Littérature Française du xviiième Montesquieu





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1er exemple de formes inventées au XVIIIème siècle : Le conte. Le grand promoteur du conte est Charles Perrault, lançant une vraie querelle. Au moment où Perrault s’y intéresse, c’est un genre populaire. Il lui donne alors une caractéristique savante.
C’est également un genre oral, et Perrault lui donne une dimension écrite. C’est Perrault qui est à l’origine des contes de fées donc.
Ce qui change également, c’est la destination du conte. Jusqu’alors le conte était fait pour le peuple ignorant ; dorénavant, il est fait également pour un public adulte et lettré. Le travail de Perrault est un travail d’une réflexion moderne sur le genre, et il met en place un nouveau regard sur ce genre-là, qui a beaucoup de succès à l’époque et débouche sur un phénomène caractéristique du XIXème siècle qui fait partie des grandes enquêtes des ethnologues qui voyagent dans les campagnes pour recueillir plein de récits. Cela débouche aussi sur la littérature jeunesse.
Antoine Galland avec Les Mille et une nuit, développe aussi le conte. Au départ c’est un secrétaire formé aux langues orientales, dans une école où l’on souhaitait développer la diplomatie par l’étude de ces langues. Une fois qu’il a appris ces langues, il est envoyé dans des pays orientaux et s’intéresse à la culture qui l’entoure, et achète des manuscrits. Il connaît la langue, donc traduit, et sort de l’oubli les Mille et une nuits, qui sont, au départ, des manuscrits dispersés en morceaux. Il les remet ensemble, les traduit et les recompose, et publie sa traduction. Sa publication, début XVIIIème rencontre un succès absolument extraordinaire. Petit à petit, les Mille et une nuits vont être réappropriées par la culture orientale, mais aussi par le patrimoine de l’Humanité. Antoine Galland dit que le conte sert à la fois à plaire et instruire. Plaire de par l’ampleur du recueil, le fait que plusieurs écrivains aient contribués à l’œuvre, la variété des fictions rencontrées, et de par la présence du merveilleux.
« Instruire », à l’époque, n’a pas le même sens qu’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’enseigner dans une approche scolaire, universitaire. Si l’on devait traduire ce mot, ce serait par « donner à penser », « inviter le lecteur à réfléchir ». Deux arguments sont invoqués par Galland pour illustrer le pôle instructif : le témoignage des coutumes des pays orientaux, à une époque où l’on se déplace très difficilement, savoir ce qui se passe ailleurs est intéressant ; et ces histoires nous proposent des exemples de vertu, au sens de qualité humaine fondamentale, voire de courage.
2ème exemple : Le roman-mémoire. La vie de Marianne – Marivaux. C’est un roman relativement nouveau. Il faut restituer le roman-mémoire dans la tradition, d’abord, des mémoires, au masculin, en tant que textes écrits. Ce sont des textes écrits ou dictés par les grands (aristocrate ou clergé), qui, en général, arrivé à la fin de sa vie, témoigne des évènements publics auxquels il a participé. Il y a peu d’infos sur l’individu. Les Mémoires ne sont pas des textes qui trouvent en eux-mêmes leur finalité, mais ils préparent à l’Histoire, qui, à ce moment-là est un genre littéraire.
Ensuite, il s’inscrit dans la tradition des romans, héroïques ou pastoral, comique ou encore la nouvelle historique (La princesse de Clèves). Certains auteurs, au début du XVIIIème siècle articulent ces deux genres. Le roman-mémoire désigne une certaine pratique du roman, influencé par la tradition des mémoires. Il s’agit, dans ces romans (inventés), de présenté un personnage arrivé à la fin de sa vie, et qui décide de raconter un roman de sa vie passée, en général quand il était jeune. Ce genre prépare deux orientations plus tardives de la littérature : l’avènement de l’autobiographie par Rousseau, et au roman d’apprentissage.
Dans La vie de Marianne, l’éditeur nous dit qu’il a trouvé des manuscrits dans une armoire. C’est une narratrice dans le roman, elle écrit une lettre d’une centaine de pages à une amie, qui lui a demandé de lui raconter son histoire. Elle va donner « la vérité comme je l’ai apprise de ceux qui m’ont élevée ». Elle ne répond pas par une définition de son essence, ni par une référence à une authenticité première, mais elle répond par un récit rapporté. Nous sommes devant la question de l’origine de l’identité, où Marivaux met le récit qu’il a entendu. Les gens qui ont élevés Marianne, lui ont raconté une situation romanesque, elle dit elle-même que sa vie commence comme un roman. Toute petite, elle était avec ses parents dans un carrosse, qui a été attaqué par des voleurs, ses parents ont été tués et elle s’est retrouvée seule. Ce qui est intéressant c’est de voir comment Marivaux utilise le romanesque pour faire un jeu de miroir.
3ème exemple : Le roman libertin. Les liaisons dangereuses – Choderlos de Laclos. Les romans de Sade sont aussi des romans libertins. Dans la première partie du XVIIIème siècle met en place un libertin qui a encore un pied dans le XVIIème siècle. Le libertin est celui qui ne croit pas en Dieu, comme Don Juan. On reprend cette figure, avec une dimension philosophique et une dimension de séduction. Le libertin est un aristocrate qui, n’ayant plus pour fonction fondamentale de faire la guerre, se trouve un nouveau champ de gloire, qui est la conquête féminine. Cette conquête n’est pas sentimentale, elle est conçue comme un catalogue, comme une série, sur laquelle les libertins entre eux vont se comparer. Dans l’extrait de M. de Meilcour, le libertin se dit philosophe de façon comique car le libertin méprise les philosophes. De plus, il fait l’éloge du désir car, capricieux, le désir s’impose et s’en va tout aussi vite. Le libertin, c’est l’homme de l’instant.

John Locke rejette les idées innées. Selon lui, la formation de l'esprit humain résulte de notre système sensoriel.

Première démarche de Lock

> Refuser les idées innées, refuser l'instance spirituelle avant l'existence de la religion : « Il n'y a point de principe innée dans l'existence humaine. » Inné : qui décide de la naissance de chaque sujet.

Théorie de « l'idée » possédée dès la naissance est donc rejetée, ce qui implique la métaphysique.
> Expliquer pourquoi l'Homme pense.

Chez certains philosophes, on explique le principe divin : c'est Dieu qui le fait penser. L'enjeu philosophique est important : Quelle est l'origine du savoir ? L'histoire de la pomme et de l'Eden répond à cette question, mais elle appartient à la mythologie chrétienne, la réalité de la question est donc complexe.
J. Locke met l'Homme a l'origine des connaissance et du savoir, l'Homme seul est à

l'origine de l'esprit. Il passe pour cela par la négative : si les idées innées existent, on devrait avoir l'idée d'un cercle, par exemple. Or, un bambin n'a aucune idée de ce que désigne le mot « cercle » et n'en connaît pas le mot de lui-même. * Il se pose la question de l'origine de l'esprit, sachant que nous naissons avec une âme. Nous

naissons avec un esprit dénué de tout : il se construit avec l'expérience selon J. Locke. * L'esprit étant vierge, ce n'est le cas du corps, qui lui est doté d'un système sensoriel, et Locke indique que nos premières expériences sont des expériences sensorielles, et d'après lui, c'est à partir de celles-ci que naissent les idées.
John Locke ne refuse pas l'idée de l'esprit premier, simplement, nous pensons parce que nous avons un corps. Si nous savons, c'est parce que nous sentons. Cependant, sentir diffère de pense, et c'est ce qu'il nous explique : la pensée va naître d'une combinaison entre ces deux traces laissées dans nos mémoires. Notre expérience se complexifie, deux raisons en sont les sources : - L'expérience sensorielle, notre corps est en contact avec la réalité, réalité qui laisse des traces dans notre corps - Les opérations internes qui se font entre ces traces. Elles ne viennent qu'après et n'existent seulement si des traces sensorielles sont apparues auparavant.
Comment, à partir des 1ères sensations, le corps produit-il des idées ?

Ces idées restent proches des sensations. Exemple : Expérience du chaud/froid, on sent, mais on ne sait pas à quoi il fait référence. Ces traces suggèrent plus tard l'idée, et le formulation du chaud, et du froid.

Les comparaisons font naître les idées par différenciations. La capacité d'analogie se développe, on passe de la perception à l'idée, mais la transition est difficile. La 2ème source d'idée réside dans l'esprit : il y a collision entre les idées pour produire une réflexion. L'esprit est un système dynamique, une activité qui, à partir des idées 1ères, et qui, grâce aux comparaisons, va produire des idées plus abstraites qui mèneront à la pensée.

Les philosophes du XVIIIème sont héritiers de l'empirisme. Le discours préliminaire à

l'encyclopédie est d'Alembert, mathématicien et philosophe des Lumières, et c'est un travail

qu'il partage avec Diderot.
> Comment nous naissons enfant, et comment l'esprit se forme t-il ?

Il s'agit d'une sorte de psychologie, des points communs existent. Comment la philosophie, en tournant le dos à la métaphysique, nous en apprend sur les sciences de l'Homme ?

Bayle et Fontenel

Naissance de penseurs politiques séparant le politique et le religieux pour faire fonctionner la

société

Pierre Bayle (1647 - 1706)

Homme du XVII, il est protestant. la fin du XVIIème pose de questions religieuses mais ne relance pas les guerres d'antan. Louis XIV révoque l'édit de Nantes (du 13 avril 1598 par Henri IV, il installait le catholicisme en France, et permettait aux protestants de pratiquer leurs cultes), et les protestants s'en trouvent de nouveau persécutés. Certains préfèrent mourir plutôt que de se convertir, d'autres se convertissent et pratiquent toujours cette religion en secret. D'autres préfèrent s'exiler et ainsi priver la France de leur activité qui n'était pas

moindre, puisqu'ils travaillaient pour la plupart en manufacture. > C'est une erreur de la part de Louis XIV qui perd une bourgeoisie active qui faisait la puissance économique de la France. En Hollande, beaucoup de noms français viennent de cette fuite. Bayle fait l'expérience de cette intolérance catholique, probablement d'où naîtra sa propre pensée. Il ne cédera pas sur sa capacité à penser, et continue ses écrits, En 1690, une comète passe dans le ciel, et on assiste à une naissance importante de

nouveaux écrits, de textes et d'interprétations divines qui débouchent sur la superstition. Bayle réagit : il refuse non seulement que l'idée que les comètes soient des signes de Dieu, mais il refuse également le fait que Dieu soit une idée. Selon Bayle, la croyance est acquise par l'éducation, elle n'est pas innée. Son argument :

Il faut étudier l'enfance d'un Homme, puisque c'est son état naturel. Un enfant parlera t-il de Dieu ? Aura t-il l'idée d'un « gouverneur universel » ? Non, l'idée de Dieu n'est pas innée. L'idée est conduite par l'Homme, il faut tenir compte de ce qu'est l'Homme au début de sa vie.

Chez Marivaux, dans les années 50, La Dispute (débattre) montre un objectif : ce que l'Homme est à l'état naturel, en dehors de son environnement. Les personnages prennent des enfants, les isolent, puis les observent.
A la fin du XVIIIème, des thèmes nourrissent les idées des Lumières.

Littérature Française XVIIIème TD

Contrôle continu : Questionnaire de mémorisation sur le CM, commentaire composé à rendre en semaine 6, juste avant les vacances, dissertation sur les lettres persanes et Jacques le Fataliste en semaine 12.
En TD on fera des explications de texte.
Les 6 premières semaines on étudiera les lettres persanes (lire au moins 30 lettres par semaine).
Les 6 dernières semaines on étudiera Jacques le Fataliste.

Explication de la fin de la lettre XIV.

Usbeck est déjà parti de Perse et il est en cour de route, et depuis la lettre IV il est dans un lieu, et il correspond avec deux amis dont Mirza. A la lettre X, Mirza pause une question à Usbeck. C’est la réponse de ce dernier qui lance l’histoire des troglodytes. Il aime discuter sur la morale en tant qu’étude des mœurs, réflexion sur l’étude de vivre. U. se demande si l’on accède au bonheur grâce aux sens ou par la vertu. La vertu c’est la capacité qu’a chaque Homme de se comporter librement, de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier. La vertu est très proche de la liberté.
La question du bonheur n’est pas une question posée par un croyant mais par un Homme. Avant e XVIIIèsiècle, le bonheur était posé dans un cadre religieux : la vie sur Terre était sans valeur, mais que l’âme était éternelle en revanche. Donc le vrai bonheur n’interviendrait que lorsque l’on serait débarrassé de notre corps. Il n’arrive qu’après la mort.
Mirza pose ici la question du bonheur comme Homme et non comme âme, c’est en cela que c’est une question morale.
U. répond que dans les discours de moral, il ne faut pas être abstrait, mais faire sentir les vérités avec un morceau d’histoire. Il va alors inventer une fiction : l’histoire des Troglodytes.
Dès la lettre XI, Montesquieu décide de nous raconter une fable, qui sera là pour nous faire réfléchir. C’est là que l’on peut reconnaître la dimension romanesque de Montesquieu.
Le peuple des Troglodyte est très méchant, et ils ne sont absolument pas altruiste, ils n’ont pas du tout le sens de l’intérêt général. Ils finissent donc par disparaitre vu qu’ils ne s’entraident jamais.
Il y a aussi des Troglodytes qui eux, ont le sens de l’intérêt général. Les deux peuples se mélangent. Cette société grandit.
Les Troglodytes sont devenus très nombreux. Ils décident donc d’avoir un roi, ils demandent donc au plus sage d’entre eux, un vieillard très vertueux, de gouverner. Il a une réaction complètement paradoxale : il refuse, mais s’explique.
Le texte que nous allons étudier est l’explication du refus. Il explique que la nécessité d’avoir un roi supprime la vertu, et vouloir être dirigé par un roi revient à perdre sa liberté.
Il y a deux parties que l’on repère aisément : deux morceaux de discours rapporté, introduit à chaque fois par une phrase de récit. On a un silence entre les deux morceaux de discours. Le premier discours est une réprimande, le deuxième est une plainte, une lamentation.
La première partie du discours est composée de phrases déclaratives, c’est une sorte de constat, alors que la deuxième partie n’est composée que d’interrogatives. Les interrogations de la deuxième partie sont des interrogations affectives.
Dans la première partie, on a une analyse par le locuteur de la situation de « vous », dans la deuxième partie en revanche, on a ce que « vous » faites sur « moi ». C’est une distribution en chiasme des pronoms en général (même s ‘il peut y avoir de petits écarts).
Il y a une répétition du « ô », qui donne une sensation de solennité au texte car la question est très importante. Il s’agit de garder la liberté ou de la perdre.
Le mot « joug » revient également dans les deux parties. Le deuxième « joug » est beaucoup plus lourd, le même mot ne désigne donc pas la même chose : le premier est l’obligation de la vertu, et le second est l’obligation de la monarchie.
Le mot « joug » au sens propre est une pièce de bois très lourde utilisée pour un attelage de bœufs. C’est la barre que l’on pose sur le coup de chaque bête pour que leurs efforts soient coordonnés, et qu’ils aillent ensemble. Le joug est donc une image très polymorphe, elle représente ici l’intérêt général.
Le joug de la vertu est celui qui permet d’avancer ensemble, et celui de la monarchie assujetti.
Première phrase du vieillard dans le passage : « Vous savez que, pour lors, vous pourrez [1] contenter votre ambition, [2] acquérir des richesses, et [3] languir dans une lâche volupté ; et que, pourvu que vous évitiez de tomber dans les grands crimes, vous n’aurez pas besoin de la vertu. ».
C’est une phrase très bien construite : une grande énumération à deux parties, le premier membre de l’énumération comportant lui-même une énumération ternaire à construction parallèle.
La fin de la lettre XIV est également la fin de l’histoire des Troglodytes au sens que l’on n’en entendra plus parler. Le récit s’arrête, mais pas l’histoire ; on ne sait pas du tout ce qui va se passer chez les Troglodytes, que vont-ils faire ?
Usbek fait exprès, et Montesquieu également du coup. Il y a une volonté de la part d’Usbek qui est assez proche de l’intention de Montesquieu. Pourquoi ne pas nous donner la fin de l’histoire ? Parce que ça nous amène à réfléchir à la vertu et à ce que l’on ferait nous. Ce qui les intéresse, c’est l’interrogation que pose l’histoire, chacun doit penser et construire sa réponse au lieu de se reposer sur un roi de la pensée : C’est le XVIIIème siècle.

Étude de la lettre 28 :

A indiquer dans l'introduction : situer le texte dans un ensemble large. Pointer les informations pertinentes, éclairer le texte. Macrocontexte.
→ Viennent d'arriver à Paris. On le sait dans la lettre 24, « nous sommes à Paris depuis un mois ».
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