Surtout ‘’La jeune Tarentine’’, ‘’La jeune captive’’





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André Durand présente
André CHÉNIER
(France)
(1762-1794)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’La jeune Tarentine’’, ‘’La jeune captive’’

et ‘’Comme un dernier rayon’’).

Bonne lecture !

Il est né à Constantinople, où son père était consul de France. Sa mère, Élisabeth Santi-Lomaca, était une Grecque belle et cultivée : sous son influence, il conçut dès ses plus jeunes ans un véritable culte pour l'antique Hellade qui était, pour lui, la terre de la beauté. L'atmosphère du temps ne put que favoriser cette tendance : on se passionnait pour les découvertes archéologiques (fouilles d'Herculanum et de Pompéi) ; la peinture s'orientait avec David vers un néo-classicisme d'inspiration antique ; l'érudit Brunck donnait d'excellentes éditions des poètes grecs ; l'abbé Barthélemy publiait le ‘’Voyage du jeune Anacharsis en Grèce’’. Depuis la Renaissance, on n'avait jamais cessé d'imiter les Anciens, mais on omettait de plus en plus de retourner aux sources originales, et la mythologie était devenue un ornement artificiel. En se faisant une âme grecque, Chénier allait renouveler la doctrine classique de l'imitation.

Bientôt Mme Chénier vint habiter Paris avec ses fils, André et Marie-Joseph. Leur vocation poétique s'éveilla très tôt, car ils ont tous deux pu s'initier de bonne heure aux questions littéraires et esthétiques dans le salon de leur mère qui recevait des poètes comme Lebrun-Pindare, des artistes comme David et des savants.

André Chénier fit de brillantes études au collège de Navarre (1773-1781), lut et écrivit avec passion, esquissant des poèmes dès l’âge de seize ans. Il s’exerça en imitant Homère, Virgile, Sapho, Théocrite. Sa précocité paraît fulgurante. Une boulimie de savoir érudit et la fougue des sens étaient les sources de son inspiration. Avant vingt ans, il savait ce qu'il voulait faire.

Il entama un

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‘’Art d'aimer’’
Poème
Commentaire
C’était un sujet rebattu : Chénier imita l'’’Ars amatoria’’ d'Ovide, mais fit mieux que le calquer Ovide. Avec un discernement remarquable, il visa à une modernité «philosophique» en cherchant à concilier, dans un domaine habituellement voué aux folâtreries, expérience personnelle et réflexion générale sur l'amour à travers les âges, mythologie païenne et anthropologie des Lumières. Chantier primitif, ‘’L'art d'aimer’’ a souffert de servir d'entrepôt pour les chantiers suivants, surtout les ‘’Bucoliques’’ et les ‘’Élégies’’. Il avait aussi contre lui de n'être qu'un exercice, brillant mais limité, d'imitation libre et qui prêtait à confondre inspiration poétique et embrasement érotique.

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André Chénier ouvrit aussi une série « bucolique », fulmina quelques tirades satiriques sur l'indépendance des arts et la servilité des auteurs, rédigea des élégies pour son maître Lebrun et pour ses amis, songea à un recueil de pièces amoureuses comme en avaient publié Parny et Bertin, rêva d'un poème sur l'Amérique, avatar moderne de l'épopée. Mais il se dissipait et se dispersait : « Rien n'est fait aujourd'hui, tout sera fait demain. » Anticipation et procrastination l'habitèrent toujours.

Après un bref séjour dans l'armée (1782), il voyagea en Suisse et en Italie, mais ne put réaliser le rêve de visiter la Grèce chère à son cœur.

Il composa :

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‘’Épître sur ses ouvrages’’

(1785)
Ce fut l’«art poétique» de Chénier. Il déclare puiser à pleines mains dans le trésor de la Grèce, fonds inépuisable d'idées, d'images, de tableaux sublimes ou gracieux, de beaux vers et de mots harmonieux. Cependant, on ne doit pas l'accuser de plagiat : il sait assimiler ses emprunts, les organiser de façon personnelle, leur donner des résonances modernes.

«Tantôt chez un auteur j'adopte une pensée,

Mais qui revêt chez moi, souvent, entrelacée,

Mes images, mes tours, jeune et frais ornement ;

Tantôt je ne retiens que les mots seulement :

J'en détourne le sens, et l'art sait les contraindre

Vers des objets nouveaux qu'ils s'étonnent de peindre
Commentaire
On songe à l'’’Épître à Huet’’ de La Fontaine, mais Chénier se montra surtout sensible à la plastique grecque : la Grèce est pour lui la terre de la beauté.

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André Chénier se consacra aux deux genres de l’élégie et des bucoliques.

Taillée sur le modèle latin de Properce et de Tibulle, et beaucoup plus libre d'allure que sous Boileau, l’élégie était en plein renouveau vers 1780 : lieu des épanchements et des confidences, elle tendait à devenir un journal de l'âme. Il voulut surpasser Parny et Bertin dans le jeu à la mode de la poésie-vérité en retraçant la chronique de sa liaison avec «d'Azan / Camille», autrement dit avec la trop galante et très belle Michèle de Santuary, épouse de Bonneuil, sœur cadette de l'«Eucharis» célébrée par Bertin. Mais la pente de son tempérament l'orienta vers une combinaison du réel et du rêve, en marge de la vie quotidienne (voyages, maladies, chagrins). Ce fut :

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‘’Élégies’’
Poèmes

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Chénier dépassa les simples causeries en vers de ses débuts pour entretenir avec ses Muses un dialogue productif :

«Par vous la rêverie errante, vagabonde,

Livre à vos favoris la nature et le monde.

Par vous, mon âme au gré de ses illusions

Vole et franchit les temps, les mers, les nations ;

Va vivre en d'autres corps, s'égare, se promène,

Est tout ce qu'il lui plaît, car tout est son domaine

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‘’La paix des champs’’
Poème
Commentaire
Racan, La Fontaine et bien d’autres poètes avaient déjà chanté les charmes de la solitude champêtre. Puis Rousseau les a célébrés à son tour. Chénier renouvela en partie ce thème usé, d’abord par l’évocation de scènes de la Bible, dont le XVIIIe siècle finissant goûtait la poésie rustique, puis par une mélancolie mélodieuse et douce, dont la tonalité était déjà lamartinienne.

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‘’Bucoliques’’

(1785-1787)
Recueil de poèmes
Illustrant la doctrine qu’il avait définie dans son ‘’Épître sur ses ouvrages’’, Chénier composa toute une série d'idylles à l'antique, de petits tableaux de genre.

Le chant bucolique, issu de Théocrite et de Virgile, maîtres vénérés, autorisa des griseries plus subtiles où l'évasion imaginaire se combina avec l'exigence érudite, quasi archéologique, et avec l'appétit vital : fête des sens et de l'intellect, musique de l'âme, il était sans commune mesure avec le genre pastoral sous sa forme traditionnelle. Le répertoire de référence se dilata à l'infini, allant d'Homère à Shakespeare, du Chi-King à Gessner. Le poète-chercheur plongea dans l'’’Anthologie grecque’’ de Brunck pour reconstituer au deuxième degré une civilisation primitive, grecque pour l'essentiel. Ce ne sont pas seulement curiosités d'antiquaire, c'est désir de remonter aux sources de l'être et de son être.

À débiter ‘’Les bucoliques’’ par morceaux, on en détruit la portée. Nœud culturel, fête récréative, réceptacle de fantasmes, chant continu, le recueil s'organisait en un itinéraire poétique à valeur initiatrice : Italie, Sicile, pleine mer, Grèce, Cyclades, autant d'escales où devaient miroiter des images en forme de rêves, fables, mythes, légendes, cortèges et qui menaient l'homme sensible des élans inéduqués du jeune âge (dans un décor surtout sicilien) à la pleine autonomie de la raison (sous un ciel grec).

Si quelques pièces ressemblent un peu trop à des pastiches ou donnent dans la fadeur et la convention, ‘’Les bucoliques’’ offrent en revanche des modèles de grâce mélancolique et de beauté sculpturale.

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‘’La jeune Tarentine’’
Poème
«Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,

Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez.

Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine.

Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.

Là, l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement

Devaient la reconduire au seuil de son amant.

Une clef vigilante a pour cette journée

Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée

Et l'or dont au festin ses bras seraient parés

Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés.

Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,

Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles

L'enveloppe. Étonnée, et loin des matelots,

Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots.

Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine.

Son beau corps a roulé sous la vague marine.

Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d'un rocher

Aux monstres dévorants eut soin de le cacher.

Par ses ordres bientôt les belles Néréides

L'élèvent au-dessus des demeures humides,

Le portent au rivage et, dans ce monument,

L'ont, au cap du Zéphyr, déposé mollement.

Puis de loin à grands cris appelant leurs compagnes,

Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes,

Toutes, frappant leur sein et traînant un long deuil,

Répétèrent : Hélas ! autour de son cercueil.

Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée.

Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée.

L'or autour de tes bras n'a point serré de noeuds

Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux
Analyse
Le sujet de ce petit tableau à la manière antique est la triste histoire d'une jeune fille qui mourut alors qu'elle se rendait dans la ville où elle devait se marier. Le thème est donc celui de la beauté fragile guettée par la mort, du scandale de la mort de cette innocente, aux portes du bonheur, qui est victime de la fatalité, du destin. C’est une églogue funéraire, pleine de grâce et d’harmonie. Ce pourrait être une épitaphe gravée sur le tombeau où Thétis et les Nymphes déposèrent le corps de Myrto.

La forme est celle d’un poème narratif en alexandrins aux rimes suivies.
Dans ce poème qui remue profondément notre sensibilité, la tragédie est annoncée, dès le distique initial, par l’invocation aux « alcyons » (vers 1-2) qui recrée déjà l’atmosphère antique. C’est une entrée en matière éminemment musicale, car elle est haletante, douloureuse, comme entrecoupée de sanglots, par le morcellement du vers 1, fortement rythmé, par, au vers 2, le renversement harmonieux, la reprise en chiasme. Selon des auteurs anciens (Virgile, en particulier, dans ‘’Les géorgiques’’), l’alcyon, qui vivait le long des rivages de la Sicile, divinité marine, l’une des Néréides), qui aurait fait son nid sur les flots (d’où « oiseaux chers à Thétis »), qui est peut-être le martin-pêcheur, aimait gémir et pleurer. Buffon regrettait la disparition de ce mot plein de grâce mélodieuse dont il disait qu’il n’y en avait pas « de plus célèbre chez les Grecs ». Et, ici, il faut bien lui donner, par la dièrèse qu’exige la prosodie, un allongement qui accentue sa noblesse.

« Elle a vécu, Myrto » : dans le large alexandrin qui s’atténue par une rime féminine qu’est le vers 3, « Elle a vécu » est un euphémisme qui annonce le malheur tout en évitant les mots de mauvais augure, et « la jeune Tarentine » nous indique que Myrto habitait Tarente, ville de la Grande-Grèce, dans la Calabre actuelle.

Elle allait, sur un vaisseau, à Camarine, port de Sicile, rejoindre son fiancé, les vers suivants étant consacrés aux préparatifs faits pour les noces. Celles-ci sont alors évoquées par une sorte de prolepse. L’ « hymen » est, ici, le cortège nuptial. Le vers 5 est ralenti par les nombreuses coupes, par la longueur du mot final « lentement » mis en valeur par l’enjambement, tandis que le vers suivant est, au contraire, très rapide. L’issue malheureuse est encore indiquée par l'utilisation du conditionnel. On remarque l’archaïsme « reconduire ». Le « seuil de l’amant » est évidemment, par une métonymie, le seuil de la maison du fiancé (« amant », en ce temps, désignant celui qui aime). Les détails qui suivent montrent une érudition discrète mais profonde. « Clé vigilante » est, à la façon d’Homère, une hypallage significative qui attribue à l’objet la préoccupation de la personne. C’est par métonymie que « cèdre » désigne le coffret de cèdre, bois odoriférant qui était utilisé pour recevoir des objets précieux, pour conserver en bon état les tissus. « Hyménée » est le mot noble pour mariage. Au vers 9, le mot « or », pour le métal précieux dont sont faits les bracelets, est mis en valeur par une coupe 2 / 10, et l’inversion sert à repousser à la fin du vers « ses bras seraient parés ». « Blonds » est la seule note de couleur du morceau, mais elle est très improbable dans cette région méditerranéenne où les femmes comme les hommes sont très bruns.

Puis, le changement de temps étant bien marqué par « Mais », le poète revient au voyage dont le récit prend une allure dramatique. Y concourt d’abord la construction de la phrase à laquelle beaucoup de rapidité est donnée par l’anacoluthe, ce tour elliptique ancien qu’on ne se permet plus aujourd’hui, où une proposition subordonnée sans sujet indiqué, ici, « seule sur la proue, invoquant les étoiles », avait un sujet différent de celui de la principale, qui ici est « le vent ».

Myrto est à la proue comme pour se rapprocher le plus possible de ce bonheur futur dont, cependant, elle n’est pas tout à fait sûre, d’où son invocation aux étoiles. Peut-être cette allusion indique-t-elle que la scène est nocturne, ce qui ajouterait au caractère dramatique. Joue un rôle aussi la construction des vers qui, après la surprise de la présence du vent, ménage un enjambement très fort après lequel en est révélée la conséquence : la chute de Myrto dans les flots. Les « voiles » pourraient être à la fois celles du vaisseau et ceux dont est vêtue la jeune fille. L’enjambement nous fait réagir parce que nous sympathisons avec la jeune fille, et le rejet permet d’éloigner le plus possible le verbe « enveloppe », qui est au présent, ce qui rend l’action plus saisissante. Les coupes sont fortes, mettant en relief aussi le mot « étonnée » qui avait autrefois un sens très fort (paralysée de frayeur, frappée comme par le tonnerre). Au vers 14, l’accumulation, la simple juxtaposition d’actions, ont un effet d'entraînement, suggèrent leur succession rapide et inéluctable.

Puis, à la suite de cette précipitation, la prise de conscience de l’événement par les matelots est rendue par la répétition de « elle est au sein des flots », qui est aussi une sorte de refrain lugubre, tout à fait dans la manière antique, une résonance, une amplification. Mais si le « sein des flots » est une périphrase traditionnelle, c’est aussi la suggestion d’un retour à la protection dont on jouit dans le ventre maternel. « Son beau corps a roulé sous la vague marine » est un euphémisme pour « elle s'est noyée », tandis que « la vague marine » est une autre métonymie.

Le poète fait ensuite intervenir, pour une cérémonie funèbre (vers 17-30), les divinités marines, la déjà nommée Thétis et les Néréides, nymphes de la mer, filles de Nérée, dieu de la mer. Les vers 17 et 18 sont construits de façon à retarder, par l’inversion, la désignation du danger que court le « beau corps » dans les eaux, les « demeures marines ». « Monstres dévorants » est une allusion aux superstitions des matelots de l'époque qui croyaient que les noyés étaient dévorés par des monstres parce que leurs corps n'étaient jamais retrouvés. Le « monument » du vers 21, qui se serait trouvé au « cap du Zéphyr » (personnification du vent), à mi-chemin entre Tarente et Camarine et ainsi nommé au temps de la Grande-Grèce, justifie bien l’idée que le poème est une épitaphe, ce semblant servir à le montrer, comme si nous étions devant lui. « Mollement » n’a rien de péjoratif, le mot ayant été choisi par le poète, qui aimait l’utiliser, pour ses sonorités amples et douces, pour marquer les délicates attentions à l’égard de la jeune fille, le poète ayant soin d’écarter toutes les images de la mort trop douloureuses.

À cette cérémonie funèbre, protestation contre une injustice du sort, est convoquée toute la nature par l’entremise des nymphes de la mer (les « compagnes »), des bois, des sources, des montagnes, ce qui donne à cette aventure humaine une conclusion merveilleuse d’une gracieuse poésie. La phrase est une autre anacoluthe, car, après la proposition participiale qui a pour sujet non désigné « Néréides », on trouve une principale où le sujet bien désigné est « Toutes ». Par un geste rituel, elles « frappent leur sein » en signe de deuil. « Traînant un long deuil » suggère à la fois le temps qui lui est consacré, la lenteur et l’accablement, comme la longueur des vêtements portés. Les rimes « deuil » et « cercueil » sont frappantes, mais le mot « cercueil », moderne et impropre, détonne dans cette évocation qui se veut antique. La répétition de « Hélas ! » joue le même rôle que celle trouvée auparavant : l’interjection spontanée se développe en une mélopée qui est la prise de conscience de ce qui aurait dû être le bonheur nuptial de la fiancée, maintenant tutoyée par celles dont elle est devenue la sœur, d’où la reprise du tableau qui a déjà été brossé aux vers 5-10. Ce rappel de la toilette de la mariée a un effet particulièrement dramatique. Le dernier vers parut trop hardi à Marie-Joseph Chénier lorsqu’il publia ‘’La jeune Tarentine’’ : il se permit de le retoucher en lui restituant une coupe régulière avec un accent après la sixième syllabe : « Et le bandeau d’hymen // n’orna point tes cheveux », retouche malheureuse puisqu’il y a répétition de « hymen », suppression des parfums, diminution de la musicalité du vers, tandis que celui d’André Chénier est très fluide, très évocateur.
Par sa composition même, surtout mélodique, ce poème touchant, qui, par une progression nette, est de plus en plus triste, est un chant funèbre. Mais, par sa magie poétique, son recours à des hardiesses de style et de versification, Chénier a transformé en grâce mélancolique l’horreur du trépas. Les rythmes, les rimes, les sonorités ont un pouvoir évocateur : ils ont été choisis pour créer une atmosphère harmonieuse de douceur, de grâce, de tristesse. La musique du vers traduit admirablement l’émotion que ressent le poète devant une aimable destinée prématurément achevée, une vie fauchée dans sa fleur. Il a, sous la forme antique, sous l’hellénisme qu’il connaissait parfaitement, exprimé une sensibilité sincère et un pathétique moderne, retrouvé l’humanité éternelle.

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