Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands





télécharger 49.1 Kb.
titreChapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands
date de publication19.05.2017
taille49.1 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
Hélary X., Courtrai. 11 juillet 1302, Paris, 2012

Introduction : La bataille des éperons d’or

Bataille de Courtrai n’oppose pas deux nations, mais suite à bataille développement d’un « sentiment national » que ce soit chez Flamands ou Français. Par la suite chroniqueurs parlent systématiquement de « Français » et de « Flamands ». Par ailleurs, du côté flamand comté renforce spécificité et cohérence autour de ses villes et surtout de sa langue. Pour les Français, roi cherche, par grand effort de propagande, à rassembler derrière lui la chevalerie ainsi qu’ensemble de ses sujets.
Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands

Un grand fief du royaume de France

Fin XIIIème siècle comte de Flandre est un des principaux vassaux du roi de France. Sous grands Capétien (Philippe Auguste, Saint Louis et Philippe III) « domaine royal » s’étend fortement, notamment avec Normandie, Anjou, Maine, Poitou, comté de Toulouse, grande partie du Midi et comté de Champagne. Plupart de ces fiefs sont tenus par système des apanages attribués. Dans royaume existence de deux autres princes issus de famille capétienne, mais de façon plus lointaine. Ce sont ducs de Bourgogne et de Bretagne. Enfin, existence de fiefs dont seigneurs n’est pas issue de famille capétienne. Ce sont duché d’Aquitaine (avec Edouard Ier d’Angleterre) et comté de Flandre (avec Gui de Dampierre). Gui de Dampierre est devenu comte de Flandre grâce à Saint Louis et apparaît comme vassal exemplaire du roi. De fait, il accompagne Saint Louis dans croisade en Tunisie en 1270. Importance de zèle de comte de Flandre envers suzerain jusqu’à avènement de Philippe le Bel.

Entre la France et l’Empire

Ensemble du comté de Flandre ne relève pas du royaume de France. Comte de Flandre est aussi vassal d’empereur. Au sud-est de Flandre présence du comté de Hainaut. Importance d’hostilité forte entre comtés de Flandre et de Hainaut du fait d’opposition entre les familles princières. A partir de 1299 Jean de Hainaut est aussi comte de Hollande. Importance du duché de Brabant avec Bruxelles et Louvain. Jean II de Brabant (1294-1312) est plutôt lié au roi de France. Enfin, archevêché de Cambrai, évêchés de Liège et Utrecht ainsi que comtés de Gueldre et Luxembourg font partie de mosaïque des « anciens Pays-Bas ».

La puissance des villes flamandes

Comme ensemble des princes de son temps, comte de Flandre est itinérant. Importance que relations qu’il entretient avec habitants des villes sont assez tendues. A partir du XIIème siècle Flandre importe laine anglaise et exporte ses draps. Au XIIIème siècle présence des draps flamands dans ensemble d’Europe occidentale chrétienne et au-delà. Développement conjoint d’artisanat et du commerce soutient croissance urbaine dynamique. Gand et Bruges sont, à échelle du monde occidental, des métropoles avec environ 80.000 habitants. Alors que reste du royaume de France est massivement rural, comté de Flandre se signale par nombre et richesse de ses villes. Dans chaque ville, début XIème siècle à Gand par exemple, autorités se mettent peu à peu en place pour assurer bon fonctionnement du monde du travail. Villes flamandes en viennent à s’administrer elles-mêmes sous contrôle, plus ou moins pesant selon puissance du comte, des agents du comte. Pouvoir des villes est contrôlé par oligarchie qui préserve ses privilèges. Existence de trais communs de cette oligarchie, que l’on appelle « patriciat ». Patricien est souvent grand marchand et il contrôle ensemble de chaîne de production. Par leur comportement, pratiques et valeurs, grandes familles tendent vers noblesse. Patriciens se livrent au divertissement des nobles, le tournoi. A Gand, vers 1300, seules quelques dizaines de familles ont accès à échevinat. Dans armée communale patriciens combattent à cheval. En face des vieilles familles, existence du « commun » qui regroupe écrasante majorité de population. Commun regroupe deux catégories bien distinctes : marchands ou artisans enrichis auxquels patriciat refuse droit de participer à politique urbaine et ceux, plus nombreux, des « métiers » ou des « guildes » (bouchers, tisserands, foulons etc…). Au fil du temps importance de plus en plus grande de poids des « métiers ».

Troubles urbains

Malgré importance de mainmise du patriciat sur politique publique, à partir de dernier tiers du XIIIème siècle début de remise en cause de gestion politique de ville par commun et volonté de ce dernier d’y participer. Cristallisation des tensions autour des questions de fiscalité urbaine. Dans même temps importance de conjoncture économique difficile pour villes de Flandre. Entre les deux camps, Gui de Dampierre appuie tantôt l’un tant l’autre camp. Cela lui permet malgré tout de renforcer son pouvoir direct.

L’effacement de la noblesse flamande

Dans courant du XIIIème siècle, nobles flamands désertent villes pour aller à la campagne. Dans même temps situation économique de noblesse tend à se dégrader, même si certains restent très riches. Par conséquent, nombreux fils nobles ne se font plus adouber du fait de baisse des revenus, des coûts trop élevés de cérémonie et de condition de chevalier ainsi que des responsabilités sociales et militaires. Toutefois, Flandre n’est pas exception puisqu’on trouve même problème en France et Angleterre, ce qui oblige Edouard Ier et Philippe le Bel à prendre mesures pour obliger jeunes nobles à se faire adouber. Durant évènements autour de bataille de Courtrai, nobles ne vont jouer que rôle secondaire.

Chapitre II : Les matines de Bruges

Philippe le Bel

Politique de Philippe le Bel, d’avènement à sa mort, est toujours tendu dans même direction : renforcement de son autorité dans le royaume. Il poursuit efforts des prédécesseurs, mais plus loin et plus fort. Pour lui nécessité d’abattre pouvoirs concurrents donc caractère brutal des attaques contre comte de Flandre, roi d’Angleterre, Boniface VIII ou Templiers.
La guerre avec le roi d’Angleterre (1294-1297)

Conflit autour d’Aquitaine. Volonté conciliatrice d’Edouard Ier du fait de guerre au Pays de Galles donc mise en place de projet de mariage royal avec France. Toutefois, Philippe le Bel veut la guerre. Armée envahit Aquitaine sous conduite de connétable de France, Raoul de Clermont. En mai 1294 décision de confiscation du duché. Edouard Ier désavoue hommage prêté à Philippe le Bel et organise débarquement d’armée sur continent. En février 1297, Anglais sont battus par comte d’Artois dans grosse escarmouche à Bonnegarde. Ensemble de duché d’Aquitaine est français, mais conquête difficile.

Les atermoiements de Gui de Dampierre

Guerre avec Angleterre entraîne interruption des échanges commerciaux entre France et Angleterre. Comté de Flandre est premier touché. Laine anglaise est devenue indispensable aux artisans de Gand et Ypres et Angleterre est débouché pour draps flamands. Fin août 1294 mise en place secrète de « traité de Lierre » entre Flandre et Angleterre. Par cela comté de Flandre entre dans coalition contre Philippe le Bel. Deux éléments ont suscité retournement de Gui de Dampierre : 1/ Comte veut accroître contrôle sur grandes villes flamandes, mais celles-ci font souvent appel des décisions devant Parlement de Paris. 2/ En 1292 dans querelle entre Flandre et Hainaut pour région stratégique d’Ostrevent, Philippe le Bel soutient Flandre dans un premier temps, puis se range du côté du Hainaut. Toutefois, pas encore de rupture entre France et Flandre. Par ailleurs, en 1296 Philippe le Bel restitue autorité du comte et gardiens royaux institués à Gand sont révoqués. De même qu’échevins sont suspendus pour quatre ans. Produit de nouvel impôt, le cinquantième, devant financer guerre en Aquitaine est partagé entre roi de France et comte de Flandre. Néanmoins, levée du cinquantième entraîne nombreuses frictions entre officiers et autorités urbaines, ces dernières désirant affirmer autonomie en traitant directement avec le roi pour recouvrer les sommes dues. En acceptant cela, Philippe le Bel sape autorité de comte de Flandre. Peu après, en juin, roi rétablit échevins gantois, ordonne à Gui de Dampierre de révoquer bailli installé à Gand. En outre Bruges, Douai, Lille et Ypres sont placées sous protection directe du roi. A ce moment Edouard Ier d’Angleterre renoue avec comte de Flandre et ce dernier franchit le pas et se prépare à la guerre.

La première guerre de Flandre (1297)

Peu après rapprochement avec Angleterre, Gui de Dampierre désavoue hommage prêté au roi, ce qui fait qu’il encourt excommunication. A Gand et Bruges patriciat se déclare en faveur du roi. Duc de Brabant et comte de Hainaut s’engagent auprès de Philippe le Bel. Comte de Hollande choisit Gui de Dampierre. Toutefois, rien n’endigue invasion royale. Roi d’Angleterre tergiverse, notamment du fait de paralysie politique suite à opposition de noblesse et clergé. Le 20 août 1297 comte d’Artois détruit armée flamande et ses alliés allemands lors de bataille de Furnes. Envoi de cardinaux par Boniface VIII permettent ouverture de négociations et installation de trêves de Vyve-Saint-Bavon. Trêves vont être renouvelées jusqu’en janvier 1300.

L’occupation totale du comté de Flandre (1300)

Dès expiration de délai prévu par trêves, troupes royales envahissent Flandre. Douai et Béthune se soumettent immédiatement alors que Damme subit siège en règle. Dans même temps, chevalier proche de Robert d’Artois, Wale Paiele, défait Flamands lors de bataille d’Hazebrouck. Au cours du mois d’avril, capitulation de Damme. Bourgeois de Gand font leur soumission.

Le voyage de Philippe le Bel et les troubles de Bruges (1301)

Flandre désormais occupée. Début de mise en place des factions des Leliaerts (« ceux du lys », partisans de Philippe le Bel) et des Liebaerts (« ceux du lion », partisans du comte de Flandre). Néanmoins, Flandre ne relève pas des cadres ordinaires d’administration royale et se situe dans situation intermédiaire. Gouverneur est à la tête de petite armée qui tient garnison dans villes et forteresses comtales. Peu de temps après voyage de Philippe le Bel, début de troubles. Nouveau gouverneur, Jacques de Châtillon, est maladroit, mais origine véritable des troubles réside dans affrontements qui minent de l’intérieur les villes de Bruges et Gand. Visite de Philippe le Bel a coûté cher et obligation pour villes de Bruges et Gand de payer. A Bruges vives tensions puisque échevins décident que dépenses du roi seront payées sur produit d’accise, impôt touchant produits de consommation et donc pesant plus lourdement sur pauvres que riches. Mesures suscitent protestations chez artisans de Bruges. Jacques de Châtillon s’établit avec petite troupe autour de Bruges. Nouvelle éclate au cours de laquelle plusieurs bourgeois sont tués. Jacques de Châtillon avance sur Bruges et conclut accord avec nobles flamands partisans du roi. Accord stipule que privilèges et franchises de ville sont suspendus et fortifications sont en partie abattues. Bruges doit faire construire, à ses frais, forteresse où logera garnison royale. Jacques de Châtillon exige otages, ce qui garantit soumission de ville.

La révolte de Gand (12 mars 1302)

Le 12 mars Gand sombre dans grave crise. Raison profonde en est la même qu’à Bruges. Dans les deux cas dégradation rapide de situation n’a rien à voir avec prise en main d’administration du comté par gens. De fait, importance des conflits entre artisans et patriciens. Mécontentement des artisans suite à passage décision de remboursement de dépenses de Philippe le Bel par impôt sur bière. Violences éclatent et artisans tuent un sergent du roi. Château comtal, où avait trouvé refuge les patriciens, est incendié et plusieurs patriciens sont massacrés. De fait, Gantois n’ont rien contre roi, mais Châtillon ne voit dans troubles qu’un désordre qu’il faut combattre. Pour l’instant si crise est politique, cela concerne avant tout organisation urbaine et cela n’a rien de révolte contre « occupation » française. Du fait des évènements, deux fils (Jean et Gui de Namur) de Gui de Dampierre, capturé et emprisonné en France, voient possibilité d’un retour en Flandre. Vient auprès Guillaume de Juliers, prince allemand et petit-fils de Gui de Dampierre. Ce dernier va à Bruges et se proclament lieutenant de son grand-père. Par cela Brugeois passent dans camp de réelle contestation de légitimité d’administration royale. Début mai Juliers, à tête des milices de Bruges, s’empare du château de Maele, château dont garnison ne comptait que 12 hommes.

Les Matines de Bruges (18 mai 1302)

17 mai, gouverneur Jacques de Châtillon fait entré martiale dans Bruges. Il fait cantonner ses soldats dans maisons dispersées dans toute la ville. Brugeois qui ont quitté ville les jours précédents reviennent, se font ouvrir les portes et entreprennent de tuer Français logés chez l’habitant. Mort de 120 Français cette nuit-là. Brugeois appellent à leur secours Guillaume de Juliers. Fin mai Juliers et De Coninc, un des chefs brugeois, mettent siège devant château de Wijnendale. Début juin ce sont villes de Ghistelles, Nieuport, Hondschoote, Winoksbergen et Cassel, même si dans ce dernier cas château résiste. Au cours du mois de juin révolte se répand largement dans partie néerlandophone du comté de Flandre. Dans ville de Courtrai, autorités et habitants se rallient au mouvement et garnison française se retire dans château qui jouxte ville.
Chapitre III : L’armée royale

Robert d’Artois, chef de guerre

Début mai envoi des premières convocations pour ost avec obligation de se présenter en armes à Arras le 1er juin. Suite aux matines de Bruges, possibilité que Philippe le Bel considère émeutes comme crime de lèse-majesté, et ce dans contexte de construction idéologique des Etats européens. Courant mai armée est mise sous commandement de Robert d’Artois, prince capétien. Participation du jeune Robert d’Artois à croisade en Tunisie de Louis IX en 1270. A partir de 1282, suite aux « Vêpres siciliennes », Robert d’Artois part servir pendant Charles d’Anjou, son oncle. Après retour en France campagne en 1296 dans duché d’Aquitaine et bat les Anglais à Bonnegarde, en février 1297. Peu après il s’illustre en Flandre avec victoire de Furnes, le 20 août 1297, contre milices flamandes. Hors de temps de guerre, importance de participation de Robert d’Artois aux tournois chevaleresques. Toutefois, pas uniquement homme de guerre, puisque lors de séjour dans royaume de Naples, il a eu charges civiles (levée des impôts, exercice de justice, obligation de composer avec légat du pape etc…).

La réunion de l’armée

Ost de Courtrai est première mobilisation d’armée royale qui peut être bien connue. Semonces des nobles et des baillis, avec pour ces derniers idée de ne prendre qu’hommes dépassant un certain revenu. Réunion totale d’armée au départ prévue pour 8 juillet, mais en fait décision de repousser au 5 août du fait des lenteurs de regroupement des troupes et du ravitaillement. Mobilisation en deux temps : d’un côté semonce des nobles pour ost par gouvernement royal et, de l’autre, recrutement d’armée localement par Robert d’Artois.

Barons et chevaliers

Avant de partir en campagne, conclusion de contrats entre Robert d’Artois et chevaliers. Contrats contraignent chevaliers à suivre Robert d’Artois dans campagne à venir. Par ailleurs, il convoque ses propres vassaux pour expédition de Flandre. En outre, plusieurs barons liés au comte d’Artois sont présents, notamment les comtes de Boulogne et Saint-Pol. Quelques cadets de familles princières d’Empire sont présents. Ce sont Godefroy de Brabant, Jean « sans Pitié » (fils du comte de Hainaut) ou un fils du duc de Lorraine. Présence également des titulaires de grands offices militaires, notamment connétable de France Raoul de Clermont. Fonctions du connétable pas toujours bien définies, mais c’est sorte de chef d’état-major, chargé de coordonner préparation, organisation et ravitaillement d’armée royale. Connétable n’est pas de droit. Maréchaux de France sont toujours au nombre de deux et sont adjoints du connétable. Dernier des grands officiers militaires, Jean de Burlats, est « maître des arbalétriers », c’est-à-dire chef de l’infanterie. Jean de Burlats est homme aguerri, comme la plupart des cadres d’armée que commande Robert d’Artois. Présence de Pierre Flote, garde du sceau royal mais avant tout chevalier donc professionnel de la guerre. Dernière composante d’armée du comte d’Artois sont nobles et patriciens flamands qui ont choisi de demeurer fidèles au roi, tel Jean de Haverskerque. Certaines familles locales sont divisées. Exemple de Jean V, châtelain de Lille, qui est partisan de Philippe le Bel alors que ses oncles sont du côté de Gui de Namur et Guillaume de Juliers. Malgré apparences, ce n’est pas armée aussi disparate. Princes et comtes sont apparentés et à la cour, dans campagnes militaires etc… mise en place de fraternité d’armes. De fait, c’est à armée de pairs, de seigneurs, que Robert d’Artois commande. Princes, grands seigneurs, officiers et conseillers du roi sont accompagnés d’une suite proportionnée à qualité. Comtes de Boulogne ou Saint-Pol doivent avoir plusieurs dizaines de cavaliers en armes. Toutefois, tous ces cavaliers ne sont pas nobles. Seuls sont nobles ceux qui portent titres « chevalier » ou « écuyer ». Autres, l’écrasante majorité, sont simples hommes d’armes, mais par leur efficacité, leur entraînement et leur équipement ils ne sont pas nécessairement inférieurs aux nobles.

Gens de pied

Armée du comte d’Artois comprend aussi fantassins, les « sergents ». Traditionnellement abbayes et villes directement contrôlées par roi doivent envoyer contingents de quelques dizaines ou centaines de fantassins. Il semble que sergents n’étaient pas seulement pauvres hères désignés pour partir combattre. « Bourgeois » ne dédaignaient pas faire partie du contingent fourni au roi. Bonne tenue de troupe faisait honneur à la ville et jouait sur qualité des relations avec roi. Peu après Courtrai, en octobre 1303, gouvernement royal demande levée de 6 sergents pour 100 feux avec obligation qu’ils soient équipés de pourpoints, haubergeons, bassinets et lances. Sur les 6 sergents, 2 devaient être arbalétriers. Arbalétriers formaient corps d’élite au sein d’infanterie. Manier arbalète demande entraînement et équipement, tout cela prend du temps et coûte argent. Par conséquent, difficulté de croire qu’ils représentent tiers des effectifs des fantassins. Il demeure que ce sont sans doute milliers de fantassins qui sont sous commandement du comte d’Artois, environ 3.000 ou 4.000. « Sergents » sont avant tout recrutés à proximité du théâtre des opérations. Dans années qui suivent Courtrai, roi fait venir de Toulouse et autres villes du Midi des contingents pour service en Flandre et ce dans intense effort de mobilisation idéologique. Dans cas d’armée du comte d’Artois, plus probable que fantassins proviennent de villes et villages des comtés voisins. Hypothèse, selon chroniqueurs, de recrutement par Robert d’Artois de mercenaires italiens. Il faudrait plutôt y voir ceux recrutés par Philippe le Bel dans cadre d’occupation de Flandre.

Les effectifs

Selon chroniqueurs présence de plusieurs milliers de fantassins et de 10.000 cavaliers. Toutefois, selon possibilités du temps, c’est excessif. Probabilité que troupes du comte d’Artois ne dépasse pas 2.000 cavaliers et quelques milliers de fantassins.

L’expérience de la guerre

Quelle est expérience du combat des barons, chevaliers et hommes d’armes français présents à Courtrai ? Vers 1300 noble français est parangon de chevalerie. Impossibilité de mettre en doute aptitudes au combat et corps à corps de Robert d’Artois, mais possibilité d’interroger capacité à commander bataille rangée. Jamais il n’a eu à coordonner vastes mouvements de cavalerie lourde. Faible possibilité qu’expérience l’ait préparée à combattre armée de fantassins.

Chapitre IV : L’armée flamande

Vainqueurs de Courtrai souvent présentés comme pauvres diables, « ouvriers armes d’une pique », confrontés à chevalerie française. Présentation traditionnelle pas entièrement fausse, mais à nuancer.

Les contingents brugeois

Depuis XIIème siècle, parce qu’il faut marquer indépendance face au comte ainsi que rivalités entre elles, grandes villes de Flandre ont mis sur pied propre armée. Les « milices communales », on les trouve également dans royaume de France. Mais en Flandre, villes sont plus peuplées, riches, puissantes donc milices sont véritables forces armées, nombreuses, organisées et bien équipées. Sur champ de bataille de Courtrai toutes les milices des villes de Flandre ne sont pas présentes. Partie francophone du comté (Lille, Douai, Béthune) est tenue par hommes du roi et par Leliaerts. Même dans partie néerlandophone, plusieurs villes se cantonnent dans attitude prudente, notamment Gand. De fait, vainqueurs de Courtrai sont moins Flamands en général que Brugeois et alliés. Armée brugeoise comprend d’abord corps d’élite formé de 320 arbalétriers et 160 pavesiers. Arbalétriers et pavesiers sont payés par ville, qui prend également en charge équipement. Organisation en section de 19 arbalétriers et 10 pavesiers. « Connétable » tient lieu de chef de section. Aucun des connétables connus présent à Courtrai ne semble avoir appartenu au patriciat. En dehors corps d’élite, gros de milice brugeoise est constitué des contingents des « métiers ». Plus métier est nombreux, plus contribution à l’armée est importante. Tisserands forment premier contingent. Trentaine d’autres métiers fournissent contingent de taille variable. Au total, artisans sont entre 2.000 et 3.000 à servir dans milice. Organisation au sein de chaque métier paraît poussée. Existence de caisse commune, alimentée par droits d’entrée des nouveaux membres, finance achat des tentes et bannières. Possibilité qu’hommes valides s’entraînent régulièrement à manœuvrer ensemble. Par ailleurs, histoire troublée du comté de Flandre, notamment durant années 1290, a certainement créé bien des occasions aux métiers de faire campagne. Membres du conseil de ville et leur entourage sont également présents, pas plus de quelques dizaines d’hommes mais bien équipés. Patriciens ne semblent pas avoir participé à expédition. Pour milice c’est perte sensible puisque patriciens combattent à cheval et qu’ils ont propre suite de combattants. A défaut de prendre part personnelle à la guerre, patriciens ont sûrement été invités à verser contributions pour les frais engagés. Estimations des effectifs du contingent brugeois oscillent entre 2.500 et 3.500 hommes. C’est le plus nombreux et le plus organisé d’armée flamande. Volonté d’assurer cohésion de contingent à travers étendard de la ville qui surplombe les bannières des métiers.

Les autres contingents

Armée flamande constituée de trois corps, à peu près de taille équivalente (environ 2.500 à 3.000 hommes) : les Brugeois, hommes du « Franc de Bruges » et ceux d’est du comté de Flandre. « Franc de Bruges » c’est territoire soumis à juridiction de ville de Bruges. Hommes du Franc sont plus paysans qu’artisans, mais combattent aux côtés des Brugeois. Troisième corps, celui des hommes de Flandre orientale, est mal connu. Présence d’un petit contingent gantois d’environ 700 hommes, même si Gand n’a pas basculé entièrement dans révolte car partisans du roi de France y sont nombreux. Gand ne joue que rôle secondaire dans évènements de 1302. Commandement de contingent par patricien. Même situation à Ypres qu’à Gand donc envoi d’une petite troupe de 500 hommes de milice communale avec quelques arbalétriers. Volonté des échevins d’Ypres de ménager les deux camps. Attitude prudente permet de mettre en lumière les divisions profondes de société flamande.

L’armement

Sur tête des soldats présence d’un casque rond qui surmonte couvre-chef en mailles protégeant cou et haut de poitrine. Plus fortunés ont sûrement cotte de mailles. Riches et pauvres ne sont pas aussi bien armés ni aussi bien protégés. Certains sont armés d’un bouclier et d’une épée, d’autres d’une lance ou d’un bâton ferré. Tentes, bannières, arbalètes sont payés par caisse commune de ville ou des métiers. Soldats d’une ville portent tuniques de même couleur. Exemple des Yprois à Courtrai qui portent cotte rouge. Malgré diversité, présence, selon chroniqueurs, de bons armements des Flamands notamment très bonnes armures comme haubergeons, bassinets, boucliers, gantelets etc… En comparaison, sergents d’armée royale sont moins bien lotis. Arme caractéristique du combattant est la goedendag. C’est bâton de bois surmonté de plaque de métal dans laquelle est insérée pointe de fer. Utilisation surtout pour frapper monture et faire chuter cavalier.

Les hommes d’armes

Plus grande partie d’armée flamande est composée de fantassins. Noblesse ne tient pas rôle auquel on aurait pu s’attendre. Ceux qui sont restés en Flandre sont plutôt favorables au roi et certains sont dans armée du comte d’Artois. Selon J.F. Verbruggen présence de 55 chevaliers et 32 écuyers flamands ainsi que 9 chevaliers et 17 écuyers non-flamands. Beaucoup de ces chevaliers et écuyers ont avec des hommes d’armes à cheval ou des fantassins. Chefs flamands Gui de Namur et Guillaume de Juliers sont sûrement accompagnés de suite importante, d’autant que défense de cause flamande séduit noblesse d’Ouest d’Allemagne. Gui de Namur est probablement accompagné de chevaliers et écuyers namurois. Au nombre des hommes d’armes, nécessité d’ajouter les Hollandais venus dans suite de Jean de Renesse. Au total, probablement plusieurs centaines d’hommes d’armes renforcent infanterie de Bruges. Professionnels de guerre sont bien présents, chroniqueurs ont minoré leur présence.

Les chefs

Importance de Jean et Gui de Namur comme chefs de révolte. Jean ne participe pas à Courtrai et rôle de Gui peut mis en avant par chroniqueurs, qui insistent plus fortement sur celui du neveu, Guillaume de Juliers. Compétences militaires de ce dernier ne sont pas prouvées. C’est un clerc. A exception des ordres militaires, clerc ne peut porter les armes. Guillaume n’est pas le seul à avoir contourné empêchement canonique. Exemple de Jean de Montagu, archevêque de Sens, qui trouve mort à bataille d’Azincourt. De fait Guillaume de Juliers est héros dont cause flamande a besoin. Jean de Renesse est quant à lui le véritable chef de guerre d’armée flamande. Il assure commandement tactique d’ensemble d’armée.

L’armée flamande : forces et faiblesses

En dehors considérations tactique, interrogation sur atouts objectifs des Flamands. Cohérence est seulement relative puisqu’armée flamande est amalgame de contingents dotés de leur propre organisation. Bien armés, bien entraînés, miliciens de Bruges et du Franc de Bruges forment cœur d’armée flamande, mais ils côtoient Yprois, Gantois, Namurois, Hollandais et Allemands. Tous combattent à pied, mais nobles jouent rôle majeur dans encadrement d’armée. Chefs des métiers ont apparemment accepté de se plier aux ordres des nobles. Nécessité de le souligner car historiens ont traditionnellement insisté sur dimension populaire d’armée victorieuse à Courtrai. Possibilité de réunion d’environ 8.000 à 9.000 gens de pied et quelques centaines d’hommes d’armes. Bien que combattants pas tous flamands, ils semblent unis pour défense d’une cause. Faut donc croire que Brugeois, Gantois, Yprois et autres se sont rassemblés autour des descendants de Gui de Dampierre. Affirmation tardive de loyalisme dynastique ? Prise de conscience « nationale » à échelle du comté et surtout de partie néerlandophone ? Hostilité aux représentants du roi de France et plus largement contre ceux qui parlent français ? Simplement enchaînement imprévisible des circonstances ? Difficile de trancher.

Chapitre V : La bataille s’engage

Jours précédents 11 juillet 1302, hommes du comte d’Artois se sont efforcés de porter secours à garnison assiégée dans château. 9 juillet ils ont attaqué porte de Tournai et le 10 la porte de Lille. Escarmouches ont eu lieu mais tentatives ont échoué. Des deux côtés, on a dû convenir que bataille rangée était inévitable. Probable qu’envoyés du comte d’Artois et princes flamands soient convenus ensemble du jour et d’heure comme c’est l’usage à l’époque.

L’armée française en ordre de bataille

Comme c’est règle pour armée de chevaliers, ost du comte d’Artois s’est déployé en « batailles », c’est-à-dire grandes unités formées sur base féodale et souvent géographique. Lors de bataille de Courtrai présence de 10 corps d’armée royale. « Batailles » sont unités tactiques qu’il faut combiner en fonction de stratégie choisie. Après avoir pris connaissance du terrain et du dispositif flamand, Robert d’Artois ordonne de ramener neuf batailles de cavaliers à trois corps. Infanterie est en première ligne. Elle aura pour tâche d’engager combat pour tester résistance d’ennemi. Cavalerie se répartit en deux masses d’attaque : l’une avec 3 ou 4 batailles sur gauche du terrain et l’autre sur droite avec 3 ou 4 batailles. Deux dernières unités de chevaliers constitueront arrière-garde.

Le dispositif flamand

Armée flamande est majoritairement composée de fantassins. Chevaliers et hommes d’armes ne sont pas assez nombreux pour se mesurer à cavalerie française donc ils combattent à pied. Dissymétrie des deux armées conditionne tactique adoptée de part et d’autre. En première ligne arbalétriers et hommes armés de pique doivent briser charges adverses. Derrière piques, présence des goedendags. Brugeois prennent aile droite. Hommes du Franc de Bruges sont au centre. Autres, notamment Gantois, tiennent aile gauche. Sous commandement de Jean de Renesse, corps placé à l’arrière sert de réserve et masse de manœuvre. Contingent venu d’Ypres doit surveiller abords de forteresse de Courtrai pour empêcher sortie de garnison française. Principale force du dispositif tient au choix du terrain. Adossés à la Lys, flanqués sur droite par contingent d’Ypres, Flamands ont pris position derrière deux ruisseaux. Pour que lignes flamandes demeurent impénétrables, interdiction faite de chercher du butin comme faire des prisonniers, même parmi grands seigneurs.

Derniers préparatifs

Comme avant chaque bataille au Moyen Age, combattants se mettent en règle en écoutant messe. Selon certains chroniqueurs français, Flamands auraient apporté reliques sur champ de bataille. Parmi présages qui annoncent mort prochaine du comte d’Artois, chroniqueur Van Velthe évoque autres signes annonciateurs de défaite française, notamment « oiseaux noirs » au-dessus d’armée française et « oiseaux blancs » au-dessus d’armée flamande. De coutume, au matin d’une bataille, de procéder à adoubement de nouveaux chevaliers. Comte d’Artois confère chevalerie à Jean « sans Pitié » (fils du comte de Hainaut) ainsi que quelques-uns de ses jeunes nobles. Adoubement également d’une cinquantaine de Brabançons. Importance d’honneur de recevoir « baudrier de chevalerie » des mains d’homme de guerre prestigieux comme comte d’Artois. Du côté flamand subversion d’ordre par Gui de Namur parce qu’il fait chevalier Guillaume de Juliers ainsi qu’une quarantaine de non-nobles comme patricien commandant contingent gantois.

La double charge de la cavalerie française

Ralentis voire décimés par ligne des piquiers, confrontés ensuite aux goedendags, chevaliers français ne sont pas parvenus à disloquer dispositif flamand. Front flamand a plié au centre, cédé par endroits, mais ne s’est pas effondré. Parmi chevaliers français, pertes sont déjà sensibles, notamment Godefroy de Brabant et Raoul de Nesle. D’ordinaire, après échec de première charge, cavalerie se replie pour se reformer et lancer deuxième attaque. Mais champ de bataille de Courtrai ne se prête pas à cette manœuvre. Impossibilité pour eux de franchir ruisseau car absence de place nécessaire pour manœuvrer sur berges du ruisseau. Par la suite Flamands mettent pression sur cavaliers et ces derniers tombent dans les fossés.

Chapitre VI : La dernière charge

Le comte d’Artois s’élance à son tour

Ensemble de corps d’armée de Robert d’Artois s’élance à gauche d’armée flamande alors que, sur les bords du ruisseau, rescapés de première charge sont encore aux prises avec Flamands. Toutefois, suite à chute de cheval du fait d’un coup des Flamands, Robert d’Artois est tué par soldats flamands. Forte probabilité qu’on lui arrache la langue. A partir de chronique de Van Velthem opposition de guerre faite entre chevaliers, où ennemi vaincu est fait prisonnier et libéré contre rançon, et guerre menée par gens du peuple, où ces derniers massacrent sans hésitation. A cette dimension « sociale », ajout d’une autre, linguistique. Simples soldats flamands sont essentiellement néerlandophones alors que nobles du comté de Flandre parlent aussi français. Dans cette perspective, mutilation du corps du comte d’Artois est chargée de sens. Lui arracher la langue, c’est exercer forme de vengeance sur homme dont pouvoir, autorité et charisme passaient par parole forte exprimée dans langue du roi et des nobles, le français.

Chapitre VII : La déroute

La fuite de la réserve française

Sur ordre de leurs chefs ou de leur propre initiative, cavaliers des deux corps de réserve prennent fuite. Pendant ce temps, quelques centaines d’hommes d’armes flamands, hollandais et allemands récupèrent montures et entament poursuite des débris d’armée française. Ceux qui sont rattrapés sont mis à mort. Au moins quelques chevaliers français sont épargnés et capturés. Ils seront ensuite libérés contre rançon. Seuls Leliaerts sont sûrs d’être exécutés s’ils sont pris. C’est cas du bailli royal de Courtrai. Fuite d’arrière-garde demeurée intacte sera jugée de façon sévère par chroniqueurs.

Les Flamands maîtres du champ de bataille

Une fois corps de réserve mis en fuite, Flamands sont définitivement vainqueurs. Premier mouvement est de piller camp d’armée royale. Vainqueurs prêtent attention particulière aux éperons d’or, signe d’appartenance à ordre de chevalerie. 500 paires auraient été ramassées. Plus tard, éperons seront suspendus, en guise de trophée, dans collégiale Notre-Dame de Courtrai. Lendemain ou surlendemain corps seront enterrés dans fosses communes. Restes du comte d’Artois retiennent attention des chroniqueurs. Il aurait été enterré, avec comtes d’Aumale et d’Eu, au monastère de Groninghe.

Les pertes

Liste importante de seigneurs morts du côté français, notamment comtes d’Artois, d’Eu, d’Aumale, connétable de France (Raoul de Clermont), un maréchal de France (Gui de Clermont) etc… Outre cela mort d’une quarantaine de seigneurs et simples chevaliers, notamment Brabançons et Hennuyers mais aussi ressortissants du royaume comme Bretons, Normands, Champenois etc… Par ailleurs, Lodewijk évoque pertes très lourdes de noblesse normande. Vassaux du comte d’Artois ont également payé lourd tribut.

Chapitre VIII : La mémoire de la bataille de Courtrai

Un jugement de Dieu

Importance de stupéfaction chez chroniqueurs à propos de bataille de Courtrai. Comment artisans ont-ils pu battre chevaliers ? Idée que ce serait œuvre de Dieu car bienveillant pour les humbles et impitoyable pour les orgueilleux. Importance chez chroniqueurs de dévotion des Flamands, notamment à saint Georges et Vierge Marie.

Une source commune ?

Importance chez Geoffrey de Paris, chroniqueur de la bataille, de critique de chevalerie française, notamment autour d’obsession d’honneur des chevaliers. De fait, crainte des Français d’être accusé d’avoir fui bataille donc charge malgré caractère périlleux. Idée que ce récit de bataille, probablement propagé par Flamands, a pour but de discréditer chevalerie et donc insinuer qu’elle ne peut plus gouverner et être écarté des affaires du royaume.

Conclusion : La postérité d’une bataille

Suite à victoire française lors de bataille de Roosebeke en 1382, ordre de roi de France Charles VI de piller ville de Courtrai. Par conséquent, 80 ans après bataille, Français et Flamands n’avaient pas perdus mémoire de bataille de 1302. Importance d’idée que défaite de Courtrai est renversement d’ordre naturel, professionnels de la guerre vaincus par artisans. Il n’en demeure pas moins qu’après 1302 comté de Flandre retrouve situation initiale, celle d’un grand fief du royaume de France, riche et actif. Forte présence de bataille de Courtrai dans récits du XIVème et du XVème siècles donc idée que bataille de Courtrai apparaît comme matrice des défaites de chevalerie française lors de guerre de Cent Ans.


similaire:

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconHistoire espagnole a travers les siecles
«le velu», comte de Barcelone, nommé par le roi de France à réunit entre ses mains, plus de la moitié des comté de Catalogne. Ses...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconUne des dernières villes lorraine aux marches de la Comté Franche (aujourd’hui Franche-comté)
Le Val d’Ajol couvre une superficie de 73. 33km2, ce qui en fait la 10 eme commune la plus grande de France avec ses 65 hameaux disséminés...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconAvant de vous plonger dans la lecture de ce dossier, IL est préférable...
«comtois» indique une origine. C'est en effet en Franche-Comté qu'est née cette horloge. Mais alors, quelles sont les spécificités,...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconFlandre, du Hainaut et de la Picardie

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconUn prélat comtois oublié : Liebault de Cusance, comte-évêque de Verdun,...
«Antiquitez de la Gaule Belgique, Royaulme de France, Austrasie et Lorraine», publié en 1549. Cette origine est reprise au xvii°...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconLes Waresquiel, de riches flamands
«quartier de l’Europe» qui se crée sous Louis-Philippe dans les années 1840, autour de la première gare parisienne Saint-Lazare,...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconComment travailler schémas et croquis en 1
«La France en villes», chapitre qui fait partie du thème 2 du programme de géographie de 1ère, intitulé «Aménager et développer le...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconCnrs université de Franche-Comté
«intelligence territoriale» et, au-delà, de «développement durable», peuvent s’avérer fécondes pour entrer dans les problématiques...

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconI l’œuvre de la monarchie de Juillet a L’action de Louis Philippe et du comte Rambuteau
«enveloppant» les spectateurs la bataille de la Moskova; le restaurant Ledoyen, le café des Ambassadeurs, l’Alcazar d’été

Chapitre I : Le comté de Flandre et les Flamands iconHistoire 5ème
Moi Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, je fais savoir [ ] que j'ai juré à mon seigneur l'illustre roi de France que je ferai...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com