Vingt mille lieues sous les mers’’





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montraient des veines vertes, comme si le sulfate de cuivre en eût tracé les lignes ondulées. D’autres, semblables à d’énormes améthystes, se laissaient pénétrer par la lumière. Celles-ci réverbéraient les rayons du jour sur les mille facettes de leurs cristaux. Celles-là, nuancées des vifs reflets du calcaire, auraient suffi à la construction de toute une ville de marbre.» (II, 13) ;

- alors que le ‘’Nautilus’’ est bloqué sous la glace, le spectacle de la réverbération par les parois d’une partie de la lumière qu’il émet apparaît à Aronnax comme une «mine éblouissante de gemmes, et particulièrement de saphirs qui croisaient leurs jets bleus avec le jet vert des émeraudes. Çà et là des nuances opalines d’une douceur infinie couraient au milieu de points ardents comme autant de diamants de feu dont l’œil ne pouvait soutenir l’éclat
Jules Verne renforça l’imaginaire par de nombreuses allusions mythologiques et littéraires, qu’il pouvait faire pour les lecteurs de son époque qui possédaient une culture bien plus développée que celle de ceux d’aujourd’hui.

On peut relever ces mises à contribution de la Bible :

- le commandant Farragut croyait au «monstre des mers» «comme certaines bonnes femmes croient au Léviathan – par foi, non par raison.», le Léviathan étant un monstre aquatique de la mythologie phénicienne mentionné dans la Bible ;

- dans «les temps ne sont plus où les Jonas se réfugient dans le ventre des baleines !» est rappelé l’épisode biblique de Jonas qui fut avalé par un gros poisson dans le ventre duquel il passa trois jours et trois nuits avant d’en sortir indemne ;

- l’utilisation de l’électricité à bord du ‘’Nautilus’’ «le transformait en une arche sainte à laquelle nul profanateur ne touchait sans être foudroyé», «l’arche sainte» ou «Arche d’alliance» étant le coffre où les Hébreux gardaient les Tables de la Loi.

Ces recours à la Biblie accroissent le caractère magique du sous-marin et lui donnent une dimension presque sacrée, comme s’il était une œuvre de Dieu.

La mythologie grecque est évoquée aussi :

- «La frégate aurait eu cent fois raison de s’appeler l’Argus.», Argus étant, un être couvert d'yeux sur tout son corps et chargé d’une surveillance ;

- Aronnax dit de Nemo : «Je le considérais avec un effroi mélangé d’intérêt, et sans doute, ainsi qu’Œdipe considérait le sphinx.», ce monstre égyptien proposant des énigmes aux voyageurs et dévorant ceux qui ne savait pas les résoudre ;

- aux approches du pôle Sud, les terres et les glaçons étant encombrés de mammifères marins, Aronnax cherchait «involontairement du regard le vieux Protée, le mythologique pasteur qui gardait ces immenses troupeaux de Neptune.» (II, 14).

Des écrivains grecs et latins sont mentionnés lorsque le professeur explique que l’argonaute «est un charmant animal dont la rencontre, suivant les Anciens, présageait des chances heureuses. Aristote, Athénée, Pline, Oppien, avaient étudié ses goûts et épuisé à son égard toute la poétique des savants de la Grèce et de l’Italie. Ils l’appelèrent Nautilus et Pompylius. Mais la science moderne n’a pas ratifié leur appellation, et ce mollusque est maintenant connu sous le nom d’Argonaute. […] L’argonaute est libre de quitter sa coquille, dis-je à Conseil, mais il ne la quitte jamais. – Ainsi fait le capitaine Nemo, répondit judicieusement Conseil. C’est pourquoi il eût mieux fait d’appeler son navire l’Argonaute.» Cette métaphore de l’argonaute, où l’animal représente Nemo qui s’est bien réfugié dans cette carapace qu’est le ‘’Nautilus’’, nous amène à prendre conscience que «nautilus», nom d’un coquillage, un céphalopode tétrabranchial marin, convient bien à un sous-marin puisque l'intérieur est cloisonné en différentes loges, mais ne rend pas compte de sa vitesse, de sa puissance, de son agressivité : Jules Verne n’aurait-il pas été plus inspiré en choississant, par exemple, «torpille», ce poisson se caractérisant par son aptitude à produire des décharges électriques? Mais il voulut rendre hommage au ‘’Nautilus’’, mis au point en 1797 par l'ingénieur américain Robert Fulton.

Enfin, ne manquent pas les références à des éléments de l’Histoire du christianisme : le commandant Farragut «était une sorte de chevalier de Rhodes, un Dieudonné de Gozon, marchant à la rencontre du serpent qui désolait son île. Ou le commandant Farragut tuerait le narval, ou le narval tuerait le commandant Farragut. Pas de milieu.», ce qui rappelle un exploit du XIVe siècle où, sur l'île de Rhodes, un chevalier de Saint Jean, triompha d’un dragon.
Dans le domaine de la littérature, sont abondamment cités Homère, Victor Hugo, Edgar Allan Poe, Georges Sand, etc.. L’admiration pour Victor Hugo fait dire à Aronnax : «Pour peindre de pareils tableaux, il faudrait la plume du plus illustre de nos poètes, l’auteur des ‘’Travailleurs de la mer’’», et celle pour Poe : «Je me sentais entraîné dans ce domaine de l’étrange où se mouvait à l’aise l’imagination surmenée d’Edgar Poe. À chaque instant, je m’attendais à voir, comme le fabuleux Gordon Pym, ‘’cette figure humaine voilée, de proportion beaucoup plus vaste que celle d’aucun habitant de la terre, jetée en travers de cette cataracte qui défend les abords du pôle’’ !» (Jules Verne allait d’ailleurs, en 1897, donner une suite aux ‘’Aventures d’Arthur Gordon Pym’’ dans ‘’Le sphinx des glaces’’).

Sa culture et celle de ses lecteurs permit encore à Jules Verne d’user assez fréquemment du latin : avec «nautilus» ; avec la devise qu’il donna au sous-marin : «Mobilis in mobili» («Mobile dans l'élément mobile») qui, en fait, pourrait s’appliquer à n’importe quel bateau, qui est le titre d’un chapitre comme l’est aussi : «Ægri somnia» («rêves d’un homme malade»).
Dans ‘’Vingt mille lieues sous les mers’’, Jules Verne déploya donc une vaste palette littéraire, le ton dominant étant cependant celui d’un net réalisme.
Intérêt documentaire
Jules Verne, dont la bibliothèque devait, comme celle qui est à bord du ‘’Nautilus’’, receler les ouvrages d’Herschell, Arago, Humboldt, Milne-Edwards, Reclus, Flammarion, Maury, Macé, Simonin, etc., se documenta sérieusement ; accumula fiche sur fiche, dossier sur dossier ; fit vérifier par des spécialistes très réputés dans le monde scientifique les calculs auxquels il se livra.

Pour bien appréhender l’ensemble des sujets qu’il toucha, on peut distinguer les domaines du sous-marin, de l’océanographie, de la géographie et de l’Histoire.
Le sous-marin
Léonard de Vinci avait eu I'idée d’un sous-marin, mais en avait détruit Ies plans.

Le premier sous-marin réalisé fut celui auquel Jules Verne voulut rendre hommage en reprenant son nom : le ‘’Nautilus’’, sous-marin à hélice, propulsé manuellement en plongée et à la voile en surface, de six mètres cinquante de long sur deux mètres de large, que l’ingénieur américain Robert Fulton mit au point en 1797, qu’il proposa au Directoire, pour briser le blocus de l’Angleterre, qui fit une première plongée dans la Seine à Rouen en juillet 1800 puis d’autres au large du Havre en 1800, puis en 1801 au large de Camaret, non loin de Brest, essais concluants qui n'arrivèrent toutefois pas à convaincre les autorités politiques, ce qui lui fit offrir alors ses services à l'Angleterre sans plus de succès. Il devait larguer une charge d'explosif sous un bateau ennemi, et les militaires refusèrent d'user d'un procédé aussi déloyal.

‘’Nautilus’’ était aussi le nom d'un appareil conçu par I'Américain Hallet, qui tenait à la fois du bateau sous-marin et de la cloche à plongeur, et qui fut décrit dans un article de 1858 du ‘’Musée des familles’’ sous le titre : ‘’Nautilus – Promenade sous l'eau -Visions et réalité’’.

Jules Verne s'inspira aussi du bateau semi-submersible de Jean-François Conseil, mis au point en 1857. Conseil avait aussi inventé un bateau de sauvetage et proposé des projets de sous-marins à compartiments étanches pour scaphandriers. Jules Verne, en hommage, donna son nom au serviteur du professeur Aronnax.

Il eut connaissance du brevet relatif à un «engin de plongée» déposé en 1859 par un ingénieur de Chicago, Delaney.

Cette année-là, il visita le ‘’Great-Eastern’’, un transatlantique qui réussit en 1866 la pose du premier câble télégraphique entre l’Europe et l’Amérique, et sur lequel, avec son frère, il voyagea en mars 1867, consultant alors les officiers et les hommes d’équipage, son aménagement lui inspirant d’ailleurs celui du ‘’Nautilus’’.

Il entendit parler d’un bateau-cigare conçu en Grande-Bretagne en 1864.

Il se souvint encore que, pendant la guerre de Sécession, les confédérés avaient utilisé des sous-marins contre la flotte adverse, et il put s’en faire confier les plans.

Enfin, il reçut l’aide de son frère, Paul, officier de marine, pour la conception de son submersible qu’il rendit infiniment plus performant que les modèles qui existaient, dont il fit une machine exceptionnellement sophistiquée.
Le ‘’Nautilus’’ a été créé par ce «génie des mers» qu’est Nemo en 1863, soit trois avant le temps de l’action du roman.

Il est long de soixante-dix mètres, son bau, à sa plus grande largeur, est de huit mètres, et son volume est de mille cinq cents mètres cubes et deux dixième. Cylindre très allongé, à bout coniques, «il affecte sensiblement la forme d’un cigare».

Sa coque, lisse, polie, parfois phosphorescente, est faite de plaques boulonnées, imbriquées légèrement, qui «ressemblaient aux écailles qui revêtent le corps des grands reptiles terrestre». Les lignes de boulons, solidement rabattues sur la jointure des tôles, sont nettes et uniformes ; de ce fait, «la surface du long cigare de tôle n’offrait plus une seule saillie qui pût gêner sa manoeuvre». Mais s’ouvrent ou se referment automatiquement des panneaux, à l’ouverture desquels les mantelets se rabattent extérieurement. En fait, il y a deux coques, l’une intérieure, l’autre extérieure, réunies entre elles par des fers en T. Ces deux coques sont fabriquées en tôle d’acier ; la première n’a pas moins de cinq centimètres d’épaisseur ; la seconde enveloppe la quille qui, haute de cinquante centimètres et large de vingt-cinq, pèse soixante-deux tonneaux.

La coque extérieure forme à sa partie supérieure une sorte de plate-forme horizontale autour de laquelle une filière forme balustrade. Quand le sous-marin fait surface, la plate-forme émerge d’un mètre au-dessus des flots. On distingue, vers le milieu, «une légère extumescence» qui se révèle être l’habitacle d’un canot. En avant et en arrière affleurent seulement et peuvent s’élever deux cages de hauteur médiocre, à parois inclinées, et en partie fermées par d’épais verres lenticulaires d’une épaisseur de vingt et un centimètres. La cage d’en avant est destinée au timonier qui dirige le ‘’Nautilus’’ avec les roues du gouvernail, quatre hublots lui permettant de regarder dans toutes les directions. Dans la cage d’en arrière brille un puissant fanal, «une sorte de gros oeil d’où jaillissait une gerbe de lumière» : «Cette magnifique irradiation devait être produite par un agent d’une grande puissance éclairante» - «La partie lumineuse décrivait sur la mer un immense ovale très allongé, au centre duquel se condensait un foyer ardent» ; les rayons du puissant réflecteur illuminent à un demi-mille de distance et permettent d'observer la vie sous-marine.

Le sous-marin est en effet mû par, indique Nemo, «un agent puissant, obéissant, rapide, facile, qui se plie à tous les usages et qui règne en maître à mon bord. Tout se fait par lui. Il m'éclaire, il m'échauffe, il est l'âme de mes appareils mécaniques. Cet agent, c'est l'électricité.» Le capitaine apprend à Aronnax qu’elle est obtenue par le sodium extrait de l'eau de mer qui, mélangé avec le mercure (qui ne s'use jamais), permet des piles au sodium (grâce au charbon d’où la nécessité d’aller se réapprovisionner dans des «houillères sous-marines») qui sont «les plus énergiques». L’électricité produite, dont on n’apprend cependant pas comment elle est stockée, se rend à l’arrière où elle agit par des électro-aimants de grande dimension sur un système particulier de leviers et d’engrenages qui transmettent le mouvement à l’arbre de l’hélice qui, son diamètre étant de six mètres et le pas de sept mètres et demi, peut donner cent vingt tours par seconde : «Sa quadruple branche battit les flots avec une indescriptible violence

De ce fait, le ‘’Nautilus’’ peut atteindre une vitesse de cinquante milles à l’heure et parcourir quatre cents kilomètres par jour. Il est dirigé par un gouvernail ordinaire, à large safran, qui est fixé sur l’arrière de l’étambot, et qu’une roue et des palans font agir. Il se meut de haut en bas grâce à deux plans inclinés attachés à ses flancs sur son centre de flottaison. Il atteint des profondeurs moyennes de mille cinq cents à deux mille mètres par le remplissage de réservoirs. Il lui faut faire surface afin que, en ouvrant les panneaux, soient renouvelées les provisions d’oxygène. «Des palans d’une grande puissance» permirent de hisser sur la plate-forme un dugong, harponné par Ned Land dans la mer Rouge qui pesait cinq mille kilos (II, 5) (Nemo explique qu’il s’agissait de «procurer de la viande fraîche à mon équipage»).

Des réservoirs, disposés dans les parties inférieures, se remplissent pour la plongée ; des réservoirs supplémentaires, pouvant embarquer cent tonneaux, permettent des plongées plus profondes, qui peuvent aller jusqu'à seize mille mètres, performance encore impossible de nos jours, l’actuel record de plongée par un bathyscaphe, atteint en 1960, étant 10 914 mètres ! Pour remonter à la surface, le capitaine presse trois fois un timbre électrique, et les pompes chassent l’eau des réservoirs.

À l’intérieur, où l’on descend par une échelle de fer, le sous-marin loge des matelots, le capitaine et ses trois passagers. Jules Verne, parlant de Nemo, avait annoncé à Hetzel : «Je vous prie de croire que son arche serait un peu mieux installée que celle de Noé.» En effet, Aronnax, Conseil et Ned Land ont droit à des cabines de vingt pieds de long sur dix de large, dont la hauteur dépasse la grande taille (plus de six pieds) de Ned Land. «Une sorte de couloir, semblable aux coursives d’un navire» conduit à une salle à manger-cathédrale ; à une vaste bibliothèque contenant douze mille volumes ; à un salon immense, «un vaste quadrilatère, à pans coupés, long de dix mètres, large de six, et haut de cinq», pourvu d'un «orgue magnifique» et orné de toiles de maîtres, de sculptures et de collections d’objets rares, complétées par des richesses naturelles glanées au fond des mers : «Elles consistaient principalement en plantes, en coquilles et autres productions de I'océan, qui devaient être les trouvailles personnelles du capitaine Nemo. Au milieu du salon, un jet d'eau, électriquement éclairé, retombait dans une vasque faite d'un tridacne. Cette coquille, fournie par Ie plus grand des mollusques acéphales, mesurait sur ses bords, délicatement festonnés, une circonférence de six mètres environ ; elle dépassait donc en grandeur ces beaux tridacnes qui furent donnés à François Ier par la République de Venise, et dont l'église Saint-Sulpice, à Paris, a fait deux bénitiers gigantesques.» Nemo dispose d’une chambre élégante, avec lit, toilette, et divers autres meubles. Ce mobilier bourgeois plutôt kitsch, ces crédences et cet orgue, ces peintures et ces bibelots, toute cette décoration intérieure empreinte de luxe et de gigantisme prouvent la myopie de Jules Verne, victime à cet égard d’une sorte de paralysie dans l’invention car il s’était là encore largement inspiré du luxueux décor intérieur du ‘’Great-Eastern’’. D’ailleurs, au vu des premières esquisses fournies par l’illustrateur pour dépeindre l’intérieur du sous-marin, il crut bon de préciser à Hetzel : «
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