n’est point une main de femme qui ouvre la porte, et la façon même dont on avait frappé eût dû éclairer le docteur s’il n’eût eu l’esprit préoccupé malgré lui de celle dont il maudissait l’importunité, tout en la plaignant du fond du cœur. Son visage s’éclaire subitement, et il se jette dans les bras du nouvel arrivant.

– Enfin, te voilà ! Sais-tu qu’on t’attend avec impatience !

– Qui cela ?

– Tous et surtout toutes, à Poitiers. Anne fait des projets de bonheur ; ma mère se réjouit de te voir te fixer près d’elle, et il n’y a pas jusqu’à ta petite Rose de Bengale qui n’ait été ravie d’apprendre ton mariage avec son amie. Quant à moi, ai-je besoin de te dire combien je suis heureux de ton retour définitif en France ?

Le jeune homme auquel s’adressent ces effusions a bien changé depuis le jour où Robert l’a rencontré, un soir, dans les rues de Poitiers. Son teint a bruni au soleil d’Afrique, et toute sa physionomie a pris une expression martiale, qui ne déplaît pas sur ce joli visage, autrefois un peu trop efféminé.

Jacques Hilleret revient d’Algérie pour épouser Anne, veuve de M. Tissier, et, en passant à Paris, il s’y est arrêté quelques heures, afin de voir son ami.

– Mon premier mouvement avait été de maudire l’ennuyeux visiteur qui m’enlevait à mon travail. Mais c’est toi ! Et il n’y a plus de travail pour moi en ce moment !

Il repousse les papiers, les instruments et les fioles, et, appuyant son coude sur la table, il s’installe en face de Jacques, qu’il a fait asseoir.

– Je t’arrive au débotté, dit celui-ci ; tu me donneras à déjeuner, et je repars ce soir pour Poitiers.

– Où tu porteras toutes mes amitiés à tous, n’est-ce pas ? Je ne sais quand il me sera possible d’y aller, et pourtant j’en forme le projet. Mais je suis retenu ici par plusieurs malades gravement atteints et surtout un enfant auquel je dois faire, ces jours-ci, une opération difficile. Lorsque tu as frappé à ma porte, j’ai cru que sa mère venait encore me relancer. La pauvre femme est comme affolée par la pensée de cette opération ; elle ne me laisse pas un jour de repos et vient à tout instant me consulter pour son fils.

– Qu’a-t-il donc ?

Robert secoua la tête.

– Une infirmité dont nous arriverons, j’espère, à le délivrer. Malheureusement, c’est de plus en enfant chétif, malingre et nerveux, comme nous en envoyons en quantité dans les grands centres et surtout dans certains milieux, où la vie s’écoule comme dans une serre chaude.

– Pauvre mère ! dit Jacques avec compassion.

– Sans doute : pauvre mère ! repartit Robert en riant. Tu peux bien ajouter : pauvre docteur ! aussi ; car Mme d’Ambleuse abuse de ma patience !

– Bah ! tu es très bon pour elle et pour son enfant, j’en jurerais !

– Allons, tu reviens d’Afrique avec ta même confiance en moi !

– Sûrement ! N’es-tu plus mon généreux ami d’autrefois ?

Le docteur tendit la main à Jacques.

– Générosité largement payée par toi, mon ami, en repoussant sans espoir de retour un bonheur que tu me sacrifiais ! Je n’ai pas été dupe, crois-le, de ta conduite, il y a quelques années. Mais alors je me faisais illusion, et je m’imaginais pouvoir rendre Anne heureuse en accomplissant le projet de notre famille. Dieu merci ! le bonheur a frappé deux fois à ta porte, ce qu’il ne fait guère pour personne.

– Il viendra aussi quelque jour à la tienne, je l’espère. Du moins y a-t-il déjà amené la réputation, et, je pense aussi, la fortune.

– La fortune ? C’est vrai, dit le docteur en riant, je devrais être riche.

– Ne l’es-tu pas !

– Non, il me semble. L’argent vient, c’est certain ; mais il coule ! il coule !

– Je vois ce que c’est, dit le capitaine, tu ne sais pas le retenir ; tu es trop généreux. J’en avais toujours jugé ainsi.

– On rencontre tant de misères dans notre profession !

– Et tu donnes sans compter ! Et on en abuse ! Car quelle est la charité dont il ne se trouve quelqu’un pour abuser ? C’est très bon et très bien de donner aux pauvres l’argent que les riches te donnent en retour de tes soins ; mais, mon ami, permets-moi de te faire la morale...

– Très volontiers ! dit Robert en l’interrompant et en croisant les bras pour écouter gravement.

– Il faut songer aussi à te créer un intérieur et à retenir pour cela un peu de cette fortune qui coule entre tes mains.

Robert leva les épaules.

– Bah ! un intérieur ; j’en ai un dont le luxe est bien suffisant pour un vieux garçon travailleur.

– Tu ne resteras pas éternellement vieux garçon !

– Je pense que si, dit Robert avec calme.

– Bah ! reprit Jacques avec étonnement.

– Je travaille tant, que je n’aurais pas le temps de m’occuper de ma femme, dit le docteur, sans paraître remarquer cet étonnement. Quant à ma mère, sois tranquille, je prélève sur mes revenus ce qu’il lui faut avant d’abandonner le reste aux infortunes qui se le disputent. Enfin, Sarah, à laquelle je penserais certainement si elle en avait besoin, est riche, grâce à l’avarice de son grand-père, plus riche même qu’il n’est nécessaire, et elle se met souvent de moitié dans les bonnes œuvres de ta fiancée.

Le visage du docteur avait pris une expression pensive et son ami, après l’avoir regardé un instant jeta sur la table son képi qu’il tenait à la main et dit vivement :

– Pourquoi t’obstines-tu à rester vieux garçon !

– Parce que je n’ai plus envie de me marier.

– En voilà une réponse ridicule ! Regarde-moi, je te prie ?

Les yeux bruns et profonds de Robert se fixèrent sur le jeune capitaine.

– Tu m’as juré que tu n’aimais plus Anne ?

Une crainte vague se faisait sentir dans cette question.

– Je te le jure encore. Mon amour pour elle est mort. Tu ne crois pas cela possible, n’est-ce pas ? et moi-même, je me serais révolté autrefois, si on m’avait dit qu’il en était ainsi. Mais, Dieu a été infiniment miséricordieux en nous rendant l’oubli possible. Un erreur de notre jeunesse serait irréparable si notre cœur devait garder intact son premier amour, lors même que cet amour lui refuse le bonheur.

– Aimes-tu quelqu’un ?

Une hésitation à peine saisissable arrêta la réponse.

– Non, je n’aime personne.

Une rougeur intense monta au front de Robert, et il se pencha subitement pour ramasser une feuille de papier tombée du bureau près duquel il était. Pour la première fois de sa vie peut-être il mentait, lui dont la noble nature avait toujours profondément méprisé le mensonge.

– Alors, Anne et moi, nous te chercherons une compagne, je te le promets.

– C’est bien inutile ! Un médecin a assez d’occupations sans s’embarrasser d’une femme et des enfants qui font du bruit et causent souvent tant d’inquiétudes !

– Tu ne reculerais certainement pas devant un motif d’égoïsme.

– Pourquoi non ? Je suis tranquille ainsi, laisse-moi jouir de mon repos.

Jacques leva les épaules avec incrédulité.

– Ce n’est pas de toi, cela ! Enfin nous verrons ! J’en parlerai à Anne.

Il changea la conversation, remettant à plus tard d’aborder sérieusement ce sujet avec son ami.

Quelques jours après, Jacques durant une visite à Mme Tissier, lui ayant parlé de son cousin, la jeune veuve prit un air mystérieux en l’entendant déplorer l’éloignement de Robert pour le mariage.

– À quoi attribuez-vous ce désir de rester seul ? demanda-t-il à sa fiancée.

– Êtes-vous bien sûr de l’existence de ce désir ?

– Oui, il se trouve heureux ainsi et repousse l’idée d’un avenir différent.

Anne s’arrêta un moment à le regarder.

– Vous n’avez rien deviné ?

– Que voulez-vous que je devine ?

– C’est vrai, vous n’avez pas vécu ici depuis bien des années et vous avez vu Robert en passant seulement à votre dernier voyage en France. Mais, c’est égal ! Liés comme vous l’êtes ensemble, il a dû se trahir devant vous. En vérité, les hommes sont aveugles ! Une femme serait vite sur la voie.

– Sur quelle voie ? Aime-t-il quelqu’un ?

– C’est assez probable ! répondit Anne, dont les grands yeux avaient une expression malicieuse.

– Qui ?

– Cherchez !

– Je ne puis la connaître !

– Si, vous la connaissez.

Jacques demeurait perplexe en face d’elle, se remémorant un à un tous les noms des jeunes filles, peu nombreuses du reste, qu’il savait avoir eu autrefois quelques relations avec la mère du docteur. Il les nommait l’une après l’autre et Anne, s’amusant à ce jeu, secouait la tête à chaque nom.

– Je ne trouve pas, dit-il enfin.

– Donnez-vous votre langue au chat ? Il y en a qui étaient enfants autrefois et qui sont devenues jeunes filles.

Cette parole fit venir un nom aux lèvres du capitaine.

– Sarah ? dit-il en hésitant.

Sa figure exprimait une telle incertitude, que Mme Tissier ne put s’empêcher de rire en inclinant la tête en signe d’acquiescement.

– Mais c’est une enfant !

– Une enfant de dix-huit ans sonnés ! En âge de se marier, par conséquent.

– Il l’a élevée !

– Eh bien ! tant qu’a duré l’éducation, il l’a aimée comme une petite fille. Et puis, peu à peu, sans que ni l’un ni l’autre s’en doutât, ce sentiment tout paternel a changé et mon cher cousin, le plus grave et le plus sérieux des hommes passés, présents et futurs, aime votre petite Rose de Bengale et ne se marie pas uniquement, parce que, dans sa sagesse, il a décidé qu’il ne devait pas condamner la rieuse pupille de sa mère à devenir la femme d’un austère personnage comme lui.

– Comment savez-vous cela ? Robert vous a-t-il prise pour confidente ?

– Robert, y pensez-vous ? répondit Anne en plaisantant. J’ai bien toute seule compris la chose !

– En êtes-vous sûre ?

– Sûre ? Notre cher docteur croit son secret assez enseveli dans son cœur ; mais les yeux parlent et je l’y ai lu aussi facilement que je lirais cette page de la Bible !

Elle appuyait la main sur une bible ouverte devant elle et qu’elle feuilletait au moment où Jacques était entré pour y admirer les merveilleuses illustrations dues au crayon de Gustave Doré.

Le jeune homme devenait rêveur.

– Sarah ! dit-il lentement, comme s’il n’eût pu faire entrer cette idée dans sa tête et qu’il eût voulu la forcer à y pénétrer en en raisonnant la possibilité, Sarah ! la petite-fille du vieux marchand d’antiquités, cette pauvre petite orpheline recueillie un soir par lui, Sarah ! Devenir la femme de Robert !

– Qu’y a-t-il donc là de si étonnant ? La petite orpheline abandonnée est devenue sérieuse, bonne, pieuse et digne en tout d’associer sa vie à celle du docteur.

– Je le sais. Il m’a une ou deux fois fait son éloge et s’est félicité de l’avoir recueillie.

– Il n’a pu dire d’elle plus de bien que tous nous en pensons, dit Anne, dont l’affection pour Sarah était très profonde.

– Et que je n’en pense moi-même, sans toutefois avoir pu l’apprécier comme vous.

– Alors ?

– Elle est encore si jeune pour épouser un homme de l’âge de Robert ?

– Que voulez-vous ? La vie nous réserve tous les jours des surprises de ce genre.

– Sans doute ! Ainsi, Robert l’aime ?

– Je vous dit que oui.

– Et elle ?

– Elle ? Peut-être !

– Si elle allait ne pas l’aimer !

Anne leva les épaules et se dit en souriant que les hommes les plus intelligents sont parfois bien naïfs pour démêler les sentiments intimes qu’on ne leur exprime pas en termes précis !

– Parlez-lui du docteur et vous verrez ! C’est-à-dire non, vous ne verrez rien ! reprit-elle en riant, car je commence à avoir peu de confiance en votre perspicacité !

Jacques prit l’air offensé, bien que le radieux sourire, même taquin, de sa fiancée, lui plût naturellement beaucoup et le tînt sous le charme.

– Vous méconnaissez mes aptitudes ! Je verrai du premier coup si elle l’aime.

– Vous croyez ? dit Anne, d’un air de doute.

– Vous me faites injure ? Je suis plus clairvoyant que vous ne pensez.

– Eh bien ! faites-en l’expérience.

La sonnette retentissait avec un carillon vif et argentin annonçant pour Anne l’arrivée de son amie dont elle connaissait les habitudes. En effet, Sarah entra dans le salon, tenant dans les mains un gros bouquet venant du jardin de Mme Martelac. Elle le déposa sur les genoux de Mme Tissier :

– Je vous apporte des fleurs cultivées par moi, voyez comme elles sont belles !

– Superbes ! dit la jeune femme en l’embrassant. Vous entourez de tant de soins ceux que vous aimez !

– Et j’aime particulièrement les fleurs. Seulement comme elles viennent dans mon cœur après mes amis, je cultive les premières afin de les leur offrir.

– Ma tante et Robert les aiment aussi.

– Oui, beaucoup. Quand le docteur est ici, il fait remplir le jardin de fleurs nouvelles. Nous sommes obligées de lui disputer nos pauvres vieilles fleurs d’autrefois dont nous prenons la défense, car il prétend les faire remplacer par des espèces rares. Les rosiers seuls obtiennent grâce devant lui et il a fait planter une haie de rosiers de Bengale qui, dans leur floraison, sont du plus charmant effet.

– Ceci est en votre honneur, dit Anne. Si vous vous en souvenez, Jacques vous avait autrefois surnommée : Rose de Bengale, et c’est sûrement à cause de vous que Robert soigne ainsi vos sœurs.

– Vous croyez ? demanda Sarah en rougissant. Il ne m’a jamais appelée ainsi et il doit avoir oublié la fantaisie de M. Hilleret.

Anne secoua la tête en riant, mais n’insista pas.

– À propos, dit Jacques brusquement, nous allons, je crois, marier notre cher docteur.

Une longue branche de sauge, que Sarah avait gardée à la main, lui échappa, et lorsque, s’étant penchée pour la ramasser, la jeune fille se redressa, la fleur, rapprochée dans ce mouvement de son visage, y fit l’effet d’une traînée de sang sur un lys, tant il avait subitement perdu ses couleurs.

Elle se tourna aussitôt vers Anne et celle-ci put seule lire, dans les yeux noirs de sa petite amie, l’impression qu’elle ressentait. Quand Sarah répondit au capitaine, elle avait si vaillamment surmonté ce premier mouvement que sa voix même ne tremblait pas.

– Avec qui ?

– Avec une jeune fille charmante.

– Elle sera digne de lui, j’espère, et le rendra heureux.

Anne eut pitié du combat qu’elle sentait dans le cœur de la pauvre enfant.

– Soyez tranquille, Sarah, dit-elle, s’il ne dépend que de nous, Robert et ceux qui l’aiment seront heureux.

– Mme Martelac sera ravie du mariage de son fils, dit doucement la jeune fille.

Puis, comme si la lutte contre elle-même eût été au-dessus de ses forces, elle l’abrégea et reprit avec autant d’indifférence qu’il lui fut possible :

– Je me sauve à la réunion du travail pour les pauvres ; je me suis arrêtée seulement pour vous apporter ces fleurs.

Mme Tissier se leva, et, à la porte du salon, elle l’embrassa en murmurant :

– Ce n’est pas vrai. Il ne se marie pas.

Un sourire traversa la physionomie de Sarah et elle dit adieu à Jacques avec un regard joyeux. Le capitaine, n’ayant pas saisi le mouvement des lèvres de sa fiancée, ne vit que le visage gai de la pupille de Mme Martelac.

– Voyez-vous, s’écria-t-il, quand la porte de la rue se fut refermée sur elle. Elle ne l’aime pas !

Anne était restée debout à l’endroit où elle avait reconduit son amie, elle tenait dans ses mains les fleurs apportées par Sarah et sourit avec indulgence.

– Aveugle ! murmura-t-elle.

– Comment, vous me traitez encore d’aveugle ? Vous avez bien vu avec quelle indifférence et même quel plaisir elle a accueilli la nouvelle du mariage de Robert. Pauvre Robert ! si bon ! si grand ! si parfait !

Anne se mit à rire franchement.

– Et dans peu de temps, vous pourrez dire : si heureux ! Car elle l’aime profondément.

Jacques ouvrit de grands yeux :

– À quoi voyez-vous cela ?

– À mille symptômes imperceptibles et qui vous échappent à vous autres, messieurs.

– Oh ! je parie que vous vous trompez !

Anne prit les fleurs d’une seule main et tendit l’autre au jeune homme :

– Je parie que Robert et Sarah se marieront aussi promptement que nous devons le faire nous-mêmes ! prononça-t-elle fermement. Il est temps d’en finir et de les éclairer tous les deux, afin qu’ils ne se trompent pas de route, et trouvent le bonheur dont ils sont dignes l’un et l’autre.

Cette fois, Jacques se baissa pour baiser la petite main qu’elle lui avait tendue et répondit :

– Alors, ouvrez-leur les yeux, car je finis par me rendre à votre avis. Vous devez mieux que moi connaître le cœur d’une jeune fille et je me déclare humblement inhabile en ces sortes de choses, malgré les prétentions affichées tout à l’heure en plaisantant.

Le lendemain, Anne eut une conférence secrète avec sa tante ; ce qui fut décidé dans ce conciliabule, Sarah, occupée durant ce temps à déchiffrer une partition sur le piano placé dans sa chambre, ne s’en douta pas. Mais plusieurs fois dans la soirée, le regard attendri de la mère de Robert s’arrêta sur la jeune fille avec une sorte de reconnaissance. Jusque-là, Mme Martelac avait parfois douté des sentiments qu’elle croyait entrevoir ; sa nièce lui avait affirmé qu’elle ne se trompait pas et avec la grâce de Dieu, elle était résolue à donner le bonheur à ses enfants.
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