Vingt mille lieues sous les mers’’





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homme des eaux» farouche et solitaire, et, agacé par toutes les tentatives de l'éditeur, il lui répondit : «Vous m'avez dit : l'abolition de l'esclavage est le plus grand fait économique de notre temps. D'accord, mais je crois qu'il n'a rien à voir ici. L'incident de John Brown [abolitionniste américain qui fut condamné et pendu en 1859] me plaisait par sa forme concise, mais, à mes yeux, il amoindrit le capitaine. Il faut conserver le vague et sur sa nationalité, et sur sa personne, et sur les causes qui l'ont jeté dans cette étrange existence. De plus, l'incident d'un Alabama, ou d'un faux Alabama, est inacceptable et inexplicable. Si Nemo voulait se venger des esclavagistes, il n'avait qu'à servir dans l'armée de Grant, et tout était dit. [...] Pour le Capitaine Nemo, c'est autre chose... Vous comprenez bien que si c'était un bonhomme à refaire, - ce dont je suis parfaitement incapable, car depuis deux ans que je vis avec lui, je ne saurais le voir autrement

Il y eut toutefois une suggestion de l'éditeur à laquelle il se rallia sans difficulté : ce fut, pour les illustrations, de prêter à Nemo les traits du colonel Charras, un ancien ami politique de l'éditeur, compagnon de combat et d'exil, exemple du républicain indomptable, mort quelques années auparavant, en 1865, sans avoir remis le pied sur le sol français depuis les proscriptions de 1852.
Intérêt de l’action
Ce sixième roman de la série des ‘’Voyages extraordinaires’’ en présente vraiment un. À bord du ‘’Nautilus’’, Nemo et ses prisonniers accomplissent un véritable tour du monde au fond des mers, ce tour du monde que Phileas Fogg avait réalisé sur la terre, et les enfants du capitaine Grant sur les mers. Alors que, pour Aronnax, le récit que fait Ned Land «de ses aventures dans les mers polaires» «prenait une forme épique, et je croyais écouter quelque Homère canadien, chantant l’Iliade des régions hyperboréennes» (I, 4), c’est tout le livre qu’on peut voir comme une sorte d'’’Odyssée’’ sous-marine.

Il a une grande qualité romanesque, Jules Verne déployant une surprenante force dramatique et une merveilleuse puissance d’imagination. Dès les premières lignes, il accroche son lecteur avec ce mystérieux animal qui cause tant de dégâts et qui réunit autant de pays décidés à le trouver et à le supprimer, ce qui excite tout un bestiaire fantastique. Même le professeur Aronnax y voit une sorte de monstre des mers, songe à la baleine de Jonas ou à un narval géant : «Malgré la distance, malgré le bruit du vent et de la mer, on entendait distinctement les formidables battements de queue de l'animal, et jusqu'à sa respiration haletante. Il semblait qu'au moment où l'énorme narval venait respirer à la surface de I'océan, l'air s'engouffait dans ses poumons, comme fait la vapeur dans les vastes cylindres d'une machine de deux mille chevaux. ‘’- Hum, pensais-je, une baleine qui aurait la force d'un régiment de cavalerie, ce serait une jolie baleine !’’»

Puis, bientôt, selon un habile crescendo, le savant doit se rendre à l'évidence : le narval est en réalité un sous-marin : «Le doute n'était pas possible. L’animal, le monstre, le phénomène naturel qui avait intrigué le monde savant tout entier, bouleversé et fourvoyé l’imagination des marins des deux hémisphères, il fallait bien le reconnaître, c'était un phénomène plus étonnant encore, un phénomène de main d'homme. La découverte de l'existence de l'être le plus fabuleux, le plus mythologique, n'eût pas, au même degré, surpris ma raison. Que ce qui est prodigieux vienne du Créateur, c'est tout simple. Mais trouver tout à coup, sous ses yeux, l'impossible mystérieusernent et humainement réalisé, c'est à confondre l'esprit

Surtout s’ajoutent les mystères du ‘’Nautilus’’, de Nemo, de ses matelots, des grands fonds sous-marins, qui suscitent encore l’idée d’êtres fantastiques : «L’esprit humain se plaît à ces conceptions grandioses d’êtres surnaturels. Or la mer est précisément leur meilleur véhicule, le seul milieu où ces géants – près desquels les animaux terrestres, éléphants ou rhinocéros, ne sont que des nains – puissent se produire et se développer.»

Ce roman scientifique et géographique, où on passe d'une litanie technique à une litanie zoologique, d’une litanie géographique, où aucun degré de latitude et de longitude n’est épargné, à une litanie historique où sont énumérés tous les découvreurs de telle ou telle île, est marqué aussi de nombreuses péripéties :

- la chasse de l’étrange «monstre des mers» ;

- la capture à l’intérieur du ‘’Nautilus’’ (I, 8) ;

- la menace d'une gigantesque araignée de mer et d'un couple de requins (I, 17),

- l’échouage du ‘’Nautilus’’ dans le dangereux détroit de Torres (I, 20),

- l’attaque des «Papouas» et leur neutralisation par «la foudre du capitaine Nemo» (I, 22),

- l’éventuel combat où fut blessé un des hommes de l’équipage qui est enterré (I, 24),

- le sauvetage du pauvre pêcheur de perles attaqué par un requin (II, 3),

- le sensationnel passage par l’’’Arabian-Tunnel’’ (II, 5),

- la mystérieuse livraison d’argent dans l’archipel grec (II, 6),

- l’attente d’une tentative d’évasion de Ned Land au moment où apparaissent les trésors des galions espagnols perdus dans la baie de Vigo (II, 8),

- la découverte de l’Atlantide (une des grandes scènes du livre [II, 9]),

- le passage par le refuge du ‘’Nautilus’’ dans une île (II, 10),

- le combat titanesque pour sauver des baleines attaquées par des cachalots : «Le Nautilus n'était plus qu'un harpon formidable, brandi par la main de son capitaine. Il se lançait contre ces masses charnues et les traversait de part en part, laissant après son passage deux grouillantes moitiés d'animal. Les formidables coups de queue qui frappaient ses flancs, il ne les sentait pas. Les chocs qu'il produisait, pas davantage. Un cachalot exterminé, il courait à un autre, virait sur place pour ne pas manquer sa proie, allant de l'avant, de l'arrière, docile à son gouvernail, plongeant quand le cétacé s'enfonçait dans les couches profondes, remontant avec lui lorsqu'il revenait à la surface, le frappant de plein ou d'écharpe, le coupant ou le déchirant, et dans toutes les directions et sous toutes les allures, le perçant de son terrible éperon. Quel carnage ! Quel bruit à la surface des flots ! Quels sifflements aigus et quels ronflements particuliers à ces animaux épouvantés ! Au milieu de ces couches ordinairement si paisibles, leur queue créait de véritables houles. Pendant une heure se prolongea cet homérique massacre, auquel les macrocéphales ne pouvaient se soustraire.» (II, 12),

- l’approche et la prise de possession du pôle Sud (II, 13 et 14),

- l’accident sous la banquise (II, 16),

- le combat contre un poulpe géant (II, 18),

- la découverte du câble télégraphique rompu (II, 20),

- l’affrontement avec un navire ennemi (II, 21),

- la chute dans le Maelström et l’évasion (II, 22), scène finale qui atteint une grande intensité dramatique : «Le canot était emporté avec une vitesse vertigineuse. Je le sentais. J'éprouvais ce tournoiement maladif qui succède à un mouvement de giration trop prolongé. Nous étions dans l'épouvante, dans l'horreur portée à son comble, la circulation suspendue, l'influence nerveuse annihilée, traversés de sueurs froides comme les sueurs de l'agonie ! Et quel bruit autour de notre frêle canot ! Quels mugissements que l'écho répétait à une distance de plusieurs milles ! Quel fracas que celui de ces eaux brisées sur les roches aiguës du fond, là où les corps les plus durs se brisent, là où les troncs d'arbres s'usent et se font "une fourrure de poils", selon l'expression norvégienne ! / Quelle situation ! Nous étions ballottés affreusement. Le ‘’Nautilus’’ se défendait comme un être humain. Ses muscles d'acier craquaient. Parfois il se dressait, et nous avec lui ! "Il faut tenir bon, dit Ned, et revisser les écrous ! En restant attachés au ‘’Nautilus’’, nous pouvons nous sauver encore...!" Il n'avait pas achevé de parler, qu'un craquement se produisait. Les écrous manquaient, et le canot, arraché de son alvéole, était lancé comme la pierre d'une fronde au milieu du tourbillon.» (II, 21).

La seconde partie est donc plus riche en péripéties et laisse plus de place au suspense. L'auteur y est aussi beaucoup plus dans l'imagination que dans la réalité. Comme il possédait l’art du feuilletonniste, il recourut à de grosses ficelles, mais les fins de chapitre sont habiles (en particulier, celle de I, 21 où on lit : «En ce moment une pierre vint tomber à nos pieds», pierre dont on apprend au chapitre suivant qu’elle a été lancée par un «Papoua» - celle de II, 20 où la mention du nom du navire ‘’le Vengeur’’ fait dire à Nemo : «Oui ! monsieur. Le Vengeur ! Un beau nom !», cette indication éclairant quelque peu son mobile).

Le voyage est bien défini, dès le titre, par des distances, mais se superpose le calcul du temps (d’où la mention de «la Méditerranée en quarante-huit heures», titre de I, 7), comme cela allait être le cas dans ‘’Le tour du monde en 80 jours’’, qui, pendant «terrestre» de l’expédition du capitaine Nemo, allait être publié quelques années plus tard.
Le roman est la relation, rédigée par le professeur Aronnax, de son «tour du monde sous-marin», ce narrateur, qui en a une certaine connaissance, pouvant être un véritable interlocuteur de Nemo, tandis que la présence de ses compagnons permet, avec des intermèdes comiques (comme lors de la discussion au sujet des krakens [II, 18]), des conversations instructives et le maintien d’une tension par le désir continuel d’évasion que ressent Ned Land.
‘’Vingt mille lieues sous les mers’’ l'un des plus grands romans d'aventures jamais écrits.
Intérêt littéraire
L'écriture du roman est remarquable par les singuliers effets que tira Jules Verne du vocabulaire spécifique de la nomenclature océanographique, car, ici comme dans la plupart de ses œuvres, il privilégia l'énumération encyclopédique comme forme de la description. Les lecteurs pressés ont tort de sauter les longues énumérations de la flore et de la faune sous-marines, car, si elles répondent à un souci de précision scientifique et furent empruntées au naturaliste Cuvier, elles sont agrémentées d'adjectifs absents des comptes rendus du savant, et leurs obsédantes litanies donnent lieu à des pages magnifiques où le plaisir des mots et l'évocation des images se marient en une sorte de poésie incantatoire. Georges Perec put écrire : «Quand, dans ‘’Vingt mille lieues sous les mers’’, Jules Verne énumère sur quatre pages tous les noms de poissons, j'ai le sentiment de lire un poème, comme lorsque je lis un catalogue.» (‘’J'ai fait imploser le roman’’). Pour Michel Butor, ces énumérations jugées fastidieuses sont en réalité aussi belles que la poésie moderne, et il invoqua notamment Lautréamont et Michaux.

Le marin qu’était Jules Verne se plut aussi évidemment à manier la langue de la marine, à parler de latitudes et de longitudes, à utiliser tout un lexique pittoresque («atterrage» - «bâbord» - «bau» - «cambuse» - «coursive» - «engravé» - «étambot» - «gouvernail» - «gréement» - «mantelet» - «roulis» - «safran» - «sextant» - «tonneau») mais souvent anglais (dès les premières lignes, on tombe sur «skippers et masters» ! puis on trouve «Arabian-Tunnel», «ice-field», «storm-glass», etc.) ; à décrire le sous-marin avec les termes adéquats, à suivre un itinéraire avec précision : «Il prit plus au nord, rangea l'île Murray, et revint au sud-ouest, vers le passage de Cumberland. Je croyais qu'il allait y donner franchement, quand, remontant dans le nord-ouest, il se porta, à travers une grande quantité d'îles et d'îlots peu connus, vers l'île Tound et le canal Mauvais.» (I, 20).

Si Jules Verne put procéder à de classiques comparaisons («Au loin, le Nautilus, comme un cétacé endormi» [II, 14] - il «n'était plus qu'un harpon formidable, brandi par la main de son capitaine»), il fit face à la difficulté de décrire le mieux possible la somptuosité et la magnificence de ces spectacles nouveaux observés au fond des océans, difficulté qu’Aronnax exprime d’ailleurs très clairement : «Quel spectacle ! Comment le rendre !» Il lui fallut recourir à des comparaisons avec des réalités terrestres qui lui permirent aussi d’introduire une continuité entre le monde terrestre et le monde marin :

- l’excursion que font Nemo et Aronnax vers l’Atlantide est décrite comme une ascension en montagne : «Il fallut s'aventurer par les sentiers difficiles d'un vaste taillis. Oui ! un taillis d'arbres morts, sans feuilles, sans sève, arbres minéralisés sous l'action des eaux, et que dominaient çà et là des pins gigantesques. C'était comme une houillère encore debout, tenant par ses racines au sol effondré, et dont la ramure, à la manière des fines découpures de papier noir, se dessinait nettement sur le plafond des eaux. Que l'on se figure une forêt du Hartz, accrochée aux flancs d'une montagne, mais une forêt engloutie. Les sentiers étaient encombrés d'algues et de fucus, entre lesquels grouillait un monde de crustacés. J'allais, gravissant les rocs, enjambant les troncs étendus, brisant les lianes de mer qui se balançaient d'un arbre à l'autre, effarouchant les poissons qui volaient de branche en branche. Entraîné, je ne sentais plus la fatigue. Je suivais mon guide qui ne se fatiguait pas. […] Nous gravissions des rocs qui s'éboulaient ensuite par pans énormes avec un sourd grondement d'avalanche. À droite, à gauche, se creusaient de ténébreuses galeries où se perdait le regard. Ici s'ouvraient de vastes clairières, que la main de l'homme semblait avoir dégagées, et je me demandais parfois si quelque habitant de ces régions sous-marines n'allait pas tout à coup m'apparaître. Mais le capitaine Nemo montait toujours. […] Mon bâton me prêtait un utile secours. Un faux pas eût été dangereux sur ces étroites passes évidées aux flancs des gouffres ; mais j'y marchais d'un pied ferme et sans ressentir l'ivresse du vertige. Tantôt je sautais une crevasse dont la profondeur m'eût fait reculer au milieu des glaciers de la terre ; tantôt je m'aventurais sur le tronc vacillant des arbres jetés d'un abîme à l'autre, sans regarder sous mes pieds, n'ayant des yeux que pour admirer les sites sauvages de cette région. Là, des rocs monumentaux, penchant sur leurs bases irrégulièrement découpées, semblaient défier les lois de l'équilibre. Entre leurs genoux de pierre, des arbres poussaient comme un jet sous une pression formidable, et soutenaient ceux qui les soutenaient eux-mêmes. Puis, des tours naturelles, de larges pans taillés à pic comme des courtines, s'inclinaient sous un angle que les lois de la gravitation n'eussent pas autorisé à la surface des régions terrestres. […] je m'élevais sur des pentes d'une impraticable raideur, les franchissant pour ainsi dire avec la légèreté d'un isard ou d'un chamois ! […]. Deux heures après avoir quitté le ‘’Nautilus’’, nous avions franchi la ligne des arbres, et à cent pieds au-dessus de nos têtes se dressait le pic de la montagne dont la projection faisait ombre sur l'éclatante irradiation du versant opposé.» (II, 9) ;

- plus loin, est parcouru le continent perdu : «Le ‘’Nautilus’’ rasait à dix mètres du sol seulement la plaine de l’Atlantide. Il filait comme un ballon emporté par le vent au-dessus des prairies terrestres ; mais il serait plus vrai de dire que nous étions dans ce salon comme dans le wagon d’un train express. Les premiers plans qui passaient devant nos yeux, c’étaient des rocs découpés fantastiquement, des forêts d’arbres passés du règne végétal au règne animal, et dont l’immobile silhouette grimaçait sous les flots. C’étaient aussi des masses pierreuses enfouies sous des tapis d’axidies et d’anémones, hérissées de longues hydrophytes verticales, puis des blocs de laves étrangement contournés qui attestaient toute la fureur des expansions plutoniennes.» ;

- à l’arrivée vers la banquise, sont décrites des glaces flottantes, des masses qui «
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