Tendances generales du XIX siecle





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TENDANCES GENERALES DU XIX SIECLE

I EXTENSION MASSIVE DE L'INSTRUCTION
Le XIX siècle est le temps de l'alphabétisation généralisée des Français. A partir de la révolution, cela devient l'enjeu de débats politiques virulents : l'éducation doit-elle être dispensée par l'Etat ou par les institutions religieuses ? doit-elle être ouverte à tous ou seulement à une élite moyenne ? Ces questions trouvent leurs réponses dans plusieurs lois scolaires: création des lycées par l'Empire, réglementations scolaires de 1833 et 1849, loi Ferry de 1883 qui institue l'Ecole primaire laïque, gratuite et obligatoire.
L'éducation dispensée par les lycées priviligie l'enseignement littéraire; mais le XIX s; voit une expansion générale de la notion même de sciences. Toutes les disciplines progressent et chaque branche du savoir tend à se constituer en une science autonome (séparation de la science et de la littérature). Une connaissance de type encyclopédique n'est plus possible pour un individu. Le développement des sciences exactes influe sur la pensée philosophique, où les systèmes matérialistes et scientifiques se renforcent (aussi essor du positivisme cf A. COMTE). Plus largement, il influe sur tous les mouvements intellectuels (se manifestant aussi bien dans le goût du document vrai ou le goût pour une poésie rigoureuse que dans l'exaltation de la science comme facteur de progrès).

II NOUVEAU PUBLIC, NOUVEAUX MOYENS DE DIFFUSION
L'institution littéraire va donc devoir s'adapter dans une société nouvelle à un public grandissant. Jusque-là, la littérature s'est écrite dans et pour un milieu de priviligiés. Or le nouveau public, s'il n'est pas sans culture (le colportage dans les campagnes, les cabinets de lecture dans les villes, la tradition orale et la lecture publique, ont contribué au développement d'une culture populaire), n'a ni les loisirs ni les moyens financiers, ni la formation poussée qui permettent un accès direct à la culture savante.

Les besoins de ce nouveau public seront comblés par une diffusion massive (création de collections romanesques de grande série: le roman détrône la poésie (contraire du siècle classique)) et la presse qui devient un moyen culturel incomparable. Son emprise sur le public peut se voir par exemple au fait que les penseurs ou hommes politiques issus du journalisme sont de plus en plus nombreux au cours du siècle. Quelques étapes:

- en 1835; Emile de Girardin crée La presse, premier journal à grande diffusion à un prix très modeste; il y fait une part à la littérature avec le roman feuilleton. Ce système bénificie d'un grand succès et est aussitôt imité. C'est par le journal que des romanciers aussi variés et prestigieux que Balzac, Dumas, Sue, Flaubert diffusent nombre de leurs oeuvres; =)permet de se faire connaître à un large public.L'auteur est payé à la ligne.

- à partir de 1870, les innovations techniques permettent un tirage massif (300 000 exemplaires, 350 quotidiens); on passe de la vente par abonnement à la vente au numéro. Les revues et les magazines se multiplient en direction de publics spécifiques(mutation de la demande et de l'offre =) produit une modification de la contribution littéraire: qualité médiocre/ beaucoup d'histoire d'un fantastique essouflé: dévalution littéraire), mélangeant l'information pratique et le roman, en particulier pour le public féminin et le public jeune (ex: Journal des dames et demoiselles; Le Magasin d'éducation et de récréation qui publie Jules Verne)

Les auteurs ont souffert de la reception du public.

Mais en même temps qu'il favorise la diffusion littéraire, le journalisme l'oblige à se modifier pour répondre aux horizons d'attente de publics diversifiés, plus pressés, plus avides d'information contemporaine. Après avoir favorisé le roman réaliste, le journal pousse à une séparation des fonctions: l'information sur le monde devient le fait proprement journalistique, tandis que la partie littéraire du journal donne dans la fiction d'évasion et d'idéalisme stéréotypée. L'authentique création littéraire n'y a alors plus de place.

=) littérature de divertissement où les valeurs morales ne sont pas bafoués.

III UN NOUVEAU STATUT POUR L'ECRIVAIN
Avec l'Ancien Régime disparaît le mécénat : en conquérant la reconnaissance des droits d'auteurs (1870) et la possibilité de vivre de leur plume, les écrivains ne sont plus contraints de confondre leur pensée et les aspirations de la classe dominante.Le mécène est désormais le public. Mais ils tombent alors dans la nécessité de traduire les aspirations collectives, ou de se rattacher à un public particulier, et se soumettent par là aux lois du marché commercial qui les cote comme des valeurs en bourse. Quelques exemples de ces servitudes implicites montrent que: un volume de Hugo (20 ans d'exil) tiré à 2500 exemplaires est payé 3000 à 4000 F à l'auteur, un volume de Balzac (légétimiste, idée du progrès social comme Hugo et Zola =) grandeur du peuple et de la démocratie) ou de Sue tiré à 1200 exemplaires est payé 1000 F à l'auteur, un volume de Musset tiré à 500 à 900 exemplaires est payé 200 à 500 F à l'auteur. Ce système consacre le triomphe de l'auteur, et pousse à la marginalisation des poètes moins adaptables.

La place des écrivains dans la société est néammoins loin d'être négligeable: qu'ils soient considérés comme des faiseurs d'opinion, des leaders politiques (Lamartine), voire des symboles vivants comme Hugo (premier à avoir une rue de son vivant + funérailles nationales + nouvelle aristocratie de l'esprit), une collectivité se reconnaît en eux. L'école d'ailleurs contribue à forger dans les mentalités l'image de l' " écrivain grand homme".

IV EVOLUTIONS ET CONTRADICTIONS DES SENSIBILITES
La situation des écrivains et des artistes est cependant paradoxale : ils sont admirés, mais en même temps tenus pour suspects par une bourgeoisie qui recherche d'abord le divertissement et l'ordre moral =) réaction anti-bourgeoise car critiques des valeurs bourgeoises: cible de tous les sarcasmes. Ainsi, lorsqu'ils prennent la défense d'idéaux politiques ou humanitaires (généralement l'auteur a une fonction artiste mais aussi une fonction politique), les auteurs constatent le clivage entre leurs aspirations et la réalité observés, leurs désirs d'action efficace et l'impuissance à laquelle ils sont réduits, la générosité individuelle et l'égoïsme des classes au pouvoir. Cette contradiction est violemment ressentie par ceux qui refusent de se conformer à l'idéologie bourgeoise établie, et leurs oeuvres s'imprègnent de pessimisme. Ils ont le sentiment d'être incompris, se sentent isolés, et tendent à former entre eux un milieu clos =) suffrage de leurs pères plus que la faveur du public. Ils priviligient l'expression de leur angoisse devant la vie, ce qui constitue un lien profond entre des mouvements divers et complexes, que leurs principes esthétiques semblent séparer.

Ce mal de vivre ou mal du siècle, en germe dans le rousseauisme, trouve sa pleine expansion chez les Romantiques ( Musset, Nerval p. ex.), se prolonge dans le spleen de Baudelaire et, a la fin du siècle dans les attitudes "décadentes". Même les récits réalistes en portent l'empreinte (la vie des héros de Flaubert, p. ex., est souvent faite de rêves déçus et de désespoir).=)1880: crise de nervosisme et de passion décadente chez les artistes: faire de sa vie un chef-d'oeuvre.

Ainsi le XIX siécle est marqué par des contradictions qui s'affrontent parfois dans la conscience d'un même individu. On y a le sentiment de vivre une époque de boulversements sociaux, riche d'espoir en un progrès collectif (technique, économique,politique...). Mais les déceptions et l'ennui devant la platitude de la réalité quotidienne poussent les artistes et une partie du public à se retourner vers le passé historique (temps biblique, MA) ou individuel (thème de l'enfance), l'idéal, la religion, ou les tréfonds du psychisme (goût pour le rêve, obsessions morbides). Cette quête de valeurs ou l'individualité puisse trouver son épanouissement et ces inquiétudes sont perceptibles tout au long du siècle et se font encore

sentir au XX.
VERLAINE : poète maudit idée paradoxale à la fin du XIX siècle

=) si on a du succès, c'est qu'on est mauvais.

BAUDELAIRE: chroniqueur des salons de peinture

MALLARME : (mauvais) prof d'anglais à Tournon

" Il serait bon que Mallarmé apprenne l'anglais avant de l'enseigner"

idée de poète plus que de linguistique
montée du matérialisme et essor des sciences // aspiration de l'âme, intérêt pour les religions, le psychisme. =) tendance contradictoire

GOUT POUR L'ANTIQUE ET GENESE DU ROMANTISME: LE PRE-ROMANTISME

1780-1820
NEO-CLASSICISME = forme classique =) retour à la rigueur des romains dans l'architecture

cf. David : les grands épisodes de l'époque romaine =) Rome de la république
I L'IDEAL ANTIQUE AU SERVICE DES PASSIONS

La faute à Voltaire: Voltérialisme =) liberté de pensée (Gavroche dans Les misérables)

auteur du Contrat social =) instinct modulé par la raison : croyance en le pouvoir de la raison , en la vertu, en la justice, et en le bonheur.

=) Déclaration des droits de l'homme et du citoyen = bilan des lumières

abolition des classes =) nouvelle lutte: production révolutionnaire

éloge des monarchies tempérés à l'anglaise

=) Au contraire, en France, le roi détient son pouvoir de droit divin =) idée cultivée depuis

Louis XIV. =) anti-absolutisme voltérien: ce sont les assemblés qui décident

Philosophe + Monarque = despote éclairé à l'écoute des idées nouvelles

conservation de l'idée d'une divinité, d'un grand horloger = cause première

=) il faut conserver l'idée d'un dieu. Le déïsme ou théïste cotoie le matérialisme

être suprême pendant la révolution = dieu de Voltaire = grand horloger

tolérance de la différence cf. Le mondain ( poème: le bonheur est dans le travail) et Zadig

(prince favorisant le progrès)

La Révolution, qui éclate en 1789 après dix ans de crise économique et politique, est largement liée du point de vue idéologique au mouvement philosophique et un versant du Rousseauisme (instinct guidé par la raison, vertu, déisme, bonheur, justice), qui trouve son aboutissement dans La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Tout en affirmant me succès des vues et aspirations de la bougeoisie, elle porte à son apogée une expression artistique nommée de nos jours "néo-classicisme". L'art est alors marqué par le goût du beau à l'antique, et la recherche d'une plus grande mesure et d'une simplification tant dans la peinture et l'architecture que dans le costume féminin. La Grèce et Rome sont à la mode (découverte de Pompéi, goût pour les ruines, pour les vestiges: cf. croquis de Hubert Robert au musée de Valence), mais on veut affirmer, à travers ces formes du passé, des valeurs très modernes dont on croit trouver l'origine dans l'Antiquité: simplicité, héroïsme, Etat, grandeur, Patrie. La meilleure illustration en serait l'oeuvre et le rôle politique du peintre David. La littérature elle-même est peu créatrice: André Chénier, guillotiné en 1794, est le seul grand poète de cette "antiquité moderne" ( vers antique); son frère Joseph adapte la tragédie au drame politique et historique (Charles IX, 1789). Mais les discours des grands orateurs de la Révolution (Desmoulins, Danton, Robespierre, Saint-Just), nourris de rhétorique et d'histoire romaine, sont une forme où le didactisme politique retrouve violence et passion. Parallèlement naissent des journaux plus passionnés encore, et plus populaires, comme L'Ami du Peuple de Marat et Le Père Duchesne de Hébert =) injures contre l'absolutisme/ publication ordurière mais véhicule des idées nouvelles.

L'Empire (1804-1815) hérite du mouvement néo-classique où il trouve un appui (idéologie de l'ordre et de l'Etat), et les guerres napoléonniennes le répandent en Europe avec les idées libérales du XVIII siècle. Cet amalgame permet de comprendre que le goût néoclassique devienne progressivement une arme de l'opposition libérale contre l'Empire autoritaire( Benjamin Constant, les Idéologues tels Cabani ou Destutt de Tracy réunis par la femme de Condorcet après la mort de celui-ci), puis contre la Restauration: jusqu'en 1830, les démocrates seront, dans le domaine artistique, néoclassiques.

=) au XIX , Rousseau et Volaire sont mis en parrallèle et en contradiction

II LES MANIFESTATIONS DE L'INQUIETUDE D'UNE GENERATION
Le néoclassicisme s'est allié temporairement à ce qui était en fait la nouveauté radicale de la fin du XVIII s. : l'esthétique du sublime héritée de Diderot, et l'autre versant du Rousseauisme: le sentiment, l'inquiétude, l'étude du Moi. L'influence allemande (mouvement Sturm und Drang de Goethe et de Schiller) et anglaise (Gray, Young), puis le retour en force du catholicisme sous l'Empire, enfin une réaction violente contre tout ce qui rappelle la Révolution, vont aider à cultiver et à transformer en esthétique la violence, le "vague des passion", le surnaturel. Avant le triomphe du Romantisme, diverses recherches en ce sens apparaissent, oeuvre d'une génération d'écrivains (et de lecteurs) qui renient de plus en plus l'acquis "philosophique" du XVIII s.

La littérature s'imprigne de violence.

- Une place particulière est à réserver à SADE, chez qui les stéréotypes rousseauistes sont métamorphosés par l'humour noir et l'athéisme militant; le délire obsessionel (érotisme et cruauté, composantes du "sadisme") aboutit à une subversion qui explique les interdits qui ont immédiatement frappé son oeuvre et sa personne (20 ans d'enfermement sous trois régimes différents...).

- Naissance du mélodrame (Pixérécourt; répertoire des théâtres du Boulvard du Temple qui en garde le nom de "Boulevard du Crime"), où l'action mouvementée se soutient par des effets pathétiques outrés. Le mélodrame est souvent l'adaptation scénique de romans, en particulier du Roman Noir, qu'illustrent des écrivains anglais comme Ann Radcliffe, Maturin, Lewis, Mary Shelley. Des romanciers très féconds tireront ensuite de ce mélodrame des romans pour jeunes filles en mal de rêve (par ex. Ducray-Duminil, Coelina ou l'enfant du mystère, 1798).

Un retour aux valeurs nationales et religieuses se traduit par :

- la redécouverte des littérature nationales anciennes, surtout celtiques (succès des oeuvres de l'écossais Mac Pherson, qui publie dès 1761 des poèmes riches de mythes nationaux sou le nom d'Ossian, barde écossais légendaire, mais qui sont traduits en français par Baour-Lormian en 1801 seulement). Par elles s'amorce un retour aux valeurs historiques nationales et aux mythologies. Par elles aussi un retour à l'épopée et un engouement pour toutes les sources "nordiques" (Mme de Staël, De l' Allemagne (id.), 1810);

- outre le renouveau catholique, accentué par les débuts de la Restauration qui se veut un retour à l'Ancien Régime, se développent de nombreuses formes de religiosité, marquées d'archaïsme, de tradition, d'occultisme, du vague des passions antirationnel, et qui peuvent satisfaire l'appétit du mystère et de mysticisme (succès de Swedenborg, de Saint-Martin; recherches de Fabre d'Olivet);

- une réflexion sur les forces historiques met en valeur l'étude des groupes humains; elle est d'abord faite par des modérés de la Révolution comme Volney (Les Ruines ou Méditations sur les révolutions des Empires, 1791) ou Concordet (Tableau historique des progrès de l'esprit humain, 1793); puis par des catholiques anti-révolutionnaires, qui vont devenir les penseurs officiels de la Restauration, du conservatisme politique et social, notamment de Bonald (Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social, 1800), de Maistre (Essai sur les principes générateurs des constitutions politiques, 1808; Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821).

L'expression du mal de vivre est particulièrement nette:

- le malaise de la sensibilité obscurcit toutes les valeurs et toutes les formes de l'action; l'impresssion d'être vieux et déçu alimente certains romans (Senancour, Obermann, 1804; Mme de Staël, Corinne, 1807; Constat, Adolphe, 1816, mais conçu en 1806).

- L'oeuvre de Chateaubriand est la synthèse des aspirations de cette époque confuse, partagée entre les désordres du moi et une politique d'Ordre: Le Génie du christianisme (id. ), 1802; René -) mettre la langue classique dans les personnages(r.), 1802; Les Martyrs (r.), 1809; Mémoires d'Outre-Tombe, publ. posth. par le journal La Presse en 1849-1850.

Marquis de Sade, Opuscules politiques (1791-1793) p15

La première partie de la vie de Sade (1740-1814) est celle d'un grand seigneur libertin. Les affaires de moeurs où il se trouve mêlé finissent par le mener à la Bastille. Libéré par la Révolution, il s'engage dans la Section des Piques et publie en 1793 le Discours prononcé à la fête décernée par la Section des Piques aux mânes de Marat et Le Peletier, où il exprime se ferveur révolutionnaire. Il retournera en prison en 1793, accusé d'une excessive mollesse. Après une brève période de répit, Bonaparte le fera de nouveau interner jusqu'à sa mort.

=) grand penseur de la Révolution: libération des moeurs

Hymne et prière à la liberté

fête romaine et grecque =) fête révolutionnaire "cypré aux guirlandes" : cérémonie populaire

vision comique et caractére délirant et pompeux ( à l'image des orateurs latins)

=) modèle de l'éloquence de la République Romaine

ROME = modèle politique

HISTOIRE LITTERAIRE DU XIX siècle

( Révolution Française à la veille de la guerre 1914-18 )
A partir de la Révolution de 1789, un siècle durant, des bouleversements profonds, générateurs de crises, de révolutions et de coups d'Etat ( 1789, 1848, 1851, 1871 ), remodèlent la société : fin des privilèges d'Ancien Régime, accession de la bourgeoisie au pouvoir, naissance du prolétariat ouvrier. Ils transforment les pratiques politiques ( monarchies constitutionnelles, républiques, parlementarisme ) et l'économie ( révolution industrielle, essor urbain ). Les modifications sociales suscitent des modifications idéologiques : la domination de la noblesse est remplacée par celle des notables, l'idéologie aristocratique n'est plus qu'une nostalgie, remplacée par une idéologie bourgeoise fondée sur la croyance au progrès, au profit, à la morale. Mais la bourgeoisie n'est pas une classe homogène et son arrivée au pouvoir révèle les conflits internes qui la divisent.
A l'égard des questions culturelles et littéraires, quatre phénomènes modifient les attitudes du public, la circulation des idées et la situation des écrivains: une extention massive de l'instruction, de nouveaux moyens de diffusion qui s'adressent à un public élargi, l'évolution du statut des écrivains et l'émergence d'une nouvelle sensibilité.

CHRONOLOGIE
I LA REVOLUTION

1788

7 Juin : la Journée des Tuiles à Grenoble.

1789

5 mai : ouverture des Etats généraux à Versailles

17 mai : formation de L'Assemblée nationale, devenue "constituante" le 9 juillet.

14 juillet: Prise de la Bastille = répercution dans les esprits..

Nuit du 4 août : abandon des privilèges de classe.

5 octobre : marche des femmes sur Versailles.

1790

19 juin : abolition de la noblesse.

12 juillet : constitution civile du clergé.

14 juillet : fête de la Fédération.

Octobre : insurrection à Saint-Domingue

1791

20-22 juin: fuite et arrestation du roi à Varennes.

Juillet : oraganisation de la garde nationale.

Septembre : adoption de la constitution.

Octobre : installation de l'Assemblée nationale législative

1792

20 avril : la France déclare la guerre à l'empereur d'Allemagne.

Mai : levée en masse. Déportation des prêtres insermentés.

20 juin: les Tuileries envahies.

Juillet: "la patrie en danger".

10 août : le roi, prisonnier, suspendu.

Fin août : la France envahie. Début de la révolte en Vendée.

2-5 septembre : massacres dans les prisons.

20 septembre : "victoire" de Valmy.

21 septembre : la Convention.

1er jour de l'an I de la République.

Fin 92 : les Français en Allemagne (rive gauche du Rhin, Palatinat).

Décembre : procès de Louis XVI.

1793

21 janvier : exécution du roi.

Mars: la guerre s'intensifie en Vendée et en Bretagne. cf Les Chouans

Juin : révoltes contre la Convention à Lyon, Marseille, Bardeaux.

13 juillet : assassinat de Marat.

Août : bataille de Lyon.

Septembre : la Terreur est décrétée.

Octobre: "Lyon n'est plus".

Novembre : condamnation des Girondins.

Décembre: Barnave guillotiné.Répression à Lyon. En Vendée, "colonnes infernales".

1794

janvier-juillet : la Terreur.

9 thermidor (27 juillet): chute de Robespierre. Réaction thermidorienne, constitution de l'an

III et le Directoire.

1796

Campagne d'Italie.(Bonaparte).

1797-1799

Instabilité politique, coups d'état de Fructidor (contre la droite), de Prairial 1799 (contre la

droite), de Prairial 1799 (contre la gauche), et du 18 brumaire.

1799-1804

le Consulat, Guerre étrangère contre l'Autriche (Italie). Retour des émigrés, Concordat,

complots royalistes.

La Révolution s'explique par la situation économique et politique ; la société de L'Ancien Régime est condamnée à tous les points de vue. Depuis Rousseau est née une "utopie" : on veut croire au bonheur, au libre développement de l'individu ( Mirabeau : "Il nous est permis de penser que nous recommençons l'histoire des hommes" = les hommes du XIX siècle qui ont le plus marqué les changements sociaux).

=) liberté et égalité = droit malgré les errances de la Terreur.

II L'EMPIRE

L'histoire de l'Empire est presque toute dominée par les campagnes militaires

1805 contre l'Angleterre et l'Autriche (Austerlitz, 2 décembre)

1806-1807 contre la Prusse (Iéna) et la Russie (Eylau, Friedland)

1808 contre l'Espagne

1809 contre l'Autriche, tandis que se développe la guerre d'Espagne

1812 contre la Russie (prise de Moscou, retraite en novembre)

1813-1814 contre l'Europe coalisée (campagne d'Allemagne, puis de France en 1814)

Avril : abdication de Fontainbleau, séjour à l'île d'Elbe

1815

21 mars-22 juin: les Cent-Jours, seconde abdication et la captivité à Sainte-Hélène.
Plus que les faits, il convient de comprendre un état d'esprit, lié à ce régime où l'armée tient la première place. Tandis que règne une rigoureuse censure (Mme de Staël est exilée, ses livres interdits), la presse est muselée( il y a un journal "officiel", le Moniteur), et les principaux témoins sont des opposants.

III LA RESTAURATION 1814/1815-1830

1814 : chute de Napoléon après la campagne de France, 1ére "Restauration", retour des Bourbons. La Charte.

1815 : le Congrès de Vienne - Les Cents-Jours (1 mars-18 juin); départ de Napoléon pour l'Ile de Sainte-Hélène. Seconde Restauration ( accession au trône du roi Louis XVIII =) règne de la monarchie et de la bourgeoisie jusqu'en 1830), la "Terreur blanche". Election de la "Cambre introuvable" ultra. Opposition libérale.

1820 : assassinat du duc de Berry, Réaction royaliste, influence de la "Congrégation"? Conspiration ( la "charbonnerie")

1822 : les quatres sergents de la Rochelle. Intervention en Espagne sur les instances de Chateaubriand.

1824 : mort de Louis XVIII; Loi sur le "milliard des émigrés" et sur le "sacrilège".

1827 : expédition française en Grèce

1830 : expédition d'Alger. Ministère Polignac, ordonnances sur la presse. Les "Trois Glorieuses" (27-28-29 juillet), révolution de juillet: le peuple de Paris se révolte (cf Les misérables),fuite de Charles X et début du règne de Louis-Philippe.

IV LA MONARCHIE DE JUILLET : 1831-1848

Dans l'ensemble, cette période de monarchie "bourgeoise" connaît de nombreux troubles politiques ( émeutes de 1832, 1839, en particulier) et surtout sociaux dus au développement du machinisme et à l'essor industriel. Les doctrines sociales ou socialistes fleurissent (Saint-Simon, Fourrier, catholicisme social, Proudhon...) Si "la France s'ennuie" ( Lamartine ), elle est aussi à la recherche de la justice et de la liberté : la censure recommence à s'exercer sur la presse qui devient un véritable pouvoir (lois de septembre 1835 ). C'est en 1836 que naît la presse populaire à bon marché et à gros tirages ( "La Presse" d'Emile de Girardin, tirera à 15000-20000 exemplaires en moyenne, la presse de Marinoni, en 1847 permettant de sortir 60000 journaux à l'heure). Beaucoup d'écrivains s'engagent dans les luttes politiques: si Hugo siège à la Chambre des pairs, George Sand milite aux côtés des socialistes, Lamartine défend des idées libérales, Lamennais, s'attaque aux pouvoirs de l'Etat et du clergé, Michelet et Quinet consacrent leurs leçons du Collège de France aux Jésuites (1843)...
1831 : questions belge et polonaise (" l'ordre règne à Varsovie "). Emeutes à Paris et à Lyon.

1832 : émeutes à Paris (funérailles du général Lamarque)

1834 : émeutes à Lyon (les canuts) et à Paris (massacre de la rue Transnonain)

1835 : attentat de Fieschi, lois sur la presse.

1836 : ministère de Thiers.

1839 : insurrection des Poudres (Barbès).

1840 : crise avec l'Allemagne, Guizot.

1845: intensification de la guerre en Algérie; prise de la smalah d'Abd-el-Kader.

1846-1847: revendications politiques ( pour le suffrage universel : pays légal - 250 000 électeurs et pays réel ) et sociales, crise économiques, troubles et émeutes

22-24 février 1848 : journées révolutionnaires.=) révolte populaire
Quelques faits économiques

1834 : Union douanière en Allemagne (Zollverein).

1835 : fondation de l'agence Havas. Télégraphe électrique de Morse.

1836 : lancement de La Presse et Le Siècle.

1837 : ligne de chemin de fer de Paris à Saint-Germain.

1838 : le "Great Western" traverse l'Atlantique.

1841 : loi sur le travail des enfants en France (12 heures).

1846 : crise économique en Europe.

1847 : Marx et Engels, Manifeste du parti communiste.

V LA SECONDE REPUBLIQUE ET LE SECOND EMPIRE, 1848-1870

1848 : le gouvernement provisoire (modérés, radicaux et socialistes), division sur la question sociale. Emeutes en février, mars, avril; les ateliers nationaux. Assemblée conservatrice, suppresion des atelier nationaux : soulèvement brisé par Cavaignac (24-26 juin, 4 000 victimes). Constitution du 4 nov.: Louis-Napoléon élu président. loi sur la presse (cautionnement).

1850 : loi Falloux sur l'enseignement, loi sur la presse.

1850-1851 : conflit avec l'Assemblée. 2 décembre 1851 : coup d'état, dissolution de l'Assemblée. Plébiscite (7 145 000 voix sur 7 740 000 votants).

7 novembre 1852 : rétablissement de l'Empire.

1852-1860 : l'Empire autoritaire.

1854-1856 : guerre de Crimée.

1859 : guerre d'Italie.

1860-1869 : l'Empire libéral.

1863 : aventure mexicaine.

1868 : loi sur la presse (libéralisation).

1869-1870: l'Empire parlementaire. 19 juillet 1870: déclaration de guerre à l'Allemagne.

2 septembre : Sedan. 4 septembre : chute de l'Empire =) fuite de Napoléon III. Gambetta forme un gouvernement de défense nationale.

1871: février-mars : Assemblée de Bordeaux. Thiers chef du gouvernement. 18 mars-27 mai: la commune. Répressions : 10 000 déportés.

VI LA TROISIEME REPUBLIQUE:1870-1900

1871-1873 : gouvernement de Thiers.

1873-1879 : septennat de Mac-mahon, "l'ordre moral".

1875 : la Constitution

1877 : crise politique, la "lettre à Jules Simon" (Loi sur la presse).

1879 : les Républicains au pouvoir. Lois républicaines ("lois symboliques", lois de liberté, loi militaire, loi ouvrière autorisant les syndicats, lois administratives et électorales. Lois scolaires laïques de Jules Ferry).

1883 : guerre du Tonkin.

1886-1889 : le "boulangisme".

1889-1892 : mouvements sociaux, grèves.

1890-1894 ; développement des idées et des actions anarchistes, lois d'exception.

1891 : encyclique "Rerum novarum" de Léon XVIII sur la question sociale.

1893 : programme socialiste de Millerand et Jaurès. Scandale de Panama.

1894 : L'affaire Dreyfus (condamnation de Dreyfus; 96 : le bordereau; 98: "J'accuse"; 99: révision; 1900: amnistie.)
III république = faire un état communiste ou socialiste =) tentative = UTOPIE

(la Commune est dangereuse)

répression dans le sang de la Commune

système parlementaire : faiblesse

favorise les valeurs morales

fin du siècle marqué par les scandales

BILAN : de nombreux bouleversements

- accession lente de la bourgeoisie qui aspire à un statut privilégié

- la force de travail augmente: montée du prolétariat ouvrier

- changement profond dans les pratiques politiques

- changement économique: la révolution industrielle: les grandes inventions et les expositions universelles (5 au XIX siècle) =) mesure l'essor technologique

- commencement de la désertification des campagnes

- réalité des villes = réalité culturelle Paris = ville lumière

(cf les romans de Balzac : provincaux =) Paris )

- changements sociaux: la noblesse est en déclin

montée de l'idéologie bourgeoise: règne des notables

- bienfait du profit, croyance en le profit =) installation d'une nouvelle morale bourgeoise (fédéalité =servage)

LA BATAILLE ROMANTIQUE AU THEATRE
La prédominance du sentiment personnel est opposé aux règles et aux sources. Le théâtre est le lieu priviligié entre classique et romantique car les romantiques ne veulent plus suivre les règles. Le procès des règles se fait tôt dans le siècle. On a ici l'idée que les règles ne sont que l'itinéraire du génie. Les règles ne sont pas un gage de force de la littérature.
1820-1840: question centrale =) le romantisme est une polémique par rapport à ce qui existe: va-t-il s'affirmer comme une véritable doctrine ?

La lutte pour l'expression du moi s'est manifesté au théâtre =) la diction poétique du théâtre va s'opposer à la diction poétique des classiques.

Chateaubriand, Moïse ; Balzac, Cromwell ...=) engouement pour le théâtre
Le sujet antique vient d'Euripide (cf. Tragédies)

Pour Voltaire, Attali est le chef-d'oeuvre absolu.
Dans la pièce classique se déploie un sujet grec ou romain qui apparaît très usé =) de nombreuses versions : alexandrin classique ; régle des 3 unités ( "en un jour, en un lieu qu'un seul fait accompli tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli", Boileau) ; convention des confidents = témoin artificiel =) ne ressemble pas à la vie ; convention de bienséances: pas de violence car choquant, pas de sang versé sur la scène mais tout doit être rapporté (cf. récit de Théramène); convention du vocabulaire = ségrégation entre vocabulaire noble et recherché et le vocabulaire bas ( afectation du langage noble/préciosité=) eau = onde)
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