Livre de bord





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LIVRE DE BORD




47. BOSNIE-HERZEGOVINE et MONTENEGRO

Petite présentation de la Bosnie-Herzégovine (notamment d’après Wikipédia)

 



 

La Bosnie-Herzégovine, dont la capitale est Sarajevo, est un État d'Europe du Sud situé dans la péninsule balkanique. Ce n’est pas un pays très vaste, 51 100 km² (un peu plus grand que la Suisse, dix fois moins grand que la France). Elle est entourée de la Croatie, de la Serbie et du Monténégro, et a une petite ouverture sur la mer  Adriatique (12 km, faisant curieusement une enclave dans la Croatie).

C'est une république composée de deux entités territoriales: la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine (elle-même constituée de deux sous-collectivités, croate et bosniaque, avec quelques communes mixtes) et la République serbe de Bosnie, autoproclamée en 1992 et reconnue par les accords de Dayton de 1996, non comme "république", mais comme collectivité territoriale. Au niveau politique, ce n'est pas facile: la présidence, notamment, est tripartite et tournante.

 

   * Aperçu historique : la Bosnie-Herzégovine a été successivement romaine, slave, hongroise, ottomane, austro-hongroise et yougoslave. Héritage de cette longue histoire, ses populations, de langue serbo-croate, sont chrétiennes catholiques ou orthodoxes, et musulmanes sunnites. Les catholiques, qui se définissent comme « Croates » et sont officiellement reconnus comme tels dès la période austro-hongroise, les orthodoxes qui se définissent comme « Serbes » et bénéficient de la même reconnaissance, et enfin les Bosniaques dominent à tour de rôle : l'empire Ottoman favorisait les musulmans, l'empire Austro-hongrois avantageait les catholiques et la première Yougoslavie soutenait tous les groupes ethniques. La Bosnie est citée comme étant le lieu où se sont situés, au cours des siècles, la frontière et le choc des civilisations orientales et occidentales.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la population de Bosnie-Herzégovine est divisée. En 1941, le territoire de la Bosnie-Herzégovine est cédé à l'État indépendant de Croatie allié du troisième Reich. Certains Croates et Musulmans s'y rallient (ou s'y soumettent). Certains Serbes prennent les armes et rejoignent majoritairement les Tchetniks, une résistance nationaliste et royaliste. Un autre mouvement de résistance multiethnique (les Partisans communistes) est dirigé par Tito. Un grand nombre de Bosniaques, Croates et Serbes, mais également des Slovènes, Macédoniens, Monténégrins ou Albanais s'y engagent. Le 25 novembre 1943, le Conseil antifasciste de libération de la Yougoslavie se réunit à Jajce, crée la Fédération démocratique de Yougoslavie et décide de la formation d'une République socialiste de Bosnie-Herzégovine au sein de la Yougoslavie communiste. La fin de la guerre et la victoire des Partisans entraînent la création de la République fédérale populaire de Yougoslavie, qui devient la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1963. Tout cela est bien compliqué, j’en conviens. Et le pire reste à venir : à partir de 1990, 64 % des habitants souhaite l’indépendance de la région, et cela n’ira pas sans mal (je passe les détails). Un référendum a lieu le 29 février 1992, conformément à la constitution yougoslave et aux exigences de la commission Badinter, mais il est boycotté par un tiers de la population (la majorité des Serbes de Bosnie). Parmi la population bosniaque et croate, les votants s'expriment à 99,4 % pour l'indépendance. La Communauté européenne et les Etats-Unis reconnaissent l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, le 6 avril 1992. Son adhésion dans l'Organisation des Nations Unies a lieu le 22 mai 1992, en même temps que celles de la Croatie et de la Slovénie. Mais refusant aussi cette reconnaissance par la communauté internationale, les forces de l’armée yougoslave dressent des barricades et postent des snipers tout autour de Sarajevo, pour "protéger" les quartiers serbes et isoler les quartiers bosniaques, à majorité musulmane, et les croates, à majorité catholique. Le 6 avril 1992, le président yougoslave Slobodan Miloševic coordonne les premières opérations militaires en Bosnie. Une guerre violente s’en suit. Les efforts de la communauté internationale pour tenter de faire cesser le conflit et éviter les pertes humaines parmi la population eurent peu d'effets concrets malgré l'envoi de plus de 38.000 militaires sous le drapeau de l'ONU. Les massacres continuèrent, dont le plus connu fut certainement celui de Srebrenica, en juillet 1995.

Enfin, le 21 novembre 1995, alors que certains militaires croates et bosniaques souhaitaient effacer la république serbe de Bosnie et en expulser les habitants vers la Yougoslavie, les belligérants furent invités à signer à Dayton (États-Unis) un traité de paix afin d'arrêter les combats. A partir de 1995, une force internationale de maintien de la paix (IFOR) dirigée par l'OTAN, comprenant 60 000 soldats, intervint en Bosnie afin de mettre en place et de surveiller les aspects militaires de l'accord. Puis la force de police internationale de l'ONU a pris la suite, remplacée fin 2002 par la Mission de police de l'Union européenne (MPUE), premier exemple pour l'Union européenne d'une telle force de police, ayant des missions de surveillance et d'entraînement. En 2005, on découvre encore en Bosnie-Herzégovine des charniers datant de la guerre. La Croatie s'est officiellement excusée pour ses agressions et ses crimes de guerre commis sur le peuple bosniaque. La Serbie, qui n'a encore présenté aucun regret, est poursuivie par la Bosnie-Herzégovine pour agression et génocide sur la population bosniaque devant la Cour internationale de justice. La guerre a causé la mort de 200 000 civils bosniaques et de dizaines de milliers de Serbes et de Croates (ces chiffres étant incertains, encore à ce jour) ; 1,8 à 2,2 millions de personnes furent déplacées, toutes nationalités confondues (soit la moitié de la population du pays).

 

   * Géographie : la Bosnie-Herzégovine a la forme d’un triangle rectangle isocèle, dont les deux côtés de l’angle droit mesurent environ 300 kilomètres. C’est cette forme qu’on retrouve sur le drapeau du pays. Mais ce pays est montagneux sur la majeure partie de sa superficie. Ce ne sont jamais de hautes montagnes, le point culminant se trouvant dans la chaîne des monts Maglic (2 383 mètres). Mais lorsque vous effectuez un déplacement d’une certaine importance par la route, vous n’en finissez pas de monter et de descendre. De fait, le massif alpin se termine là; ces reliefs sont connus sous le nom d’Alpes dinariques. La forêt couvre la moitié du territoire.

 

   * Population : avant guerre, mises à part quelques villes comme Sarajevo, Mostar ou Banja Luka, la plus grande part de l’habitat était de type rural : des milliers de petits hameaux isolés, pas trop loin d’une mosquée ou d’une église catholique ou orthodoxe. La vie y était difficile, tout spécialement pendant la mauvaise saison, mais ces communautés survivaient grâce à la solidarité qui y régnait. L’autosuffisance était assurée par l’agriculture et l’élevage.
La guerre a profondément bouleversé ce paysage. Bien que les trois parties au conflit (Bosniaques, Bosno-croates et Bosno-serbes) fussent ethniquement de même origine, elles élevèrent toutes le “nettoyage ethnique” à la hauteur d’une stratégie. Une grande partie de la population fut forcée de quitter, de gré ou de force, ses maisons et ses villages. Le Haut-commissariat aux Réfugiés (HCR) évaluait, au début de 1996, à un million le nombre des personnes déplacées à l’intérieur des frontières, et à 1,2 millions celui des réfugiés à l’extérieur du pays. Ce mouvement eut pour conséquence d’augmenter la population des villes au détriment de celle des campagnes.

La population aujourd’hui, majoritairement slave d'origine, est évaluée à 4,6 millions d’habitants, les Bosniens : 48 % de Bosniaques (musulmans), 34 % de Serbes, 15 % de Croates, 3 % d’autres. Pas facile à gérer… Heureusement, les trois langues (bosniaque, croate et serbe) sont quasi identiques. Au niveau religion, on compte 31 % d'orthodoxes, 17 % de catholiques et 44 % de musulmans sunnites.

Et, pour finir, quelques statistiques : l’espérance de vie des hommes est de 72 ans et de 78 pour les femmes, le taux de croissance de la population étant de 1,47 % (en 2006) et celui de la fécondité : 1,71 enfants/femme (en 2001). Le PIB par habitant est de 183 €/mois, mais avec un taux de croissance de 6 %. Le taux officiel de chômage est de 47 %.
         

En Bosnie-Herzégovine du dimanche 3 au samedi 9 mai 2009 (première semaine)
Je me rends pour la première fois dans ce pays. En automne 1996, lorsque j’étais revenu en camping-car d’Albanie, je n’avais pu pénétrer dans ce pays (qui n’existait pas encore en tant que tel). C’était la guerre, et j’avais relié la Croatie par la route côtière. Cette fois, je compte y rester 17 jours, dont 15 au volant d’une voiture de location, puis me rendre pour 8 jours au Monténégro, pays voisin. La Bosnie-Herzégovine est le 172ième pays que je vais visiter.

Dimanche 3: Marignane, vol à 8H55 pour Munich, une demi-heure seulement pour changer d’avion, donc course dans l’aéroport tout en longueur, j’arrive à temps et… L’avion est en panne et le vol retardé d’une heure. En plus, changement de porte et je dois retraverser tout l’aéroport ! Enfin, décollage à midi, vol superbe à altitude moyenne et atterrissage à Sarajevo, la capitale, à 13H25 (même heure qu’en France). L’aéroport est moderne et propre. Vérification assez rapide des passeports et mon sac m’attend déjà, c’est rapide! Distributeur Visa: la monnaie ici est le Mark Convertible qui vaut moitié moins que l’euro et, normalement, la vie est bien moins chère qu’en France. Je prends mes repères, me renseigne pour louer une petite voiture, en réserve une pour mardi, chez Europcar, que je pourrai laisser à la fin du voyage à Dubrovnik (où je prendrai mon vol retour pour la France le 28). Petit supplément bien sûr, mais ça reste très raisonnable, 33 euros par jour. Taxi jusqu’à un petit hôtel repéré sur mon Petit Futé, dans le vieux centre de Sarajevo, à une dizaine de kilomètres de l’aéroport.
  
Le ciel est (et restera) couvert, dommage. Grande chambre bien équipée et, de plus, l’hôtel est à quelques minutes du quartier le plus sympa de la ville. Clim (pas besoin), TV câblée (mais seulement Arte en français) et, surtout, la Wifi. Bon, je m’y rends aussitôt, dans ce vieux quartier de Bascarcija. Tout d’abord, plusieurs constatations: les rues sont propres (c’est mieux qu’à Marseille); il y a pas mal de touristes, surtout allemand (parce que c’est le week-end?); beaucoup de mendiants aussi, femmes et enfants, les mêmes qu’à Marseille, genre manouche, un peu collantes; l’ambiance est bonne en tout cas, c’est tranquille; les noms des rues ne sont qu’en cyrilliques, l’écriture locale (ça ne va pas être facile lorsque je serai sur les routes); il reste des traces de la guerre sur beaucoup de maisons (trous de balles); les Bosniens ont bien le type slave, ils me font assez penser aux Russes; et, enfin, peu de femmes sont couvertes alors que la population de
   

Sarajevo est aujourd’hui musulmane à 90 % (la guerre avait atteint son but de purification ethnique, les musulmans étaient minoritaires auparavant). Mais l’on pratique ici un islam tolérant. Il y aurait 120 mosquées dans la ville (il est vrai que j’en ai vu pas mal en me promenant cet après-midi).

Je visite la grande mosquée Gazi Husrev-Begova, construite en 1531. C’est la plus importante mosquée de Bosnie. A moi, elle ne me paraît pas bien grande, mais elle est très belle dans sa sobriété. Puis je parcours les rues piétonnes, de nombreux petits commerces (souvenirs touristiques, restaurants, galeries, etc.) sont ouverts. Je traverse la place aux pigeons, rejoins une rue plus loin où passe le vieux tramway (datant de 1895), vais visiter d’autres monuments, marche pas mal, puis dîne de spécialités locales dans un petit resto. La nuit tombe assez tôt et il fait de suite froid. Sarajevo est à 512 m d’altitude et ça se sent. Je rentre à l’hôtel un peu avant 20H, crevé. Là, pourtant, quatre heures de travail de préparation m’attendent ! Et la météo annonce temps couvert et pluie intermittente pour les trois jours à venir…
 

Lundi 4: Bien dormi, peut-être pas assez, car je reste fatigué (je le suis depuis plusieurs jours). En tout cas, c’est bien insonorisé, je n’ai pas entendu les appels très matinaux des muezzins. Un peu de soleil, mais je sais que cela ne durera pas, alors je prends vite mon petit-déjeuner et sors me balader, faire quelques photos.

Sarajevo, dont la population est estimée à 700 000 habitants, est construite tout en longueur, s’étendant sur une dizaine de kilomètres (sur à peine deux de large par endroit), formée de petits quartiers qui se sont ajoutés les uns aux autres au fil des époques et qui grimpent sur le flanc des montagnes qui entourent la ville. La Miljacka la traverse de part en part. Sarajevo est bien connue grâce à son histoire mouvementée: présence turque durant plus de quatre siècle, assassinat le 28 juin 1914 du prince héritier d’Autriche François-Ferdinand (ce qui déclencha la première guerre mondiale), le terrible siège des années 1990 par les Serbes (le plus long siège de l’histoire de l’Europe, 1300 jours, vous imaginez?) et, enfin pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1984. Sarajevo est aussi surnommée «la Jérusalem d’Europe».
 
Je me promène tout d’abord rapidement dans le quartier de Bascarsija, que j’ai visité hier, puis grimpe dans le quartier de Vratnik, qui date aussi du XV S, vers ce qui reste de la forteresse, en passant par la porte de Visegrad. Vratnik fait vraiment petit village, avec plein de petites mosquées de quartier mignonettes (j’aime les minarets). Du fort, tout en haut, la vue sur la ville est superbe et, surtout permet de se rendre bien compte de la morphologie de la ville. Malheureusement, le ciel s’est bien couvert et les premières gouttes tombent. En redescendant, je visite la maison Svrzo, maison de dignitaire ottoman (Bey), très bien restaurée. De retour à la vieille ville, je prends le tramway pour le quartier assez récent de Marindvor. Le tramway est vieux, très utilisé, mais à l’avantage de passer toutes les deux minutes. La circulation est fluide car, ici, la police veille et agit immédiatement: du coup, les automobilistes ne s’arrêtent ni ne se garent n’importe où. Le quartier de Marindvor est sans charme. Je me rends tout d’abord à Europcar faire les dernières mises-au-point pour demain, puis, en face, au musée d’histoire et au musée national, tous deux fermés le lundi (et, là, mon Petit Futé ne l’est pas, en donnant de mauvaises informations. D’ailleurs il est très mal foutu, ce guide). Toutefois, je peux visiter le petit jardin botanique, très odorant, dans l’espace intérieur du musée national qui est composé de plusieurs pavillons. Quelques belles vieilles tombes aussi.
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