I-pourquoi l’Europe se découvre-t-elle alors une vocation coloniale ? (1830-1910)





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LA COLONISATION EUROPEENNE ET LE SYSTEME COLONIAL
Problématique :

-Pourquoi et comment l’Europe se lance-t-elle dans la course aux colonies à ce moment là ?

-En quoi ce mouvement, lié à l’industrialisation, conforte-t-il sa domination sur le monde en même temps qu’il hâte son déclin ?
I-Pourquoi l’Europe se découvre-t-elle alors une vocation coloniale ? (1830-1910)

1)Pourquoi les colonisateurs sont-ils des Européens et quelles sont alors leurs motivations?

2)Quels sont les rythmes de la colonisation et les territoires convoités par les Européens?
II-Comment passe-t-on d’une logique de conquête à une logique de gestion ? (1910-1945)

1)Sur quelles inégalités la colonisation se fonde-t-elle ?

2)Quelles sont les différentes formes d’administration et de mise en valeur ?

3)Qui sont les Européens présents dans les colonies après la conquête ?
III-Comment les indigènes et les opinions publiques métropolitaines reçoivent-ils cette colonisation ?

1)Comment définir les rapports entre colons et colonisés : civilisation ou acculturation ?

2)Peut-on parler d’une contestation massive des opinions publiques des métropoles ?

3)Quelles sont les formes de la résistance ?
Personnages importants :

Clemenceau, Gide, Ferry, Livingstone, Lyautey, Rhodes, la reine Victoria, Viollette
Lexique:

Code de l’indigénat, colonialisme, colonisation, dominion, impérialisme, pacification, , préférence impériale, protectorat, self-government, système colonial.
Sujets possibles:

-Les Français et leur empire colonial en 1945

-Forces et faiblesses des empires coloniaux à la veille de la seconde guerre mondiale.

-la colonisation, œuvre civilisatrice ou exploitation ?

-le partage colonial et ses conséquences (1850-1939)

-bilan de la colonisation à la veille de la seconde guerre mondiale.

-la colonisation et le système colonial


Les mots ayant aussi une histoire et un sens bien précis pour cette question, il faut bien distinguer :

-la colonisation : la domination exercée par les métropoles coloniales sur des territoires extra-européens ; le terme renvoie à l’organisation et à l’exploitation de ces territoires, mais également à la mise en cause de cette domination.

-le colonialisme : la doctrine, l’idéologie qui préconise l’établissement et le développement de colonies, considérées comme une source de puissance pour la nation qui les possède.

-le système colonial : l’ensemble des acteurs qui participent au processus de colonisation, et croient ou non au colonialisme, ainsi que leurs motivations, leurs arguments. Ces acteurs consolident une domination territoriale par une présence économique aussi agressive que leur influence culturelle.

-l’impérialisme : domination exercée par les nations industrialisées sur les autres Etats ; idéologie qui justifie cette domination.
On distinguera pour l’étude de ce processus historique 3 phases :

-1830-1910 et surtout 1870-1910 : la mise en place des empires coloniaux, le processus de conquête.

-1910-1945 : la mise en valeur, l’extension et l’utilisation des colonies dans le cadre des guerres

-1910-1980 et surtout 1945-1965 : la remise en cause du système colonial qui conduit à l’indépendance ces colonies, entre 1947 (Inde) et 1980 (Zimbabwe).
En France cette période de l’histoire est devenue un enjeu de mémoires et les héritiers des minorités soumises à ce processus de colonisation demandent d’une certaine manière « réparation », reconnaissance des méfaits du système colonial (loi Gayssot, puis loi Taubirat de 1997, puis loi de 2005 sur le « rôle positif de la colonisation »). Cette « aventure coloniale » est devenue, au fil du temps, un « passé qui ne passe pas ».
En 1815, l’Europe est en plein recul. Elle ne conserve alors que des lambeaux d’empire sauf la Grande Bretagne qui s’est appropriée les dépouilles de ses voisins (elle prend le Cap, puis Ceylan aux Hollandais). Les colonies espagnoles se sont émancipées entre 1810 et 1825. L’opinion est alors contre la colonisation. Il faut donc avoir à l’esprit, ainsi que le dit R.Rémond, que la colonisation « ne procède pas d’une volonté systématique des Etats, ne se déroule pas selon un plan préconçu, une vue d’ensemble ». En fait c’est une succession désordonnée d’initiatives privées. Les ambassadeurs de l’Occident sont alors les missionnaires (catholiques et protestants) et les négociants (par ex en All Bismarck est hostile à l’expansion coloniale et ce sont les chambres de commerce de Hambourg et Brême qui diffusent le « modèle » germanique).
I-Pourquoi l’Europe se découvre-t-elle alors une « vocation » coloniale ? (1830-1910)
1)Pourquoi les colonisateurs sont-ils les Européens et quelles sont alors leurs motivations?
 Pourquoi des Européens ?

-l’Europe n’est pas la plus peuplée (Asie = 50% de l’humanité alors) ni la plus civilisée. Mais elle a un désir de connaissance qui la porte vers l’ailleurs, hérité des grandes civilisations antiques, des thalassocraties. L’Europe est le continent qui connaît la plus forte vitalité démographique : elle passe de 275M d’habitants en 1850 à 481M en 1913, soit 26,5% de la population mondiale contre 23% en 1850. Forts de leur nombre, les Européens se répandent largement dans le monde au cours du 19ème siècle : on évalue à près de 40M le nombre d’Européens qui ont quitté l’Europe entre 1800 et 1913. A cette date, un habitant du monde sur trois est européen. A eux seuls, les Etats-Unis ont accueilli 25M d’Européens. Ces mouvements migratoires vont ralentir après 1918. Ces transferts ont contribué à développer l’économie mondiale par l’exploitation de nouvelles terres et diffusé les valeurs de cette civilisation.
-l’expansion de l’Europe est un mouvement limité dans le temps. Avant ce sont plutôt les autres civilisations qui tentent de la coloniser : les Turcs sont aux portes de Vienne en 1685.
-mais les Européens ont une triple avancée

1/technologique : armement, navigation, transport

2/capacité à administrer de grands ensembles humains (« supériorité dans l’art du gouvernement » dit R.Rémond)

3/le prestige de se civilisation
 Pour quelles raisons coloniser ?
Documents :

Bréal, document 1 page 132 : J.Ferry, discours sur la colonisation

Bréal, document 3 page 133 : C.Rhodes sur la fonction de l’impérialisme.

Manuel première, document 2 page 85, G.Clemenceau et F.Passy critiquent la colonisation
-le contexte politique : puissance des nationalismes et esprit de revanche, notamment dans le cas français après 1871, le désir de se constituer un empire symbole de puissance. On peut parler « d’amour propre). Puissance de l’idéologie libérale qui tend à faire reconnaître les droits de l’homme comme un modèle à exporter, déjà (au moins pour GB et Fr). Enfin les colonies empêchent les troubles en métropole, en détournant l’opinion des tensions sociales : c’est l’avis formel des dirigeants allemands sous Guillaume II. Cecil Rhodes note : « si l’on veut éviter une guerre civile, il faut devenir colonialiste ». L’idéologie impérial n’obéit pas seulement à des impératifs économiques, la passion et le calcul politique s’en mêlent.
-le contexte économique : la révolution des transports qui accompagne l’industrialisation crée une société nomade (plus de migrants internationaux en proportion qu’aujourd’hui) L’Europe est au centre de l’économie mondiale : elle est le centre de gravité du commerce international ; en 1910, elle assure 58% des exportations et 65% des importations. Elle achète aux pays neufs d’Asie, d’Afrique et d’Amérique des produits agricoles bruts ou miniers dont elle fixe dans une large mesure les cours. En contrepartie elle leur fournit des objets fabriqués, issus de l’industrie textile ou métallurgique. Parallèlement, après 1850, elle exporte aussi ses capitaux : détentrice de 60% de l’or mondial, l’Europe devient la banque du monde. Elle a soif de rayonnement économique : leur avance technologique dans le cadre de l’industrialisation fournit aux Européens de nouveaux instruments de domination : les progrès de l’armement rendent les conquêtes plus faciles et moins coûteuses, et l’amélioration des moyens de transport réduit la durée et le coût du trajet : le percement du canal de Suez, en 1869, fait diminuer de 40% le temps de navigation entre Liverpool et Bombay. Le capitalisme nécessite donc une expansion outre-mer : l’Europe a besoin de sources d’approvisionnement et de débouchés. C’est l’appel du large : les sociétés de géographie, les récits de voyage développent le goût de l’évasion et de l’exotisme ; en 1873 le Tour du monde en 80 jours de J.Verne est un succès et entretient cette curiosité pour les pays lointains. Mais la croissance économique a aussi ses contraintes : la dépression économique qui frappe l’Europe après 1870 excite la compétition entre les différents marchés pour conquérir de nouveaux marchés. Les banques font dans les pays neufs des placements plus rémunérateurs qu’en Europe. En 1902 HOBSON est le premier à établir un lien entre ces contraintes économiques et ce qu’il appelle l’impérialisme : pour lui l’étroitesse des marchés intérieurs pousse les industriels et les financiers à conquérir de l’extérieur des débouchés pour les marchandises et les capitaux. En réalité, comme l’explique J.Marseille, les colonies ont été acquises pour une bouchée de pain (1MM de francs). Mais il en faudra 8 fois plus pour pacifier et réorganiser ces territoires. Néanmoins, les dépenses d’investissements restent globalement faibles. (la loi de 1900 stipulait que les colonies ne devaient rien coûter et devaient s’auto-financer). L’empire est un débouché, un marché vital : en 1930, il absorbe 50% des exportations de coton, 60% du ciment, 35% des machines. Il fournit à l’importation 56% du cacao, 65% de l’huile d’olive… Mais ce n’est pas une bonne affaire pour autant : les capitaux investis dans les colonies après la seconde guerre correspondent à deux fois le montant des aides américaines à la France… Enorme cécité des actionnaires qui n’anticipent pas la décolonisation. A cette date de plus, la France peut acheter ailleurs à meilleur coût mais conserve la préférence coloniale.

-le sentiment de supériorité qui fait croire que sa civilisation est universelle et supérieure à celle des autres (Kipling, Lyautey) : elle est occidentale, chrétienne, capitaliste. Ferry est clair : « partout doivent reculer les antiques puissances de l’ignorance, de la superstition, de la peur, de l’oppression de l’homme par l’homme. Ainsi l’action colonisatrice est-elle fondamentalement définie par une œuvre d’émancipation : par elle, et à travers elle, se poursuit la lutte, entreprise depuis plus d’un siècle au nom de l’esprit des Lumières, contre l’injustice, l’esclavage, la soumission aux Ténèbres ».
-le contexte stratégique : on occupe une position pour empêcher ses voisins de s’y implanter ; en transportant hors d’Europe le concept inepte de « frontière naturelle », on veut compléter les intervalles pour constituer des ensembles.

Le tout tient dans la célèbre formule de Livingstone : « la christianisation par le commerce légitime »

2)Quels sont les rythmes de la colonisation et les territoires convoités par les Européens?
 de l’aventure à la conquête : 4 étapes
1/aux XVIè-XVIIIè : Portugais, Espagnols, Néerlandais

2/début XIXè : Français, GB, Esp : ex français : le Dahomey, l’Océanie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire sous la Monarchie de juillet, le Sénégal, l’Indochine, la Cochinchine, le Cambodge sous le Second Empire, l’AEF, l’AOF, l’Indochine sous la IIIè Rép.

3/1850-1880 : l’All (Weltpolitik) s’empare du Cameroun, du Togo, de l’Afrique orientale autour de Zanzibar, lorgne sur les concessions du Chantoung chinois. La Russie colonise par voisinage. L’Italie colonise l’Erythrée, la Libye, la Belgique colonise la Congo. Les premières tensions se font jour  aboutissant à la guerre de Crimée entre Russie et Grande Bretagne pour obtenir la Turquie et maîtriser la route des Indes.

4/après 1880, alors même que les terres se raréfient, le développement de l’industrie pose le problème des débouchés. Les puissances impériales se mettent en branle, c’est l’époque des systèmes d’alliances opératoires au moment de la première guerre mondiale mais aussi des conflits (Agadir en 1905 et 1911, Fachoda en 1898, guerre des Boers en 1898). La rupture est la conférence de Berlin : En 1884, BISMARCK propose une conférence pour régler les problèmes du commerce dans le bassin du Congo. Il se rallie à l’idée de protéger les marchands en Afrique. Ce sera la Conférence de Berlin (novembre 1884- février 1885) accélère la colonisation de l’Afrique en reconnaissant la propriété du Congo au roi des Belges, et en établissant des règles pour les occupations à venir. Toute puissance colonisatrice devra respecter le libre-échange même en cas de guerre. Cet acte n’autorise aucun partage mais le déclenche dans les faits sont signés qui fixent les frontières des différentes colonies (249 traités entre la France et l’Angleterre). Les frontières sont fixées sur le principe des compensations territoriales

5/1914-1939 : l’apogée de la colonisation. La 1°GM renforce le poids de la colonisation au profit des vainqueurs. Les colonies allemandes et une partie des possessions de l’empire ottoman sont remises en mandats à la France et au Royaume-Uni. Au Proche-Orient, où la découverte du pétrole aiguise les convoitises, les rivalités franco-britanniques sont fortes. L’Italie, déçue dans ses attentes, s’empare de l’Ethiopie en 1836. En 1939, la colonisation atteint sa plus forte expansion. Cette époque de très forte expansion est également une époque de remise en question, elle porte les prémisses de la décolonisation.

 quels sont les territoires accaparés ?


Puissances coloniales

Pays colonisés

Continent

Anciennes colonies devenues indépendantes

Royaume-Uni

Soudan, Ouganda, Kenya, Rhodésie, Nigéria, Côte de l’or, Somalie britannique, plus tard l’Union sud-africaine, Gambie, Sierra Leone, Libéria

Les Indes, l’île Maurice, la Birmanie, la Malaisie, la Papouasie, Australie, Nouvelle-Zélance

Une partie de la Guyane, Canada

Afrique

Asie


Amérique latine

Etats-Unis

France

Maghreb, AEF, AOF,

Indochine française

Afrique

Asie




Espagne

Rio de Oro

Afrique

Mexique, Amérique centrale, cordillière andine

Portugal

Cap Vert, Guinée, Angola, Mozambique

Afrique

Brésil

Allemagne

Tanganyka, Cameroun, Togo

Iles du Pacifique

Afrique




Italie

Libye, Ethiopie, Erythrée

Dodécanèse

Afrique

Europe-Asie




Belgique

Congo Belge

Afrique




Pays-Bas

Indes néerlandaises

Asie

Swaziland, Lesotho ?

La Grande Bretagne est la première puissance coloniale avec 30M de km² où vivent près de 500M hab. Son empire s’étend sur presque tous les continents et compte d’importantes colonies de peuplement. Ils sont presque présents, en Afrique, du Cap au Caire.

La France rassemble un empire de 11M de km² et 70M d’habitants. Elle est donc loin derrière le second empire colonial au monde. Son empire est également dispersé mais avec deux ensembles importants : l’Indochine et les possessions d’Afrique. Les conquêtes successives entre 1863 et 1893 du Cambodge, de la Cochinchine, de l’Annam, du Tonkin et du Laos aboutissent à la création d’une Union indochinoise dont l’administration, centralisée, est dominée par un gouverneur général. En Afrique on distingue ses possessions du Maghreb, l’AEF et l’AOF.

Les autres empires coloniaux se partagent les miettes, et ont des dimensions beaucoup plus modestes : l’empire néerlandais se réduit pour l’essentiel à l’archipel indonésien : seulement 2M de km² mais il représente 60 fois la superficie de la métropole et constitue une source de richesses appréciable. De la même façon les territoires africains du Portugal, de la Belgique de l’Italie donnent rang de puissance à ces pays.
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