Gabriel Lemonnier, salon de Madame Geoffrin en 1755,1812, Rouen, Musée des Beaux-Arts





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Le siècle des lumières


une lecture chez madame geoffrin, g. lemonnier


Réf. : Gabriel Lemonnier, salon de Madame Geoffrin en 1755,1812, Rouen, Musée des Beaux-Arts.


La philosophie des Lumières constitue des points de départ des transformations politiques que connaît l’Europe au XIX e siècle. Qui sont les acteurs, au XVIII e siècle, de ces idées nouvelles ? Quelles sont ces idées nouvelles ? Comment celles-ci se diffusent-elles ?




  1. Quelles sont les idées principales des Lumières ?

Introduction


Doc. n°1 : Les idées principales des Lumières

« Qu'est-ce que les Lumières ? La sortie de l'homme de sa Minorité, dont il est lui-même responsable. [...]

La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes [...] restent [...], leur vie durant, mineurs, [...] Il est si aisé d'être mineur! [...] Je n'ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer; [...]

Or, pour les lumières, il n'est rien requis d'autre que la liberté; et à vrai dire, la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom, à savoir celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines. Mais j'entends présentement crier de tous côtés : "Ne raisonnez pas !" L'officier dit : "Ne raisonnez pas, exécutez ! " Le financier: "Ne raisonnez pas, payez ! " Le prêtre: "Ne raisonnez pas, croyez !" [...] Il y a partout limitation de la liberté. » [...]

Réf. : Kant, Réponse à la question: Qu'est-ce que les Lumières?, 1784.

« Philosopher, c’est donner la raison des choses, ou du moins la chercher; car tant qu’on se borne à voir et à rapporter ce qu’on voit on n’est qu’un historien. Quand on calcule et mesure la proportion des choses, leurs grandeurs, leurs valeurs, on est mathématicien; mais celui qui s’arrête à découvrir la raison qui fait que les choses sont, et qu’elles sont ainsi plutôt que d’une autre manière, c’est le philosophe proprement dit. »

Réf. : Diderot

« Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, [...] tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, ils vécurent libres, sains, bons et heureux [...] Mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du concours d’un autre, dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux [...], la propriété s’introduisit, les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes dans lesquelles on vit bientôt l’esclavage. »

Réf. : Rousseau




  1. Qui sont les auteurs de ces extraits ?

  • Kant ;

  • Diderot ;

  • Rousseau.

  1. Quel est le point commun à ces auteurs ? Ce sont des Lumières.

  2. Comment définir ce mot, ce courant ?

Il s’agit de la sortie de l’homme de sa minorité, ce qui signifie : L’homme doit se servir de sa raison et réfléchir  Faire la lumière sur quelque chose.

  1. Quelles sont les idées développées dans ce document n°1 ?

  • La liberté de penser, de raisonner en toutes circonstances  l’homme est libre;

  • Philosopher, donner la raison des choses  la raison doit triompher ;

  • Tous les hommes sont égaux et aucun ne devrait être supérieur à l’autre  contre les inégalités.

  1. D’après toi, ces idées sont-elles révolutionnaires pour l’époque ? Explique.

Nous sommes un peu avant la révolution française, les idées émergent et font grand bruit car elles ne sont pas « traditionnelles » et bousculent les habitudes populaires. (Absolutisme de Louis XIV).


  1. Quelques Lumières




  1. Voltaire




Doc. n°1 :

Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse : c’est à toi. Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps (…) Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr et des mains pour nous égorger. Fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère. Que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi, que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés « hommes » ne soient pas de signaux de haine et de persécution. Que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil. Que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire. Qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau (…) Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage que ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! si les guerres sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchoirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis la Siam (= ancien nom de la Thaïlande) jusqu’à la Californie, tant bonté qui nous a donné cet instant.

Réf. : Voltaire, Traité sur la tolérance, 1763



  1. A qui Voltaire s’adresse-t-il ? Dieu.

  2. Comment le considère-t-il ?

Voltaire est surement croyant mais il se permet néanmoins de lui parler directement sans faire appel à une tierce personne (Prêtre, curé,…)

  1. Que constate Voltaire sur sa société ?

Il y a un paradoxe car les gens sont tous croyants mais pourtant ils ne savent pas vivre ensemble.

  1. Quelle est l’idée que prêche Voltaire dans ce document ?

La tolérance (La tolérance entre les classes sociales)

  1. A votre avis, les idées de Voltaire sont-elles encore actuelles ? Explique.

Les idées de Voltaire ont été novatrice pour l’époque, car personne n’osait parler à Dieu sans être dans une église, personne n’osait dire à Dieu qu’il n’était pas content avec ses choix,…

A l’heure actuelle, la tolérance est encore prônée par de nombreux auteurs, il s’agit d’une valeur que tout un chacun doit posséder.


  1. Rousseau




Doc. n°2 : Extrait de plusieurs œuvres de Rousseau

  1. Discours sur l’origine de l’inégalité

" Le premier, qui ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. (...) Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages... en un mot, tant qu'ils s'appliquèrent à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons, heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant ; mais dès l'instant qu'un homme eût besoin du secours d'un autre, dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans laquelle on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons."

Réf. : Extrait de J.-J. Rousseau, "Discours sur l'origine de l'inégalité...", 2e partie, 1755.

  1. La critique sociale de Rousseau

"Vous vous fiez à l'ordre actuel de la société sans songer que cet ordre est sujet à des révolutions inévitables (...). Nous approchons de l'état de crise et du siècle des révolutions. Qui peut vous répondre de ce que vous deviendrez alors ? Tout ce qu'ont fait les hommes, les hommes peuvent le détruire. Il n'y a de caractères ineffaçables que ceux qu'imprime la nature et la nature n'a fait ni princes ni riches ni grands seigneurs (...). Celui qui mange dans l'oisiveté ce qu'il n'a pas gagné lui-même le vole. Il doit en travail le prix de son entretien : cela est sans exceptions. Travailler est donc un devoir indispensable à l'homme social. Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon."

Réf. : J.-J. ROUSSEAU, Émile, livre III.

  1. L'ordre social, résultat d'un contrat

"L'homme est né libre et partout il est dans les fers. (...) Si je ne considérais que la force et l'effet qui en dérive, je dirais: " Tant qu'un peuple est contraint d'obéir et qu'il obéit, il fait bien; sitôt qu'il peut secouer le joug et qu'il le secoue, il fait encore mieux: car en recouvrant sa liberté par le même droit qui la lui a ravie, ou il est fondé à la reprendre, ou on ne l'était point à la lui ôter." Mais l'ordre social est un droit sacré qui sert de base à tous les autres. Cependant, ce droit ne vient point de la nature, il est donc fondé sur des conventions. Il s'agit de savoir quelles sont ces conventions."

Réf. : J.J. Rousseau, Du contrat social (chapitre 1, " Sujet de ce premier livre")




  1. Qui est le fondateur de la société civile ?

Le premier homme à avoir imposé sa propriété.

  1. Qu’est-ce qui rend l’homme libre et heureux ?

La liberté de vivre comme bon lui semble, sans avoir besoin d’une tierce personne.

Egalité entre les personnes.

  1. Qu’est-ce qui rend l’homme esclave de la société ? Explique.

Dès qu’un homme à besoin d’un autre, dès que l’égalité et la liberté n’est plus respecté.

Dès que la propriété individuelle est mise (trop) en avant.

  1. D’après Rousseau, vers quelle catastrophe la France coure-t-elle ? La révolution.

  2. Qu’est-ce qui est indispensable à l’homme social ? Il doit travailler.

  3. Comment Rousseau qualifie-t-il les hommes ? De fripons.

  4. Quel est le contraste social dans lequel vit Rousseau ? Y-a-t-il un rapport entre ce contraste social et les idées de Rousseau ? Explique.

Il y a des riches et des pauvres, des puissants et des faibles mais tous les hommes sont normalement égaux.

  1. Explique cette phrase : « Tant qu'un peuple est contraint d'obéir et qu'il obéit, il fait bien ».

Cette phrase signifie que tant que les hommes obéissent sans sourciller alors la société fonctionne correctement.

  1. Qu’est-ce qui est un droit sacré ? L’ordre social.

  2. Ce droit est fondé sur des conventions, quelles sont-elles ? Explique.

On ne le sait pas, mais elles existent, elles ne sont pas définies  l’ordre social est bouleversé.



  1. Quelles sont les idées que prône Rousseau ?

  • La tolérance religieuse : chacun doit avoir la possibilité de choisir sa propre religion.

  • Une nouvelle société : basée sur des droits pour tous les citoyens

  • Contre les inégalités : tous les hommes sont égaux et aucun ne devrait être supérieur à l’autre.

  • L’Homme est libre : l’homme a le droit de s’exprimer et de penser

  1. En quoi ses idées peuvent-elles paraître proprement révolutionnaires pour ses contemporains ?

Car ses idées bouleversent la société, elles la bousculent.

Les idées bousculent la religion (très important à l’époque).

Les idées bousculent la société, Rousseau met le roi est en retrait de la société.

Les idées bousculent les inégalités car Rousseau veut que tous les hommes soient égaux.


  1. Montesquieu

Doc. n°3 :

Lorsque dans la même personne, ou dans le même corps (=institution, assemblée) (…) la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il y a point de liberté, parce qu’on peut craindre que le (…) monarque fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement (…)

Il n’a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice (…) Comme dans un Etat libre, tout homme qui est censé avoir une âme libre doit être gouverné par lui-même, il faudrait que le peuple eût la puissance législative. Mais comme cela est impossible dans les grands Etats et est sujet à beaucoup d’inconvénients dans les petits, il faut que le peuple fasse par ses représentants tout ce qu’il ne peut pas faire lui-même. L’on connaît beaucoup mieux les besoins de sa ville que ceux des autres villes (…) Il ne faut donc pas que les membres du corps législatif soient tirés en général de la nation ; mais il convient que, dans chaque lieu principal, les habitants se choisissent un représentant. (…)

La puissance législative sera confiée et au corps des nobles et au corps qui sera choisi pour représenter le peuple, qui auront chacun leurs assemblées et leurs délibérations à part, et de vues et des intérêts séparés (…)

La puissance exécutrice doit être entre les mains d’un monarque parce que cette partie du gouvernement (…) est mieux administrée par un que par plusieurs (…).

Réf. : Charles de Montesquieu, De l’esprit des lois, 1748.




  1. Selon Montesquieu, à partir de quel moment n’y-a-t-il plus de liberté ?

Dès que la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice et que ces deux puissances sont sous l’autorité d’un seul homme.

  1. Montesquieu parle d’un monarque tyrannique, qui est-il ? Explique.

Louis XIV était le maître absolu (absolutisme) il avait TOUS les pouvoirs, c’est ce que réfute Montesquieu.

  1. D’après Montesquieu, qui devrait être en possession du pouvoir législatif dans un Etat libre ? Pourquoi ? Quel en est le souci ? Dès lors, quelle est la solution apportée ?

Le peuple (ou l’homme lui-même) car il est le seul à savoir et comprendre ses besoins et ses attentes, seulement, le problème est que le peuple a besoin d’un représentant pour tout ce qu’il ne sait pas faire lui-même, le peuple n’est pas infaillible. La société va donc élire un représentant par nation.

  1. Dès lors, à qui sera confiée la puissance législative ? Pourquoi ?

Aux nobles et au peuple. (Un représentant)

Car si la puissance législative est partagée entre les nobles et les riches, alors l’égalité des chances sera respectée.

  1. A qui doit-être confiée la puissance exécutrice ? Pourquoi ? Explique à l’aide d’un exemple.

Au monarque parce qu’il vaut mieux que ce soit une personne qui gouverne plutôt que plusieurs.

Exemple : Le Roi est le seul en possession des pouvoirs pour faire appliquer une loi ou autre.

  1. Dès lors, quelles sont les idées prônées par Montesquieu ? Etaient-elles révolutionnaires pour l’époque ?

  • Une nouvelle société : basée sur des droits pour tous les citoyens.

  • Contre les inégalités : tous les hommes sont égaux et aucun ne devrait être supérieur à l’autre.

  • Contre l’absolutisme : il faut un pouvoir exécutif, législatif et judiciaire séparé pour garder les libertés de chacun.

Les idées sont révolutionnaires car elles bousculent la société et surtout le Roi, elles prônent l’égalité et les droits des hommes.


  1. Diderot et D’Alembert

Doc. n°4 :

La puissance qui vient du consentement des peuples, suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société (…) et qui la fixent et le restreignent entre des limites. Car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement et sans réserve à un autre homme parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier : c’est Dieu (…) qui ne perd jamais de ses droits et ne les communiquent point. Il permet pour le bien commun et pour le maintient de la société que les hommes (…) obéissent à l’un d’eux : mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non par aveuglément et sans réserve(…).

Le gouvernement quoique héréditaire dans une famille, et mis entre les mains d’un seul, n’est pas un bien particulier, mais un bien public, qui par conséquent ne peut jamais être enlevé au peuple, à qui seul appartient essentiellement en pleine propriété (…). En un mot, la couronne, le gouvernement et l’autorité publique sont des biens dont le corps de la nation est propriétaire, et dont les princes sont les dépositaires.

Réf. : Denis Diderot, article : Autorité politique, dans Denis Diderot et Jean D’Alembert, Encyclopédie ou dictionnaire raisonnée des sciences, des arts et des métiers, 1751.




Doc. n°5 :

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est une encyclopédie française, éditée sous la direction de Diderot et d’Alembert (1717-1783) Il s’agit d’un ouvrage majeur du XVIIIe siècle. Au-delà des

savoirs qu’elle compile, le travail qu’elle représente et les finalités dont la chargent ses auteurs deviennent un symbole de l’œuvre des Lumières, une arme politique et, à ce titre, l’objet de nombreux rapports de force entre les éditeurs, les rédacteurs et le pouvoir ecclésiastique. http://pagesperso-orange.fr/stanislas/gastronomie/encyclopedie%20diderot.jpg

http://www.univ-paris-diderot.fr





  1. Qu’est-ce qui est comprimé entre des limites ? Explique.

La puissance du peuple.

  1. Pourquoi l’homme ne peut-il pas se donner sans réserve à un autre homme ?

Car l’homme appartient à Dieu.

  1. Pour Diderot, quelle est la place de la religion dans la société ?

La religion est très importante mais elle ne doit pas être aveugle, la foi doit être réfléchie et raisonner.

  1. Quelle est la place de la couronne dans la société ?

Elle est la par hérédité, elle surveille la société mais elle doit gouverner en collaboration avec le peuple.

  1. Quelle est la place du peuple dans la société ?

Le peuple est au centre de tout, c’est lui qui décide et qui en fait part à la couronne.

  1. Qui a écrit l’encyclopédie ? Diderot et D’Alembert




  1. Pourquoi est-ce une arme politique ?

Elles permettent aux philosophes de diffuser leurs idées à d’autres personnes

  1. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de textes de D’Alembert ? Qui est-il ?

Il s’agit d’un mathématicien, il n’a pas écrit beaucoup de textes ; c’est lui qui a réalisé les planches mathématiques, physiques,… dans l’encyclopédie

  1. Quelles sont les idées véhiculées par Diderot ?

  • Une nouvelle société : basée sur des droits pour tous les citoyens.

  • Contre les inégalités : tous les hommes sont égaux et aucun ne devrait être supérieur à l’autre.

  • La religion critiquée : il faut avoir l’esprit critique au sujet de la religion.

  • La raison doit triompher : il faut calculer et mesurer la proportion des choses, leurs grandeurs, leurs valeurs.

  • Connaître toutes choses : grâce à l’encyclopédie, nous pouvons garder une trace et la donner à nos successeurs.



  1. Synthèse


Après les révolutions anglaises contre l’absolutisme, les penseurs français critiquent de plus en plus fortement l’Ancien Régime. Les philosophes des Lumières, parmi lesquels on trouve des penseurs exceptionnels (Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot…) s’attaquent ainsi aux principes de la France pour suggérer des changements. L’Encyclopédie, ouvrage monumental est le symbole de l’esprit des Lumières.

Au niveau social, l’égalité de tous est soulignée par les Lumières, qui rejettent donc la séparation de la société en trois ordres et les privilèges. Ils souhaitent la tolérance et non la répression, et défendent la liberté d’opinion et de religion, qui n’existent pas à l’époque.

Au niveau religieux, l’Eglise catholique est fortement critiquée car les Lumières estiment qu’elle ne favorise pas la vraie foi et qu’elle cherche simplement à s’enrichir et à augmenter son pouvoir.

Au niveau politique, la monarchie de droit divin est totalement rejetée de même que l’absolutisme. Montesquieu a ainsi montré que, pour être bien gouverné, il fallait que les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) soient séparés, ce qui n’est évidemment pas le cas avant 1789.

On peut donc dire que les Lumières ont provoqué une révolution des idées en France, préparant la révolution politique et sociale à partir de 1789.

Mais les idées des Lumières ne se sont pas limitées à la France, elles ont aussi traversé l’Atlantique pour se retrouver en Amérique, elles seront dès lors, le siège de la révolution américaine.



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