La pensée du xviiième Siècle les lumières





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date de publication14.05.2017
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(La pensée du XVIIIème Siècle – les lumières(

Cette pensée va contribuer à changer les fondements sociaux. Cette pensée prépare le monde à venir. Les hommes des lumières n’ont jamais anticipé sur cet évènement majeur dans l’Histoire de l’Europe qu’est la révolution française, ils ne l’ont jamais souhaité. Jean-Jacques Rousseau ne pense pas un seul instant qu’un gouvernement démocratique soit faisable dans un si grand pays, sa démocratie est destinée à « un peuple de Dieux ».

En revanche, la démarche des lumières va être d’une certaine manière déclencheur, pensée humaniste, rupture de la modernité. Ces hommes sont des philosophes de l’Ancien Régime. Le XVIIIème siècle se situe dans une aristocratie européenne. Critique de l’héritage religieux : christianisme, critique de la monarchie absolue, la manière dont ils redessinent les savoirs fondamentaux (L’Encyclopédie). Ces éléments sont au premier sens du terme radicaux et profondément moraux.

C’est dans l’Etat le mieux favorisé qu’apparaissent les premières crises. Un projet plus réformiste que le projet des Lumières. Un seule révolution est comparable avec la française : la russe. Dans le cadre de la révolution russe, l’on peut considérer que c’est terminé. Les conséquences de la révolution française étaient toujours présentes. Et que cela peut se retourner contre le régime (décolonisation).

Montesquieu

Dans la démarche de L’Esprit des Lois, Montesquieu se veut universel et l’Esprit des Lois ne se contente pas d’envisager un régime moderne et de critique la monarchie absolue mais de rendre intelligible la société à travers ses lois et ses institutions. Un grand sens de la diversité et du relativisme.

Le sens de la diversité : Montesquieu est l’héritier de Descartes et aura pour héritiers les libéraux de Constant et de Tocqueville. Il aurait pu être considéré comme libéral à la lumière du XVIIIème siècle. C’était un des premiers anthropologues (et sociologue) (Théorie des climats). Montesquieu distingue les gouvernements, régimes politiques selon le temps et l’espace mais ne fera jamais de topologie mais fera de la comparaison plutôt que d’essayer de trouver des invariants universels. Il va établir des passerelles à travers des différences connues et assumées. Il s’agit de connaître les nuances des choses beaucoup plus qu’une seule couleur.

Le relativisme : Il va s’attacher à déterminer toutes les influences, une démarche sociologique. Quel est le rapport avec l’économie, la religion, le climat ? Rien ne lui apparaît comme universel car chaque chose doit être relativisée par rapport à son contexte mais dans chaque pays il y a de l’universel.

Le déterminisme : il croit que les choses ont une nature, le droit naturel est fondateur du contrat social. Cela signifie que les lois existent dans toutes les sociétés. Le monde est intelligible car il est rationnel.

Le scepticisme : si les lois sont fondé sur la raison et si elles dérivent de leur nature des choses, elle sont soumis à beaucoup d’aléas à ceux qui font les lois, ceux qui gouvernent. Nombre de législateurs sont inférieurs à leur mission, infirmité des lois concrètes, de ceux qui font la loi. L’homme tombe, tous les jours.

Il y a dans L’Esprit des Lois, la théorie des gouvernements avec la question de la séparation des pouvoirs étant la plus connue. Typologie déjà abordée par Aristote ? Mais d’autant plus importante à la lumière des évènements à venir. Montesquieu distingue la nature de chaque gouvernement, ce qui le fait agir par trois types de gouvernements :

  • le gouvernement républicain : celui où seulement une partie du peuple a un partie de la puissance souveraine (soit organisée dans sa totalité, soit une partie du peuple. Le moment où le peuple est au cœur du pouvoir. La république démocratique implique que l’ensemble des citoyens doit être un peuple vertueux (au sens civique) « la faculté à chaque instant pour chaque citoyen de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Ce qui peut être possible uniquement dans de petites cités dans lesquelles les citoyens peuvent se retrouver sur une place publique, la démocratie athénienne qui n’est possible qu’hypothétiquement ou dans une petite cité. Comprend en son sein :

la république aristocratique : le pouvoir à certains seulement, ce gouvernement peut être l’un des plus efficace si l’aristocratie n’est pas une oligarchie mais reste ouverte et qui doit faire oublier aux gouvernés son existence. Pas d’accentuation des inégalités. Une aristocratie qui doit être nombreuse, à l’anglaise, accueillant à chaque nouvelle génération des éléments. Plus une aristocratie approchera de la démocratie, plus elle sera parfaite ; plus elle s’approchera de la monarchie, moins elle sera parfaite.

  • le gouvernement monarchique : il se définit lorsqu’un seul gouverne selon les lois fondamentales qui s’exercent grâce à des pouvoirs intermédiaires. Un gouvernement qui protège. Ce qui prime, c’est l’honneur (≠ vertu). Le principe du gouvernement monarchique ne se tient pas uniquement dans les mains du monarque, reconnaissance des statuts… (plus modèle AR que monarchie anglaise). Ce régime occupe la première place dans le paysage européen.

  • le gouvernement despotique : seul type qu’il condamne fermement, sans lois ni règles avec la peur et la crainte. Les sujets appartiennent au prince. Montesquieu écarte par là, l’idée d’un despotisme éclairé. C’est ici qu’il fait la critique du régime français : monarchie de droit divin, monarchie de type absolu.

Cette typologie permet à Montesquieu d’avancer ses préférences les plus profondes (monarchie aristocratique), il développe alors la théorie du gouvernement modéré.

Montesquieu semble moins préoccupé par les formes des gouvernements que des institutions qu’il y a derrière. La théorie politique de Montesquieu est une politique de contrepoids, tout pouvoir corrompt, le pouvoir absolu est corrompu absolument. Contrepoids des corps intermédiaires, d’une division territoriale, d’une séparation des pouvoirs.

Cette doctrine de la séparation des pouvoirs n’a pas forcément la portée que l’on lui prête en 1789. Il distingue trois pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire. Ces trois pouvoirs ne doivent pas se concentrer au sein des mêmes mains, confusion des pouvoirs dans ce cas-là. Il ne nous dit rien d’une rigoureuse séparation des pouvoirs qui mettra au moins un siècle en France à se régler (et encore sans considérer le pouvoir judiciaire).

Ce qu’il préconise est une harmonie entre les pouvoirs, une co-souveraineté partagée entre le roi, l’aristocratie et le peuple. Sa théorie des corps intermédiaires se projette dans le système anglais dont il fait éloge et que son origine est coutumière.

Le thème de la décentralisation contre le despotisme. La diversité des territoires et leur autonomie. Un mouvement qui nourrit une partie du débat politique au XVIIIème siècle mais qui ne sera pas reprise pas Rousseau.

Montesquieu estime que le peuple doit être religieux mais n’est pas conforme avec le cléricalisme français.

Les idées sociales n’ont rien de très révolutionnaire. L’idée de l’égalité pour lui est un rêve, que le peuple puisse se gouverner par lui même une chimère. Si l’on pouvait résumer, Montesquieu est un conservateur éclairé.

Jean Jacques Rousseau

Le Contrat Social écrit en 1762. C’est sans doute l’œuvre qui donne l’essentiel si ce n’est le concentré des idées politiques. Des idées iconoclastes. Il parle à tout instant de lui même, il est entièrement présent dans son œuvre. L’homme est constamment tenté par l’utopie, le réel est une épreuve. Critique radicale du réel de son temps. « L’homme est né libre et partout

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