Littérature québécoise





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Nos hôtels de ville – Le service (des incendies) à Montréal il y a 50 ans.


La première séance du conseil de ville de Montréal, après son acte d’incorporation, a eu lieu le 26 août 1840,1 sous la présidence du premier maire, l’honorable M. Peter McGill, M. J. P. Sexton agissant comme greffier.

Les séances du conseil se tenaient alors, dans une maison en pierre de taille appartenant à Madame de Beaujeu et située sur la rue Notre-Dame entre les rues Saint-François-Xavier et Saint-Jean. Il n’existe, aujourd’hui, aucune trace de cette maison qui a été démolie en 1858, lors de l’élargissement de la rue Notre-Dame.

Notre conseil municipal siégea dans cette maison jusqu’en 1844. Les bureaux de la corporation n’étaient pas bien considérables à cette époque ; le service civique se faisait par les chefs du département assistés par trois ou quatre commis.

En 1844, les bureaux de la corporation furent transportés dans la maison de l’aqueduc Hayes qui était devenue la propriété de la ville. C’était une maison en pierre de taille, à trois étages, bâtie sur le site où est actuellement, l’atelier de carrosserie de M. Mercier1.

Les bureaux municipaux occupaient le rez-de-chaussée et le premier étage. L’étage supérieur renfermait le réservoir de l’aqueduc, réservoir d’une capacité de plusieurs milliers de gallons. L’ex-échevin Homier nous dit qu’en pleine séance du conseil, une partie du réservoir, placé au-dessus de la salle des séances, creva accidentellement et faillit noyer le maire et tous les conseillers.

M. J. B. Homier était alors représentant d’un des quartiers de Montréal. Le 24 janvier 1852, le conseil municipal eut sa première séance au marché Bonsecours. À cette séance un comité de citoyens présenta au conseil de ville un portrait à l’huile de l’honorable C. Wilson2. Ce portrait a été détruit plus tard par des émeutiers à l’occasion des prédications du célèbre Gavazzi3.

L’édilité a pris possession de l’Hôtel de Ville actuel dans le printemps de l’année 18784.

* * *

Ce matin, en consultant les archives poudreuses du département [des incendies] nous avons constaté, qu’en 1833, le service des incendies se faisait par neuf compagnies de pompiers volontaires qui ne recevaient aucun salaire pour leur travail et leur dévouement.

Lorsqu’un feu éclatait, tous se rendaient à l’appel ; celui qui était absent sans motif grave, était passible d’une amende. Les casernes de pompiers au nombre de neuf avaient chacune une cloche d’alarme pesant tout au plus quarante livres.

Comme l’aqueduc ne fournissait pas l’eau en quantité suffisante, il fallait recourir aux pompes à bras et aux puits de la ville.

En 1833, la société des pompiers de Montréal possédait neuf pompes à l’incendie : l’Alliance, rue Notre-Dame ; la Saint-Lawrence, rue Saint-Laurent ; la Saint-George, près de Ville ; la Cataract, partie est de la rue Notre-Dame ; la Neptune, rue Sainte-Marie ; la Lilliput, petite rue Saint-Jacques ; la Phœnix, place d’Armes ; la Saint-Joseph, rue Craig et la Montréal, rue Saint-Paul.

Les capitaines étaient J. R. Brondson président de la société du feu1, G. Lonion, Charles Ward, John Cliff, James Speers, Gundlack, Gibeau, C. D. S. Lovis et Lachapelle.

13 novembre 1884

Les charretiers de 1811 – Les clochers de place, les calèches, les cabs de 1842.


Dans la première décade de ce siècle, les voitures à quatre roues étaient inconnues à Montréal. Le roulage des marchandises se faisait sur des charrettes et des cabrouets. On se promenait et on voyageait dans des calèches construites sur le modèle de celles qui sont actuellement en usage à Québec. Lorsqu’un Canadien se mettait en voyage, il se servait d’une calèche à un seul timon avec deux chevaux1.

Avant 1830, il n’y avait qu’un endroit où stationnaient les cochers de calèche, c’était sur la place du vieux marché aujourd’hui la place de la douane2. Plus tard, on leur assigna des stations sur le bord de l’eau, au pied de la place Jacques-Cartier, sur la rue McGill, sur la place Dalhousie et sur la place d’Armes.

À cette époque, comme nous l’avons déjà dit, il n’y avait pas de quais à Montréal, excepté les deux qui se trouvaient au pied de la rue Saint-Sulpice. Les charretiers qui se chargeaient de bois de chauffage, reculaient leurs voitures dans l’eau jusqu’aux radeaux qui étaient amarrés à quelques verges de la grève. Le bois de chauffage arrivait de Beauharnois, de Châteauguay et autres endroits sur des radeaux de pin et de pruche. Un dessous de « cage » contenant sept ou huit cordes de bois, se vendait $4, $5 et $9. Les charretiers qui transportaient le bois de chauffage se servaient de deux chevaux attelés en flèche à leurs charrettes. Le cheval qui était en avant n’avait pas de guides et il obéissait à la voix de son maître qui le faisait tourner à droite ou à gauche en lui criant hue ! et dia ! En lisant les anciens règlements municipaux nous voyons qu’en 1811 une ordonnance obligeait ceux qui déchargeaient leurs marchandises au port d’employer le premier charretier qui se présentait. Ce fut en 1815 que les magistrats qui composaient l’édilité de Montréal, passèrent un règlement obligeant les charretiers et les cochers d’attacher, en hiver, des cloches ou des grelots à leurs chevaux.

En 1817, on adopta pour la première fois, à Montréal, un règlement obligeant les charretiers à se pourvoir d’une licence.

Les charretiers du bon vieux temps étaient tous des hommes vigoureux. Tous étaient assez forts pour soulever au bout de leurs bras un quart de lard pesant 300 livres et de le placer sur leur cabrouet1.

Le roulage des marchandises, en hiver, entre Montréal et le Haut-Canada n’était pas bien lucratif. Les charretiers pour transporter à Kataraqui1 aujourd’hui Kingston, une charge de 2000 livres sur une « traine » attelée d’un seul cheval recevait $7 ou $8. Il fallait quatre jours au charretier pour se rendre à destination.

* * *

Le premier cab à deux roues fut importé d’Angleterre par M. Charles Clément Sabrevois de Bleury, un membre distingué du barreau2, quelque temps avant les troubles de 1837. À cette époque, les voitures à quatre roues commençaient à s’introduire à Montréal. Les voitures étaient toutes importées d’Angleterre et coûtaient fort cher.

Les cochers de place vers 1842 s’achetèrent des cabs sur le modèle de celui de M. de Bleury. Cette année-là, il n’y avait que deux cabs et une douzaine de calèches.

Parmi les noms de cochers de 1842 on nous a donné ceux de François Vadeboncœur, J. Smith, Cadieux, Eusèbe Senez, A. Dumaine, François Vermette, Eusèbe Fleurant et Romuald Racicot.

Les cabs disparurent avec les dernières calèches vers 1858. Les cochers de place ont commencé à faire leur service avec des voitures à quatre roues vers 1851.

14 novembre 1884
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