Programme d’éducation artistique





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titreProgramme d’éducation artistique
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Livret du danseur et du spectateur

A l’usage des enseignants

Rencontres Départementales Danse au collège

Du geste sportif à la danse

Lundi 30 et mardi 31 mars 2009.

Collèges M. Pagnol. Mazamet et Les Portanelles. Lautrec

Avec le chorégraphe et danseur Pierre Rigal. Compagnie Dernière Minute

Spectacle Arrêts de jeu

Vendredi 27 mars Apollo Mazamet

14 h 30 : représentation scolaire

21h : représentation tous publics

Sommaire

P.2 : Programme d’éducation artistique et actualités

P.3 : Déroulement des journées et pistes pédagogiques

P.4 : Spectacle Arrêts de jeu : biographie de P. Rigal, présentation, propos et définitions

P. 7: Articles de presse

P. 8 : Programme Cinémathèque de la Danse : montage vidéo danse et sport

P.9 : Lexique des mots

P.10 : Bibliographie, vidéothèque



Renseignements

ADDA du Tarn Conseil Général 81 013 Albi cedex 9

Tél. 05 63 77 32 18 - Fax. 18 Fax. 05 63 47 96 61 - Mail. nathalie.auboiron@adda81.com

Contacts Nathalie Auboiron / Brigitte Mélé Tél. 06 71 27 24 63. www.adda81.com




L’ADDA du Tarn est soutenue par le Conseil Général, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées, le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Programme d’éducation artistique

ADDA du Tarn et Inspection Académique du Tarn


L’ADDA du Tarn est soutenue par le Conseil Général du Tarn, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées, le Conseil Régional Midi-Pyrénées.
Téléchargez le programme complet sur www.adda81.com

Pour connaître tous les spectacles de la Saison danse, télécharchez le document Saison danse dans le Tarn sur le site de l’adda www.adda81.com ou demandez à le recevoir. (demande par mail nathalie.auboiron@adda81.com)



Actualités
>Arrêts de jeu Pierre Rigal

Rencontres départementales Danse au Collège : Du geste sportif à la danse

Ateliers et rencontre lundi 30 et mardi 31 mars dans les collèges inscrits

Séance scolaire Vendredi 27 mars 14h30 Apollo Mazamet

Spectacle tout public Vendredi 27 mars 21h Apollo Mazamet

Programmation Accord-Espace Apollo et ADDA du Tarn
>Mercredi 22 avril à Labruguière 18h30 Transports exceptionnels Beau Geste

Programmation Mairie de Labruguière, Accord-Espace Apollo et ADDA du Tarn
>Mardi 28 avril à l’Espace Apollo 14h30

Séance solaire avec James Carles et sa cie. Extraits de Concerto et Danses et continents noirs

>Mercredi 29 avril à l’Espace Apollo Mazamet / Je danse donc j’y suis Mazamet

19h30 Première partie : atelier de composition des écoles et associations

21h James Carles présente Concerto et Danses et continents noirs

Programmation Accord-Espace Apollo et ADDA du Tarn
>Mardi 12 mai au Théâtre Albi 20h30 Rien que cette ampoule… Georges Appaix
>Mercredi 13 mai Athanor Albi 20h30 Soirée danse en amateur
>Dimanche 17 mai Promenades chorégraphiques au Parc Foucaut Gaillac

Dans le cadre du Festival Détours. Programmation Scène nationale d ’Albi et ADDA du Tarn, et

l’association Densité
>Les Soirées des Rencontres Départementales Danse à l’Ecole à 19h

Mardi 21 avril à Cap’Découverte . Transports exceptionnels Beau Geste

Partenariat avec la communauté de communes du Carmausin, le service culture mairie de Carmaux

Programmation ADDA du Tarn et Inspection Académique du Tarn

Vendredi 29 mai à l’Espace Apollo Mazamet. Grand Large de Michèle Dalhu

Programmation Accord-Espace Apollo et ADDA du Tarn

Mardi 2 juin Salle des fêtes StPaul Cap de Joux. Formation Coline, chorégraphie G.Appaix

Jeudi 3 et Vendredi 4 juin Athanor Albi . Formation Coline, chorégraphie G.Appaix

Jeudi 18 juin Théâtre Castres avec le Conservatoire
Déroulement des journées


Du geste sportif à la danse
Lundi 30 mars au Collège Marcel Pagnol à Mazamet

Avec 1 classe de 5ème (26 élèves)

Professeur EPS relais : Sophie Nouguet
10h à 12h : Ateliers de pratique danse et sport avec Pierre Rigal et Mélanie Chartreux

Eprouver, le temps d’un atelier de pratique, les éléments fondamentaux du cirque et de la danse mis en jeu dans les créations de Pierre Rigal.
Déjeuner
14h-16h : Rencontre avec Pierre Rigal

Témoignage de l’artiste sur sa formation, extraits dansés et projection de vidéos, réalisés par la Cinémathèque de la danse présentant des extraits de pièces où danse et sport sont mêlées.

Mardi 31 mars au Collège Les Portanelles à Lautrec

Avec 2 classes de 5ème

Professeur EPS relais
10h à 12h : Ateliers de pratique danse et sport avec Pierre Rigal et Mélanie Chartreux

Eprouver, le temps d’un atelier de pratique, les éléments fondamentaux du cirque et de la danse mis en jeu dans les créations de Pierre Rigal.
Déjeuner
14h-16h : Rencontre avec Pierre Rigal

Témoignage de l’artiste sur sa formation, extraits dansés et projection de vidéos, réalisés par la Cinémathèque de la danse présentant des extraits de pièces où danse et sport sont mêlées.
Pistes pédagogiques
> Travail chorégraphique à partir de la gestuelle du sport. Lors d’un atelier de pratique corporelle on pourra entreprendre de repérer et isoler un certain nombre de gestes emblématiques de tel ou tel sport (l’attitude du goal, l’attitude du tireur, l’attitude du défenseur… pour ne parler que du football). On travaillera ensuite à partir de ce catalogue d’attitudes en les mettant en mouvement et en variant les qualités de mouvement, la densité, la vitesse, en enchaînant ces différentes attitudes dans des tableaux ou dans une chorégraphie.
>On réfléchira sur la récupération, le détournement et la transformation d’éléments de l’univers du sport (ici plus particulièrement le football) à des fins artistiques. On pourra à cet égard se référer à des créations récentes, notamment le film sur Zinedine Zidane par les videastes Douglas Gordon et Philippe Parreno.
Source : dossier pédagogique Le Manège à Reims. Disponible en téléchargement sur www.adda81.com
Spectacle

Arrêts de jeu

Vendredi 27 mars à L’Apollo Mazamet

à 14h30 : représentation scolaire

à 21h : représentation tous publics



PIERRE RIGAL
Athlète, spécialiste du 400 m et du 400 m haies, Pierre Rigal a suivi des études d’économie mathématique et possède un DEA de cinéma de l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel à Toulouse. Il découvre la danse contemporaine tardivement. Pendant sa formation, il croise le chemin de chorégraphes tels que Heddy Maalem, Bernardo Montet, Wim Vandekeybus et de metteurs en scène comme, Guy Alloucherie, Mladen Materic. En 2002, il intègre la compagnie de Gilles Jobin pour la création de Under Construction et la reprise de The MoebiusStrip (2003).

ARRETS DE JEU
Arrêts de jeu, la nouvelle création chorégraphique et visuelle du Toulousain Pierre Rigal, atypique danseur - réalisateur - photographe - mathématicien et athlète, est une libre adaptation de ce match de foot mythique. Le petit Pierre n’avait alors que 9 ans...

Le spectacle a comme point de départ l’arrêt de jeu, rallonge temporelle accordée par l'arbitre en fin de match en compensation d’interruptions survenues pendant la partie, et la prolongation, période de grande tension dramatique où l’équipe en perdition, prête à tous les risques offensifs pour bouleverser l’issue du match, fait vivre des minutes d’insupportable attente...

A la fois solennelle, absurde, sacrée ou ridicule, cette “cérémonie” pour quatre danseurs et images vidéos, célèbre à travers l’exploration du “jeu” au sens large, les plaisirs, les enjeux, les paradoxes de la mythologie collective et du souvenir.

Dans un univers plastique particulièrement exigeant (que l’on a pu découvrir avec sa première création “érection”), Pierre Rigal imagine une danse nourrie de matches et de télé. Une danse qui s'amuse avec les échappées, les zooms, les retours en arrière, les ralentis et bien évidemment avec les arrêts sur image !
La transposition sur scène de ce match à très haute tension aspire à mettre en valeur les liens unissant mythologies collectives et souvenirs intimes et, au-delà du rituel commémoratif, à rejouer le passage initiatique de l’enfance à l’âge adulte. « A la fois solennelle, absurde, sacrée ou ridicule, cette curieuse manifestation théâtrale célèbrera les plaisirs, les enjeux et les paradoxes de l’enfant. Et à travers cette exploration régressive du "jeu" au sens large, nous appréhenderons au fond, peut-être avec crainte, nos souvenirs prochains. »

(Pierre Rigal)

Imaginé autour de questions qui excèdent le cadre strictement sportif, Arrêts de jeu part du football – et aussi de l’athlétisme ou du rugby – pour tendre vers une danse conçue comme une exploration du mouvement, magnifiée par l’utilisation de la vidéo comme source de lumière. Jeux lumineux et effets d’optique accompagneront les danseurs-joueurs dans leurs rêves et leurs joies.
Ce spectacle est dédié à Maxime Bossis.


Arrêts de jeu : le propos

Une adaptation personnelle d’un match de football très particulier sera le prétexte et le décor de cette pièce.

En 1982, l’équipe de France de football rencontre la RFA en demi-finale de la coupe du monde à Séville. Arriver à un tel stade de la compétition constituait déjà en soi une réelle performance pour cette équipe loin d’être favorite. Le rêve d’accéder à la finale passait donc par la réalisation d’un improbable exploit face à l’ogre allemand, rigoureux et discipliné, physiquement agressif et supérieur. L’équipe de France n’avait pour elle que la fantaisie audacieuse et risquée de ses joueurs frêles et enthousiastes. Le scénario de cette partie reste encore dans les mémoires des enfants que nous étions à l’époque. Les joueurs français se tirèrent d’une situation dans un premier temps compromise. Par la suite, ils réussirent même à prendre l’avantage et s’approcher tout près d’un rêve formidable en menant 3 - 1 à 10 minutes de la fin des prolongations. Pourtant, après de nombreuses décisions injustes de l’arbitre, des tirs sur la barre, le coma d’un joueur français agressé et qui dut être évacué à l’hôpital sur le champ, des prolongations et des tirs au but sous haute tension, la RFA vole

la victoire aux joueurs français effondrés. L’équipe, ainsi que l’ensemble des supporters dont je faisais partie du haut de mes 9 ans, fut envahie d’une immense et inconsolable déception.
Outre l’enjeu sportif crucial, cette rencontre revêtait évidemment un caractère politique sous-jacent. Les tensions ancestrales entre les deux pays ressurgissaient à la surface et s’exprimaient de manière déguisée. La deuxième guerre mondiale, même si l’on n’osait pas le dire, flottait dans les esprits. Le sport, souvent rassembleur, peut aussi catalyser des mythes, des fantasmes et les clichés. Ce fut le cas ce soir de juillet 1982.

Ce souvenir d’enfance, commun à beaucoup de garçons et de filles de ma génération, traité de manière relativement abstraite, sera le support contextuel de cette pièce. L’adaptation de cette partie de football offrira une situation de jeu et une structure dramaturgique à un parcours physique et psychologique de quatre personnes. Ou de quatre créatures. Qui pourront être alternativement coéquipières, c’est-à-dire solidaires, ou adversaires c’est-à-dire belligérantes. Tantôt idiots, tantôt solennels, tantôt absurdes, tantôt perspicaces, tantôt agiles, tantôt maladroits, nous suivrons l’évolution de ces gladiateurs des temps modernes, ceux du spectacle de masse, perdus dans une arène de couleurs. Mais au-delà de cet événement sportif, il s’agit aussi pour moi de traiter de la désillusion dans un sens plus large. Et de voir, comment du joyeux nous pouvons basculer dans le sérieux ou dans le triste. C’est au fond un regard qui s’interroge sur le passage difficile de l’enfance à l’âge adulte.


« Arrêts de jeu » : définitions

Généralement, une rencontre sportive officielle est limitée à une période de temps précise, variable selon les disciplines : 90 minutes pour le football, 80 minutes pour le rugby... L’expression « arrêts de jeu », en anglais « extra time », désigne une période de temps supplémentaire accordée par l’arbitre en fin de match pour compenser d’éventuelles interruptions de jeu survenues durant la partie. Ces interruptions peuvent être causées par la blessure d’un joueur, par des changements stratégiques de joueurs effectués par l’entraîneur, ou par tout autre évènement divers, comme l’apparition dans l’aire de jeu d’un individu ou animal extérieur à la partie (homme ou femme nu traversant le terrain en courant, émir koweitien, coq, chien, etc...). Selon l’enjeu en vigueur, cette période de courte durée, environ 3-4 minutes, peut s’avérer être un instant de tension dramatique formidable durant lequel des revirements brutaux de situation peuvent intervenir. Elle est considérée comme la dernière chance pour une équipe en perdition de sauver la face. Et, au contraire, sans scrupule d’exagération, on dit de l’équipe qui est en train de gagner qu’elle vit des minutes interminables, puisqu’elle évolue encore sous le couperet du retour in extremis de son adversaire qui n’hésitera pas à prendre tous les risques

offensifs s’offrant à lui. Dans l’histoire sportive, certains « arrêts de jeu » sont devenus mythiques en bouleversant des destins et des scénarios pourtant solidement établis.

Si l’on s’écarte de cette terminologie sportive, l’expression « arrêts de jeu » pourrait finalement désigner une période qui précède une fin. Une fin qui sera soit heureuse, soit malheureuse. Ou encore une période dense et cruciale qui amorce un changement, qui annonce un passage d’un état à un autre. Le passage de l’amusement au sérieux. Le passage du ludique au contraignant. Le passage de l’illusion à la réalité. De l’onirique au matériel. De l’espoir à la déception. De l’enfance à l’âge adulte. De l’utopie à la raison. « On arrête de jouer maintenant. C’est fini ! » C’est de cette transition troublante et violente du gai vers (peut-être) le triste qu’il s’agit. Nous sommes dans une situation particulière où l’amusement, la gaîté, l’espoir deviennent des sensations d’autant plus conscientes et mesurables qu’elles approchent de leur fin. La connaissance de la proximité de cette interruption modifie certainement la teneur de ces sensations. Comment vit-on les derniers instants joyeux d’une période de jeu et d’amusement ? Faut-il profiter de ces dernières minutes ? Et est-ce vraiment possible finalement ? La conscience de la fin n’est-elle pas déjà une fin ?

Et de manière plus sous-jacente encore, cette expression presque arrogante, « Arrêts de jeu », questionne le statut même du danseur-interprète que je suis. Elle sonne comme une provocation et un défi. La recherche chorégraphique et dramaturgique ne pourra qu’être indirectement influencée par ce questionnement : s’arrêter de jouer ? En terme de geste, si un arrêt est paradoxalement un mouvement, un mouvement qui amène à l’immobilité, est-il le dernier mouvement ? Et surtout, que contient cet arrêt ? Comment se décompose-t-il ? Est-il lent, se rapprochant de plus en plus de la vitesse nulle ou au contraire est-il rapide, animé et plein d’une énergie, peut-être celle du désespoir ? Quel est le mouvement qui va arrêter le mouvement ? Quel est le jeu qui va arrêter le jeu ? Dans quelle humeur et dans quel monde basculons-nous lorsque nous nous arrêtons de jouer ? Sur un plateau de théâtre est-il possible d’arrêter de jouer ? Est-il possible de juste faire ?

Voici donc de nombreuses questions qui apparaissent dans ces trois définitions, ou plus exactement dans ces trois angles de vue. A la fois différents et imbriqués, ces derniers structureront ce spectacle, ce quatuor de danse, emmené par trois danseurs et une danseuse.


ARTICLES DE PRESSE
Le constat d’une transformation

Dans Erection, première chorégraphie qu’il interprétait lui-même au Festival de Marseille en 2006, Pierre Rigal jetait un regard analytique et ludique sur l’évolution morphologique du genre humain. Sa nouvelle création Arrêts de Jeu est à nouveau le constat d’une transformation. Du collectif à l’intime, Rigal continue de dégager les éléments essentiels enfouis profondément dans notre imaginaire. Son point de départ est le match de football dont chacun possède un souvenir quasi-traumatique : la demi-finale du Mondial 1982 entre la France et la RFA à Séville.
Le vocabulaire chorégraphique des quatre danseurs d’Arrêts de Jeu intègre les techniques sportives qu’affectionne le danseur, ancien athlète, comme porteuses de sens dans notre société de la performance, avec leurs doses de solennité et d’absurde. Arrêts de Jeu apparaît nettement dans le prolongement d’Erection, comme l’observation du passage d’un état à un autre, le basculement métaphysique d’individus que Rigal, assisté à la mise en scène par Aurélien Bory, s’ingénie à capturer, disséquer, développer dans l’arrêt-image et le ralenti, le trucage et le déguisement. Le chorégraphe nous donne ainsi à voir un jeu dans lequel le mouvement se dilate, la mécanique s’éclaire, pour déceler en ses plis et replis les ressorts d’une mémoire collective, qui en appelle à l’intime le plus précieux, celui de l’enfance.
L’homme imaginant

Erection le premier solo de Pierre Rigal explorait méthodiquement la mémoire ancestrale de l’homme en inventant une généalogie imaginaire de l’homo erectus. Dans sa nouvelle création, Arrêts de jeu, Pierre Rigal explore le passage entre l’enfance et l’entrée du petit homme dans le monde des adultes. Il prend sa source dans un événement traumatique de sa mémoire d’enfant : la défaite de la France face à l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982 à Séville. Après avoir été dominée pendant tout le match, l’équipe de France à 10 minutes de la fin ramène le score à

3-1, mais les “arrêts de jeu” lui sont fatals. Pendant les prolongations, l’équipe allemande parvient à égaliser. Les tirs aux buts éliminent la France. Mémoire héroïque, mémoire blessée d’un jeune garçon de 9 ans qui vécut par écran interposé son impuissance à pouvoir changer le sens du jeu. Le sport est présent dans la vie de Pierre Rigal avant la danse. C’est par cette composante qu’il a pris conscience de son propre corps. C’est aussi par la défaite d’un autre qu’il dût construire sa propre identité. Blessure narcissique qui pourrait passer pour secondaire, invisible, si on n’oubliait que l’homme et la femme sont d’abord des imaginaires en mouvement. »

http://www.theatreonline.com/guide/detail_piece.asp?i_Programmation=15635




Danse et sport
La danse a toujours entretenu des rapports avec les disciplines sportives. Pour certains, c’est même un sport en tant que tel. L’entraînement, les répétitions, les « performances » sur scène, relèvent souvent de l’exploit ou de la virtuosité. Nous avons réuni cinq séquences qui rendent compte de la diversité des liens entre les deux disciplines physiques que sont le sport et la danse. Au moment, où nous apprenons qu’Annecy a été retenu comme candidat possible de pour les prochains Jeux Olympiques d’hiver nous revenons sur la cérémonie d’ouverture des J.O d’Albertville dans laquelle Philippe Decouflé avait montré tout son talent. Les archives sur Laban nous rappellent l’ambiguïté de telles festivités destinées à glorifier spectaculairement le corps (l’individu s’efface devant un corps choral, collectif, anonyme). Waterproof fait un peu songer aux chorégraphies subaquatiques d’Esther Williams. Buster Keaton rapproche le sport de l’art de la pantomime. KOK se réfère à Chaplin et finit en beauté notre programme.
Nicolas Villodre

Lexique de mots
Danse

« Ton corps parle avec les gestes qui sont des mots. La danse, c’est le corps qui parle.»

Jacqueline Robinson, L’enfant et la danse.
Chorégraphie

« L’art chorégraphique est le nom qui désigne l’art d’écrire la danse. En grec, Khoreia signifie danse, et graphien écrire. Pour créer un spectacle de danse, le chorégraphe invente des mouvements, des déplacements et des relations entre danseurs. Il organise des actions et choisit comment les montrer à un public, car la danse est un art vivant. La représentation est le moment du rendez-vous entre les spectateurs et les danseurs. C’est cette rencontre qui donne vie à l’oeuvre. Et pour assister à un spectacle de danse, il faut bien se déplacer ! Aller au Théâtre ou ailleurs, c’est déjà se mettre en mouvement. Alors on danse ? »
Espace 

« (…) Il y a bien des façons de dessiner. Tu peux aussi dessiner des lignes dans l’espace, avec ton bras, comme si tu écrivais sur un immense tableau noir. Des lignes droites, courbes, brisées. Tu peux sculpter l’espace, comme si tu y faisais des grands trous, comme si tu le découpais en tranche, en couloirs, comme si tu le transformais en pâte à modeler invisible. Tu peux sentir l’espace contre ton corps, contre ta peau, comme quand tu marches ou tu nages dans l’eau.

L’air, ce n’est pas « rien ». L’espace n’est pas vide comme on pourrait le croire. Il est plein de ce que tu veux y mettre, de ce que tu vois dans ton imagination. Il peut être plein de murs, de brouillard, d’arbres. Tu y pénètres facilement si tu le veux, ou il te résiste… »

Extrait Jacqueline Robinson, L’enfant et la danse.
Son

Les principales caractéristiques du son sont : le timbre, la hauteur, l’intensité, la durée, le grain, la matière, l’allure, la forme... «Le matériau brut de la musique est le son, c’est ce que l’attitude respectueuse a fait perdre de vue à la plupart des gens et même des compositeurs».

Cette citation d’Edgard Varèse (1883-1965), une des personnalités les plus originales de la musique contemporaine, place ainsi le Son au coeur de la musique.
Le spectateur

« Bien que certains soient assis et d’autres sur scène, tout le monde participe. Nous regardons une danse avec notre état du moment. Si ce jour-là nous sommes préoccupés, il se peut que nous n’ apprécions pas le spectacle : nous pensons à autre chose, nous nous agitons beaucoup sur notre siège, nous ne sommes plus concentrés…Mais le spectacle peut aussi nous calmer, nous captiver, nous passionner. En simple spectateur, nous apprenons à reconnaître les sensations de notre corps. Nous entendons une danse, nous la goûtons. » Nathalie Collantes et Julie Salgues, On danse.

Bibliographie / Vidéothèque

Danse et Sport

Ces ouvrages et DVD sont disponibles au centre ressource de l’ADDA du Tarn

Consultable sur place et prêt sous condition
DVD pédagogiques

-Malette pédagogique DVD et livret Une histoire de la danse en 10 dates, CDC Toulouse/Midi-Pyrénées

- DVD Le tour du monde en 80 danses, Maison de la Danse de Lyon, Charles Pick

-DVD Des idées pour chorégraphier, Équipe départementale EPS Tarn, Patrick Lamouroux

-La mallette à danser (jeu), CRDP Franche-comté et CCN Franche-comté

-Cédérom Entrez dans la danse. SCEREN-CRDP Pays de Loire

-DVD  D’une écriture, l’autre, le corps lisière entre les arts… Marcelle Bonjour Danse au cœur- CNDP.

(En prêt ou en vente à l’ADDA du Tarn, 29 euros.)
Ouvrages

Pour les élèves

Copain de la danse, édition milan jeunesse, Agnès Izrine

On danse ? Nathalie Collantes, Julie Salgues, collection Autrement, Scéren CNDP, 2002.

L’art contemporain, Véronique Bourouet-Aubertot, Autrement Junior Arts, 2005

L’art : une histoire, Catherine Lobstein, Autrement Junior Arts, 2005

Toute la musique ? Bruno Giner, Autrement junior Série art, Sceren CNDP,

Objectif photographie ! Isabelle Le Fèvre – Stassart, Autrement Junior,

Le livre : tout un roman ! Nicolas Duffour, Autrement Junior, Série Arts

Quel cinema ! Catherine Schapira et Claude Reyt, Autrement Junior,

L’enfant et la danse, Jacqueline Robinson, 1975, 1993
Pour l’enseignant

Danse

Panorama de la danse contemporaine, 90 chorégraphes, Textuel, Rosita Boisseau,

Dictionnaire de la danse, Larousse-Bordas, 1999.

La Danse au XXème siècle, Marcelle Michel, Isabelle Ginot, Paris, Bordas, 1995, rééd. 1998.

Danse, chemin d’éducation, Pour une pédagogie de l’être, Jacqueline Robinson, 1993

Éléments du langage chorégraphique, Jacqueline Robinson, éd. Vigot, Paris, 1992.

L’enfant, le geste et le son, une initiation commune à la musique et à la danse, Claire Noisette, éd. Cité de la musique, coll. Points de vue, 1997.

Danse contemporaine- Danse et non danse- 25 ans d’histoires, édition cercle d’art, 2004, Dominique Frétard,

Espace Dynamique, Rudolf LABAN, collection Nouvelles de danse, Bruxelles, 2003

La tête aux pieds, les pieds à la tête, Odile Rouquet,

Nijinsky, Catalogue de l’exposition, édition Réunion des musées nationaux,

Danse et arts plastiques approcher le regard, Repères, Adages 14,

Oskar Schlemmer, catalogue de l’exposition de Marseille

Les aventures de Pensatou et Têtanlère, les sept secrets de monsieur Unisson, Equipe départementale EPS

Danser les arts, CNDP Pays de Loire, Tizou Perez, Annie Thomas

La danse à l’école primaire, Les guides ressources, édition Retz, Marie Romain

Dossier pédagogique ADDA du Tarn autour d’Oscar et (CD photos et extraits filmés)

Livret pédagogique Synthèse regards croisés nov 2008 Albi : Traces et danses, jeux et enjeux du mouvement

Livret pédagogique Exposition Les écritures du mouvement, exposition réalisée par le CND.


DVD et livret Une histoire de la danse en 10 dates, CDC Toulouse/Midi-Pyrénées
1936

J.O. de Berlin

Extrait du film Olympia, Les Dieux du stade – 2ème partie : Fête de la beauté de Leni Riefenstahl

L’ouverture des jeux Olympiques à Berlin en 1936 sera l’occasion d’une grande démonstration de force sur l’unité de l’Allemagne de la part d’Adolf Hitler. Pour mettre en scène et apporter la grandeur voulue à cette manifestation, il fait appel à plusieurs chorégraphes pour en assurer la mise en mouvement. Joseph Goebbels, ministre de l’information et de la propagande demande à la réalisatrice de cinéma Leni Riefenstahl de mettre son talent au service du pouvoir. Elle le fera en réalisant ce film intitulé Olympia, Les Dieux du stade, véritable ode au corps glorieux et au triomphe de la volonté. L’extrait choisi montre comment un mouvement écrit et retranscrit sur une partition pouvait être multiplié à des milliers d’exemplaires. Il pourrait s’agir là d’une application détournée de la notation chorégraphique inventée par Rudolf Van Laban, chorégraphe et théoricien de la danse. Celui-ci, d’abord invité par Hitler à mettre en scène la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, sera “remercié” la veille par Goebbels. Néanmoins son système de notation reste valide encore aujourd’hui pour conserver la mémoire d’une chorégraphie à l’aide d’une partition écrite sur papier. La notation chorégraphique, reste avec la vidéo, le moyen le plus sûr de retrouver une danse.

1992

Philippe Découflé

Extrait de la cérémonie des J.O. d’Albertville

Musique : Joseph Racaille

Décors : Jean Rabasse

En 1992, Philippe Decouflé est choisi pour réaliser la mise en scène des festivités d’ouverture et de

clôture des XVIe jeux olympiques d’hiver d’Alberville. Avec le costumier Philippe Guillotel et l’assistance de Pascale Henrot, il invente tout un univers de formes inattendues dans un grand show pour 1500 personnages. Particulièrement réussi, ce spectacle-parade est repris par les télévisions du monde entier et constitue le premier événement de ce genre à l’échelle planétaire. Il consacre le terme de chorégraphe au niveau du grand public. Héritier du cinéma de Méliès (1861-1938) comme du peintre chorégraphe allemand Oskar Schlemmer (1888-1943), Decouflé est le premier chorégraphe à allier les arts du cirque, comme le montre cet extrait, à ceux de l’image et de la danse dans un monde qu’il souhaite délibérément enchanteur et magique. Avec cet immense succès, Philippe Decouflé est devenu le chef de file de toute une génération de chorégraphes français issus des années 80 et qui a marqué en profondeur l’histoire de la danse en France.
DVD consultables au centre de ressources de l’ADDA
KOK

Régine Chopinot, 1988, 5', couleur

Ce clip résume de façon burlesque le spectacle éponyme de Régine Chopinot parodiant un match de boxe. KOK mélange habilement danse, sport, opéra, défilé de mode, etc., le tout se déroulant dans un dispositif scénographique des plus originaux.
Waterproof

Conception : Daniel Larrieu. Réalisation : Jean-Louis Le Tacon, 21' , couleur
La scène est devenue eau, les danseurs, amphibies. Les corps évoluent, comme en apesanteur, sur une chorégraphie composée de manipulations subtiles et inspirée par les nouvelles sensations d'un espace modifié. L'alternance de moments calmes et violents contribue à rendre tangible l'atmosphère hallucinée de ce spectacle
La lente marche d'un homme en imperméable au fond de la piscine où flottent des corps en apnée, les scènes saccadées d'immersion soudaine, le combat à la surface de l'eau de danseurs harnachés de bouées : certaines de ces images, réalisées pendant l'élaboration du spectacle aquatique de Daniel Larrieu, en mars 1986, étaient projetées sur écran au bord de la piscine et servaient de transition entre les scènes de cette pièce que la presse surnomma la 'Giselle de l'an 2000'.
Patrick Bossatti




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