Littérature Française du xviiième Montesquieu





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Microcontexte : Quelques lignes avant ou après le texte.
→ Rica à ***
« Tout ce que je te dis ici ... » Nous permet de revenir en hier, la description de Rica vaut aussi pour l'opéra. A compris deux objets de la même façon.

Idée générale : Cœur du texte.

→ Rica parle de la comédie. Veut décrire pour son ami et croit le décrire mais en réalité il se trompe, il décrit les spectateurs. Il ne comprend pas ce qu'est le théâtre.
Dans la lettre 25, Usbek dit que Rica saisit tout avec promptitude. Mais il se trompe aussi.
Usbek nous est apparu dans un premier temps comme quelqu'un qui réfléchit, Montesquieu fait de lui un personnage complexe, capable d'intelligence et capable de se tromper.

Composition du texte : De quoi le texte parle au fur et à mesure.

« Je vis une chose [ … ] comédie » Propos général.
Estrade = la scène
« Le grand mouvement [ … ] pour cacher leurs bras » Description des loges.
« Il y a en bas [ … ] en bas » Le parterre et retour à la scène ( estrade )
« Mais [ … ] comme les autres » Description des petits maîtres ( vont au théâtre pour voir leurs amis).
« Enfin [ … ] » Foyer où sont les acteurs. Des spectateurs s'y rendent et se font des politesses entre eux et pour voir les actrices et les séduire.

Structure rococo, structure bizarre car n'est pas équilibrée. Décalage, mais ne veut pas dire que le texte n'est pas structuré.

Détail :

« L'espèce de scène que j'ai entendu appeler comédie ». Rapporte ce qu'il entend, il est en train d'apprendre la langue française. « On dit que … » Rica est dans une situation où il apprend les mots. Ne connaît pas encore le référent vu qu'il croit que le spectacle est chez les spectateurs.

Début du troisième paragraphe : « Ici », « là »

« Ici c'est une … », « une autre » → deux description opposées, l'une est marquée par l'affliction et la langueur et l'autre est animée. Deux petits tableaux opposés. A l'époque du XVIIIème siècle on allait voir des tragédies et des comédies, c'est ce que représentent les deux femmes. C'est ce que veut montrer Montesquieu. L'une et l'autre sont imaginées sur le modèle de la tragédie et la comédie.
Parle beaucoup d’expressions muettes. A pour modèle le mime oriental. Structure très rococo, les références sont multiples. Malgré les références, ce sont les spectateurs qui sont décrits.

Etude de la lettre XXIX

Faire une introduction :

Situer un texte dans son macrocontexte c’est voir les informations que l’on a un peu avant et un peu après dans l’œuvre, pour définir le contexte. On y cherche les informations pertinentes.
Ici, on sait déjà que c’est Rica qui écrit. On peut alors regarder ce qu’il a écrit au pare avant, à savoir la lettre XXIV destinée à Ibben elle aussi.
Macrocontexte et microcontexte
Dans la lettre XXIV, il dit déjà que le pape est un magicien, or ce n’est pas le cas, Rica se trompe donc, il désigne les choses en fonction de ses connaissances de la langue français ; cependant c’est un personnage fictif, c’est Montesquieu qui lui fait dire ça. Montesquieu veut donc dire quelque chose sur le pape. La religion catholique condamne la magie, c’est une antinomie.
« Trois ne font qu’un », fait référence à Dieu le père qui s’est incarné dans son fils le christ (Dieu-homme), qui a ensuite rejoint l’esprit de son père en mourant, fondant le saint esprit. Ce point capital est un mystère. Montesquieu veut montrer que le mystère relève de l’irrationalité totale, il fait donc utiliser à Rica un langage arithmétique, langage de la raison. Il pointe du doigt que dans la religion, on demande la foi : on ne demande pas de comprendre, mais de croire.
Aussi, il dit que les curés demandent aux gens de croire que le vin qu’ils boivent n’est pas du vin, et que le pain n’est pas du pain (mais le corps et le sang du Christ) ; il y a donc un autre mystère dans la religion catholique : la transsubstantiation.
Voilà la première présentation du pape, de laquelle ressort la dimension proprement irrationnelle, où croire s’oppose à comprendre.
Après l’extrait de la lettre XXIX, Rica parle des hérétiques (ceux qui font d’autres interprétations des mêmes textes). Il fait référence à l’Inquisition (façon dont le catholicisme a combattu l’hérésie). Il montre donc que le catholicisme qui doit être une relation d’amour est une religion qui n’applique pas ses propres principes puisqu’elle brûle ceux qui croient différemment. Il y a donc un problème entre le fondement et la pratique. Cela montre que la pratique de l’église catholique ne correspond pas exactement à ses valeurs. Notre texte est donc pris en tenaille entre deux idées négatives de l’institution église.
Aspect général du texte
Le texte parle du pape, des évêques, des dervis (docteurs en théologie). L’objet du texte est donc la hiérarchie de l’église catholique.
Que nous dit le texte sur cette hiérarchie ? -> Il porte un regard critique, et dénonce les incohérences de cette hiérarchie. Le texte nous montre que ça ne va pas.
Composition du texte
1er moment : Le pape, premier mot du paragraphe.
2ème moment : Les évêques, premier mot du paragraphe.
3ème moment : Les dervis. Cependant, Montesquieu comment ce troisième paragraphe par les évêques, nous lançant sur une fausse piste.
4ème moment : Conclusion, commence par « aussi », qui, dans le texte, signifie « donc », c’est un sens consécutif. Or, ce mot peut avoir le sens de « également ».

Explication de texte

Le texte commence par deux phrases très courtes. La juxtaposition de phrases courtes s’appelle parataxe (par opposition à la syntaxe). On peut expliquer ces deux phrases ensemble car c’est une description.
Le texte commence par une erreur, « le pape est un chef », due à une mauvaise connaissance de la langue et du système. Le pape est un guide qui doit nous mener vers le salut, vers la vie éternelle.
Cependant, derrière Rica, il y a Montesquieu qui sait très bien ce qu’il dit. L’intention de Montesquieu est de montrer la réalité des choses, de dénoncer le fait qu’il abuse de sa position. Il veut dénoncer que le pape ne s’en tient pas au pouvoir spirituel, il s’octroie également un pouvoir temporel. Si c’est une erreur de Rica, c’est une dénonciation juste de la part de Montesquieu.
Dans le deuxième paragraphe, la première phrase donne la nature des évêques (« sont »), et leurs fonctions (« vont »). Ces fonctions sont introduites par « quand ». Pour la deuxième, on a une utilisation de la négation pour une mise en relief. Il y a une opposition entre « assemblés » et « particuliers », ainsi que « loi » et « dispense ». Les phrases sont construites en parallèle.
Les évêques donc feraient les lois, mais passeraient leur temps à faire des dispenses. Montesquieu dénonce donc l’incohérence de la hiérarchie de l’église qui multiplie les devoirs d’un côté et multiplie les dispenses de l’autre.
Toute la phrase est construite comme un commentaire du verbe « dispenser », car la phrase qui commence par « car », se termine par « dispense ».
La phrase suivante est construite de manière à montrer la cause (comme), l’effet (on a pris), et la conséquence (de sorte que). Cela montre que les catholiques obtiennent des évêques le droit de ne pas se conduire comme des catholiques. Cela montre l’incohérence de lois qui existent.

Etude de la lettre XCV

Micro-contexte :
Dans la lettre XCIV, Usbek écrit à Rhédi en parlant du droit public, et annonce qu’il va continuer sa réflexion dans la lettre XCV. Dans le premier paragraphe, on trouve l’expression « droit public » dans la première phrase. Le deuxième paragraphe commence par « droit public ».
Ensuite, il expose le fait qu’il y a deux justices différentes :
- Le droit civile qui rend justice de particulier à particulier
- Le droit public qui rend justice de peuple à peuple.

Macrocontexte :
à rechercher.

L’idée générale de l’extrait :

Le texte parle du droit public et du droit civil. Usbek compare ces deux droits (c’est ce que le texte nous dit).

Composition du texte :

Il y a entre 2 et 4 parties dans un texte de cette taille.
1ère partie : paragraphes 1, 2 et 3, comparaison droit civil / droit public.
2ème partie : paragraphes 4, 5 et 6 sur la guerre, concerne donc le droit public.
« Séparés » dans le deuxième paragraphe prend le sens de distinct.
«  Se prévenir » dans le même paragraphe prend le sens d’avoir des préjugés sur quelque chose, et donc avoir de fausses idées. « On ne peut se tromper sur sa propre cause », est donc le sens de la phrase.
Il faut, quand on lit un texte, se demander si l’on comprend chaque expression. Quand on ne comprend pas, on va voir le sens qu’avait le mot à cette époque.

Dans la première partie, Usbek compare le droit des peuples au droit des particuliers. La grande distinction est que l’un se règle à 2 et l’autre à 3. Ce dernier est le droit civil où il y a deux individus en conflit et un magistrat. Dans le droit public en revanche, les parties sont juges, et il nous explique pourquoi.
Dans la deuxième partie, à partir de : « il n’y a que deux sortes de guerres justes ».
On a un parallélisme de construction qui est annoncé dès « deux sortes de guerres justes ». Le « deux » est repris en détail par « les unes […] les autres ». Cette phrase a donc deux parties.
« Les unes » parallèle à « les autres », puis on a « se font pour » alors que dans la deuxième partie on a uniquement « pour ». Dans le deuxième morceau, il y a un élément sous-entendu, Montesquieu ne veut pas répéter l’inutile. Les répétitions qui seront faites plus tard seront donc voulues, et donc utiles. Les verbes à l’infinitif sont « repousser » et « secourir », si l’on éloigne l’ennemi, on va à l’allier. Le sens est quasiment inversé. Et les mots « ennemi » et « allier » sont antithétiques, ils s’opposent. A cette antithèse s’ajoute l’opposition de voie active et voie passive. On a là une répétition « attaque » et « attaqué », les sonorités sont des consonnes dures, des explosives, ce qui fait penser à la guerre. La guerre peut être juste uniquement dans ces deux conditions-là.
Paragraphe suivant -> Il commence comme le paragraphe précédent : « il n’y ». Le mot « guerre » est encore répété, il y a une reprise avec « justice » et « juste ». Les deux paragraphes sont lancés par des expressions parentes (répétition avec variation).
La première phrase de ce paragraphe dit que l’intérêt particulier du prince n’est pas une raison pour faire la guerre. Montesquieu prend ici pour exemple implicite le cas de Louis XIV. Il donne cependant une exception, qui est liée à l’extrême gravité. Avec « si […] qu’ », il donne la conséquence de cette gravité : le cas mériterait la mort du prince, ou du peuple qui a commis la faute. Ce qui est la peine capitale en droit civile a pour équivalent en droit civil la mort du roi ou du peuple qui a commis un délit.
Dans la phrase suivante :
« Ainsi » montre qu’il tire des conséquences. Usbek est un théoricien du droit, et il dicte ici la conduite du prince, en expliquant ce que doit être la conduite entre les peuples. Cela est nouveau parce qu’à cette époque-là, les princes font la guerre. Il y a donc une contestation implicite du pouvoir. C’est la puissance de l’esprit qui se donne à elle-même le droit de dicter la loi internationale.

Présentation du commentaire de texte


Agrafer les feuilles comme un livre, ou rédiger sur copie double. Ecrire lisiblement.
Consacrer une page entière à la présentation (nom, prénom, numéro étudiant, téléphone etc., recopier le sujet « commentaire composé de la lettre xx des lettres persanes etc.)
Si l’on n’a pas beaucoup d’idées, écrire ce que l’on a, et ne pas faire de remplissage. Maximum manuscrit de 6 pages. Si l’on tape à l’ordinateur, cela correspond à 4 pages police Times 12, interligne 1,5, bord de 2,5 partout.

Extrait de la lettre 145 :

L’homme d’esprit est un homme qui a l’esprit structuré pour lui permettre de concevoir beaucoup, et d’imaginer.
Médiocre a ici le sens de courant. L’homme médiocre, c’est le commun des mortels.
Hasarde signifie ici mettre à l’épreuve. L’homme échoue dans ses entreprises parce qu’il soumet ses imaginations à la réalité.
L’expression « n’avoir rien à perdre » aujourd’hui, n’existe pas à l’époque. Ici, le sens est l’inverse. L’homme moderne sent qu’il a tout à perdre en négligences.

L’introduction du commentaire composé, est la même que le commentaire littéraire :
- Macrocontexte
- Microcontexte
- Aspect général du texte
- Mouvement du texte
- (problématique facultative) Annonce du plan

Il faut faire deux à quatre grandes parties. Deux sous parties par grande partie, ça suffit.

La description de l’homme d’esprit est négative, mais on pourrait penser que l’homme d’esprit est positif. C’est le mouvement de la pensée, c’est un paradoxe. On s’attend à du positif, mais on a quelque chose de négatif. Deux des paragraphes commencent par « il ruine », et « il échoue », qui reflète l’échec. Ce dernier s’exerce dans l’action, la pratique. Le texte nous montre un personnage qui a des qualités intellectuelles, mais quand il s’agit de la pratique, l’homme échoue.
« Sûr de plaire quand il voudra, il néglige très souvent de le faire ». On peut mettre une opposition, disant qu’il néglige de plaire même s’il sait qu’il le peut, mais on peut aussi dire que comme il sait qu’il peut plaire comme il veut, il ne prend pas la peine de le faire. C’est un raisonnement elliptique, car il n’explicite pas ces deux sens-là, ce sont des sous-entendus.
Aux paragraphes 2 et 6, on a un écho : la répétition du mot « négliger ». Quand Montesquieu répète, c’est parce que c’est volontaire.
Proposition de plan :
Ce texte est le portrait d’un type social, ce portrait présente trois grandes spécificités : il est méthodique, cohérent de par sa structure interne, et c’est un portrait paradoxal.

I. un portrait méthodique
a. Un portrait qui travaille sur la généralisation d’un type de personne
- Cette description est proche d’une définition
- Généralisations nuancées par des modalisateurs (ordinairement, très souvent) CITER LIGNE
- Ce type de personnage est décrit par des action (Il ruine) ou des jugements (il choisi)
- Emploi systématique du présent de vérité général
b. L’homme d’esprit est abordé de deux façons par son portraitiste
- Il est décrit par lui-même, par ce qu’il fait lui-même.
- Plus fréquemment, le portrait suppose une comparaison. L’homme d’esprit est comparé à l’homme médiocre.
- L’homme d’esprit est comparé aux hommes en général (il voit plus de choses qu’un autre)
=> Ce portrait est celui d’un type, d’un caractère : personnage dominé par un trait. Il y a ici référence aux caractères de Labruyère.

Transition : Cette référence à Labruyère est sensible dans le style très brillant, très elliptique.

II. La structuration du portrait
a. Un portrait rigoureux
- L’explication logique est explicitée (parce que ; oppositions).
- La logique est aussi implicite (épithète détaché a à la fois valeur d’explication et d’opposition)
b. Une structuration plus large du passage
- répétitions (néglige)
- structure en chiasme au paragraphe 8
- écho entre le début et la fin (répétition d’ordinairement ; dans les sociétés -> on)
=> Structure syntaxique et logique mettent en relief le paradoxe du portrait.

III. Un portrait paradoxal
a. L’esprit est une qualité en soi qui présente des désavantages
- les qualités de l’esprit sont la lucidité de l’homme d’esprit (il voit plus loin, la fécondité)
- ces qualités d’esprits ont parfois quelque chose de l’ordre de l’exception (sa vue se porte toujours loin […] trop grandes distances).
- la conséquence de cet excès d’intelligence est que ce personnage est en situation d’échec (ruine, échoue). Le champ des désavantages est dans la pratique.
b. C’est aussi le portrait d’autres personnes
- portrait de l’homme médium qui tire parti de tout
- l’homme médium est aimé
- on, par vanité, préfère l’homme médiocre.

Conclusion :
- Synthèse
- élargissement

Littérature Française du XVIIIème

Type de questions de l’examen :

  • Vérification du rapport auteur/œuvre (un auteur avec une œuvre associée, titre d’œuvre avec question de date)

  • Dates : décennie (encyclopédie dans les a.50), date précise seulement de la vie des auteurs

  • Contenu des extraits dans les polycopiés. Mémorisation de l’auteur, du titre, et de l’argumentation générale

  • Contenu du cours

  • Contenu des œuvres au programme (composition, édition, donné les infos sur les personnages, où se passe les choses)



Philosophie et fiction

Au 18ème siècle, le terme de philosophie a un sens particulier. Dans la majorité des cas, la philosophie est une conception du monde, explication du monde qui, la plupart du temps, est dans un genre nommé Traité. On nomme de siècle également le siècle des Philosophes ou le siècle des Lumières.

Philosophie

Le terme de philosophie au 18e désigne toute activité intellectuelle qui obéit à la raison. Il ne s’agit plus, comme la philosophie traditionnelle, de donner une conception du monde mais il s’agit de considérer des phénomènes qui nous entourent, les analyser et en tirer des conséquences.

  • Société : Celle-ci est très particulière, souvent dominée par des inégalités sociales massives. (majoritairement sous l’Ancien régime). Rousseau est indigné par les inégalités qui marquent la société.

  • Politique : Les Lumières ont tous une pensée politique et donc se posent la question sur la façon de gouverner.

  • Religion : Monarchie absolue de droit divin (place son pouvoir sur Dieu) avec le catholicisme comme religion obligatoire (les guerres de religions au 16e ont rendus le protestantisme interdit + révocation de l’Edit de Nantes en 1685). Intolérance mise en place et qui intéresse les philosophes pour réfléchir à la notion de tolérance et leur ennemi absolu est le fanatisme. Dans le champ politique, leur ennemi est le despotisme.

Démarches philosophique :

→ S’intéresser à des phénomènes qui existent

→ Examen de l’objet avec la raison et l’on donne une place importance à l’observation

→ Quelles conclusions en tirer ?

S’il y a assez d’éléments, ils prononcent un jugement. Si en dépit de leurs examens, ils n’ont pas assez d’éléments pour conclure, ils suspendent leur jugement ce qui est le signe d’une grande rigueur et d’une forte humilité intellectuelle car l’important est la justesse de la conclusion.

L’image du Philosophe est celui de l’écrivain dans une tour d’ivoire plongé dans ses pensées. Ce topos est réfuté par les Lumières qui ont une pensée plus complexe. Pour penser, il faut se concentrer et donc s’isoler momentanément. Après avoir abouti à un jugement, le philosophe tire les conséquences de son jugement et retourne vers les hommes pour partager ses idées. Il faut tirer des conséquences au niveau de l’action. Les philosophes mettent leurs écrits en circulation → début de l’engagement philosophique (révisement de procès) = début de l’opinion publique, acteur de la vie intellectuelle.

Les Philosophes ont préparés l’action française en faisant des analyses de la politique française. L’opinion publique, engorgée d’idées nouvelles, donnera la Révolution Française.

Fiction

Histoire inventée qui peut être vraisemblable ou non.

Et

Conjonction de coordination = mettre en scène. Quelle est la nature de cette coordination ? Comment s’associe Philosophie et fiction ?

La fiction dans les œuvres étudiées n’est pas une illustration d’un discours abstrait. Comment un personnage dans une situation précise une certaine forme de pensée ? Quelles questions le lecteur doit-il se poser ?
Montesquieu 1689-1755

Première génération des philosophes. A sa naissance, se nomme Charles-Louis de Seconda. Né à côté de Bordeaux. Son grand-père a épousé la fille du Président du Parlement de Bordeaux (sous l’Ancien régime quelques Parlements en Province nommé Cour Souveraine indépendante du roi). C’est ainsi que sa famille noble s’inscrit dans la relation du parlement. D’abord instruit par un maître puis dans l’Académie Oratorienne aux environs de Paris (éduqué par les oratoriens alors que les autres sont instruits par les jésuites). Il y suit des cours de littérature et de physique (met en avant la raison, partie de la philosophie)

1700 : reçoit l’éducation et l’instruction d’une élite fortunée. C’est un bon élève qui essaye d’écrire.

1705 : fin de son cursus chez les oratoriens. Ses camarades vont faire des études à la Sorbonne alors que sa famille le fait revenir à Bordeaux où il fait des études de Droit.

1708 : Bachelier en Droit et admis au Parlement de Bordeaux en tant qu’avocat.

Pendant un voyage à Paris, il entre en contact avec les Lettres. Son père meurt, et il revient donc à Bordeaux.

1715 : Se marie avec une femme doté d’une dote importante. 3 enfants.

1716 : Son oncle décède. Baron par son père, il devient maintenant Baron de Montesquieu. Il hérite également le statut de président du Parlement de Bordeaux et de nombreuses propriétés.

1712 : Fondation d’une Académie royale pour une élite savante des sciences, belles lettres et arts. 1716 : Montesquieu postule et est reçu. Suit de nombreuses matières.

A partir de 1716 jusqu’à 1726, il mène une vie qui est à cheval entre Bordeaux et Paris. Il reste surtout à Bordeaux. Sa charge au parlement n’est pas énorme mais la cède en échange d’une rente.

1728 à 1731 : il fait un immense voyage en Europe (Autriche, Hongrie, Italie, Allemagne, Hollande, Angleterre où il devient Franc-Maçon qui porte une grande tradition de rationalité dénoncé à son retour en France et est obligé de cesser)

1727 : Entre à l’Académie Française grâce à ses connaissances et à sa publication des Lettres Persanes. Il fait de long séjour à Paris tout en revenant à Bordeaux.

1748 : Vend sa charge de président du Parlement

1753 : Directeur de l’Académie Française

1755 : Tombe malade et meurt.

La place des Lettres Persanes dans l’œuvre de Montesquieu

1ère version date de 1721. Qu’a-t-il écrit avant ? En tant que membre de l’Académie de Bordeaux, il a écrit des textes comme un éloge de la sincérité. Il s’adonne à des genres peu variés, essentiellement des discours, mémoires et dissertations. Avec les Lettres Persanes, Montesquieu fait l’articulation entre la pensée et la fiction.

Elles paraissent de façon anonyme au moins de mai 1721. Il remporte un succès immédiat et est réédité la même année. Très vite, les milieux littéraires apprennent que Montesquieu est l’auteur. C’est pour cela qu’il est élu Directeur de l’académie française en 1728. Il prend également des notes pendant son grand voyage qui ont été éditées.

1734 : Considérations sur les causes de la grandeur des romains et leurs décadences

1748 : L’esprit des lois : rédigé entre 41 et 47 qui débouche sur une querelle

Participe à l’encyclopédie en écrivant un essai sur le goût

Œuvre qui a eu dès sa parution beaucoup de succès avec une grande diffusion et de nombreuses copies ce qui a valu de nombreux commentaires.

Article Philosophe

Dumarsais donne une définition négative de la philosophie, ce que le philosophe des lumières n’est pas. Se définissent d’abord par ce qu’ils ne veulent pas être

1 er paragraphe : critique de l’ancienne idée du philosophe caractérisée par une apparence refusée : Une vie retirée, dehors de sagesse (= intérieur sans sagesse) et un peu de lecture

2e paragraphe : autre type de philosophe refusé : liberté de pensée ne doit pas s’appliquer au sens positif d’aujourd’hui. Au 18e, la liberté de pensée est une pensée contre la religion. Le philosophe n’est pas celui qui combat la religion

3e paragraphe : donne une idée juste du philosophe avec énumération des traits positif de caractéristique

4e paraphe : le philosophe est celui qui démêle les causes. Elle conduit à une explication des phénomènes au regard de la raison. Tout phénomène a au moins une cause et aucun phénomène n’est accepté comme venant de rien. Les causes produisent des effets et cette attitude consiste à refuser qu’un phénomène ne vienne de rien ; métaphysique = recherche des causes au-dehors de la réalité qui nous entour

5e paragraphe : signale la généralité que les hommes sont emportés par les passions. Au 17e et au 18e, le sens du mot passion est la vie affective et les états d’âmes. Les philosophes se distinguent car ils ne se laissent pas emporter par ses passions. Pour y résister, le philosophe réfléchit avant d’agir.

6e paragraphe : le philosophe observe les phénomènes et examine toutes les règles soumises. Observer, c’est regarder avec acuité et prendre le temps de regarder longtemps. Prendre le temps de bien voir et de se demander

7e et 8e paragraphe : ne concerne plus la démarche mais la conclusion à tirer. Le philosophe doit être capable de suspendre son jugement (= conclusion). L’esprit consiste à bien juger.

9e paragraphe : petit bilan

10e et 16e : introduction de la deuxième partie qui se

10 11 et 12 : tourne autour de la même idée : quelle est la place du philosophe ? L’homme a pour nature de vivre avec les autres hommes.

11e paragraphe : le philosophe est un homme donc le philosophe est un animal social. Honnête homme = idéal humain d’un homme cultivé. Accepte de se conformer à toutes les conventions sociales. Le philosophe apport quelque chose dont les autres hommes peuvent tirer avantage = utile.

12e paragraphe : philosophe partage sa vie entre la retraite et le commerce des hommes. Le philosophe doit prendre le temps de réfléchir. Pour réfléchir dans la durée, le philosophe doit par moment s’isoler (= retraite) mais aussi être dans la fréquentation des hommes

13e paragraphe : le philosophe est probe (terme moral qui désigne une vertu d’honnêteté)

14e paragraphe : le philosophe éprouve du plaisir dans la vie sociale

15e paragraphe : le philosophe aime la société

16e paragraphe : reprend les points exposés. Le philosophe est honnête homme. Il agite un réseau. Son esprit est juste, il a des mœurs (avoir de la morale) et il est social

17 et 18 : expose la conclusion : le philosophe n’est pas stoïcien (quelqu’un qui veut dépasser sa condition humaine). Puisqu’il accepte son humanité, il ne néglige pas le plaisir ni le confort.

Les Lettres persanes dans le roman épistolaire

L’intégralité du roman est composée de lettres adressées à d’autres personnages. Les romans épistolaires commencent presque toujours par une préface, qui fait partie du roman. La lettre à l’intérieur du roman peut exister, ce qui n’en fait pas un roman épistolaire.

La lettre a donné lieu à un genre pratiqué dans l’Antiquité : les Héroïdes d’Ovide. Ce sont des lettres, un personnage de la mythologie écrit à un autre personnage de la mythologie au sujet de l’amour, thème important chez Ovide.

Le genre épistolaire apparait au 17e en 1669 dans Lettres de la religieuse portugaise ou Lettres portugaises. Elles sont parues de façon anonyme et l’on a donc cru qu’il s’agissait de véritables lettres. Elles ont cependant été écrites par Guilleragues né en 1628 et mort 1685. Elles sont une monodie : une religieuse fictive écrit à son amant alors que celui-ci est partit. Elles sont chacune assez conséquentes. Elle lie les lettres mai ne reçoit jamais de réponse = monodie. Ce roman rencontre un immense succès et attire ainsi de nouveaux auteurs. Certains écrivent des suites pensant attirer le succès mais de qualité moyenne.

Montesquieu va dans le sens de la mode mais utilise aussi le roman épistolaire d’une façon différente : elles sont polyphoniques (plusieurs auteurs de lettres). Le thème amoureux existe dans les Lettres Persanes mais à côté d’autres thèmes différents : la société, la politique et la religion. Son immense succès est aussi parce qu’il propose un rapport critique au monde, aussi à la mode à cette époque. Elles lancent deux modes :

  • les lettres étrangères où des auteurs reprennent le thème d’un personnage étranger qui décrit ce qu’il voit en arrivant en France (disparait en 1760).

  • Le roman épistolaire polyphonique (dont Les Liaisons dangereuses et Julie ou La Nouvelle Héloïse)

→ complexifie la thématique du roman

Système de production et de vente des livres étaient moins canalisés qu’aujourd’hui.

1721 : parution d’une première version réduite des Lettres Persanes qui ne contient que 150 lettres et l’avertissement

1754 : parution d’une deuxième version où l’on retrouve l’avertissement, les 150 lettres + 11 lettres supplémentaires et le texte Quelques réflexions sur les lettres Persanes. Dernière version du vivant de Montesquieu

1758 : Edition posthume. Son fils avec l’aide de sa secrétaire entreprend l’édition complète des œuvres de son Père. Le texte Quelques réflexions sur les lettres Persanes a été placé au début, puis l’avertissement et enfin les 161 lettres parfois rajout certains brouillons de lettres.

A la fin de sa vie, Montesquieu accepte de mettre son nom sur le roman. Il écrit une analyse sur le type de roman qu’il a pratiqué → art romanesque. Montesquieu expose des réflexions qu’il a suivi, des intentions qu’il a eu sur le roman.

Les Lettres Persanes sont « une sorte de roman » selon Montesquieu. En 1721, quand on parle de roman on a l’esprit les grands romans pastoraux et héroïques écrit au 17e siècle dont l’Astrée, roman pastoral échelonné sur des milliers de pages qui racontent des histoires entre berger plus occupé à s’occuper d’amour que leurs troupeaux. C’est pourquoi Montesquieu ne veut pas qu’on l’associe à ces histoires. Pour lui, le roman se définit comme une chaîne qui relie les personnages. Les personnages sont donc un trait majeur des Lettres Persanes. Il dit qu’il a choisi la forme épistolaire car dans la lettre, c’est la façon dont les choses sont vécues ou ressenties qui est important. On peut également, changer de sujet, varier le sujet et faire des digressions. Il dit qu’il y a entre le roman et la triade politique, religion, morale une chaîne secrète, c’est-à-dire que ce lien existe mais qu’une minorité de personnes le connait : le lecteur va donc chercher à savoir le secret.

Les Lettres Persanes donnent un sentiment contradictoire. Le lecteur a le sentiment d’être perdu mais elles ont une composition très claire à l’image de l’esprit de Montesquieu :

  • 1ère partie : Lettres I à XXIII voyage de Rica et Usbek, partent d’Ispahan pour arriver à Paris (environ 13 mois de mars 1711 et arrivent en mai 1712). Itinéraire terrestre de Turquie, puis en mer avec une escale en Italie et débarque à Marseille

  • 2e partie : Lettres XXIV à 92. Début du séjour à Paris jusqu’à la mort de Louis XIV. Lettres écrites pendant 3 ans et demi de mai 1712 à septembre 1715. Décrivent les mœurs (= caractère de La Bruyère)

(07/02)

  • 3e partie : Lettres 93 à 146. Suite du séjour parisien sous la régence de Henri IV. De septembre 1715 à novembre 1720. Centrées sur des sujets de philosophie et de politique

Lettre 146 : dernière lettre du séjour occidentale sans solution définitive (se termine par un souhait de revenir en Iran). Le lecteur reste sur une interrogation volontaire

  • Dernière partie : 145 à 161. 14 lettres consacrées au drame du sérail. Retour en arrière, l’ordre chronologique n’est plus respecté. Septembre 1707 à mai 1720. Une lettre met 6 mois à arriver à sa destination. Les lettres parties en mai 1720 n’arrivent qu’en novembre 1720

Jean Golzinc dans le chapitre Les adresses des lettres persanes : établie 3 types de scènes systématiquement définit par une action, une faculté de l’être humain constamment privilégié ou un organe :

  • Scènes du « voir » : faculté = perception visuel, organe = œil. Scène de Rica et Usbek qui regardent autour d’eux et rendent compte de ce regard

  • Scènes du « sentir » (ressentir) : mettent en vedette le cœur comme faculté. Usbek et les femmes

  • Scène du « penser » : activité où l’on pense. Rica et Usbek discutent des sujets de leur correspondant

Correspondent à des types de discours. Voir = discours satyrique de critique sociale, Sentir = scènes de l’émotion et de l’affectivité, Penser = énoncé réflexif

Voir = lieu hic et nunc. Sentir = lieu imaginaire (Usbek imagine le sérail). Penser = lieu universel (surplomb)

Débouchent sur des fonctions : Voir = descriptif, Sentir = échange masqué (dissimulation), Penser = tendance à rétablir l’échange

3 tonalités : Voir = instantanéité, Sentir = véhément, Penser = effet (pensée proposée incite à une application)

Catégories littéraires : Voir = satire, Sentir = roman, Penser = philosophie

  • Voyage vers Paris (ex : 1, 5, 6, 23)

  • Description de pays

. Turquie (19, 123)

. Moscovie (51)

. Italie (25, 31)

. Tartarie (81)

  • Comparaison entre le monde chrétien et le monde musulman (33 35 88 89)

  • Paris et les parisiens (24 30 32 58 84 99…)

  • Portraits

. Alchimiste 45

. Série de portraits 48

. Les coquettes 52

. Bel esprit 54

. Passionné du jeu 56

. Personnes âgées 59

. Badinage 63

. Taciturne 82

. Géomètre 128

. Savant 145

  • Réflexion littéraire

Querelle des anciens et des modernes 36

Académie française 73, 108, 109

Bibliothèques et aux différents types d’ouvrages 133 à 137

Sciences et les arts 105 et 106

  • Histoires

. Fictions :

Fables 11 à 14 (troglodytes) politique (comment gouverner les hommes ?) et vice et vertu

Fables 65 Aphéridon et Astarté ? 2 guèbres. Question de l’état premier d’une société

Contes d’Ibrahim et d’Anaïs 141 : oriental et merveilleux (femme n’a pas besoin d’être opprimée pour se sentir vertueuse)

Eléments de mythologie 142

  • Religion forte, critique du clergé et des institutions religieuses

17, 18, 29, 39, 46, 69, 85, 100, 125…

  • Question de la justice, institution et son fonctionnement

76, 77, 80, 83, 86, 94, 95, 100…

  • Question de la politique

Série de lettes 102 à 104, 126, 127, 139, 140

  • Démographie (étude de la population)

112 à 122 (dépopulation) analyse des pays les uns après les autres

  • Lettres sur le sérail

2, 4, 7, 9, 15, 20 à 22, 41 à 43, 54 et 65, 147 à 161

  • Grand thème du statut de la femme

26, 28, 38, 55, 62, 71, 110…

La Bruyère est une source pour Les lettre Persanes. Le moraliste peint les mœurs pour les critiquer. Ils font environ un ou deux paragraphes et on trouve l’aspect de La Bruyère essentiellement chez Rica. Rica fait souvent une galerie de portraits, qui est plus rapide mais demande une réflexion sur l’association. Il montre les aspects négatifs qui incitent le lecteur à prendre du recul.

L’espion Turc de Marana

Fiction. La situation qu’exploite l’auteur est empruntée par Montesquieu. Un turc voyage en Europe. Ici, extrait d’une lettre où le turc parle à un autre personnage. L’espion turc critique la coutume française selon laquelle un roi doit être issu du mariage légitime. Selon lui, le roi devrait se détacher de cette coutume étant donné le danger politique. Solution : polygamie et ce qui assure également au roi d’avoir beaucoup d’enfants et donc une succession. L’étranger perd le recul critique lorsqu’il se met à parler de son propre pays.

→ Etranger juge est donc un juge critique dans un pays étranger mais il n’est pas capable d’appliquer à sa propre culture ce regard critique qu’il sait exercer sur autrui. La figure de l’étranger voit bien les défaillances mais voit très mal les défaillances de sa propre culture.

Le spectateur, ou le Socrate moderne de Addison et Steele

Auteurs anglais qui ont écrits des feuilles volantes, paraissant d’abord sur des imprimés mais se rendant compte que cela constituait une œuvre, ils les ont rassemblées. Titre le spectateur = celui qui regarde la société (moralistes)

(Une femme préfère la richesse et le paraitre plutôt que l’amour ce qui conduit à sa mort)

La chrétienté et son influence considère que le bonheur ne suffit pas sur terre et que l’on doit acheter sa place dans l’au-delà car au moment de la mort, il y a une séparation entre le corps et l’âme. Elle évolue au 18ee pour se poser la question du bonheur sur terre. On pense que le bonheur est lié à l’amour (contrairement au 17e cf. Phèdre)

Steele et Addison posent la question du bonheur solide qui dur. On peut retrouver le bonheur dans la retraite, l’idée que l’on ne trouve pas le bonheur par rapport au regard des autres.

Description critique : défaillance des coutumes,

A partir de ces peintures de personnages, une réflexion générale suggère la possibilité d’un autre choix qui conduit au bonheur.

Les Lettres Persanes ne proposent pas de leçons aussi claires. Elles interrogent l’être humain plutôt que de lui indiquer des solutions.

Amusements séreux et comiques de Dufresny

Moins sûr qu’il soit une source des Lettres persanes.

Ici, Opéra (à mettre en relation avec la lettre 28)

Les Mille et une nuits traduction de Antoine Galland

Parisien en Orient. Il fait partit du personnel diplomatique et il est envoyé dans différents postes en Orient à travers ces différentes mutations.

Mille et une nuits manuscrit orientaux achetés par un diplomate français qui les traduit et les organise les uns par rapport aux autres = renaissance et remporte un succès phénoménal. La tradition des contes a commencé avec Perrault et en se référant aux contes de Perrault, Galland s’inscrit du côté des Modernes. A adapté les contes à la mentalité française (= Montesquieu). Les contes exotiques sont mieux que les contes occidentaux selon lui.

Lettres chinoises de Boyer D’argens

Texte qui suit les Lettres persanes. Celles-ci ont précédées à une mode pour les lettres étrangères car deviennent un modèle littéraire (juives, péruviennes etc…).

Le spectateur français de Marivaux

Marivaux est de la génération de Montesquieu. Il est connu pour son théâtre et connait un succès variable. C’est également un grand romancier (La vie de Marianne) et un journaliste (publication périodique du spectateur français à la manière du spectateur anglais)

Série de feuilles volantes. Le spectateur français est écrit en même temps que Les lettres persanes ; à partir d’une scène, le narrateur se met à réfléchir sur les mœurs (femme, amour, paraitre, être aimé, désillusion, déception). Il se met à cultiver l’échec amoureux qui permet une réflexion car la pensée naît de notre expérience de la vie. Développe alors la passion amoureuse (qui n’aboutit pas) de façon extrêmement complexe, et la vie de l’esprit.

→ Montesquieu et Marivaux : Deux auteurs qui essayent d’articuler les deux pôles de la vie : sentimental et réflexion

Le temple de Gnide, 1725

Préface du Traducteur

Edité de façon anonyme. Prose poétique en 7 chants dont le thème est un ensemble de variations sur l’amour.

Dans la préface, Montesquieu invente une fiction dont aucun lecteur n’est dupe qui raconte l’histoire du texte appelé le temple de Gnide. Histoire de manuscrits achetés en Turquie (Asie mineure occupée par les ottomans) passé dans les mains du traducteur qui les a traduits. Dit qu’il ignore tout de l’auteur et les circonstances dans lequel il a été écrit. Présente l’ouvrage d’un petit roman ce qui rappelle quelque réflexions sur les Lettres Persanes (signalé comme une sorte de roman). Dans les deux cas roman et modalisation. Montesquieu entretient une relation complexe avec le roman, s’y rapproche mais sans y être. Traducteur indique que ce roman est « une espèce de tableau ». Le terme de tableau annonce un texte du côté de la description plutôt que du côté d’un récit. Le traducteur ajoute que son récit n’obéit pas aux règles. Cela signifie que le texte correspond à un choix esthétique singulier. Dans la suite de la préface, l’œuvre présente 2 traits, elle plait (plaire, instruire, émouvoir) et s’adresse aux personnes de tous les âges. Ce destinataire est général et donc que l’œuvre a une vocation universelle. C’est à cause du sujet que cette œuvre à une portée universelle car traite de l’amour. Traducteur finit en parlant de son ouvrage sérieux inachevé : métaphysique, politique et la morale.

Par rapport aux Lettres Persanes, Montesquieu met ici de côté la politique et la morale. Métaphysique absente dans toute œuvre de Montesquieu. Le temple de Gnide ne retient que l’amour, il y est question dans les Lettres Persanes mais pas seulement.

Second chant

Exposition de la situation : A Gnide dans le temple de Vénus qui vient écouter les demandes des mortels et leur répond comme une spécialiste des vérités sur l’amour. Chaque personnage donne son opinion sur l’amour. Ici, 2 féminins et 1 masculin viennent présenter leur demande. Une coquette, une courtisane et un homme riche (= lettre persanes). Présentent les aspects de l’amour : la vanité et l’amour vénal (objet d’un marché). Ces aspects sont condamnés par Vénus qui sont dans l’ignorance. 3 personnages donnent une vision positive de l’amour. Comment aimer davantage son amante et Vénus approuve et l’autre demande à être aimé.

→ Commence par définir l’amour par ce qu’il n’est pas.

Considérations sur les causes de la grandeur des romains, 1734

Ouvrage d’historien où Montesquieu explique le lien entre un mode de gouvernement et les conditions morales nécessaire pour que ce mode de gouvernement subsiste. Tente de comprendre pourquoi Rome a été le plus grand peuple de l’Antiquité et l’explique par la puissance militaire de Rome. Il considère que les romains ont fait tout ce qu’ils devaient faire pour être des guerriers et pour perfectionner l’art de la guerre. Son texte tire sa valeur de la force de son argumentation, la façon rigoureuse de ses explications. Avoir des armes plus fortes était aussi extrêmement lourde. Montesquieu enchaine sur comment les romains ont su trouver des solutions → romains ont créés des troupes légères qui avaient la mobilité que n’avait pas les soldats lourds. Les soldats qui portaient des armes lourdes devaient acquérir des forces. Il y a donc eu une mise en place d’exercices. Le renforcement de la discipline militaire est lié à la valeur. La bonne connaissance du soldat par les chefs est un élément positif.

On analyse également la supériorité de l’ennemi + cohérence dans le gouvernement romain. Mais elle s’est effondrée par un excès de conquête.

Montesquieu montre par comparaison que la cohérence de la république romaine met en valeur l’incohérence de la république française : armée non entrainée et une réflexion insuffisante pour être efficace = lettres persanes pour analyser les situations et les critiquer.

L’Esprit des lois, 1748

Réfléchit à une cohérence entre le champ juridique, politique et morale.

Propose au début de l’ouvrage une analyse politique et en fait la théorie des grands types de mode de gouvernement mais propose aussi le principe qui en est la clé.

  • Gouvernement républicain : c’est le peuple qui se gouverne lui-même (démocratie). Le peuple est gouverné par une partie de lui-même (aristocratie).

  • Gouvernement monarchique : une seule personne gouverne le peuple. le pouvoir souverain n’est exercé que dans le cadre des lois → pouvoir limité

  • Gouvernement despotique : un seul détient le pouvoir souverain sur le peuple mais il n’y a aucune loi qui limite le pouvoir souverain et donc le despote peut gouverner comme il l’entend.

Montesquieu explique comment chaque gouvernement s’appuie sur un principe. Républicain a pour principe la vertu (= respect des lois). Le gouvernement monarchique s’appuie sur l’honneur (= être capable de demander au monarque une faveur avec raison, que l’on mérite vraiment). Le gouvernement despotique gouverne par caprice, le peuple est dans une instabilité et vit dans la terreur.

Rousseau à la fin du discours sur l’origine de l’inégalité en 1757, important dans le champ politique. Il propose une typologie des gouvernements partiellement inspirée de la typologie de Montesquieu :

  • Démocratie : gouvernement du peuple par le peuple

  • Aristocratie : gouvernement du peuple par une partie du peuple

  • Monarchie : gouvernement du peuple par une seule personne.

Montesquieu a beaucoup réfléchit à la politique : importance des notions d’égalité et de liberté. Les penser comme appartenant à la nature humaine, est un acte subversif et non encouragé. Il fait partit des auteurs qui ont contribués à la défense de ces notions.

L’esclavage des nègres

Ni l’égalité entre les êtres et enlève la liberté. Ce qui est écrit dit donc le contraire de ce qu’il pense = ironie.

  • Choix c’un texte qu’on ne doit pas prendre à la lettre

  • Arguments pour ironiquement condamner l’esclavage reposent sur l’incapacité de pitié (= compassion). Egalité et liberté lié à reconnaitre chez autrui ce que l’on peut éprouver. Les valeurs qui appartiennent à la nature humaine sont liées à une capacité de notre imagination.

Dans les Lettres persanes, il faut être sensible à la politique qui est partout (lettres directement politique, lettres qui montrent les effets d’un mode de gouvernement sur le peuple, lettres du sérail car femmes soumises à un maitre absolu, micro formation qui fait penser au despotisme)

Essai sur le goût dans les choses de la nature et de l’art, 1753

Porte sur le plaisir esthétique. Montesquieu voit le plaisir esthétique dans la curiosité. Exemple du jardin à la française.
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