L'atelier des bronziers était divisé en deux parties





télécharger 84.84 Kb.
titreL'atelier des bronziers était divisé en deux parties
date de publication13.05.2017
taille84.84 Kb.
typeAtelier
h.20-bal.com > loi > Atelier
La Gaule – Les Gaulois

Dans toute la GAULE du 1er siecle avant notre ère

L'agriculture est très développée:

L'exploitation agricole

Où se développe-t-elle ?

Elle se développe autour d'un bâtiment (aedificium)ou d'un hameau (vicus). Plus tard, à l'époque Gallo-romaine, ce sera autour de villa (qui deviendront des villes).

Les cultures

Que cultivent les gaulois ?

Ils cultivent surtout des céreales ( blé, orge, seigle, millet, avoine) et un peu de légumes. L'arbre le plus répendu est le pommier.

Qu'utilisent-ils ?

Le paysan gaulois utilise la bêche, la faucille et la faux; sous l'empire, il aura des engins plus modernes comme la carruca(avec roue et versoir) et la vallus (sorte de moissonneuse). Pour améliorer le terrain, il pratique le marnage, qui consiste à répandre sur le sol de la marna (mot gaulois), d'argile et de calcaire.

Où sont conservées les cultures ?

Les cultures sont conservées selon les régions, soit dans des greniers surélevés par 4 gros poteaux de bois, soit dans de véritable souterrains pour mettre de grands vases, soit dans des fosses fermées par un bouchon d'argile.

L'élevage

Comment élévent-ils leurs animaux ?

Il y a des vaches à l'est, des moutons au nord-ouest, des chèvres dans le massif central. Ils élévent aussi des chevaux, des porcs à demi -sauvages qui servent à la charcuterie. La basse-cour est la basse de l'alimentation gauloise les gaulois mangent surtout de la viande.

L'utilisation

Comment se servent ils de leurs cultures ?

Les femmes tissent la laine, à l'interieur des maison les jambons séchent prés du foyer .

Ils coupent du blé tendre et dure pour faire du pain et des galettes, avec l'orge ils font de la cervoise (biére de l'époque).

L'ART ET L'ARTISANAT CELTES

Très inventifs, les Gaulois savaient déjà pratiquer de nombreuses activités dans le domaine de l'artisanat.

 LES BRONZIERS

  Les bronziers mêlaient dans leurs oeuvres plusieurs métaux dont l'étain, le cuivre ou les minerais contenant du zinc . Le résultat de ces alliages avait souvent l'aspect de l'or.

L'atelier des bronziers était divisé en deux parties :




l'une comprenant les fours utiles à la fonte du métal




l'autre servait à la finition des objets de bronze, ainsi qu'à la vente

 

Les bronziers fabriquaient des fibules qui étaient des bijoux très courants chez les Celtes, ainsi que de la vaisselle, des casques, des fourreaux d'épée, des ornements de cuirasses et de harnachement de chevaux .

2°LES FORGERONS

  Les Gaulois étaient également appelés "peuple du fer".Le fer provenait des "mines du centre" et était généralement travaillé pour l'outillage agricole et pour l'armement.Les forgerons jouaient un rôle très important dans la vie gauloise.

  Ils utilisaient du feu pour fondre le métal.Ils confectionnaient des socs de charrue, des épées à pointe émoussée, des clous de 30 centimètres, des clés et des serrures pour le "murus gallicus".

LES TONNELIERS

  

  Habiles artisants du bois, les Celtes inventèrent le tonneau.Les tonneliers assemblaient des planches pour les confectionner.

LES POTIERS 

Les potiers utilisaient la terre cuite pour façonner leurs créations.Ils s'aidaient le plus généralement de leurs mains et du tour pour former les objets , et modelaient des vases, des jarres et tout autre objet en terre cuite.

LES EMAILLEURS

  Les émailleurs décoraient les pièces en bronze ou en fer avec de l'émail rouge .Il existait des ateliers d'orfèvre et des ateliers monétaires. Dans ce dernier, les émailleurs y frappaient les monnaies de bronze ou d'argent .

Les gaulois étaient sûrement un peuple créatif car ils étaient doués d'un grand esprit d'adresse et de finesse. Ainsi, on les surnommait "les maîtres des arts".

L 'HABITAT

La Gaule, dès le Ier siècle avant J-C, semble avoir constitué, avec 15 millions d'habitants, l'une des régions les plus peuplées d'Europe.

Le village :                   

Situés le plus souvent dans les clairières, les villages celtiques étaient formés d'exploitations agricoles et artisanales dispersées irrégulièrement, par opposition aux villages méditerranéens où les maisons étaient serrées et placées régulièrement.A partir du IIIème siècle avant J-C, certains de ces petits villages paysans sont devenus de véritables petites villes avec des rues et des quartiers. Les maisons de ces bourgs étaient généralement plus grandes que celles des villages.

La maison :                

D'un aspect général, les maisons se différenciaient selon les classes sociales. Les maisons celtiques étaient de forme rectangulaire. Leurs toitures étaient faites de chaume ou de roseaux et reposaient sur des charpentes en planches de bois assemblées avec des clous de fer. Les murs étaient généralement faits de bois ou de hourdis accompagnés de terre mélangés à des végétaux.

Un oppidum, des oppida :   

Au début, des cités se sont développées le long des routes empruntées par les commerçants. Au IIème siècle avant J-C, à cause des guerres, les gaulois se sont réfugiés dans des hauteurs. Ils y construisirent des villes fortifiées que l'on nomme oppidum.Celles-ci étaient entourées de pentes abruptes ceinturées de cours d'eau.

L'ORGANISATION SOCIALE CELTE

  La société gauloise était dominée par une aristocratie. Ces derniers possédaient de grandes terres, pouvaient lever les impôts et avaient un très grand pouvoir. La population (environ 15 millions d' habitants ) était regroupée dans de petits habitats (pagi) et dans des agglomérations plus importantes et fortifiées (oppida )

I Quelles étaient les différentes classes sociales des gaulois ?                            

   La société gauloise était divisée en classes:

l'aristocratie qui était constituée des rois suprêmes et suzerains, des princes guerriers, les chefs de tribu et des riches propriétaires :

Les rois suprêmes gouvernaient quatres provinces de l'Irlande : le Connaught, l'Ulster, le Leinster et le Munster. Les rois suzerains pouvaient gouverner plusieurs provinces à la fois.

Les princes guerriers dirigeaient les peuples gaulois. Les princes avaient de superbes armes décorées(casques, bouclier...) qui étaient fabriquées par les bronziers. Ils vivaient en hauteur dans des châteaux forts qui étaient entourés par des remparts.

Les chefs de tribu étaient considérés comme des souverains et avaient les mêmes privilèges qu'eux, mais ils devaient veiller au peuple, et à son bien-être.

Les riches propriétaires gaulois gouvernaient de grands domaines où l'on cultivait les terres et élevait le bétail.

les druides :

Les druides étaient trouvés dans les familles aristocrates et présidaient les affaires religieuses. Ils étaient privilégiés car ils ne faisaient pas le service militaire.

la plèbe qui était constituée des artisans et des simples paysans :

Les artisans ne faisaient pas les travaux des champs. Les simples paysans cultivaient la terre et avaient une vie pénible.

 II La société des Celtes :

   Elle était centrée sur l'agriculture et l'élevage. Les endroits où les ressources, étaient importantes, étaient occupées en permanence.Les celtes étaient souventregroupés en tribu.

 Les riches et les pauvres se distinguaient très nettement, comme par exemple, à leur mort. On enterrait les celtes selon leur classe sociale:

Dans les tombes des hommes riches, on pouvait trouver :                                                                              

-un armement complet,

-un casque d'apparat.

 Dans les tombes des femmes riches on pouvait trouver :

-des bijoux richement sculptés, parfois même en or,

- des vases richement décorés.

 Dans les tombes des Celtes pauvres on pouvait seulement trouver :

-de la nourriture,

-quelquefois des parures en bronze, très simples,

-parfois même un vase ou rien du tout.

 Dans toutes les tombes, quelle que soit la classe sociale il y avait de la nourriture pour le voyage dans l'au-delà.

LA GAULE CELTIQUE

c:\documents and settings\gérald\bureau\nouveau dossier\sans titre.jpg

Le repas des gaulois

1 La cuisine                  

Les gaulois préféraient la viande de sanglier et de porc. Ce dernier était consommé sous toutes ces formes: salaisons, lard fumé aux plantes, jambons D'alsace et de Bayonne, patté d'hiver, saucisses et boudin. La cuisine se faisait au saindoux (graisse de porc fondue).Les plus riches utilisaient de l'huile d'olive. Il y avait aussi de la soupe qui prenait consistance avec des lentilles et (ou) du choux. Le repas s'accompagné avec un bon vin.

2 Le banquet. 

Les occasions de faire un banquet ne manquaient pas car de retour de guerre contre une tribu voisine, les guerriers se mettaient à table. Lors de ces banquets, il y avait un barde (fidèle compagnon du chef) accompagné de son instrument: la lyre. Il chantait des poèmes qui racontait des aventures d'hommes et de dieux. Entre le repas, il y avait des jeux :

 -courses de chars

 -combats de gladiateurs

 -combats entre des gladiateurs et des fauves.

LES GUERRIERS GAULOIS

I. Les guerriers

1) Les nobles

Ce sont les seuls à avoir une vraie culture militaire: enfants, on leur apprend déjà le maniement des armes. D'ailleurs, ce sont les seuls qui puissent devenir des chefs.

Les chevaux leur appartiennent, ils sont les seuls à les monter.

2) Les autres

Les autres combattants sont des paysans ou commerçants obligés d'abandonnés leurs occupations pour faire la guerre.

II. Armement

1) Armes offensives

- L'épée: arme du cavalier et du guerrier à pied.

Elle est tranchante et pointue, mais très lourde et peu maniable.

- La lance: sa pointe est longue, dentelée et pointue, c'est une arme réservée au seigneur.

- La hache: réservée au soldat à pied.

- Le char de combat: léger, à deux roues, il emmenait un cocher, des guerriers à pied qui en descendaient.

Les seigneurs s' y trouvaient également, mais ils y restaient durant le combat.

2) Armes défensives

- La cotte de maille

- Le casque de fer pour les hommes de troupes, et en bronze sculpté pour les chefs et les seigneurs.

- Le bouclier

- Les jambières

Grâce au métal, les armes se perfectionnent.

III. le déroulement d' une bataille

Les Gaulois sont des combattants très puissants.

Au début de la bataille, le carnix sonne, puis les guerriers chantent un hymne de guerre. Enfin, ils agitent leurs armes afin de terroriser les ennemis, puis on porte les enseignes (avec des sangliers, des cerfs ou des rapaces).

Puis le combat commence vraiment. les Gaulois n' ont aucune méthode pour se battre: ils se jettent sur l' ennemi. Les chars s' élancent par dizaines, conduits par un écuyer. De celui-ci, le seigneur jette des lances, puis les guerriers en descendent et se battent; des cavaliers attendent pour remplacer les morts; les guerriers du premier rang et quelques-uns des plus courageux étaient torses nus pour montrer leurs torques et leurs bracelets, les autres portaint une cotte de maille; ils formaient comme un mur d' hommes et se jettaient sur l' ennemi sans crainte tout en poussant des cris.

Après la bataille, ils quittaient au galop le champs de bataille, emportant avec eux les têtes de leurs ennemis vaincus. Ensuite, ils les clouaient au mur de leurs maisons et les exhibaient fièrement devant leurs visiteurs.

IV. Les grandes batailles

Au IV ème siècle avant J-C, les gaulois agrandissent leur territoire vers le sud et l' est. Plusieurs peuples se réunissent: les Bituriges, les Arvernes, les Sénons, les Volques et les Carnutes.

Ceux qui sont descendus au sud se battent contre les Etrusques contre qui ils gagnent; ils s' emparent de Milan et de Bologne (les noms d'aujourd' hui). Sur les rives de la mer noire, ces expéditions s'arrêtent petit à petit, mais quelques-uns continuent jusqu'à Delphes.

en l' an 390 avant J-C, ils envahissent Rome avec à leur tête Brennus, en faisant peur aux Romains avec leurs cris. Ils pillent leurs maisons tout en surveillant les Romains enfermés dans le Capitole. Puis les romains mourant de faim se rendent et payent une rançon.

Les monnaies gauloises


les premières monnaies

   Les premières monnaies se sont installées en Gaule : ce sont des statères, des pièces d'or au portrait de Philippe de Macédoine.
Vers le milieu du III siècle, les Avernes furent parmi les premiers princes gaulois à imiter fidèlement les statères de modèle grec. Les Ambiens suivent rapidement leur exemple. Dorénavant, l'élite de la population règle ses dépenses de prestige avec des pièces d'or. Mais, peu à peu, les artistes vont s'en éloigner et créer des compositions originales, de plus en plus abstraites.

c:\documents and settings\gérald\bureau\sans titre.jpg

l'histoire de la monnaies gauloises

   A la fin du III siècle av. JC, beaucoup de cités gauloises se mirent à frapper leur monnaie, vers 100 av notre ère que la tribu desParisii diffuse ses premières statères. La chute de l'hégémonie Averne, en 121, bouleverse le système monétaire. Chaque peuple veut son propre numéraire.

 

   Vers 100, l'apparition des produits de faible valeur, entraînent le besoin de petites monnaies. Les objets de luxe sont toujours payés en pièces d'or, qui pour leur poids de métal précieux obligeait les commerçants de s'équiper de petites balances. Les pièces de bronze, appelées potins, sont coulées.Vers 80, les Lingones, les Séquanes et surtout les Eduens entre dans le système monétaire romain en copiant le denier d'argent de Sylla. Sur l'avers de ces monnaies est représenté un visage de profil :la tète d'Apollon des statèresmacédoniens.

c:\documents and settings\gérald\bureau\sans titre.jpg

Le revers est décoré d' un cheval en mouvement, aux corps sinueux, aux pattes bouletées. Le symbole de la force maîtrisée, le motif en forme de filet, placé au-dessus de l'animal,évoquant l'idée de domestication.La régularité du poids et de la teneur en métal précieux de cette monnaie ne se modifieront peu à peu que dans les trois dernières séries. Le commerce se multiplie
se qui diminuera le poids d'or fin.

 

Si leur monnaies gauloises, outre leur foisonnement, sont si célèbres, c'est que le géni créatif des graveurs s'y est exprimés sans retenue, recomposant à l'infini des motifs ( celtes pour la plupart ) plus ou moins stylisés.

c:\documents and settings\gérald\bureau\sans titre.jpg

Les origines et les langues des celtes

 1) Origine

   Les origines des celtes remontent à la fin de l'âge de bronze vers 1500 av. JC, c' est à cette période que se forme en Allemagne du sud et dans la Gaule du nord, un peuplement protoceltique qui peu à peu colonise le centre et le sud-ouest de la Gaule.

   Au début de l'âge du fer, au cours de la période de Hallstatt (entre le VIIIe siècle et le VIIe siècle av JC), la civilisation celtique s'installe durablement en Autriche et dans l'est de la France, puis, se mélangeant aux populations locales, en Espagne et en Grande Bretagne. Au IIIe siècle av. JC, des tribus envahissent le monde Gréco-Romains s'emparant de l' Italie du nord et de la Turquie, qui leur sera finalement reprises, puis la Macédoine et la Théssalie. Certaines tribus atteignent l'Asie mineure où elles s'implantent en prenant le nom de Galates.

2) Langues

La langue celtique vient des langues indo- européennes. La famille des langues celtiques se divise en un groupe continentale et un groupe insulaire, lui même regroupé en deux parties , le Britonnique comprenant le Breton , le Cornique, et le Gallois ; puis le Gaélique constitué de l'Irlandais,du Gaélique écossais (Erse),et du Manois .

L'arrivée du Latin a amorcé le declin de nombreuses langues celtique.

LES VÊTEMENTS ET LES BIJOUX DES CELTES 

LES VÊTEMENTS :

Les Gaulois ont le goût du confort et recherchent également des couleurs vives. 
Ils sont très raffinés dans leurs vêtements et portent de nombreux bijoux.

DES VÊTEMENTS COLORES :

Les Gaulois recherchent des vêtements aux couleurs éclatantes. Ils sont vêtus de tuniques divisées en petits carreaux serrés et colorés en toutes nuances. Ils font de la teinture violette, pourpre, surtout dans les régions méditerranéennes pour les esclaves. La garence teignait en rouge laines et cuirs et la noix de galle arborait le brun ou le noir. Les Romains étaient étonnés de toutes ces couleurs .

  LES HABITS DES HOMMES  


Les hommes portent des braies (pantalons à jambes assez larges) et une tunique courte par dessus.

En hiver, ils revêtent le saie (manteau en forme de cape ). Ils s'équipent de crampons à glace pour éviter de glisser.

  LES HABITS DES FEMMES :  

Les femmes portent des robes allant jusqu'aux chevilles, ainsi que des saies, toujours de couleurs vives.

  LES VÊTEMENTS DES PAUVRES ET DES RICHES :

Les pauvres portent des braies. Les paysans portent un lourd vêtement à manches, au grand et large col roulé qui les protège du froid. Les riches portent encore la tunique droite traditionnelle et une large ceinture. Les pauvres s'habillent confortablement, alors que les riches préfèrent les vêtements serrés et longs, beaucoup plus jolis et raffinés.

LES GAULOIS portaient différents habits selon les activités qu'ils faisaient.

LES MUSICIENS étaient vêtus de braies collantes et d'une longue tunique.

LES PÈLERINS étaient habillés d'une longue tunique à capuchon. 
  
LES BIJOUX 
a) La richesse

Les bijoux ne sont pas seulement destinés à "embellir", ils peuvent également justifier la richesse des Celtes qui les portent. Les bijoux comme l'ensemble du costume, servent à montrer la richesse ou la pauvreté de la personne qui les portent.

LA GAULE

La Gaule (latin, Gallia) fut le nom donné par les Romains à un vaste territoire bordé à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud par les Pyrénées et la Méditerranée, au nord par la Manche et à l’est par les Alpes et le Rhin, et dépassant les frontières actuelles de la France.

Ses habitants, appelés Gaulois, étaient des Celtes. La première mention de la Gaule remonte à 600 av. J.-C. environ, lorsque des Grecs phocéens fondèrent une colonie à Massalia (Marseille) sur la côte méridionale. Les Grecs appelèrent par la suite le pays Galatie, qui devint Gallia à l’époque romaine. Les Romains distinguaient la Gaule Transalpine (ou Lyonnaise, ou Ultérieure) parce que située au-delà des Alpes, de la Gaule Cisalpine (Italie du Nord).

Les principales descriptions littéraires de la Gaule préromaine sont dues au géographe Strabon et à Jules César ; elles doivent être complétées par les nombreuses études d’archéologie et de toponymie qui permettent d’en préciser les caractères.

LA GAULE PRÉROMAINE

2.1 - Hallstatt et La Tène : l’arrivée des Celtes


Les civilisations de l’âge du bronze, puis de l’âge du fer, dites de Hallstatt (d’après la nécropole découverte près de Salzbourg) se caractérisent en Gaule à partir du IXe siècle par les tumulus (tombes collectives) et les champs d’urnes funéraires. Un artisanat à vocation vestimentaire et militaire y était très développé (fibules, épées) et des relations commerciales existèrent dès le VIe siècle avec les mondes grec et scythe, ce dont témoignent par exemple le trésor de Vix ou la fondation par les Grecs de Marseille et de Nice.

À partir du Ve siècle, les populations celtiques, venues probablement du Danube, s’implantèrent en Europe occidentale jusqu’en Espagne et en Italie du Nord (prise de Rome en 387). Elles imposèrent une civilisation urbanisée, dite de La Tène, qui maîtrisait admirablement le fer et des techniques agricoles et artisanales efficaces. Elles se stabilisèrent en Gaule où elles développèrent les contacts avec les grandes civilisations méditerranéennes.

2.2 Civilisation gauloise


Les Gaulois étaient dirigés par une aristocratie de grands propriétaires terriens. Cultivateurs, ils défrichaient de vastes clairières pour cultiver le blé, l’orge, le lin et le chanvre. Ils utilisaient la charrue à roues et coutre (caruca). En revanche, arbres fruitiers et vignes leur étaient inconnus. Ils élevaient des chevaux de selle, des bœufs de trait ainsi que des vaches laitières et des troupeaux de moutons et de porcins. En cas de danger, la tribu se réfugiait dans l’oppidum (ville ou village fortifié souvent en hauteur, qui servait de chef-lieu, de marché, de rassemblement d’ateliers, parfois de centre de pèlerinage).

Habiles artisans, les Gaulois travaillaient le bois pour confectionner leurs charrettes et leurs bateaux. Pour stocker les liquides, ils inventèrent les tonneaux de bois, alors que Grecs et Romains ne connaissaient que les amphores et les jarres en argile. Métallurgistes hors pair, ils travaillaient le cuivre, le bronze et le fer dont ils faisaient des outils, des armes et des bijoux (notamment le fameux torque) richement décorés. Ils tissaient des étoffes aux couleurs vives. Ils portaient des braies recouvertes d’une tunique courte. L’art gaulois d’avant la conquête romaine est directement issu de l’art celte. Il en reste des vestiges dans plusieurs villes du sud et du centre de la France, notamment à Vix, Ensérune, Roquepertuse, Entremont et Glanum.

Le commerce maritime et terrestre était très actif. Les routes, moins larges que celles des Romains, étaient des chemins de terre renforcés de fagots et de rondins à la traversée des terrains humides. Les voies navigables furent largement empruntées. Les peuples d’Armorique (Bretagne) étaient d’excellents navigateurs qui allaient quérir l’étain en Angleterre. Les monnaies gauloises commencèrent à circuler à partir du IIIe siècle av. J.-C. Succédant aux haches et aux lingots, elles furent une imitation du statère d’or de Philippe II de Macédoine.

Il existait une littérature gauloise ; les bardes, semblables aux aèdes homériques, récitaient des poèmes destinés aux riches familles. Cependant, nous ne connaissons rien de cette littérature, car elle était orale. Les druides, issus des grandes familles, étaient les seuls Gaulois « instruits », à la fois prêtres, savants et juges. Leur assemblée se tenait annuellement dans la forêt des Carnutes. Polythéistes, les Gaulois vénéraient de nombreuses divinités de la nature : les fontaines, certaines roches, des arbres. Les druides présidaient à la cérémonie de la cueillette du gui. Les Gaulois pratiquaient des sacrifices humains : Teutatès (dieu de la Guerre) exigeait des victimes noyées ; Taranis (dieu du Tonnerre), des brûlés vifs dans un mannequin d’osier ; Esus, des hommes suspendus à un arbre et déchiquetés, etc.

Cette vision très sombre de la religion gauloise, largement due à César, doit cependant être partiellement nuancée : César avait tout intérêt à noircir le portrait de ceux auxquels il imposa la domination et la civilisation romaines. Les autres sources ne confirment qu’exceptionnellement le recours aux sacrifices humains.

2.2 Rome et la Gaule avant César


Le souvenir de la prise de Rome tint longtemps les Romains dans la hantise de la menace gauloise ; les guerres puniques furent pour Rome l’occasion d’une première installation en Gaule. Le consul Domitius Ahenobarbus, après la destruction de Carthage, imposa vers 130 av. J.-C. sur les rives méditerranéennes de ce riche pays la domination romaine qu’il concrétisa par la fondation de Narbonne, la construction de la voie domitienne et la création de la Provincia, la province qui allait devenir la Gaule Narbonnaise.

Vers 60 av. J.-C., la Gaule Transalpine formait, au-delà de la Narbonnaise, non pas un seul État, mais plus de soixante États-nations (civitates) indépendants et souvent rivaux. Ces nations se différenciaient par leur langue, leurs coutumes et leurs lois.Jules César, dans ses Commentarii de bello gallico (Commentaires sur la guerre des Gaules), décrivit sa conquête de la Gaule Transalpine.

Selon César, chaque nation se composait de plusieurs tribus. Les Celtescomprenaient les Helvètes, les Séquanes et les Éduens le long du Rhône et de la Saône, les Arvernes dans les montagnes des Cévennes, les Carnutes et les Sénons le long de la Loire et les tribus armoricaines, ou maritimes, comme les Vénètes, entre la Loire et la Seine. Les Belges comprenaient les Bellovaques, les Nerviens, les Suessiones, les Aduatuques, les Rèmes et les Ménapiens. Le nom de plusieurs tribus est resté dans celui de villes françaises, comme Soissons (Suessiones) et Reims (Remes) ou Paris (Parisii).

LA GAULE ROMAINE

3.1 Conquête de la Gaule


Jules César fut nommé gouverneur de la Gaule Cisalpine et de la Narbonnaise en 59 av. J.-C. ; il utilisa la Narbonnaise comme base de départ pour conquérir le reste de la Gaule. L’occasion lui en fut donnée par une nouvelle invasion des Germains. Appelé en renfort par un royaume gaulois, César entra en Alsace et rejeta les Germains au-delà du Rhin. Cependant, les Gaulois s’insurgèrent contre l’envahisseur à l’appel des druides. En 52 av. J.-C., ils désignèrent comme chef un jeune noble, Vercingétorix, le roi des Arvernes. César entama donc une seconde campagne, parvint à profiter des dissensions entre les tribus pour faire échec à la stratégie de la terre brûlée que lui opposait Vercingétorix (prise d’Avaricum, oppidum des Bituriges et future Bourges). Vainqueur à Gergovie, ce dernier fut assiégé et se rendit à Alésia.

César fit connaître ses exploits aux Romains dans sesCommentaires sur la guerre des Gaules. Huit ans avaient suffi à Rome pour pacifier la Gaule, alors qu’il lui fallut deux siècles pour se rendre maître de l’Espagne. Cette victoire fut non seulement le fait du génie militaire de Jules César, mais aussi la conchapitre de la division des tribus gauloises qui, malgré leur ralliement temporaire à Vercingétorix, étaient néanmoins tentées par la romanisation.

L’intégration de la Gaule à l’Empire fut une réussite presque totale : en 69 apr. J.-C., le Batave Civilis tenta vainement de s’affranchir de Rome. Au IVe siècle, des insurrections de brigands, les Bagaudes, prirent parfois un caractère vaguement nationaliste ; mais, dans l’ensemble, la Gaule fut très longtemps fidèle à son conquérant.

3.2 Des provinces gauloises à la civilisation gallo-romaine


La Gaule allait en effet se romaniser rapidement et devenir l’une des régions les plus riches du monde romain. En 49 av. J.-C., Jules César octroya la citoyenneté romaine à tous les habitants des villes : ainsi était inaugurée une politique de ralliement systématique des élites à Rome, qui entraîna elle-même une accélération de la romanisation de toute la population. De nombreux Romains illustres naquirent en Gaule Cisalpine, dont Virgile et Catulle, Tite-Live, Pline l’Ancien et Pline le Jeune. 

En 27 av. J.-C., Auguste scinda la Gaule en quatre provinces administratives : la Gallia Narbonensis (Gaule Narbonnaise), s’étendant des Alpes aux Cévennes, l’Aquitania, barrée au nord par la Loire et incluant quatorze tribus de plus que l’Aquitaine originelle établie par César, la Gallia Lugdunensis (Gaule Lyonnaise), comprenant le territoire entre la Loire, la Seine et la Sâone et dont le nom provient de la ville de Lugdunum (Lyon) et la Gallia Belgica (Gaule Belgique) entre la Seine et le Rhin, dont la frontière septentrionale était la mer du Nord. Ces trois nouvelles provinces étaient placées sous l’administration impériale. Cette division administrative dura, avec des aménagements de détail, jusqu’au début du IVe siècle apr. J.-C., lorsque Dioclétien réorganisa l’Empire. La Gaule fut alors scindée en deux régions, chacune comportant plusieurs provinces. Sous l’Empire romain, le sort de la Gaule fut donc étroitement lié à celui de Rome.

Les arènes et la maison Carrée de Nîmes, le théâtre d’Orange, le pont du Gard, les villes de Vaison-la-Romaine, Vienne, Lyon (Fourvière), etc., ainsi que les vestiges de grandes villas (Montmorin) et la découverte de nombreuses céramiques sigillées témoignent de la richesse de la civilisation gallo-romaine. Les religions coexistèrent et les divinités autochtones furent associées aux dieux officiels. Le christianisme pénétra dans les campagnes.

Au IIIe siècle, la Gaule subit les premières invasions germaniques. Au Ve siècle, avec la chute de l’Empire romain d’Occident, elle fut submergée par les vagues successives de Goths, de Francs et de Huns. En 486, les derniers postes avancés romains en Gaule, représentés par Syagrius, capitulèrent devant Clovis Ier, lequel, premier souverain de la dynastie des Mérovingiens, instaura l’unité territoriale du royaume franc, ancêtre de la France. Clovis le Barbare avait reçu de l’empereur byzantin la légitimation de son nouveau pouvoir : ainsi, alors même que disparaissait l’Empire romain d’Occident, la Gaule romaine survivait dans les nouveaux royaumes.

similaire:

L\L’histoire se divise en 4 parties. L’antiquité de l’invention de...

L\L’école Gorrias se trouvait tout au bout du Bd Bugeaud, à droite...
«grands» : l’école Gorrias. Je ne vous raconte pas la fierté que l’on éprouvait. En 3 mois seulement, nous étions passés du statut...

L\Le programme officiel : Cette question est une des deux questions...
«Sociétés et cultures de l’Europe médiévale du 11e au 13e siècle». On peut envisager d’y consacrer 4 heures. Elle doit être divisée...

L\Ce rapport qui est avant tout descriptif se composera de deux parties essentielles

L\Ceux qui restent – ou Comment faire une Republique ?
«La guerre ne cessait sur un point que pour recommencer sur l’autre. Pas de grâce ! pas de prisonniers ! était le cri des deux partis»...

L\En fait, cette question divise profondément le féminisme québécois
«Pour un Québec inclusif», qui présentait quelques 200 signatures le mardi 11 septembre était rendue à 20,000 signatures le 19 septembre....

L\Questionnaire Que voit-on dans les premières minutes du film ? Est-ce en Noir
«sanitaires», l’«infirmerie», un lieu de travail sont des blocks. Certains blocks sont organisés en deux parties : dortoir, chambre...

L\Histoire des Arts
«Honneur et Patrie», qui était diffusée deux fois par jour. La musique passait sans les paroles

L\1. ( ) Les deux peuples mettent toute leur ardeur à préparer la guerre,...

L\Le cours est divisé en cinq regroupements






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com