Entremêlement de relations sociales de travail, de parenté et d’amitié. IL le baptise «réseau social». C’est la première fois que ce nom est utilisé





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COMBY Charlotte

DE LAHARPE Jeanne

GORSEN Liz

PETIT Inès
TPE :

INDIVIDUEL ET COLLECTIF :

LES RÉSEAUX SOCIAUX





En 1954, à travers une étude ethnographique réalisée par l’anthropologue, John A. Barnes, celui-ci découvre, dans une petite île de la côte Norvégienne, un entremêlement de relations sociales de travail, de parenté et d’amitié. Il le baptise « réseau social ». C’est la première fois que ce nom est utilisé.



Aujourd’hui, la notion a évolué. Les réseaux sociaux, sont à présent, des plateformes sur Internet qui permettent le regroupement d’individus ou d’organisations qui discutent et échangent entre eux. Ils ont été créés pour partager des opinions, des idées ou encore du contenu multimédia. Ces derniers concernent aujourd’hui 35% de la population active mondiale, et 68% à l’échelle de la France. On ne parle plus de passivité, comme c’était le cas avec la télévision, mais d’interactivité.

L’avènement des réseaux sociaux a été possible grâce au Web 2.0 qui regroupe l’ensemble des nouvelles technologies et usages du Web, dont les notions fondamentales sont l’interaction entre les internautes et l’interaction avec les contenus produits sur les différents sites internet.

Bien avant cette forme de réseau social, il existait déjà des groupes sociaux, dans des domaines religieux, politiques, étudiants, comme les francs-maçons ou les Académies italiennes qui partageaient et discutaient sur des questions touchant tous les domaines, de la littérature à la médecine. Aussi, les rallyes permettaient la rencontre de familles influentes de la société visant à marier leurs enfants.

On compte plusieurs grandes familles de réseaux sociaux : premièrement, les réseaux communautaires "personnels" et" privés", permettant de retrouver des connaissances, membres de la familles ou des amis et d’échanger avec eux photos ou vidéos, comme le propose Facebook .

Ensuite , les réseaux sociaux de partage qui permettent d'échanger des informations comme les "Wikis" (Wikipédia, Wikinews, Wikiquote ... ) ou de diffuser des musiques ou des vidéos et qui peuvent, entre autre, servir à la notoriété d’un artiste comme le permet YouTube.

De plus, il existe des réseaux de rencontres comme les réseaux d’affaires visant à connecter un individu à un employeur potentiel grâce à un profil exposant son CV et ses réalisations, tel est le but de LinkedIn; ou encore de rencontre amoureuse, comme Meetic, ayant pour objectif de connecter deux individus désireux d'une relation.

Enfin, des réseau d'achat où des particuliers mettent en vente des biens comme Le Bon coin, Ebay, Vide dressing ...
On considère comme tout premier réseau social, la plateforme Classmates, créée en 1995 par Randy Conrads dans le but de remettre en contact les anciens camarades de classe.

Cependant nous pouvons considérer Facebook

comme le premier réseau social mondial. C’est Mark Zuckerberg, élève à Harvard, qui, en 2003, pirate le trombinoscope de l’Université, et lance Facemash. C’était un jeu qui consistait à choisir qui, entre deux étudiantes, était la plus belle. La plateforme est tellement visitée que le serveur Internet d’Harvard est endommagé. Après ce fulgurant succès, le jeune étudiant, ainsi que trois de ses camarades, lancent, le 4 Février 2004, un trombinoscope amélioré réservé aux élèves d’Harvard, « The Facebook ». En moins d’un mois, plus de la moitié des élèves y sont inscrits. Peu à peu, «The Facebook » s’élargit aux autres universités américaines et canadiennes. Les créateurs ajoutent de nouvelles fonctionnalités notamment la création des groupes et des murs. En décembre, moins d’un an après la création du réseau, il compte

déjà 1 million d’utilisateurs. De « The Facebook » à « Facebook », le site se métamorphose pour permettre d’afficher les photos des utilisateurs. En 2008, le réseau social devient mondial, désormais accessible à toutes les personnes de plus de 13 ans. Après l’apparition de sa messagerie instantanée et de son fameux « like », Facebook compte aujourd’hui plus d’un 1,3 milliards d’utilisateurs (Juin 2014).
Le développement des réseaux sociaux numériques répond en fait à des besoins fondamentaux de l'homme ,tel le besoin de reconnaissance sociale et même le besoin le plus

primitif, la survie, comme le montre la pyramide des besoins de Maslow.

Malgré le fait que certains spécialistes comme le psychologue Yann Leroux considèrent les réseaux sociaux comme une ouverture sur le monde, l’usage des réseaux sociaux révèle

Les réseaux sociaux bouleversent-ils notre rapport au monde ?

Sommaire

  1. Le réseau social engendre de nouvelles formes de communication



  1. De simple spectateur à acteur convivial



  1. La force des liens Internet



  1. Informations officielles et publiques



  1. Un outil efficace pour la recherche d'emploi



  1. Echanges avec des personnes éloignées



  1. Communication réelle vs communication virtuelle



  1. Influence négative sur la vie professionnelle



  1. La désinformation



  1. Répercussion sur la vie privée



  1. Les réseaux sociaux permettent une expression libérée



  1. Une ouverture socio-culturelle



  1. Média de contestation



  1. Une promotion des Droits de l'Homme



  1. Un droit poussé à l'extrême



  1. Des risques d'embrigadement



  1. L'effet papillon et le cyber-harcèlement



  1. Face à ces évolutions, la législation française présente des failles



  1. L'importance de l'éducation des jeunes



  1. A propos de l'utilisation du Web 2.0



  1. Et ses dangers



  1. La nécessité de nouveaux projets de loi

Conclusion


  1. Le réseau social engendre de nouvelles formes de communications:




  1. De simple spectateur à acteur convivial




  1. La force des liens Internet


De plus en plus présents dans la vie quotidienne, les réseaux sociaux permettent de nouer, et renouer des contacts avec autrui. Ces plateformes de discussions, de publications personnelles, propices aux échanges d’informations sont devenues en peu de temps, un véritable lieu social où chacun peut s’exprimer, partager et discuter. Grâce à ses débats d’idées, ou commentaires sur l’actualité, un sentiment de communauté se crée entre les individus. Se regrouper entre amateurs de cuisine ou fans de Jazz n’a jamais été aussi simple.

Effectivement grâce à la démocratisation du portable et des messageries instantanées, un message qui est envoyé est reçu dans les quelques secondes qui suivent, permettant aux personnes de solliciter des ressources nécessaires de façon quasi-immédiate. Cette dimension permet donc de renforcer les relations peu significatives et les liens faibles1, comme l’a écrit le sociologue American Mark Granovetter.

Enfin, la forte concentration de personnes sur les réseaux sociaux facilite des mouvements ayant pour but d’entrainer l’adhésion d’un large groupe d’individus. L'individu devient acteur et les réseaux sociaux lui donnent l'opportunité de s'exprimer en tant que citoyen. Par exemple, le phénomène de « Bring back our Girls », une mobilisation mondiale pour les 200 lycéennes enlevées au Nigeria par un groupe armé Islamiste, s’est développé sur divers réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou même Instagram, afin d’obtenir leur libération. Les plateformes ont permis de faire participer tout le monde, des célébrités, comme Michelle Obama, Emma Watson ou encore Malala Yousafzai, au moindre individu désireux de se rallier à la cause.

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Ainsi, les réseaux sociaux sont des outils qui complètent la communication en à face à face, mais aussi d’établissent une communication mondiale, c’est la force des liens d’Internet.

  1. Informations officielles et publiques


Les réseaux sociaux facilitent le partage d'informations officielles diverses rendues publiques. Ces données sont instantanées, multiples et personnalisées compte tenu du fait qu’elles sont partagées quelques secondes après leur rédaction et que leur nombre conséquent répond aux attentes de chacun des internautes. En sachant que celles-ci sont officielles, elles permettent également de se tenir au courant de l’actualité politique, économique, ou sociale en étant sûr de leur fiabilité. D'ailleurs, les sites d'information numériques tendent de plus en plus à remplacer les sources d'information papier !
Ce partage d'informations s'est révélé extrêmement efficace dans certaines situations. En effet, le site CDC (Centers for Disease Control and Prevention) a révélé des renseignements en vue de prévenir les risques humains durant les tornades qui ont touchés le sud des Etats-Unis.
De plus, les réseaux sociaux sont devenus un réel outil dans le domaine de la politique. Le Facebook de Nicolas Sarkozy, ancien président français, informe ses "amis" et abonnés de ses déplacements et de ses projets et propose un espace de débats et d'échanges. Lors de sa campagne présidentielle, Obama a réussi à mobiliser des supporters on-line. En effet, celui-ci avait cerné l’importance d'aller dans le sens des nouvelles technologies. Cette réactivité lui a permis de toucher rapidement des millions d’internautes sur les réseaux sociaux. Le président Américain a aussi lancé un site internet pour sa campagne : mybarackobama.com.

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Cependant, le milliard d'informations mises en ligne chaque jour n'est pas forcément véridique et amène souvent à la désinformation, comme nous le verrons plus tard.

  1. Un outil efficace pour la recherche d'emploi et de candidats


Ces plateformes de Networkings se sont révélées être des outils efficaces pour la recherche d'emploi. En effet les réseaux sociaux sont utilisés fréquemment par les recruteurs et les chefs d'entreprises à la recherche d'un profil spécifique proposé par des sites comme Linked in, Viadeo, Xing et maintenant Facebook, qui lance une nouvelle plateforme professionnelle, actuellement en essai dans quelques entreprises.

Ces sites proposent des profils triés et répertoriés de personnes à la recherche d’emploi et permettent aux individus d’entrer en contact avec des entreprises, des collègues et même des recruteurs. Les individus peuvent de leur côté soigner leur image, constituée de leur identité numérique2, comme une entreprise soignerait sa marque.

De même, ces sites permettent la mise en valeur du capital social3 et sont d'excellents outils de Personal Branding4, afin de se constituer une identité professionnelle claire et maîtrisée, lors de la recherche d’emplois.




Un profil sur Xing


Un profil sur LinkedIn


En conclusion, pour les candidats, les réseaux sociaux permettent de mettre en avant leurs connaissances et intérêts, une image soignée d'eux-même et de se tisser un réseau de contacts. Pour les recruteurs et entreprises, la recherche des profils spécifiques adaptés au poste à promouvoir est facilitée, et plus rapide. De plus, la communauté mise en place permet de passer par un membre du réseau de l’entreprise pour trouver le candidat le plus fiable et pertinent.

  1. Echange avec des personnes éloignées

Les messageries instantanées, pages, ou encore groupe des réseaux sociaux facilitent des échanges entre des individus géographiquement éloignés, nationalement mais aussi internationalement. Cette nouvelle forme de communication crée ou maintient un contact avec des personnes situées aux quatre coins de la planète sans les inconvénients qu’entrainent les moyens de communication traditionnels, comme le coût d’un appel téléphonique à l’international, une lettre perdue...

De nombreux réseaux sociaux sont désormais consacrés entièrement à l’envoi de messages par le biais du Wifi ou de la 3G. On peut citer par exemple Whatsapp, ou encore Snapchat, une application pour smartphone consistant à envoyer un message par le biais d’une photo à laquelle on peut joindre une légende. Ainsi, les expatriés ou encore les élèves participant à un échange, ont la possibilité d’entretenir les liens familiaux ou amicaux avec leurs proches situés à l’autre bout du monde.

Pour finir ces plateformes ont aussi été utilisées pour des mobilisations mondiales comme le « Ice-Bucket Challenge » qui avait pour but de sensibiliser les internautes sur les effets de la maladie de Charcot. Les nominés avaient pour défi de se renverser un seau d’eau glacée sur la tête ou de faire un don pour « ALS Association ». Le concept est devenu viral et a connu un succès immédiat.

En conclusion, les réseaux sociaux rassemblent les utilisateurs, que ce soit pour rester en contact ou pour se mobiliser dans la vie réelle, à échelle mondiale.

  1. Communication réelle vs communication virtuelle :



  1. Influence négative sur la vie professionnelle

Malgré les nombreux points positifs qu’apportent les réseaux sociaux par rapport à la recherche d’emploi, ils restent limités et peuvent avoir un impact négatif sur le milieu professionnel. Premièrement, une fois entré dans le monde professionnel, il faut contrôler ce que l’on poste sur les réseaux sociaux, d’autant plus que sur Facebook, à partir de 18ans le profil devient automatiquement public sur les moteurs de recherche, c’est à dire que tout employeur peut aller vérifier le contenu du réseau social du candidat en question. Par ailleurs, les cabinets de recrutement se doivent de vérifier la “e-réputation” (réputation en ligne) de tous les candidats.

Au-delà des précautions à prendre en tant que candidat, l’entreprise et ses employés doivent également veiller à la sécurité des informations partagées sur les réseaux sociaux. Cette règle peut mener à des dérives lorsque plusieurs internautes échangent à propos des services et produits de l’entreprise mais également à propos de la société elle même et de ses dirigeants. D’après un sondage effectué par ViaVoice début 2011, en France 1 salarié sur 5 critique son entreprise sur Facebook. Ce partage peut nuire à la réputation de l’entreprise et entrainer la diffusion de fausses rumeurs : la liberté d’expression peut alors être remise en question pour le salarié à l’origine de cette diffusion. En effet lors de la signature du contrat de travail il est soumis à une obligation de confidentialité mais aussi de loyauté vis-à-vis de son employeur. En cas de non respect de cette règle le salarié peut être condamné à verser des dommages ou au licenciement. Par exemple, une salariée d’une grande enseigne d’ameublement avait publié sur son mur : « Cette boîte me dégoûte. Ils méritent juste qu’on leur mette le feu à cette boîte de merde », cela lui a valu d’être licenciée pour faute grave.



Le contrôle de ce que l’on partage sur internet n’est donc pas à prendre à la légère, car il peut nuire à autrui mais également à nous même d’un point de vue juridique.

  1. La désinformation

Les réseaux sociaux sont un espace de liberté d’expression fabuleux. En effet, ils sont gratuits, libres et accessibles à tous mais ils ne sont soumis à aucun contrôle ,aucune vérification des sources et souvent anonymes. Ainsi, ils peuvent se transformer en une mine d’or d’informations ou dériver vers une surabondance de faits plus spectaculaires que véridiques en exploitant le besoin des usagers de donner leur simple avis, comme avant dans les conversations de café!



Quelques soient les intentions des individus, ils peuvent s’exprimer librement et diffuser des informations. Mais, le fait de publier un article ou un statut, sur Facebook ou encore Twitter, ne rend l’information ni légitime, ni fiable. Les réseaux sociaux sont ainsi devenus un lieu où l’information croise la désinformation5. Les images trafiquées, reportages bidons, faux scoops, rumeurs et canulars se multiplient avec une rapidité stupéfiante. En effet, le contrôle des données mises en lignes reste un problème sur le net. C’est donc à l’usager d’être vigilant et de faire preuve de bon sens. Nous pouvons ainsi citer l’exemple d’une photo d’un tournage de film détournée à des fins politiques afin de critiquer les problèmes d’intégration. La photo représentait un braquage à main armée d’une voiture de police par des individus d’origine maghrébine. Or celle-ci provenait du tournage d’un épisode de la série « Lascars », par conséquent elle ne représentait absolument pas une véritable attaque.

Autre exemple, la première ajointe au maire de Levallois-Perret, Isabelle Balkany a publié sur Twitter un message portant son soutien au femmes chrétiennes vendues comme esclaves en Irak. Le problème est qu’elle a joint une photo qui n’avait rien à voir avec le problème dont elle parlait. Cette image choc était en faite « un fake ».

Mais une nouvelle facette de la désinformation est devenue de plus en plus répandue : l’utilisation des réseaux sociaux en tant qu’outil de propagande. Les régimes autoritaires les utilisent de plus en plus pour répandre leur propre vision des évènements. En effet, le chercheur biélorusse Evgeny Morozov6 avait annoncé il y a quelques années : « Internet sera le meilleur ami des tyrans ». Cette prédiction s’est concrétisée lors du conflit syrien, où au-delà du conflit armé de terrain, les manipulations grâce aux fausses informations diffusées sur la toile constituait un second front, où les militants et le gouvernement s’opposaient.

La disponibilité abondante d’informations sur les réseaux sociaux exige une certaine vigilance de la part des utilisateurs. Les individus doivent impérativement s’interroger sur les sources de l’information, et par conséquent leur fiabilité afin de ne pas se laisser prendre au piège.


  1. Répercussion sur la vie privée

Comme l’a déclaré le dirigeant de Google, Eric Shmidt, la «vie privée, c’est terminé». En effet, l’internaute laisse courir des informations à son sujet sur différentes plateformes. Cela va de son lieu de travail à sa famille en passant par sa situation amoureuse. Certains vont jusqu’à dévoiler leur adresse et numéro de téléphone sur leur page Facebook. On apprécie presque l’idée que les gens sachent ce que l’ont fait à chaque seconde de notre vie, comme le propose Twitter. En effet, ce réseau social permet aux internautes de « tweeter » leur moindre faits et gestes. Malheureusement, l’utilisateur ne peut pas limiter la diffusion de ces informations car une fois écrites, elles se propagent sur la toile.

Cela peut engendrer l’usurpation d’identité qui a touché plus de 210 000 personnes en France pendant l’année 2009. Ce chiffre est plus important que les cambriolages de domicile ou les vols d’automobiles. Ce fléau est difficilement combattable sachant que les preuves sont rarement présentes et exploitables. Malgré ceci, la victime a toujours la possibilité de porter plainte pour violation de sa vie privée ou son droit à l’image si l’usurpateur utilise une photographie.

Par ailleurs, certains réseaux sociaux mettent en place des moyens pour protéger les internautes de ces éventuelles menaces. En effet, l’internaute peut signaler un abus au réseau social en espérant que ce dernier bloque le compte. Un jeune raconte son histoire sur un blog : « Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, mais à mon retour de vacances, un ami me contacte surpris de découvrir que "j'avais posté" une photo d'un de ses amis (que je ne connaissais pas), puis un autre surpris de voir sur mon mur une photo d'un contact à lui (auquel je n'avais pas accès non plus). Sur mon mur, s'était retrouvés des dizaines de photos ainsi que des photos montages des amis de mes amis que je ne connaissais pas pour la plupart. Certains montages était amusants, et d'autres au contraire semblaient inciter à la haine, des propos racistes, des insultes... Une horreur ! ». L’adolescent a fini par devoir fermer son compte, et n’a toujours pas réussi à trouver le coupable.

Également, le phénomène d’ « amis en ligne » empêche parfois une intégration collective car, l’utilisateur, obnubilé par le contact avec des personnes rencontrées sur internet privilégiera leur discussion à des sorties entre amis. L’individu se renfermera sur lui-même et son bien-être sera mis à mal, comme lorsque l’on visualise des moments heureux vécus par l'entourage, ce qui contribue à une dépréciation morale et une remise en question de soi-même.

Par conséquent, la notion de vie privée a été transformée par ces nouveaux réseaux sociaux poussant jusqu’à l’intrusion et privilégiant la e-réputation, la recherche du maximum de « like », la course aux amis et à la popularité plutôt que le bien être personnel et la construction de sa personnalité.

  1. Les réseaux sociaux permettent une expression libérée :



  1. Une ouverture socio-culturelle



  1. Média de contestation

Depuis vingt ans le Web a largement progressé et offre aujourd'hui une quantité importante d'informations. Cette progression a permis, en parallèle, l'éclosion et le développement de nouvelles formes de journalisme et de militantisme. Il s'agit d'une forme de “libération de la parole”, qui est particulièrement bénéfique dans les pays où la liberté d'expression est limitée (les dictatures ne peuvent pas en contrôler le flux), mais aussi au sein même de notre société.

Ces contestations allient deux formes de réseaux et d'espaces: les réseaux sociaux sur lesquels les individus se mobilisent, et les réseaux urbains qui rendent leur opinion visible aux yeux de la société. L'utilisation de ce nouveau média de contestation, prend forme de manière spontanée, notamment au Brésil, en Juin 2013. En effet, l’augmentation de quelques centavos du prix du ticket d’autobus et les dépenses conséquentes, engendrées par la coupe du Monde 2014, ont été à l’origine d’un mouvement démarré sur les réseaux sociaux puis transformé dans des démonstrations de rue, dans ce pays où les manifestations sont pourtant peu fréquentes. Un autre exemple plus marquant fut la révolution Tunisienne. Suite au mouvement de contestation populaire, conduisant à la chute du régime de Ben Ali, les médias et experts des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) ont beaucoup insisté sur le rôle révolutionnaire joué par Internet, et plus particulièrement par les réseaux sociaux.

Cette forme de cyber-militantisme prend maintenant le nom de « Révolution Facebook». Effectivement Facebook a permis une propagation de l'information et une amplification du mécontentement.

Au-delà des réseaux sociaux eux-mêmes, un collectif Anonymous a été crée en 2012 pour défendre la liberté d'expression, le partage gratuit des données et encourager la désobéissance civile dés que l'accessibilité à l'information est menacée. Ainsi ils ont déjà piraté les sites de l'Elysée, du FBI, de la Maison Blanche, de Universal Music et ouvert toute la discographie de Sony sur internet lors de la révolution Tunisienne.

En somme, dans les pays où l'information est soumise à la censure et au contrôle étatique, les mobilisations en ligne constituent les principale voies d'expression de la dissidence et de la contestation.

  1. Une promotion des Droits de l'Homme

Les réseaux sociaux ont la précieuse capacité de promouvoir les Droits de l’Homme. Effectivement, ces plateformes sont devenus des outils permettant de faire progresser l’exercice d’un grand nombre de libertés fondamentales et de protéger les droits de l’Homme à travers le monde.

D’après Frédéric Poussard, créateur de Tinkuy, notre époque est « exceptionnelle pour la liberté d’expression » car chaque utilisateur a la possibilité de s’exprimer sur la toile. Cette nouvelle dimension est aussi le symbole de l’égalité entre les Hommes. Nous avons tous la possibilité d’émettre un avis et de le soumettre au reste du monde. La question du sexe, de l’origine ou de la catégorie sociale de l’individu n’influe pas sur sa capacité à répandre des informations et à se faire entendre. Personne ne peut nier que l’essor d'Internet a considérablement augmenté la capacité des individus à s’exprimer librement et à exercer le droit de répandre des informations que leur reconnaît la Charte internationale des droits de l'homme.

Aussi, le réseau de radio Congo Brazzaville a su contrer la désinformation et promouvoir l’expression des citoyens en proposant des informations sures répandues à l’ensemble du Congo. De même, dans certains pays où les droits de l’Homme sont souvent négligés, les réseaux sociaux représentent une ouverture sur le monde. C’est le cas en Chine, pays communiste où les droits sont parfois bafoués, où Huang Qi a créé le premier site chinois sur les droits de l’Homme. Malheureusement, après avoir créé ce site, ce dernier a été condamné à trois années de prison. Cette condamnation représente le chemin qu’il reste à faire malgré l’émergence des réseaux sociaux.https://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/v/t34.0-12/10574522_821914597846941_6867947477694850930_n.jpg?oh=a48f85f4eb3312ffbd4cd9cd004eff78&oe=54ac1ff1&__gda__=1420574951_6fe01421bc7744c2fbebc11f4843eff5https://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xfa1/v/t34.0-12/10406394_821912314513836_1266542827527774550_n.jpg?oh=b4b86084ef8c855f892ae93158dbf61f&oe=54ab2d6f&__gda__=1420510466_f0dc7e19f47282d78a232daf65b8ed76

  1. Un droit poussé à l'extrême



  1. Des risques d'embrigadement

Les réseaux sociaux constituent le nouvel Eldorado en matière de propagande. En effet, grâce à cette technologie, les mouvements sectaires peuvent étendre leur influence et recruter de nouveaux adeptes.


Le cas se présente notamment lors du recrutement pour le djihad. L’État Islamique vise des profils spécifiques plus vulnérables et crédules à leurs propositions. Grâce aux informations dont ils disposent, via les profils Facebook, Twitter ou autre, le choix des utilisateurs les plus disposés a être recrutés est facilité. Cet embrigadement peut aussi passer par le visionnage de vidéos, et de différents sites Internet concernant le conflit Syrien conduisant à une auto-radicalisation, comme l’explique Mathieu Guidère. Ou encore, par le "Djihadigram". En effet, de nombreux recruteurs postent des « selfies » d’eux pour glorifier la Guerre Sainte, attirant ainsi de nombreuses recrues, en leur vendant du rêve. Leur « sejour » en Syrie leur paraît tout planifié et organisé, comme un « tourisme du djihad ». C’est ainsi que deux jeunes français de Lunel s’étaient retrouvés à partir faire le djihad en Syrie. Malheureusement, ces deux jeunes « sans-histoire » ont trouvé la mort lors de leurs combats.

Une nouvelle menace s’est développée ces dernières années concernant des mouvements sectaires. En effet, de plus en plus de gourous trouvent des fidèles sur Internet. Une enquête du “Service Départemental d’Informations Général”(SDIG) de Dijon révèle que de nombreux échanges à caractère apocalyptiques circulent de plus en plus sur Facebook, ou encore via Skype. L’expansion des réseaux sociaux, des blogs et des forums de discussion ont contribué à la croissance de nouvelles sectes. Comme dans le cas des djihad, les gourous repèrent les personnes qui leur semblent fragiles, les exposent à leurs idéologies, et les entraînent dans des dérives sectaires. Ces cas de recrutement sont tellement courants et variés que leur nombre est impossible à déterminer.

L’Église de la scientologie, par exemple, a tellement envahit le Web, que des militants comme « Anonymous » ont décidé de sévir contre cette secte en diffusant une vidéo montrant Tom Cruise en train de s'exprimer devant des confrères scientologues.

La grande liberté d’expression que confère les réseaux sociaux est parfois poussée à ses limites. Le manque de contrôle sur la publication des données sur la Toile conduit à des dérives, qui peuvent avoir de grave répercutions dans la vie réelle.

  1. L'effet papillon et le cyber-harcèlement


Les réseaux sociaux créent une sorte d’effet papillon, comme si le battement d’ailes d’un papillon était capable de créer une tornade à l’autre bout du monde. Ainsi, les informations déferlant à une vitesse inimaginable, une rumeur ou un jugement porté sur une personne peuvent prendre des dimensions trop importantes.

On constate que les jeunes en sont les premières victimes. En 2012 au Canada, une jeune lycéenne de 16 ans se suicide après avoir été harcelée au quotidien, en cours comme sur Facebook. Elle laisse, deux jours avant de se pendre, une vidéo sur Youtube dans laquelle elle explique ce qui motivera son suicide et combien les réseaux sociaux ont été des amplificateurs de son mal-être. http://blog.funeralone.com/wp-content/uploads/2013/02/1.pnghttp://wpmedia.o.canada.com/2012/10/7381035.jpg

Les internautes peuvent aussi assister à la création de leur « e-réputation » et en être victime. Le site « Ask », qui permet de poser des questions anonymement aux inscrits, a suscité énormément de polémiques quant à son influence et aux dérives qu’il a engendrées. En effet, profitant du statut d’anonymes, les internautes n’avaient plus de limites et insultaient sans peur de représailles les utilisateurs du site. Après le suicide de quatre adolescents en Grande-Bretagne, l’opinion publique demanda la fermeture du site..

De plus, les réseaux sociaux ayant redéfini la notion d’amitié, ont fini par provoquer des conflits entre certains utilisateurs. Un commentaire insultant, une photo provoquant la jalousie sont les nouveaux motifs de conflits. On compte 22% d’adolescents mettant fin à une amitié à cause de Facebook dont 8% qui en viennent aux mains. C’est aussi le cas chez les personnages publics. On se rappelle de l’ancienne première dame, Valérie Trierweiler, qui voulant afficher son hostilité envers sa rivale Ségolène Royal, soutient dans un tweet le concurrent politique de Mme Royal. Cet évènement provoqua de nombreuses réactions aussi bien dans les médias qu’à l’Elysée allant jusqu’à pousser Valérie Trierweiler au bord du lynchage médiatique


  1. Face à ces évolutions, la législation française présente des failles :




  1. L'importance de l'éducation des jeunes




  1. A propos de l'utilisation du Web 2.0


Le Web 2.0, expression lancée par Tim O’Reilly est considéré comme l’évolution du Web vers plus de simplicité et d’interactivité. Il doit être défini et expliqué aux plus jeunes afin de les prévenir et en quelque sorte les aider à gérer son utilisation. En effet, les enjeux du Web communautaire dépassent de beaucoup le simple accès des sites, comme Youtube, ou Tumblr.

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Ayant conscience de l’importance de cet outil, le Ministère de l’Éducation Nationale propose, sur sa page web, des explications à propos de cette nouvelle dimension de l’Internet. Il explique ainsi les caractéristiques et la manière dont le Web 2.0 doit être abordé. Le site Carrefour éducation propose un « ABC du Web 2.0 » qui s’adresse aux élèves du primaire et secondaire. L'idée n'est pas de remettre en question ces outils, mais bien de prévenir des usages qui peuvent en être fait. Les jeunes étant plus susceptibles d’en faire mauvais usage, leur éducation à ces plateformes est devenu la préoccupation première du ministère de l’Education et de la Santé. Il cherche à permettre la meilleur utilisation du Web 2.0 sachant que cette plateforme est l’avenir et remplace de plus en plus les anciens moyens d’informations comme les livres et les encyclopédies. Le ministère de l’éducation essaie aussi de permettre un usage pédagogique du Web 2.0 que l’on appelle « l’éducation 2.0 »: Les élèves de n’importe quel établissement ont accès à leurs notes, leur cahier de texte ou encore leur emploi du temps sur Internet. Dans certains lycées, on décerne le titre de « techno-sherpas » aux élèves chargés d’aider leurs enseignants à comprendre les nouvelles technologies. On cherche à rendre l'utilisation du web par les élèves plus responsable, utile et "intelligente", tout en évitant les éventuels débordements.



  1. Et ses dangers


L’Union nationale des associations familiales (Unaf) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ont réalisé une étude, parue en 2014, montrant que 48% des 8-17 ans indiquent avoir un compte sur Facebook, dont 9% de ces jeunes qui s’y sont inscrits avec l’accord de leur parents. Le réseau social étant normalement interdit au moins de 13 ans, c’est, selon Isabelle Falque7, une tranche d’âge candide qui se retrouve exposée.

Or, la « cyberdépendance »8 touche la majorité d’entre eux, et lorsque que l’on fréquente une plateforme quotidiennement, il est difficile d’être sans cesse sur ses gardes, et de ne pas dévoiler sa vie privée. C’est ainsi que leur photo, adresse mail et parfois leur adresse postale se retrouvent éparpillées sur la Toile. Leur vie intime est désormais disponible à tous, puisque 31% des adolescents sondés ont avoués accepter en amis des individus qu’ils n’ont jamais rencontrés. Leur réseau de contact, ainsi étendu, les rend plus vulnérables à des insultes et harcèlement. Le nombre d’enfants victime de « cyber-harcèlement »9 ne cesse de croitre, et touche aujourd’hui 25% des jeunes utilisateurs10. On relèvera par exemple, l’histoire d’un enfant qui avait créé une page Facebook destiné à se moquer d’un de ces camarades de classe. En effet, les réseaux sociaux sont pour certains un lieu de communauté et convivialité, et pour d’autres le principal outil de vengeance.

Le problème réside aussi sur les photos. En effet, au premier trimestre 2012, 300 millions de photos avaient été mises en ligne chaque jour. De plus en plus de photos ou vidéos sont diffusées sans le consentement des personnes concernées. Leur droit à l’image est donc bafoué et des photos humiliantes, voir gênantes se retrouvent à circuler sur le Net. C’est ainsi que des photos « dossiers » d’eux sont disponibles à tout moment.

Mais, ils n’ont parfois pas besoins des autres pour se mettre en danger. Certains jeunes sont assez naïfs pour publier des photos d’eux en maillot de bain, par exemple, sans se douter que des personnes aux intentions malveillantes peuvent tomber dessus, comme des pédophiles, qui eux-mêmes peuvent se présenter sous un faux profil. Selon le Ministère de la Justice, une quinzaine d’enfants en France, par an, sont victimes de violences sexuelles par une personne rencontrée sur le Internet. http://1.bp.blogspot.com/-to70nynbqaa/tyv0hjtpegi/aaaaaaaaad4/gkljbz4elpy/s1600/195849_108817832531195_100002089374585_89485_1175020_n.jpg

Sans parler de photos intimes, il existe aussi le cas de photos où les individus sont visibles sous l’emprise d’alcool ou autres drogues : en plus du caractère illicite de cette consommation, ces photos publiées sur le Net sont ineffaçables et peuvent donc leur porter préjudice plus tard.

Il existe tout de même des différents outils disponibles pour limiter les dangers. Parmi eux, on peut notamment citer « 
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