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André Durand présente
‘’Boule-de-suif’’
(1880)

nouvelle de MAUPASSANT
(50 pages)

pour laquelle on trouve un résumé

puis un commentaire


Bonne lecture !

Après la défaite de 1870, à Rouen, pendant plusieurs jours, les troupes françaises se replient. Puis les vainqueurs, les Allemands, défilent sous les yeux des habitants encore peureux. Au bout de quelque temps, la vie reprend son cours normal, et une diligence peut même partir pour Le Havre, dix voyageurs partant vers la zone non occupée après avoir obtenu une autorisation.

Ils sont tout à fait disparates. Il y a là : les Loiseau (lui, grâce à son don pour l’escroquerie, a fait fortune car, roublard, il revend du vin de mauvaise qualité à un très bon prix, d’où son surnom de «Loiseau vole» ; elle, grande et forte, beaucoup plus sérieuse que lui et acrimonieuse, est, « avec une âme de gendarme », en quelque sorte le chef du commerce) ; les Carré-Lamadon (lui est un « homme considérable », propriétaire de trois filatures, officier de la Légion d’honneur, membre du conseil général ; elle, « toute petite, toute mignonne », est plus discrète et paraît chétive et innocente, mais « beaucoup plus jeune que son mari, [elle] demeurait la consolation des officiers de bonne famille envoyés à Rouen en garnison ») ; M. le comte et Mme la comtesse de Bréville (prétentieux, il se vante de sa ressemblance avec le roi Henri IV ; elle prétend avoir été aimée par le fils de Louis-Philippe) ; deux religieuses à la foi dévorante qui marmonnent leur chapelet ; Cornudet (bon garçon innocent, serviable et bienveillant en apparence, mais malicieux au fond et qui est un républicain virulent) ; enfin, Élisabeth Rousset, une demoiselle de petite vertu petite, grosse, ronde, à cause de son goût pour la bonne nourriture, surnommée « Boule-de-suif » à cause de son embonpoint, et à laquelle les autres refusent de parler.

Le voyage est beaucoup plus long que prévu ; or personne n'a apporté à manger, sauf Boule-de-Suif, et les autres n'osent lui demander de la nourriture jusqu'à ce que, la faim vainquant leurs préjugés, ils acceptent de manger avec elle les victuailles de son panier à provisions. Après quatorze heures de voyage, ils arrivent à Tôtes où la diligence est retenue par un l'officier allemand qui occupe la ville. Seul avec Boule-de-Suif, il lui fait des avances qu’elle repousse par patriotisme, comme elle se refuse à Cornudet, un des passagers qui veut profiter de la situation. Mais elle refuse d’abord de révéler la demande de l'officier, d'où un certain suspense pour ses compagnons jusqu'à ce qu'elle explose. Ils ressentent alors pour elle de la sympathie, du respect de sa décision, une admiration vertueuse, même s’ils sont retenus dans une auberge.

Mais, le lendemain, se levant pour partir, ils s’aperçoivent que la voiture n’est pas attelée. À 13h00, les trois hommes vont voir l’officier allemand pour avoir des explications. Il leur annonce qu’ils ne partiront que lorsque Boule-de-suif lui aura cédé.

Après plusieurs jours, le temps faisant son œuvre et l'impatience gagnant du terrain, ils commencent à exercer des pressions sur elle. Alors qu’attendrie par les cloches qui annoncent un baptême, elle y est allée, ils se liguent pour la convaincre de céder. Quand elle revient, ils déroulent leur plan, mais elle refuse toujours. La comtesse tente de l’émouvoir et de la faire changer d’avis puis c’est au tour des religieuses qui vont en partie réussir.

Le samedi matin, le déjeuner se passe tranquillement. Dans l’après-midi, Boule-de-Suif discute et se promène avec le comte. À minuit, elle est avec l’Allemand. Cornudet, qui est jaloux de l’officier, se retire, et les autres rient à l’idée de ce qui passe en haut. Toute la nuit, on entend des bruits venant de la chambre.

Le lendemain matin, la voiture est attelée. On reprend donc le voyage vers Le Havre. Au bout de trois heures de route, les bourgeois, qui ont, cette fois, pensé à se munir de provisions, se partagent leurs paniers sans rien proposer à Boule-de-Suif qui, elle, n’y a pas pensé et qui, désespérée, ne peut ravaler ses larmes. Ils affectent de ne point la connaître ou même la considèrent avec indignation.
Commentaire
On a pu se demander si la nouvelle fut inspirée par une anecdote réelle. Il reste que Maupassant rencontra plus tard l’incarnation de son héroïne, une prostituée rouennaise.

La nouvelle est naturaliste par sa fidélité au réel. On remarque, au début, la précision géographique, l’évocation vivante du climat, des vallons, de la Normandie, des traits de caractère des Normands ; l’indication des trajets des troupes (troupes françaises : Saint-Sever, Bourg-Achard, Pont-Audemer ; troupes prussiennes : Côte Sainte-Catherine, Boisguillaume, Darnétal, Rouen) ; l’itinéraire de la diligence : Rouen, Tôtes, Dieppe, Le Havre. Ceci correspond à un souci d'exactitude et de réalisme de l'auteur qui connaissait bien la région et souhaitait donner des points de repère à son lecteur. Les termes indiquant l’écoulement du temps sont nombreux : il ne semble pas toujours s'écouler de la même manière (après-midi mornes à l'auberge ; dernière journée « tranquille »).

Maupassant joua presque au météorologue avec cette neige qui, tout d'abord, signale l'hiver mais rend aussi plus pénibles les conditions de voyage : le trajet sera plus lent et le froid gênera les voyageurs immobiles. Au contraire, à la fin de la nouvelle, elle deviendra une alliée de ces bons bourgeois. Par sa présence ininterrompue, elle est un personnage à part entière, qui conditionne les réactions de tous les autres. Hostile aux gens au début de la nouvelle, elle favorise leur fuite à la fin, comme si elle-même méprisait la pauvre Boule-de-Suif. Quant à la précision historique, la défaite de 1870 et la présence de l'ennemi vainqueur nous sont montrées sous un jour concret, celui de la vie quotidienne.

Pas d'intrusion du narrateur dans ses personnages. Il se contente de noter ce qui transparaît d'eux et d'en tirer matière à réflexion. L'analyse psychologique s'appuie sur des faits visibles et non sur les pensées secrètes qu'un tiers ne peut connaître. C'est un parti pris de réalisme. Maupassant devient témoin oculaire, perspicace mais ni devin ni voyeur.
La nouvelle dépasse le souci d’école grâce à un système de narration très souple (les événements sont cocasses, le ton est vif, l’humour est féroce) et un système de composition à la fois strict et nuancé dans les espaces clos de la diligence (le premier voyage dure une journée) et de l’auberge (l’attente dure trois jours). Dans la diligence, seul le regard traduit les sentiments quand le corps doit rester immobile, par manque de place : « attiraient le regard » - « regard provocant » - « regards rapides et amicaux »- « elle regardait exaspérée » - « personne ne la regardait »). Le regard exprime la complicité ou la haine. L'absence de regard marque toujours l'indifférence, comme à la fin de la nouvelle, vis-à-vis de Boule-de-Suif. Importance des gestes, paroles et regards qui nous permettent de comprendre la personnalité des personnages.
En un parallélisme inversé, la structure s’articule en trois moments (voyage jusqu’à Tôtes, séjour forcé, départ pour Le Havre), s’appuie sur une série d’oppositions (acceptation puis rejet de la prostituée, neige puis soleil, partage puis exclusion) en dissimulant sa solide armature sous d’habiles transitions).

Le début évoque la déroute de l’armée française qui est qualifiée par un champ lexical de l’éparpillement, de la désunion : « lambeaux » -« débandées » - « quelques » - « artilleurs » - « fantassins » - « disparates » - «  débâcle » - « derniers soldats ». On constate un renversement des valeurs (les chefs redoutent leurs propres soldats), l’absurdité des comportements dans la panique (fusiller ses propres sentinelles). L’armée allemande montre, au contraire, organisation et ampleur : « avant-garde » - « une masse noire » - «  deux flots » - « se joindre » - « pas dur et rythmé » - «  commandements », manifeste sa domination : « commandements » - « victorieux » - « maîtres » - « exiger ». Maupassant montre l’horreur de la guerre : l’accablement des troupes vaincues : « barbe longue et sale » - « accablés, éreintés » - « tombant de fatigue » - «  pied pesant » - « agonisante » ; la brutalité des vainqueurs : métaphore filée de l’eau qui envahit tout sans qu’on puisse en arrêter le flot (« brutalité inconsciente et féroce » - « fléaux effrayants qui déconcertent »).

Maupassant maintient une concision exemplaire, l’ironie et la pitié transperçant à peine la froide constatation des faits.

Le comportement des habitants est marqué par une évolution :

- la peur initiale, dictée par un instinct de survie personnelle : « beaucoup de bourgeois bedonnants émasculés par le commerce » ont peur de perdre leur argent.

- la reprise progressive d’une vie normale, au nom d’une certaine humanité ; hypocrisie d’un comportement dicté uniquement par le souci de faire à nouveau des affaires.

- les vestiges d’une révolte première, mais de manière anonyme (les cadavres retirés de l’eau, en dehors de la ville) : lâcheté de ces actes.

- l’intérêt pour le panier de victuailles qui révèle les caractères par l'attitude et les mots prononcés. On voit ainsi le mépris des dames et le ton engageant de Loiseau, alors que sa femme résiste.

Les personnages forment un échantillonnage de la population de la ville, renvoient à des modèles aisément identifiables, sont diverses variations d’une société dont sont dénoncées l’hypocrisie, la veulerie, la couardise et la bassesse. Dans cette province envahie et avilie, tous « les gredins honnêtes » « préparent mentalement des platitudes » devant l’occupant.

Jamais Maupassant ne se livre à des descriptions fastidieuses ou gratuites. Le portrait de Boule-de-Suif est détaillé : « Petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis, étranglés aux phalanges, pareils à des chapelets de courtes saucisses, avec une peau luisante et tendue, une gorge énorme qui saillait sous la robe, elle restait cependant appétissante, tant sa fraîcheur faisait plaisir à voir. » S’il est plus détaillé que celui des autres, c'est qu'elle est l'héroïne et que le physique revêt, chez elle, une importance particulière.

Cependant, la satire, pénétrante, n’aboutit jamais au manichéisme : Boule-de-suif est une prostituée un instant vertueuse qui, si elle est rejetée par le parti de l’ordre (notabilités aristocrates et bourgeoises alliées au clergé) et de la morale, ne peut le soutenir (elle est effarouchée par le républicanisme purement verbal de Cornudet et reste sentimentalement orléaniste). Elle cumule tous les types d’exclusion : c’est une prostituée et elle est bonne fille et sotte, incapable d’argumenter la moindre défense. Pourtant, c’est elle qui sauve l’honneur outragé de toutes les femmes de France. Le mouvement de révolte de cette fille perdue ne peut rien. La bonne société de l’époque, celle qui défend la morale avec force, n’hésite pas à la sacrifier alors qu’elle a utilisée lorsque cela lui convenait (repas dans la diligence, soumission au Prussien). L’évolution des termes la qualifiant est significative : « fille » - « garce » - « gueuse » - « morveuse » - « femme à tout le monde » - « misérable ». Parmi les hommes, Loiseau est le plus virulent (le premier à employer des termes injurieux ; le premier à proposer d'abandonner Boule-de-Suif aux mains des Prussiens) ; le comte est le plus « diplomate » (c'est-à-dire le plus hypocrite !). L'esprit de caste renaît : l'officier est jugé « pas mal du tout » : il ferait « un fort joli hussard ». Une comparaison est faite : le cocher français vaut moins que l'officier prussien. Madame Loiseau : « Moi, je trouve qu'il se conduit très bien, cet officier » ; il est un homme qui « respecte les femmes mariées » : un homme de leur milieu.

Le dialogue est le moteur du déroulement de la nouvelle. Il véhicule les idées des personnages et donc conditionne les relations entre les membres du groupe. Chuchotements, paroles et pensées à haute voix sont souvent évoquées. Le dit et le non-dit sont également importants. Ainsi, Boule-de-Suif refuse d’abord de révéler la demande de l'officier, d'où un certain suspense pour ses compagnons jusqu'à ce qu'elle explose ; ils gardent le mutisme en sa présence jusqu'à ce que l'exaspération monte : ils profitent de son absence, alors, pour élaborer leur stratagème. Enfin, indifférence finale : aucune parole blessante n'est alors prononcée, mais tout est allusif et implicite.
La fin est particulièrement désespérante : Boule-de-Suif se retrouve comme au début, elle a une approche timide au moment du départ et garde le silence devant l'hostilité environnante, malgré sa « colère tumultueuse », la montée de l'exaspération ; elle « reprit en silence la place qu'elle avait occupée pendant la première partie de la route » ; seule dans la nuit, rejetée par tous, personne ne daignant lui parler, et ayant perdu sa dignité. Sa douleur est sincère : contrairement au début, où elle fusillait du regard quiconque se permettrait une réflexion ou une allusion, elle cède aux larmes. Par rapport au début de la nouvelle, les portraits et les attitudes s'inversent : indifférence générale et conversations en aparté, alors qu'au début tout convergeait progressivement vers le panier de Boule-de-Suif. Son dernier portrait est la vision émouvante d'une jeune femme qui s'est sacrifiée pour les autres, puis s'est vu rejeter de façon ignoble par ceux-là mêmes à qui elle a offert son sacrifice. C'est le personnage le plus bas dans la société qui s'est montré le plus héroïque et le plus sensible. Le mépris satisfait des bourgeois, dicté par un égoïsme foncier, est marqué en particulier par les femmes, « que la présence de cette fille avait rendues subitement amies, presque intimes ». La méchanceté est appuyée, en particulier chez Madame Loiseau et chez le comte. Un seul personnage la venge, même s'il ne partage pas son repas : Cornudet, en sifflant ‘’la Marseillaise’’, parvient à exaspérer les bourgeois, épris d'ordre et sans doute apeurés du fait de la défaite. C'est d'ailleurs le seul qui s'est désolidarisé du groupe durant la soirée précédente. Il n’y a pas de jugement explicite de Maupassant dont on ne sent qu'il condamne la bourgeoisie que par l'intermédiaire du récit, et par l'emploi de quelques termes (l’oxymoron « gredins honnêtes »), par le rôle du style indirect libre, qui se situe à la limite du récit (exemple : « ce Prussien entre les bras duquel on l'avait hypocritement jetée »)

Tout se passe donc que le corps de la nouvelle n'ait été qu'une parenthèse dans le voyage : rien ne semble avoir évolué, sauf les contraintes climatiques, moins dures. La situation est la même en apparence, mais les événements qui se sont déroulés éclaire d'un jour différent les deux moments de la nouvelle : l'attitude des bourgeois au début est dictée par les bruits qui courent sur Boule-de-Suif ; ils ne la connaissent pas et n'ont rien partagé avec elle. En revanche, à la fin, ils sont entièrement tributaires de sa générosité : première étape : le partage du repas ; deuxième étape : le don de son corps. L'éclairage en est donc tout à fait différent. (en témoigne l'absence du soleil au début, et le soleil très brillant à la fin, pour le second départ).
À travers Boule-de-suif, Maupassant fit preuve de sa tendresse et de sa sensibilité à l’égard des démunis de ce monde, les femmes en particulier, victimes de l’indifférence, des préjugés et de la méchanceté des hommes. Il avait pour les prostituées beaucoup d’estime, affichant une attitude tout à fait opposée à la mentalité hypocrite du Second Empire et à l’ordre moral de la IIIe République.

La nouvelle est dominée par l’idée que la guerre fait le malheur des petits et ne profite qu'aux « gros», comme le dit la femme de l'aubergiste aux voyageurs de la diligence.
Mais, dans le pessimisme de l’œuvre, une singulière gaieté se fait jour, celle d’une malice toujours en éveil qui traduit un jeu mouvant de distance du narrateur par rapport à son récit.
Flaubert écrivit à Maupassant : «Il me tarde de vous dire que je considère ‘’Boule de suif’’ comme un chef-d’œuvre de composition, de comique et d’observation. C’est bien original de conception, entièrement bien construit et d’un excellent style. Le paysage et les personnages se voient, et la psychologie est forte. Oui, jeune homme ! Ni plus ni moins, cela est d’un maître. » Le recueil ‘’Les soirées de Médan’’ fut largement commenté, son thème directeur, la guerre de 1870, suscitant bien des controverses dans la mesure où les naturalistes rejetaient le patriotisme enthousiaste, vertueux et sentimental qui était alors de rigueur. « Ce ne sera pas antipatriotique, avait écrit Maupassant à Flaubert, mais simplement vrai. » Cependant, le succès de ‘’Boule-de-suif’’ ne fut pas assuré uniquement par son insertion dans le recueil : la nouvelle se suffisait à elle-même et fut le premier triomphe de Maupassant qui devint célèbre du jour au lendemain.
La nouvelle fut plusieurs fois adaptée au cinéma.

En 1928 : ‘’The woman disputed’’ (‘’Une femme rejetée’’), film muet, fut réalisé par Henry King (États-Unis).

Joseph von Sternberg est fortement soupçonné de s’en être inspiré pour ‘’Shanghaï Express’ ’(1932, États-Unis, 80 minutes).

En 1934, Mikhaïl Romm produisit ‘’Pychka’’,(URSS, muet). En 1935, le Japonais Kenji Mizoguchi donna ‘’Maria no Oyuki’’ (‘’Ojuki la vierge’’, 72 minutes) et reconnut que c’était une transposition samouraï de la nouvelle. En 1939, John Ford filma ‘’Stagecoach’’ (‘’La chevauchée fantastique’’, États-Unis, 97 minutes), affirmant que la nouvelle fut à l’origine du roman ‘’Stage to Lordsburg’’ d’Ernst Haycox qui transpanta la situation dans l’Ouest américain et qu’il adapta. Les Américains donnèrent encore, en 1943, ‘’Night plane from Chungking’’ de Ralph Murphy.

En France, il fallut attendre 1945 pour voir la nouvelle de Maupassant portée à l’écran par Christian-Jaque : ‘’Boule de suif’’ (103 minutes) : le scénario d'Henri Jeanson, Louis Hée et Christian-Jaque mêla ‘’Boule de suif’’ et ‘’Mademoiselle Fifi’’, fit des deux héroïnes un seul personnage, magistralement incarné par Micheline Presle, ce qui entraîna des modifications importantes de l'intrigue originelle : après avoir cédé au Prussien à Tôtes, Boule de suif et les voyageuses se retrouvent au château d'Uville où elles servent de compagnes aux envahisseurs ; Boule de suif poignarde d'Eyrik et se réfugie dans le clocher comme Rachel dans ‘’Mademoiselle Fifi’’. Les personnages voyagent d’une nouvelle à l’autre avec une aisance et une virtuosité qui doivent beaucoup au dialoguiste, Henri Jeanson, qui a introduit des répliques de son cru. De plus, le film se ressentit de l’époque où il fut tourné : à partir d’indications fragmentaires de Maupassant sur l’attitude veule de la population devant l’occupant, qui contrastait avec le cran et le courage de quelques personnages, le réalisateur a suscité des bataillons de francs-tireurs, qui ont d’ailleurs existé dans la Normandie occupée de 1871, et leur a prêté le langage et l’idéologie des maquisards de 1944. Cornudet devint le représentant de la Résistance. Le film, engagé, faisait la satire des collaborateurs et des occupants. Ces clins d’œil au spectateur trahissent le texte, mais l’ensemble ne manque cependant ni de grâce ni de force. (France, 103 minutes).

Signalons encore, en 1951, ‘’Pékin express’’, de William Dieterle (États-Unis) ; en 1966, ‘’Stagecoach’’ (‘’La diligence vers l'Ouest’’), de Gordon Douglas (États-Unis, 114 minutes) ; en 1983, dans ‘’L'an 40’’, film pour la télévision de Claude Santelli (12 minutes) ; en 1986, ‘’Stagecoach’’ (‘’La chevauchée fantastique’’), film pour la télévision de Ted Post (États-Unis, 100 minutes)

André Durand
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