Montesquieu, de son vrai nom Charles-Louis de Secondat, est né le 18 janvier 1689 d’une famille de la bonne noblesse. Héritant d’une très belle somme d’argent





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titreMontesquieu, de son vrai nom Charles-Louis de Secondat, est né le 18 janvier 1689 d’une famille de la bonne noblesse. Héritant d’une très belle somme d’argent
date de publication13.05.2017
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HAGE Julien 2°A Lundi 11 Mars

Compte-rendu de lecture

Lettres persanes

Montesquieu



L’auteur et son œuvre

Montesquieu, de son vrai nom Charles-Louis de Secondat, est né le 18 janvier 1689 d’une famille de la bonne noblesse. Héritant d’une très belle somme d’argent en 1716, il s’intéresse à de nombreux domaines : Il s’adonne aux sciences, réalisant de nombreuses expériences, puis, plus tard, se passionne pour la politique et la sociologie.

Il publie alors, en 1721, les Lettres persanes. C’est l’histoire d’Usbek, un seigneur persan, et de son ami Rica qui quittent leur pays adoré et leur culture pour découvrir l’Occident et plus particulièrement la vie parisienne. Ils comparent alors leur culture avec la culture occidentale, et portent un regard critique sur la société qu’ils découvrent. Ils en profitent aussi pour se poser des questions philosophiques et politiques sur l’homme, ses comportements et la société qui l’entoure. Ce roman épistolaire permet à Montesquieu de critiquer la société française et ses différents acteurs en empruntant un regard étranger et par conséquent plus naïf. L’histoire en elle-même prend, en effet, peu de place et la quasi-totalité du roman est argumentative. Le côté exotique et original du roman plait beaucoup et en fait un très grand succès.

Dans la continuité de son œuvre, Montesquieu réalise de nombreux voyages dans l’Europe de 1728 à 1730 en observant, comme Usbek et Rica, la politique, le système, les mœurs des pays qu’ils visitent.

Montesquieu continuera d’aborder les mêmes thèmes politiques et sociologiques et de prendre ce même ton argumentatif que dans les Lettres persanes pour la suite de sa carrière littéraire.

Une carrière qui sera couronnée par son œuvre majeure, De l’esprit des lois (1748), où Montesquieu révolutionne le terme de loi et en propose de nouveaux principes. Cette œuvre, qui aura pris 14 ans à voir le jour, inspirera les auteurs de la Constitution de 1791 notamment sur le principe de séparation des pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif.

Montesquieu meurt le 10 février 1755.

Description d’un personnage

Usbek est un seigneur persan qui cherche à découvrir de nouvelles cultures, qui ne se prend pas pour le centre du monde. Il se justifie d’ailleurs de son départ en disant : « Nous sommes nés dans un royaume florissant ; mais nous n’avons pas cru que ces bornes fussent celles de nos connaissances, et que la lumière orientale dût seule nous éclairer. ».

Il part donc, avec Rica, en Europe pour découvrir le monde occidentale et ses mœurs. Il devient alors un fin observateur, et cette comparaison qu’il peut désormais faire entre deux grandes cultures le pousse à se poser des questions philosophiques et de société. Cette description d’Usbek nous fait beaucoup penser à Montesquieu, qui s’intéressait à la philosophie et à l’analyse de la société et qui aimait observer les comportements humains. Montesquieu crée alors son homologue persan, ce qui lui permet, outre la comparaison entre les deux cultures, de faire voir la société française et plus généralement occidentale sous un œil extérieur. On voit donc à quel point cette société est ridicule pour quelqu’un qui n’en est pas habitué. Et cette analyse poussée de la société française pour en trouver les vices ne pouvait être justifiée que par un œil extérieur : « Etranger que j’étais, je n’avais rien de mieux à faire que d’étudier cette foule de gens ».

En plus d’être d’une curiosité infinie, Usbek est très intelligent. Il ne va pas se contenter d’observer le monde occidental et de le comparer au sien, il va tenter de comprendre. Comprendre les sociétés, les causes et les conséquences de leurs différents principes, mais aussi les comportements humains. Il va alors disserter sur de nombreux sujets comme lorsqu’il s’attaque au dépeuplement du monde durant une dizaine de lettres, y voyant une conséquence de certaines lois et de certaines mœurs des deux grandes sociétés du monde.

On va évidemment apprécier l’intelligence et l’observation pertinente d’Usbek et on prendra toujours ce qu’il dit au premier degré, puisque c’est le porte-parole de Montesquieu. Mais Usbek reste un grand seigneur perse, qui additionne les femmes et les enferme dans un sérail. C’est à ce titre que l’on va perdre la compréhension et l’admiration qu’on avait pour lui lorsque l’une de ses femmes lui dit, à la fin du roman : « Comment as-tu pensé que je fusse assez crédule pour m’imaginer que je ne fusse dans le monde que pour adorer tes caprices ? que, pendant que tu te permets tout, tu eusses le droit d’affliger tous mes désirs ? ». Montesquieu montre alors qu’aussi raisonné et intelligent soit Usbek, il fait malgré tout du mal à d’autres, et que la vertu parfaite dont il est souvent question dans le livre, ne peut pas vraiment exister.

Les Thèmes du livre

Comparaison des sociétés :

Usbek et Rica arrivent en France et découvrent une autre société, basée sur d’autre principes que la leur et ils vont comparer ces deux sociétés. Ils ne s’arrêtent pas là, puisqu’ils n’hésitent pas à critiquer les deux sociétés.

On parle bien entendu du pouvoir royal. Usbek critique le roi de France, y voyant quelqu’un de superficiel, qui « préfère un homme qui le déshabille, ou qui lui donne la serviette lorsqu’il se met à table, à un autre qui lui prend des villes ou lui gagne des batailles » et de narcissique : « il y plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyen dans une grande ville. ».

Usbek va aussi critiquer les seigneurs, fiers et méprisants, les comparant à lui-même, disant qu’il aurait fallu « que nous eussions eu un bien mauvais naturel pour aller faire cent petites insultes à des gens qui venaient tous les jours chez nous nous témoigner leur bienveillance » et expliquant qu’il valait mieux « nous rendre aimables » envers les « plus petits » car « ils ne voyaient que notre cœur au-dessus d’eux ». La vertu ou non des puissants est un thème très présent dans les Lettres persanes.

Enfin, il est souvent question de religion dans ce roman. On va s’attaquer aux fondements mêmes du catholicisme, par le biais de la critique du Pape, parlant de « magicien » : « Tantôt il lui fait croire que trois ne sont qu’un, que le pain qu’on mange n’est pas du pain, que le vin qu’on boit n’est pas du vin, et mille autres choses de cette espèce. ». On critique aussi le jugement réservé aux hérétiques en affirmant que « la sainte religion que les anges y ont apportée se défend par sa vérité même : elle n’a pas besoin de ces moyens violents pour se maintenir.». Cette critique est aussi adressée à la religion mahométane plus tard dans le livre. Enfin, Usbek voit que les deux religions ne sont séparées que par des différences superficielles et devine qu’il « viendra un jour où l’Eternel ne verra sur la terre que des vrais croyants ».

Comparaison des mœurs :

Outre les sociétés, ce sont les comportements humains qui intéressent Usbek et Rica. Ils vont là aussi comparer la Perse et la France, notamment sur le rôle de la femme. En effet, en France, les femmes ont une grande liberté par rapport à la Perse où elles sont cachées du monde extérieur. Cela étonne beaucoup Usbek qui voit que « les femmes y ont perdu toute retenue » et en tire une conclusion : « Les femmes de Perse sont plus belles que celles de France ; mais celles de France sont plus jolies. ». Les femmes de Perse sont belles par leur santé venant de « la vie réglée » qu’elles mènent et les femmes de France sont jolies par leur gaieté. Rica, lui, apprécie la liberté donnée aux femmes occidentales et avoue : « Je ne suis plus si étonné de voir dans une maison cinq ou six femmes avec cinq ou six hommes, et je trouve que cela n’est pas mal imaginé. ».

Usbek s’étonne aussi beaucoup de ces débats de café, très à la mode à Paris : « ce qui me choque de ces beaux esprits, c’est qu’ils ne se rendent pas utiles à leur patrie, et qu’ils amusent leurs talents à des choses puériles. »

Usbek va plus loin que l’observation des comportements humains, il s’interroge sur la vertu des hommes, notamment grâce à l’histoire des Troglodytes, peuple anciennement égoïste, n’agissant que par intérêt, qui va sombrer pour cette raison, puis qui va devenir vertueux et va fonder une société parfaite. Rica, lui, croit à l’existence d’hommes vertueux et honnêtes : « j’ai vu des gens chez qui la vertu était si naturelle qu’elle ne se faisait même pas sentir ». Pourtant, d’autres passages sont plus pessimistes sur les comportements humains comme celui où l’on voit plusieurs hommes faire l’éloge d’un ancien ministre selon leur intérêt. Un homme ruiné aimait sa gestion des finances, un ecclésiastique l’admirait pour son combat contre l’hérésie… Usbek en conclut « que nous ne jugeons jamais des choses que par un retour secret que nous faisons sur nous-mêmes ».

Le sérail :

Les histoires avec le sérail d’Usbek sont des passages à part. Il y a quelques lettres, placées par ci par là dans le roman, où l’on raconte la vie des femmes au sérail, où l’on parle des eunuques, ces hommes qui ont perdu le symbole de leur virilité et qui garde les femmes au sérail. Ils sont décrits assez sévèrement à plusieurs passages. Usbek les voit comme des êtres contradictoires, tyrans et esclaves à la fois envers les femmes : « Tu les commande et leur obéis » ; un autre homme parle de l’eunuque comme un homme qui « brûlant de se venger des deux sexes dont il est le rebut, consent à être tyrannisé par le plus fort, pourvu qu’il puisse désoler le plus faible ».

Mais il est surtout question de la cause de ces femmes enfermées et coupées du monde extérieur. Déjà au milieu du livre, une des femmes d’Usbek se plaint : « Les hommes ne sont exposés qu’aux dangers qui menacent leur vie, et nous sommes, à tous les instants, dans la crainte de perdre notre vie ou notre vertu. ». Usbek lui-même regrette la « gaieté que la vie retirée ôte toujours à nos dames de Perse ».

Dans cette situation, les femmes vont finir par se révolter, mettant le sérail dans un état invivable, ayant des relations avec des eunuques, se montrant à visage découvert… Usbek décide alors de mettre un pouvoir total dans les mains de son nouvel eunuque et c’est par une lettre d’une de ses femmes, dénonçant Usbek, que l’histoire se termine. Cette révolution désespérée contre un tyran vertueux est inattendue et relativise l’admiration que l’on a pour Usbek. Et comme souvent dans le livre, Montesquieu s’attaque à la société occidentale avant tout mais laisse entrevoir que d’autres sociétés sont tout aussi critiquables.

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