Le livre des nouvelles fantastiques





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Le livre des nouvelles fantastiques 


Collège Gaston Bachelard 4eB


LA MAISON ABANDONNEE

Cette histoire s’est passée au Royaume-Uni, dans une petite campagne enneigée et peu peuplée, il y a quelques années.

Mélina et ses amies se promenaient dans un champ, quand tout à coup, elles découvrirent une maison abandonnée ou du moins pour l'instant. Elles y entrèrent. Le vent claquait sur les portes, les fenêtres s'ouvraient, se fermaient et les escaliers grinçaient. Les filles avaient peur mais tentaient de surmonter leur appréhension peu à peu. Quand tout à coup, Mélina vit une ombre par la fenêtre. Comme la porte était ouverte, on voyait cette ombre s'approcher de plus en plus. Elle avait la gorge serrée, des sueurs froides et elle tremblait. Mélina en parla à ses amies, mais elles ne la croyaient pas, toutes se retournèrent et furent terrifiées. Elles se demandaient qui c'était car c'était une très petite campagne donc tout le monde se connaissait. Les filles se réfugièrent et se cachèrent à l'étage. Mélina voulait descendre pour voir ce que la personne voulait. Mais ses amies lui dirent que c'était dangereux, qu'il était peut-être armé ! Elle ne les écouta pas et y alla, elle se retrouva toute seule en bas quand l'ombre surgit derrière elle. L'ombre lui tapota l'épaule, Mélina sursauta et se retourna brusquement. Et elle vit enfin qui c'était, c'était un vieil homme qui trainait souvent dans le village et qui faisait peur. Il lui demanda ce qu'elle faisait là, et elle lui répondit qu'elle était tombée sur cette maison abandonnée avec ses amies. 

Mélina lui dit : « Et vous ? ». Il lui répondit : « J’étais parti manger, et me voilà rentré à ma maison. ». Mais en réalité ce vieil homme revenait d'un centre psychiatrique où il était resté trois mois à cause de sa maladie qui était la schizophrénie. Sa maladie le reprit et il tua Mélina.

Lorène AUBERTIN

* * *

L’OMBRE D’UN MORT

C'était un soir de Janvier, il faisait froid, la neige tombait, je me rendais chez ma grand-mère qui vivait seule depuis la mort de mon grand-père. Il travaillait à la gare de Molay-Littry en Basse-Normandie. Je ne l'ai pas connu, mais j'aurais bien aimé. Arrivée chez elle, on parla de la routine jusqu'au moment où je vis un cadre accroché à son mur de son salon, je ne l'avais jamais remarqué auparavant. Je m'approchai et vis un homme à côté d'une locomotive. Je réfléchis et lus en bas du tableau le nom de mon grand-père et le nom de la gare suivi d'une date.

A ce moment précis, je demandai à ma grand-mère dans quelle circonstance mon grand-père était mort. Elle me répondit qu'il avait eu un accident de travail et qu’elle n’en avait jamais su plus. Elle partit dans la cuisine, je la suivis et lui en demandai davantage mais elle ne parla plus. Alors je lui annonçai que j'allais mener ma propre enquête sur la mort de mon grand-père. Et à ce moment, elle se brusqua et me dit que ce n'était pas une bonne idée, et que c'était du passé.

Malgré son avertissement, je décidai de faire des recherches en allant à la bibliothèque de la ville mais sans succès. Je ne découvris aucune information importante. Je rentrai chez moi et regardai sur internet et découvris un article de journal qui parlait d'une disparition à la gare en 1986, l'année de la mort de mon grand-père. Je n'arrivais pas à voir ce qui avait été écrit mais je reconnus la photo qui ressemblait étrangement à celle de ma grand-mère. Fatiguée par cette journée, j'allai me coucher.

Cette nuit-là, je fis un étrange rêve dans lequel je me voyais suivie par une personne dans une gare. C’était comme un rêve prémonitoire. Alors je décidai de me rendre à l'endroit où mon rêve s'était passé. C’était à la gare dans laquelle avait travaillé mon grand-père. Arrivée là-bas, je découvris une vieille gare abandonnée toute taguée, je vis au loin un garage entrouvert, alors j'ouvris cette grande porte et aperçus des locomotives, des rails, des outils… A ce moment là, j'eus la vision d'un vieil homme devant la maison de ma grand-mère. Je continuai dans l'angoisse qu'on me surprenne ici. Je m'approchai d'une locomotive qui semblait occupée. Je montai dedans et découvris de la nourriture et un cigare que je reconnus immédiatement : c'était la marque préférée de mon grand père qu'il faisait venir de Cuba. J'ouvris un petit placard dans lequel se trouvaient des habits sur lesquels figurait un nom en partie effacé et je lus difficilement - Lucien Dubois – c’était le nom de mon grand-père et soudain, la porte se ferma dans un grand claquement et j’entendis des bruits de pas. Je commençais à avoir des sueurs froides et ma gorge se serra. Une ombre apparut et se mit à me courir après comme dans mon rêve.

La silhouette me poursuivit jusqu’au moment où je me retournai, et vis un visage familier. Je reconnus ma grand-mère. Elle me dit que ce n’était pas une bonne idée de rester ici et que l’esprit de mon grand-père hantait toujours cette gare. Le lendemain, je retournai sur les lieux sans ma grand-mère et allai dans ce vieux garage et tout à coup, la locomotive toute rouillée qui semblait ne pas avoir fonctionné depuis au moins cinquante ans se mit en marche. Effrayée par cet étrange phénomène, je me dirigeai vers la porte de sortie qui ne voulait pas s’ouvrir et restait bloquée. Je vis une silhouette se déplacer et s’estomper peu à peu. Je compris que l’esprit de mon grand-père était toujours là. La porte se débloqua et je pus m’enfuir. Plus le temps passait, plus mes nuits étaient horribles, plus mes journées étaient longues, plus je sentais une présence derrière moi, plus j’entendais des voix, plus je voyais des ombres. Je ne voulais qu’une seule chose, c’était que tout cela s’arrête. Peu à peu, la vie reprit son cours, mais je n’oublierais pas de sitôt tout ce qui m’était arrivé. Dans les jours qui suivirent, je reçus un appel. C’était le propriétaire du vieux garage qui m’apprit qu’il avait découvert, dans la locomotive, le corps d’un homme, qui avait disparu depuis des années. Ma respiration se coupa.

Deborah BENOIST

* * *

DEMENAGEMENT

Dans un village proche de Dijon, au cœur d'une forêt broussailleuse, se trouvait une maison. Cette maison était faite de pierres taillées datant de 1960. Construite avec un étage, elle avait un grand terrain avec un étang et un arbre. La famille qui emménageait ce jour-là avait trouvé la maison sympa, jolie, ils avaient été conquis par son charme ancien.

Ce couple avait deux enfants et un chien. Mais le jour du déménagement, le chien ne voulut pas rentrer dans la maison pour la nuit, et le lendemain, la petite fille décida d'aller voir son chien qui avait passé la nuit dans le jardin. La petite commença à hurler, car elle vit son chien mort. Les parents accoururent pour voir ce qui s'était passé et ils virent le cadavre de leur chien, puis ils l'enterrèrent.

Les parents ne se décourageaient pas, mais la nuit, il se passait des choses étranges dans la chambre des deux filles. La plus grande des deux, pendant la nuit, sentait qu’on attrapait l'une des ses jambes. Elle croyait que c'était sa petite sœur. Quand elle se réveilla, elle aperçut derrière la porte une ombre. Elle commençait à avoir la chair de poule. Elle réveilla sa sœur, et toutes les deux se cachèrent sous leur couette. L'une des deux sortit toutefois sa tête de sa couette pour voir s’il y avait l'ombre, mais il n'y avait plus rien, et les sueurs froides disparurent. Les deux enfants se rendormirent.

Le lendemain, la mère, en allant faire les courses vit une femme, et lui demanda si elle pouvait venir chez elle, car il se passait des choses bizarres dans sa maison. La femme accepta car elle prétendait voir les fantômes. Les deux femmes partirent pour la maison, mais pendant le trajet, la mère de famille ne se sentit pas bien, elle eut envie de vomir, alors les deux femmes s'arrêtèrent. La mère de famille courut dans la forêt pour vomir, mais elle ne revint jamais. La femme décida d'aller voir, et là elle resta bouche bée. Elle vit la mère de famille couchée par terre, elle essaya de la réveiller, mais soudain la mère se réveilla et la tua.

Alexis BRIDOT

* * *

LA FOLIE DU CAMPING

C’était un soir d’Octobre en 2014, le 9 pour être précis. J’avais l’idée de faire un petit camping avec des amis que je n'avais pas vus depuis un long moment. Ils se nommaient Jean, le mécanicien, Dorian, le boulanger et John qui gérait une ferme. Ils étaient tous d'accord mais John dit : « Je sais où l'on peut aller camper, nous pourrions passer une nuit vers un manoir qui appartenait à mes parents ! » cria t-il. 

Nous hésitâmes pendant un long moment et je dis : « Qui est partant pour le manoir ? » Ils répondirent tous ensemble : « Pourquoi pas ? » Et nous nous préparâmes à y aller.

  Le manoir se trouvait en campagne, au centre de la France. Il était sombre, peint avec du rouge sang et la pelouse était mal entretenue. Quand nous rentrâmes dans la maison, il y avait comme des tâches. Des taches de sang. Le mur était noir, sans âme ni vie. Juste du noir. Il n’y avait plus aucun meuble à part des lits dans les chambres... Je décidai de demander à John si l'on pouvait partir car cette maison ne nous inspirait pas confiance à Jean, Dorian et moi mais dès qu'on lui demandait de partir, il faisait une tête... étrange comme la tête d'un tueur fou ou un malade dans un asile.

  Il nous dit d'aller nous reposer et il proposa de préparer le repas en attendant et nous obéîmes sur le champ. Nous étions tous dans la chambre en attendant mais il vint nous rejoindre et demanda à Dorian s’il pouvait l'aider, et ce dernier le suivit. Cinq minutes plus tard, nous entendîmes un cri de détresse, comme si l’on coupait les jambes à quelqu'un avant que le cri ne s'estompe complètement. Nous courûmes voir qui avait crié mais il n'y avait que John dans la cuisine. Je lui demandai où était passé Dorian mais il me répondit : « Il avait tellement peur que je lui coupe les jam... d'aller couper le jambon qu'il est sorti par la fenêtre. »

Nous prîmes peur tous les deux et nous commençâmes à courir vers la porte mais elle était fermée à clé. John eut le temps de nous rattraper avec un couteau de boucher et il nous déclara : « Ne vous inquiétez pas, cela ne va pas faire mal surtout quand je vais vous cuisiner comme un bœuf saignant à point ! » Et il nous fonça dessus.

Je réussis à l'éviter mais il parvint à tuer Jean avec le couteau en plein cœur. Il me regarda ensuite et me dit: « Pourquoi l'as-tu évité, je t'ai dit que ça ne te ferait aucun mal ! » Et il se jeta sur moi. Pris de panique, je me précipitai dans l'une des chambres et il planta son couteau dans la serrure qui céda immédiatement et me fit perdre tout espoir. Ma seule chance de m'enfuir était par la cuisine, là où il y avait des couteaux et plein de choses différentes. Me voyant par terre il me dit : « Te voilà à ma merci ! » Nous étions à deux doigts de passer dans la cuisine pour que je puisse me défendre ! Je rampai alors jusqu'à la cuisine mais il était beaucoup trop rapide pour que je le surprenne.

  Il s'élança alors, armé de son couteau tranchant, me visant à la mort, j’avais des sueurs froides, mon cœur battait la chamade !

Je réussis alors à prendre ce couteau que j'avais eu tant de mal à attraper, et, sans réfléchir, le poignardai sans plus tarder.

Quelques secondes plus tard, il me poignarda à son tour et avec son dernier souffle dit : « Ne t'inquiète pas, tu vas te réveiller, dans quelques instants, mais ce ne sera peut-être pas dans ce lieu, ni ce monde... » Avec le peu de force qui me restait, je le vis avec un visage si étrange que l'on aurait cru le visage de la mort en personne qui me regardait... Puis nous tombâmes au sol, tous les deux, en faisant une large mare de sang et je partis dans une sorte … d'autre monde...

  

Adrien CARDOSO

* * *

LE MANOIR MALEFIQUE
Je vous écris cette lettre chers parents en espérant qu'elle vous arrive le plus vite possible; en effet j'ai été victime d'étranges évènements en emménageant dans cet ancien manoir abandonné dans des collines brumeuses où il ne faisait jamais beau. Cette grande demeure qui avait été construite avec des briques noires provoquait une très grande terreur. J'avais été informé le 3 février 1871, deux mois plus tôt, que cet endroit avait été un lieu de crime dans lequel une famille entière avait été assassinée sans que le criminel soit démasqué; leurs corps n'avaient pas été retrouvés entièrement. Seules des traces de sang et des parties de corps gisaient à terre. Il avait été aussi vu une mystérieuse trappe scellée menant au grenier.

Au début, je m'étais dit qu'il ne fallait pas acheter ce manoir isolé mais c'était un lieu tellement intéressant pour mon travail de photographe – je photographie des espèces animales de la forêt- et son prix avait tant baissé que c'était le lieu idéal. En l'achetant, j’avais reçu plusieurs avertissements de la part des anciens gardiens des lieux; ils m'avaient confié avoir entendu des cris, des portes s'ouvrir et avaient l'étrange sensation qu'ils n'étaient peut-être pas seuls...

Mes journées étaient longues dans ce manoir, la forêt était trop effrayante et je ne croisais aucun animal vivant à part de mystérieuses traces de sang. La nuit, c’était toujours le même cauchemar, les bougies s'éteignaient, les portes, le parquet et le plafond grinçaient, et j'avais moi aussi l'étrange sensation le matin que quelqu'un m'avait chuchoté à l'oreille toute la nuit pour me dire « Va-t-en d'ici! Ou le sort de cette famille te sera réservé! »

Ce matin du 25 avril, je décidai de monter enfin au grenier; l'échelle avait l'air usé et la trappe n'était plus fermée. Je m'aventurai alors dans la pièce. Le grenier était vide et sentait la puanteur. Je fus soudain horrifié car un bras et une jambe étaient adossés à un coffre; il y avait aussi un splendide miroir qui m’intriguait particulièrement. Je décidai de l'installer dans ma chambre qui en était dépourvue.

Plusieurs semaines passèrent sans voir le jour, sans un seul rayon de soleil ni de beau temps, et la nuit, remplie d'orages, persistait le même cauchemar. Le miroir et la demeure commençaient à m'effrayer de plus en plus. Le miroir reflétait maintenant une ombre terrifiante et au lieu de m'y voir moi-même, je voyais mon cadavre. Bientôt, tout s'expliqua. J’appelai la Police qui releva des traces de pas en inspectant le manoir. Je voulais partir mais chaque matin, il m'était chuchoté à l'oreille que c’était trop tard, j’étais soudain paralysé de folie et de la plus grande peur; je voyais le déroulement du crime dans mon esprit, et j’apercevais cette ombre qui devenait gigantesque, de plus en plus effrayante et laide. Sa peau visqueuse tombait, ses dents étaient jaunes, ses yeux injectés de sang. Il tenait dans ses mains une épée.

Je comprenais enfin que ce manoir était vraiment maléfique et devait servir de passage entre le monde des vivants et l'au-delà. Je ne pouvais plus m'enfuir, j’étais pris au piège, je croyais voir des morts revenir à la vie, je me faisais encercler par l'esprit maintenant visible qui me frappait et me balançait sur les murs. Les éclairs dominaient les lieux, tout n'était qu'horreur, je me sentais tomber et planer dans les airs alors que je tombais du premier étage. Je sentais ma vie s'éteindre alors que tout n'était peut être pas fini... Je me sentis enfin revenir, comme si je n'étais pas mort. Mes yeux s'ouvrirent, j’étais installé dans une chambre d'hôpital, le lieu semblait plongé dans l'obscurité. J'avançai, boitant dans l'ombre, cherchant à trouver une feuille pour vous écrire la lettre et enfin tout vous dévoiler sur ce qui est arrivé.

Malgré tout, mon histoire n'est pas terminée. Je sortis enfin de l'hôpital cherchant la lumière alors qu'il n'y en n'avait pas. La ville où je me trouvais était plongée dans le noir, partout ou j'allais, c'était le même cauchemar: pas de lumière, les journaux indiquaient FIN DU MONDE, des esprits vinrent nous prendre. Je me sentais fou comme si je devais mourir. J'avais compris: le miroir était l'origine de tout ça, il était maléfique et attendait son heure jusqu'à ce que je m'installe dans ce manoir et me tue ensuite pour s'amuser. Je comprends maintenant; le suicide n'est que le meilleur moyen pour en finir...
Nathan CHAMBRILLON

* * *

Kelvin DA SILVA NUNES

* * *
DEUX SIECLES PLUS TOT…


J’étais à table avec un ami. Nous discutions de choses bizarres lorsqu’une mésaventure me revint en tête.
J’étais dans la rue, il pleuvait, j’étais sorti pour acheter des bonbons. Je commençais à avoir mal à la tête, à avoir des vertiges et à voir trouble. Je tombai à terre. J’ouvris les yeux et je ne reconnus rien. Je n’étais pas au XXIème siècle car la route était en pavé, les voitures étaient devenues des calèches, et les gens autour de moi portaient des vêtements différents des miens. Soudain, j’aperçus un journal daté du jeudi 7 novembre 1869. Je cherchai le magasin de bonbons. Je ne le trouvai pas, j’avais l’impression de tourner en rond. Toutes les rues se ressemblaient et tout m’était inconnu. Le ciel s’assombrissait au fur et à mesure des heures. Un homme s’arrêta devant moi et m’ordonna de ne pas rester là. Je ne fis pas attention à ses recommandations et continuai mon chemin. Tout à coup, il faisait nuit noire. Je sortis donc mon téléphone. Par miracle, j’avais de la batterie, et j’allumai la lumière. Au coin d’une rue, je vis des yeux roses phosphorescents. Je me mis à courir à l’opposé. Dans ma course, je vis d’autres yeux dans toutes les rues. Tout à coup, une lumière se fit autour de moi. Je fermai les yeux. Quand j’ouvris les yeux, je me retrouvai sur une table allongé avec les mains et les pieds attachés. Je vis six yeux, trois d’un côté et trois de l’autre qui semblaient flotter dans l’air. Pris de terreur, je m’évanouis. Quand je repris connaissance, j’étais allongé sur un lit à l’asile. Avais je rêvé ou avais je réellement vécu cette aventure ? Je me sentais perdu. Je décidai de mettre un peu d’ordre dans mes affaires. Quelque chose me gênait dans la poche de mon manteau. Je le sortis. C’était le journal du 7 novembre 1869…
Alicia DEVOUCOU
* * *


AU CHATEAU
Je suis désormais dans une maison de santé, je ne sais si je suis fou ou si cette histoire est vraiment arrivée. Je vais l’écrire : C’était en Angleterre en 1968 ou 1969 je ne sais plus. Je travaillais à Londres. C’était un vendredi, la veille des vacances. Le lendemain, je partis pour une semaine de congé dans un beau château pas cher du tout et qui n’avait pas été loué depuis longtemps. A part la végétation envahissante, le château était bien entretenu.
Je décidai donc de le louer pendant une semaine pour profiter de ce cadre magnifique et découvrir la région. En apprenant la nouvelle, le vieux du village dans lequel je louais le château vint me dire de ne pas le louer parce qu’il était hanté. Je lui ris au nez.
Je finis de remplir les papiers pour la location et partis en voiture au château qui était un peu à l’écart du village. J’arrivai devant un portail noir à battants. Sur un panneau, il y avait marqué «résidence privée ». J’entrai. Le chemin était encore dégagé. J’étais maintenant devant le château. Il y avait une tour, une vaste salle de réception, des douches, des toilettes et une cuisine sous la tour. Je m’installai dans une chambre en haut de la tour et je m’endormis dans le lit, épuisé par ce mois de travail.
Au milieu de la nuit, je fus réveillé par des grincements. La porte de ma chambre était ouverte. Je la refermai et me recouchai. Le lendemain matin, je descendis déjeuner. Après avoir mangé, en me baladant dans le château, je vis une porte qui n’y était pas auparavant. Je me dis que c’était impossible et j’entrai. C‘était un bureau. Il y avait un livre inachevé. Dans ce livre était écrit à la hâte :

«Les soldats du roi ont encerclé mon château. Ils ont tué ma femme et mes enfants. Je les maudis. Même après ma mort, je reviendrai hanter mon château et chasser les intrus.»

Je fis un faut mouvement et fis tomber un encrier et je vis avec effroi qu’il était plein d’encre fraîche. Je découvris que dessous, il y avait une manivelle. Je la tournai et un mur très fin se mit devant la porte. Je voulus rouvrir la porte mais elle se mit à s’ouvrir et se fermer toute seule. J’entendais des voix… C’était trop pour moi.
Je commençais à sombrer dans la folie. Je voyais des monstres. Je fuis en haut de la tour. J’avançais à reculons. J’avais la gorge nouée. Je sautai de la tour, j’atterris dans l’arbre et je perdis conscience. Je me réveillai à l’hôpital mais je me demandais ce qui s’était réellement passé et pourquoi mes mains étaient couvertes d’encre...

Julien DUCHAMP
* * *

ESPRIT ES-TU LA ?

Dans mon petit village de Grangers qui compte environ deux cents habitants, il y avait une voyante qui habitait une jolie maison aux volets verts. J'avais des problèmes et je décidai d'aller la voir. Je me rendis à son cabinet qui était une pièce dans son domicile, et je vis marqué sur le portillon de l'entrée: "Mme STEWARTS Kristina voyance en tout genre!". Je sonnai et j'entrai. Elle vint m'accueillir devant sa porte. C'était une charmante jeune femme aux cheveux châtain clair ondulés, elle avait de magnifiques yeux marron avec des reflets verts. Elle avait aussi une bouche pulpeuse rehaussée d'un rouge à lèvres qui allait parfaitement avec son teint minutieusement travaillé. Elle avait un corps parfaitement dessiné. Toute autre femme l'aurait enviée. Elle était habillée d'un petit chemisier blanc rentré dans un jean qu'elle avait retroussé, des escarpins blanc nacré ornaient ses pieds. Je me demandai pourquoi elle faisait de la voyance alors qu'elle aurait pu mettre ses atouts en valeur. Elle me serra la main en me souriant tout en me disant que j'étais son premier client. Cela ne me rassura pas car cela me laissait penser qu'elle n'avait aucune expérience et que peut-être elle n'y connaissait rien du tout. Et puis, qui dit que ce n'était pas vrai! D'un signe de la main, elle m'ordonna de la suivre. Je m'exécutai. Je m'assis sur une chaise en face d'elle et d'un bureau sur lequel étaient placées des cartes qui nous séparaient.
Nous commençâmes la séance. Je tirais des cartes comme elle me l'indiquait. Elle m'annonça que dans peu de temps j'allais être dérangé par un phénomène bizarre. Soudain, elle fut interrompue par des cris de bébé. Elle alla dans la chambre et il lui sembla voir son fils qui était mort depuis un an. Ce drame avait fait la une des journaux à l'époque, et je ne l'avais pas oublié. Elle me fit aller dans la chambre pour me montrer sa vision mais je ne vis rien à part un berceau vide. Elle pensa que c'était son imagination qui lui jouait des tours mais le problème est que moi aussi, j'avais entendu pleurer ce "bébé invisible". Nous continuâmes malgré tout la séance et au bout de cinq minutes, elle hurla en pointant quelque chose derrière moi. Elle disait "Mon mari! Il est revenu pour se venger!". Je connaissais M. Stewarts, de son nom Billy. On était ensemble au collège, c'était mon ami. On s'était perdu de vue puis on s'était retrouvé trois ans auparavant un jour par hasard lors d'une fête du village. On ne s'était plus quitté. Quand j'avais appris sa mort, un an et demi plus tôt, je ne parlai plus à Kristina, j'étais sûre que c'était de sa faute s'il était mort: elle lui en demandait trop et il avait donné toute son énergie pour essayer de sauver leur bébé.
Je revins néanmoins chez elle pour une séance de voyance. Elle se mit une nouvelle fois à crier. Quand je me retournai, il n'y avait rien mis à part un vase qui n'était pas là auparavant mais je ne l'avais sans doute pas vu précédemment. Je commençais à me demander ce que je faisais là et je pensais qu'elle devenait folle. Nous devions encore recommencer.
Tout se passait bien, cela faisait un quart d'heure qu'il ne s'était pas passé de choses étranges quand elle regarda la photo qui était posée sur son bureau. C'était une photo des Stewarts avec leur enfant. Je posai mes yeux sur Mme Stewarts et je pus lire la peur sur son visage. Elle regardait fixement la photo avec son visage apeuré. Je décidai de faire de même. Je regardai bien la photo et fus stupéfait. Je crois que l'on regardait la même chose: sur sa tête était dessiné un gros cœur rouge barré d'une épaisse croix noire. Nous eûmes peur. Elle retourna la photo et poursuivit cette séance très tourmentée.
Il lui parut voir son fils assis sur le canapé dans l'état dans lequel il était avant de mourir d'une tumeur au cerveau (elle ne s'en était pas beaucoup occupée pendant sa maladie). Elle partit de derrière son bureau et vint se réfugier derrière ma chaise. J'allai voir à mon tour derrière son bureau et je ne vis rien. Je décidai de partir car je pensais qu'elle était folle.
Dix ans plus tard, Kristina était devenue une personne très laide, elle ne sortait jamais de chez elle sauf pour faire des courses au magasin le plus proche. Sa maison était devenue un vrai taudis: la végétation l'avait envahie, l'un des murs de celle-ci était cassé et l'on voyait depuis dehors l'intérieur de la maison et la lumière qui éclairait alors qu'il n'y avait plus d'électricité.
Elle était toujours "hantée" par son enfant et son mari. Chaque jour elle voyait la même photo (avec laquelle j'avais eu peur lors de ma dernière séance de voyance chez elle) et chaque jour était écrit quelque chose de différent mais toujours sur sa tête. Un jour qu'elle la regardait, elle vit écrit sur sa tête: "La mort est proche!". Elle eut encore plus peur que d'habitude. Qu’allait-il lui arriver? Personne ne le savait, enfin sauf ces mystérieux esprit ou revenants. Kristina ne le savait pas encore mais elle sombrait petit à petit dans la folie.
Une semaine après ce message choc, Kristina fut retrouvée morte chez elle par des adolescents qui allaient voir la maison hantée par curiosité. À l'intérieur, ils retrouvèrent le corps sans vie de Mme Stewarts mais aussi une table ronde et une boule de cristal dans une boîte cachée dans un coffre fort grand ouvert. Dans ce même coffre, ils découvrirent également le squelette d'un bébé.
Lolita DUMONT
* * *

APPELS ANONYMES

Cette histoire est arrivée à l'une de mes amies dans une maison à Paris en octobre 2010.

Elle était partie se coucher quant tout à coup vers minuit elle reçut un appel d'un inconnu. Elle répondit et une voix forte et grave lui dit
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