Tendances generales du XIX siecle





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"L'objet de la poésie romantique est constitué par des aspects encore inaperçu" =) populaire de lettres fantomatiques.

Cela vient d'une ancienne peur de l'enfance.C'est un retour vers un passé proche de l'hallucination, un goût du fantastique.

1820: apparition d'un nouveau mode avec les vampires et du vampirisme.

ex Le Vampire, nouvelle fantastique attribué à Byron =) succès prodigieux

Nodier écrira un article et publiera Lord Ruthwen ou le vampire.

Ce goût du macabre est une tendance qui vient des romans noirs ou gothique de A. Radcliff et H. Walpole (Le chateau d'Otrante) : rêve étrange qui avoisinne avec la folie.

A cette époque, il y a un courrant de sciences occultes, de mécromancie.

Marie Shelley, Frankestein : Mythe de l'homme qui essaie de rivaliser avec la nature, avec la vie. La créature de Frankestein a un cerveau d'un savant et un corps d'un tueur et d'un assassin.

Le roman noir montre des situations violentes avec chateau solitaire, avec souterrain monstrueux, avec des paysages nocturnes, avec héros de l'E et du mal qui vont s'acharner contre de pauvres jeunes filles.
Todorov, Introduction à la littérature fantastique

Fait étrange:

- explicable par les lois surnaturelles (fées) =) merveilleux

- inexpliqué en attente d'explications par les progrès de la science.

=) il y a fantastique quand on ne sait pas quelle réponse choisir. Le fantastique, c'est hésiter entre ces deux solutions.Le lecteur ne sait plus dans quel monde il est.
Nodier et le conte fantastique: Né à Besançon en 1780, Nodier resta longtemps marqué par les images de la Terreur et la mort brutale de son premier amour, qui hantent ses premiers vers et ses premiers romans. Erudit, passionné tant par les sciences naturelles que par la littérature et la linguistique, il mène sous l'Empire une vie d'intellectuel "nomade", bibliothécaire ici, professeur ou journaliste là. A partir de 1813, il s'installe dans la capitale, qu'il ne quittera plus, étant nommé directeur de la bibliothèque de l'Arsenal en 1824 et élu à l'Académie française en 1833. Révélé par le conte de Trilby (1822), un moment chef de file des romantiques, avant de céder l'initiative à Hugo,il se dégage définitivement de la vie publique à partir de 1830, consacrant ses dernières années (il meurt en 1844) à l'écriture de Souvenirs.

Smarra ou les Démons de la nuit (1821)

Influençant aussi bien les oeuvres des "frénétiques" que certains romans de Hugo ou de Gautier, ce "romantisme noir" trouva chez Nodier, en raison de son caractère tourmenté et de sa culture encyclopédique, un terrain fécond d'épanouissement. Dès 1818 dans Jean Sbogar, mais surtout en 1821 avec Smarra, Nodier revendique pleinement une poétique fantastique qui soit surtout, dit-il, "L'art de parler à notre imagination en la ramenant vers les premières émotions de la vie, en réveillant autour d'elle jusqu'à ces redoutables superstitions de l'enfance que la raison des peuples perfectionnés a réduites aux proportions du ridicule."

Ainsi voit-on à l'oeuvre, dans Smarra ou le Démons de la nuit, une "sombre poésie", qui n'est peut-être pas sans préluder à celle des Chants de Maldoror, de Lautréamont, au service d'une écriture traversée d'angoisses et de cauchemars. Et c'est bien comme un poème avant tout qu'il faut lire cette page de conte cruel et macabre.

Il y une confusion dans le -je- du narrateur et le -je- du personnage. Le narrateur regarde ce qu'il subit lui-même. C'est une vision plus réelle que la réalité du cauchemar.
Ernst Hoffmann, Contes nocturnes (1817)

Ernst Hoffmann (1776-1822) fut l'un des maîtres allemands du genre fantastique. Dominée par l'angoisse de la folie et les jeux sanglants de la passion interdite, son oeuvre inspira de nombreux conteurs français, de Mérimée à Villiers de l'Isle-Adam.

Dans L'Homme au sable le héros Nathanaël raconte au frère de sa fiancé le cauchemar qui le saisissait, enfant, lorqu'un certain Coppelius venait rendre visite à son père.

Ce conte montre l'horreur et le goût pour l'horreur.

Il y a une coquetterie de la part de certains auteurs de cette littérature noire de s'entourer de mystère. Ces auteurs ont laissé très peu de traces.

- Philophie O' Nelly (anagramme de Théophile Donday) se fesait appeler "le mort vivant".

- Petrus Borel dit le "lycanthrope", Contes Immoraux

- Xavier Forneret dit " l'homme noir"

- Charles Lassailly, Les roueries de Trialph

=) sorte de mode de cette littérature d'épouvante
Bertrand, le fameux Gaspard de la nuit (1842) p262

Ce n'est qu'un an après la mort de l'auteur, Aloysius Bertrand (1807-1841), en 1842, que parurent les poèmes en prose de Gaspard de la nuit. Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot. Bien que dédié à Sainte-Beuve et inspiré par des contemporains comme Gautier, Hugo ou Nodier, ce volume ajoute à l'inspiration traditionnelle du romantisme français la fantaisie ou la solennité du romantisme allemand. Scènes de rue, évocations gothiques, portraits intrigants, chansons étranges alternent au fil d'une écriture tissée de mots rares et d'images suggestives.

Avant Le Spleen de Paris de Baudelaire, qui se réclamera expressément de lui, Gaspard de la nuit marque véritablement l'émergence de la poésie en prose dans notre langue moderne. (récit du rêves, de prédilection du rêve).

Ce livre apparaît à titre posthume: c'est un recueil de poèmes en prose avec une narration médievalisante (source d'inspiration pour Baudelaire).


Il y a aussi des récits où l'autobiographie, le fantastique et le rêve se mêlent.

Gérard de Nerval, Aurélia (1855)

Aurélia est un texte les plus étranges. C'est une littérature fascinante qui raconte l'histoire d'une folie. =) annonce Baudelaire.

" Le rêve est une seconde vie..." =) expérience terrible vécu. D'ailleurs le vie de Nerval s'achèvera par un suicide.. C'est un grand texte de la littérature psychologique.

" Du moment que je me fus assuré de ce point que j'étais soumis aux épreuves de l'initiation sacrée, une force invincible entra dans mon esprit. Je me jugeais un héros vivant sous le regard des dieux; tout dans la nature prenait des aspects nouveaux, et des voix secrètes sortaient de la plante, de l'arbre, des animaux, des plus humbles insectes, pour m'avertir et m'encourager. Le langage de mes compagnons avait des tours mystérieux dont je comprenais le sens, les objets sans forme et sans vie se prêtaient eux-mêmes aux calculs de mon esprit; -des combinaisons de cailloux, de figures d'angles, de fentes ou d'ouvertures, des découpures de feuilles, des couleurs, des odeurs et des sons, je voyais ressortir des harmonies jusqu'alors inconnues. " Comment, me disais-je, ai-je pu exister si longtemps hors de la nature et sans m'identifier à elle ? Tout vit, tout agit, tout se correspond; les rayons magnétiques émanés de moi-même ou des autres traversent sans obstacle la chaîne inifinie des choses créées; c'est un réseau transparent qui couvre le monde, et dont les fils déliés se communiquent de proche en proche aux platènes et aux étoiles. Captif en ce moment sur la terre, je m'entretiens avec le choeur des astres, qui prend part à mes joies et douleurs !"

p 274: Commencée dès 1841, année de la première "crise" de Nerval, cette ultime nouvelle, tout en répétant le thème obsessionnel de la double quête de soi à travers celle de la femme perdue (Aurélia-jenny) et du pardon libérateur, est en même temps une sorte de "descente aux enfers" du songe et de la folie.

Persuadé de l'existence de "correspondances" entre le quotidien et le surnaturel, le narrateur s'obstine à décrypter ses extases, ses cauchemars et ses visions comme autant de clés de l' "au-delà", où il faut aller, comme Orphée, chercher réponses et remèdes aux tourments de l'impossible "ici".

Aurélia, récit, mais encore analyse des espaces obscurs du songe et de l'onirisme, faisait ainsi entrer pour la première fois,en le sublimant, le discours de la "folie" dans la littérature. La brèche était ouverte, où allaient s'engager Lautréamont, Rimbaud, Antonin Artaud et tous ceux pour qui "le rêve est une seconde vie".

=) texte étrange qui montre le travail de Nerval et sa façon de brouiller les frontières des deux mondes, la vie et le rêve. (cf roman familial). Est-il conscient d'être fou ? Le rêve prend une consistance aussi importante au le réel =) ilui donne la vie.


III LE ROMAN HISTORIQUE

Si les historiens (Quinet, Michelet) joignent sans cesse l'épopée symbolique à l'histoire, les romanciers empruntent au cadre historique contemporain ou passé l' "épaisseur de vérité" qui fait que le roman peut représenter, au-delà de son héros fictif, toute une société. Le passé jouit du privilège supplémentaire de la nostalgie et de l'exotisme : le succès de l'écossais Walter Scott sera continué en France par Alexandre Dumas père, le maître du genre (Les Trois Mousquetaires, 1844).

C'est se plonger dans le passé historique de la France: c'est une réflexion profonde sur la résurrection du passé.

C'est une mode qui vient d'Angleterre avec Walter SCOTT ( Ivanhoé, Quentin Durward): c'est un genre nouveau.

HUGO, Notre Dame de Paris: autour de ce monument extraordinaire, faire habiter des personnages qui réssucitent le MA et la cour des miracles.

VIGNY, Cinq Mars, la préface est importante car Vigny trace les contours par ce qu'il entend par roman historique et les problèmes que cela posent.

Les réflexions dans la vérité dans l'Art : on n'est pas loin d'un réalisme cherché dans l'histoire. Quel But ? restituer une réalité dans sa complexité et son chatoiement de couleurs locales (détails).

Pb: la vérité historique est-elle suffisante ? Vigny va essayer de montrer qu'il faut une stylisation pour permettre à l'histoire d'être plus saisisante.

" L'histoire est un roman dont le peuple est l'auteur. L'esprit humain ne me semble se soucier de vrai..." =) volonté de choix dans la vérité.

Journal d'un poète

" L'Art est la vérité choisie"

" La vérité dont l'art doit se nourir est la vérité d'observation de la nature humaine et non dans l'authenticité du fait. Il faut demander à la muse une vérité plus belle que le vrai."

- soit, il faut rassembler en un seul type la vérité qui était dans mille individus

- soit, rechercher l'histoire des morts comme Napoléon (mythe littéraire)

Le roman doit restituer la vérité.

PB: il faut restituer la vérité de l'époque et présenter des personnages qui agissent de façon romanesque.

SCOTT fond= histoire vraie; premier plan =personnage imaginaire

Hugo, Dumas et Vigny veulent chercher la vérité profonde: conotation attachée à un vocabulaire, à des mots...

=) Notre Dame-de-Paris: si on y cherche un document sur le MA, on sera plutôt déçu. On y verra plus un jeu, un plaisir de raconter du narrateur, de se mettre au premier plan. -) ça fait médiéval mais ça n'est pas médiéval.
BALZAC, Le cabinet des antiques (préface)

Les personnages sont un type rassemblant diverses réalités incomplètes.

" La vie réelle est trop souvent dramatique et pas assez littéraire."

" Le vrai souvent ne serait pas vraisemblable."

=) " Cette manière de procéder doit-être celle d'un historien des moeurs" -) " il les synthétise"

Il y a une manipulation de la réalité: fantôme d'homme = personnage romanesque.
Le roman n'a pas de règle d'où très utilisé par les romantiques: le roman se moule sur ce qu'on veut. Le roman historique est une façon de réssuciter une réalité passée.

IV LE ROMAN SOCIAL

C'est un roman qui accepte de parler des réalités sociales importantes à l'époque inconnu. C'est la grande question des classes défavorisés.
G. SAND va écrire des romans sur les ouvriers et sur les paysans =) classes qui n'avaient pas eu l'honneur de l'écriture. Une idée fondamentale surgit: le roman doit apporter un message. (cf. le réalisme)

ex : Le Meunier d'Angibault, 1845

Préface de 1851: " Il me fit bien impossible(...) de ne pas lui (ouvrier)donner des idées sur la société présente. " "On m'accusera de flatter le peuple"

=) on est encore loin de l'ouvrier Zolien
=) On commence donc à s'intéresser aux classes défavorisés : vertu et mission qui pourrait être celle du romancier -) tâche importante de civilisation
V LE ROMAN SENTIMENTAL

Ce qui continue le roman du moi, le roman d'épanchement du coeur, c'est le roman sentimental. (cf. Fromentin et Sand)
George Sand, Indiana (1832) p155

En 1832, Aurore Dupin qui vient de quitter son mari, le baron Dudevant, adopte le pseudonyme de G. Sand et publie un roman sentimental à succès, Indiana, qui inaugure une série d'autres récits de la même veine : Valentine (1832), Lélia (1833) et Mauprat (1837). Toutes ces oeuvres, traversées de la chaleur des passions et des épisodes des liaisons mouvementées que la jeune femme entretien alors, sont encore des confidences personnelles. Mais au lyrisme amoureux s'ajoute ici le ton très authentique d'une femme "libre" qui revendique pour ses semblables le droit au respect et précisement à la liberté de vivre et d'aimer.

Indiana raconte ainsi, sur fond de décors exotiques, l'histoire malheureuse d'une jeune femme énergique mais asservie par le mariage à l'autoritaire et brutal colonel Delmare. Retirée, par contraire, auprès de son mari sur son île

natale, l'île Bourbon (île de la Réunion), l'héroïne se laisse aller, comme plus

nostalgique sur les séductions d'une capitale parisienne qui lui est désormais interdite.

Aspiration exotique. Ce roman parle du mal du siècle et de la condition des femmes. On voit ici la rêverie d'une femme éxilée. Les nuages sont une sorte d'hallucination. C'est une époque où commence à se faire jour une littérature du rêve. C'est un approndissement du moi intérieur. La rêverie cotoie la folie: cela échappe aux lois et aux logiques du réel.
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