Littérature québécoise





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Le monument de Nelson.


La nouvelle de la mort de l’amiral Nelson arriva à Montréal pendant l’hiver de 1805-6. Nos compatriotes d’origine anglaise résolurent de lui élever un monument sur une des places publiques. Un comité fut organisé pour obtenir des souscriptions et il ne tarda pas à obtenir la somme nécessaire. Les souscripteurs créèrent un comité composé de Sir Alexander McKenzie et de MM. Thomas Forsyth et John Gillespie qui se rendirent à Londres pour faire préparer les plans du monument. Les magistrats qui dirigeaient alors les affaires municipales de Montréal obtinrent du gouverneur en chef, Sir J. Craig, un lopin de terre à la tête de la Place du Nouveau Marché pour le site du monument.

La pierre angulaire fut posée le 17 août 1809.

Les ornements qui décoraient les panneaux sur les quatre faces du socle étaient en pierre artificielle inventée par Coade et Sealy de Londres, qui exécutèrent eux-mêmes les magnifiques bas-reliefs, représentant les batailles navales auxquelles le héros avait assisté.

Le fût de la colonne a cinquante pieds de haut et cinq de diamètre. Le chapiteau est de l’ordre dorique. La statue de l’amiral Nelson a une hauteur de huit pieds. Le héros est dans l’attitude qu’il avait au moment où il a été tué pendant la bataille de Trafalgar. La statue est sculptée dans la même composition que les bas-reliefs. Les journaux du temps nous assurent que la ressemblance est des plus frappantes1.

Autrefois, le monument était entouré par huit canons plantés en terre par la culasse et reliés ensemble par des chaînes. Ils avaient été donnés par Sir Gordon Drummond, commandant en chef des forces de Sa Majesté en Canada.

Les bas-reliefs ne résistèrent pas au climat et en 1871 un plâtrier de cette ville, M. Baccerini, fut chargé de les refaire en ciment sur l’ancien modèle.

Le coût du monument, lorsqu’il fut fini, a été de £1,300 dont £523 pour la maçonnerie. Les ornements ont coûté £468,12 ; le dessin, les plans et devis £58,1 ; le grillage qui a disparu depuis 25 ans £66,18,11.

27 novembre 1884

Le choléra de 1832 – Une baleine remonte le Saint-Laurent jusqu’à Montréal – Origine du nom de la rue Berri.


En 1832, le choléra asiatique, le fléau le plus terrible des temps modernes, après avoir ravagé les Indes Orientales et l’Europe, se déclara à Montréal au commencement du mois de juin. L’épidémie avait d’abord éclaté à Québec où il fit un nombre considérable de victimes. La consternation se répandit parmi les habitants de Montréal. Le fléau s’attaquait aux grands comme aux petits, aux riches et aux pauvres.

Le commerce devint stagnant et les opérations industrielles furent suspendues.

D’après une statistique officielle les cas de mortalité par le choléra ont été comme suit :

Semaines finissant le

16 juin 1832 261 décès

23 juin 1832 632 décès

30 juin 1832 166 décès

7 juillet 1832 94 décès

14 juillet 1832 61 décès

21 juillet 1832 70 décès

28 juillet 1832 131 décès

4 août 1832 136 décès

11 août 1832 101 décès

18 août 1832 79 décès

25 août 1832 68 décès

1er sept. 1832 54 décès

8 sept. 1832 54 décès

15 sept. 1832 13 décès

31 sept. 1832 6 décès

Total = 1904

On a observé que la plus grande mortalité a été vers la mi-juin ; le 19, les inhumations ont atteint le chiffre extraordinaire de 149. Le nombre total des cas de choléra jusqu’à la dernière date mentionnée dans le tableau ci-dessus a été de 4420, de sorte que plus qu’un tiers des cas a été mortel ; 3 sur 7 serait à peu près la proportion.

Le choléra diminua sensiblement ses ravages en septembre et finit par disparaître complètement au commencement d’octobre.

D’après les statistiques du temps, on affirme qu’un plus grand nombre de personnes ont été emportées par le choléra, dans la province de Québec, avec une population d’un demi-million, en trois mois, que dans la Grande-Bretagne avec une population de 15,000,000, en six mois.

Deux années plus tard, en 1834, le fléau reparut à Montréal. Il ne commença pas ses ravages aussi à bonne heure en été, mais son caractère était moins violent. Cependant, plusieurs centaines de personnes périrent par l’épidémie. Pendant le choléra de 1832 il y a eu plusieurs cas d’inhumations de personnes vivantes.

On cite celui de Mlle Hervieux qui fut atteinte par le choléra pendant une visite chez M. de Beaujeu. Le médecin de la famille, le docteur Arnoldi, lui donna de l’opium pour soulager ses souffrances. Malheureusement, une dose trop forte lui fut administrée et elle tomba en léthargie. Elle fut enterrée dans cet état au cimetière catholique sis alors à l’endroit où se trouvent aujourd’hui le côté sud de la place Dominion et la cathédrale. Plus tard, en creusant des fosses on découvrit que la malheureuse jeune fille avait été enterrée vivante. Elle avait réussi avec son coude à défoncer un des côtés de sa bière et elle s’était rongé une partie du bras.

* * *

La grande distance qui sépare Montréal de la mer est cause que cette ville est très rarement visitée par les monstres marins. Dans le mois de septembre 1832, une baleine ayant 42 pieds 8 pouces de long et sept pieds de large, s’aventura dans le Saint-Laurent et s’arrêta pour prendre ses ébats dans notre port. Ne pouvant plus retrouver le chenal pour retourner à l’océan, le cétacé s’amusa pendant huit jours dans nos eaux. Les amateurs de sport organisèrent une partie de pêche à la baleine avec des harpons et tout l’outillage nécessaire. Le capitaine Brush, propriétaire du remorqueur à vapeur, réussit à harponner la baleine et la conduisit au rivage. Un spéculateur acheta le monstre et l’exhiba au peuple, dans une cabane au pied du courant.

* * *

Un de nos amis nous demande de lui donner quelques renseignements sur l’origine du nom de la rue Berri.

En consultant un plan de Montréal préparé en 1816 par M. Jacques Viger, inspecteur des chemins, nous voyons qu’il a été ouvert, en cette année, une ruelle de 22 pieds de large, mesure française, entre la rue Saint-Louis et la Petite Rivière (aujourd’hui la rue Craig). On l’appela la ruelle Guy parce que le terrain avait été donné à la ville par les héritiers Guy. À l’époque de l’assassinat du duc de Berri, on donna le nom de l’héritier des Bourbons à la ruelle1 et le nouveau chemin entre la côte des Neiges et le faubourg Saint-Joseph, fut appelé rue Guy. En 1856, on ouvrit la rue Berri depuis la rue Dubord jusqu’à la rue Dorchester. Le terrain fut cédé alors à la corporation par les héritiers Guy, qui avaient la propriété voisine de celle de M. C. S. Cherrier2. Le père Guy était, autrefois, à Montréal, le notaire du Roi et possédait une fortune considérable.

29 novembre 1884
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