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Djemmah, qui sonnait le départ, ne lui laissa pas le temps d’exécuter son programme. Mais ça nous promet, pour les soirées du bord, une série de suggestives conférences sur le rôle du Grec moderne dans le fonctionnement des jeux de hasard.

N’étant ni coureur de brelans ni coureur de guilledou, j’ai mis ces quelques heures de relâche à profit pour flâner à la parisienne dans Port-Saïd, baguenaudant à toutes les boutiques, musant à toutes les devantures des marchands de curiosités et de bibelots. Et, sous la couche de vernis oriental dont ce bric-à-brac soi-disant indigène est astucieusement maquillé, j’ai reconnu l’estampille du Bon-Marché, du Printemps et du Louvre. Oh ! la cruelle, l’odieuse obsession de l’article-Paris ! Et il y a des amateurs ! Et cela s’achète, et cela se vend ! Mais un des commerces locaux les plus florissants, le plus florissant peut-être, c’est le commerce des photographies, et surtout des photographies obscènes. Ils pullulent, comme de la vermine, dans la grande artère centrale, ces Musées secrets, ouverts à tout venant, et qui sont comme le vestibule du Musée Dupuytren, dont ils égalent l’horreur. Sur le pas de leur porte, les conservateurs de ces galeries de basse luxure aguichent le client, telles les matrones faisant la retape au seuil des maisons closes. Comment le… goret sommeillant en chacun de nous ne s’éveillerait-il pas à ces invites qui flattent nos instincts d’inavouable et malsaine curiosité ? On entre. Le logis est décent, tout parfumé d’innocence. Ce ne sont partout, aux murs, sur les tables, sur les étagères, que reproductions de tableaux de sainteté, de scènes bibliques, édéniques, idylliques : Moïse sauvé des eaux, la fuite en Égypte, vierges à la fontaine, caravanes en marche, vues du canal de Suez, des Pyramides, du Nil, etc., – la joie des enfants, la tranquillité des parents. Mais ce n’est là qu’un trompe-l’œil. Le cornac soulève une portière en tapisserie. Le décor change. Ce ne sont partout, aux murs, sur les tables, sur les étagères, que reproductions de tableaux érotiques, scènes aphrodisiaques, orgiaques, démoniaques, coins de Sodome, de Gomorrhe et de Lesbos, mâles en rut, femelles en pâmoison, corps à corps voluptueux, chevauchées faunesques, priapées immondes, fornications monstrueuses, – la scatologie la plus répugnante greffée sur la pornocratie la plus abjecte !… Et, dans tout cela, pas une note d’art, pas un parti-pris d’élégance, pas un grain de poésie !… – C’est le poème de la chair, me disait un de mes compagnons de voyage égaré, comme moi, dans ce lupanar. – Ça, le poème de la chair ? allons donc !… Tout au plus le carnaval de la viande !

Le joyau de la collection est un album – dit Musée des Souverains – dont les fermoirs ne s’ouvrent que si l’on acquitte préalablement une taxe supplémentaire. Ce sont les petits bénéfices du padrone della casa. Tous les chefs d’Empire, depuis le pape jusqu’à la reine Victoria, y figurent en des attitudes, des gestes et des mouvements plastiques à faire rougir le Portier des Chartreux. Vous ignorez sans doute comment s’obtiennent ces fac-simile de tableaux égrillards, dont les personnages sont toujours apocryphes et mis en scène arbitrairement. Certains photographes ont, comme les peintres, des modèles qui se prêtent à leurs fantaisies les plus sadiques. La photographie obtenue, ils effacent la tête du modèle banal, et y substituent la tête d’un haut et puissant seigneur ou d’une noble et honneste dame qu’ils adaptent habilement à ce corps étranger et quelconque… et la farce est jouée !

C’est de l’Allemagne, paraît-il, que nous vient cette lèpre. Il y a de l’autre côté des Vosges une foule de Nurembergs inconnus où se confectionnent ces joujoux à l’usage des femmes hystériques et des hommes affaiblis. Paris est un des principaux marchés où s’écoule cette sale marchandise, qui nargue la douane et la police des mœurs. C’est l’invasion qui continue sous un faux-nez : après le chassepot, la pourriture…. Pouah !

En m’évadant de ce cauchemar, j’ai traversé le petit square où s’élève, sur un socle de granit, le buste de Ferdinand de Lesseps. Les gens de Port-Saïd entourent d’un véritable culte la mémoire de l’illustre mort auquel ils doivent leur prospérité toujours grandissante. Pour eux, il n’a jamais cessé, il ne cessera jamais d’être le Grand Français. Cela console.

Le canal de Suez.

Dimanche, 15 février. – Méfiez-vous, amie, je vais être lyrique ! Le paysage veut ça !… Ce n’est pas que ce soit beau, beau, ce fameux canal, dont G… nous avait fait un topo si séduisant… Enthousiasme de gros actionnaire !… De cette glissade lente, si lente, sur une mince nappe liquide étranglée entre deux rives mortes, bossuées de dunes par delà lesquelles on n’aperçoit, d’un côté, qu’un immense désert d’eau, de l’autre, qu’un immense désert de sable, sans un arbre, sans une plante, sans un vestige de végétation, avec, de loin en loin, de méchantes ruines, et, pour tout symptôme de mouvement, une rare silhouette d’Arabe traînant après lui quelque chameau mélancolique, – il se dégage un fade, anesthésique et solennel ennui !… Mais la nuit, oh ! la nuit, quand le paquebot s’allume, et aussi, là-haut, toutes les étoiles du bon Dieu, qui, sous ces latitudes, flambent comme d’énormes brûlots, le spectacle se transforme, s’idéalise, s’enveloppe d’une pénétrante poésie ! Pour en jouir dans toute sa plénitude, je me suis hissé jusqu’à l’avant, le faubourg Saint-Antoine de notre petite ville flottante, dont l’arrière est le faubourg Saint-Germain. Et, de là, quel spectacle ! Éclairé jusqu’à des distances infinies par le fanal de proue, le canal se déroule comme une longue bande de verre laiteux sur laquelle le navire glisse, tel le cygne de Lohengrin, entre les dunes de sable, qui s’illuminent, sous la flamme blanche, d’éblouissants reflets de neige et donnent au paysage un aspect sibérien, évoquant les magiques splendeurs du soleil de minuit !… Les étoiles, si près, si près, qu’il semble qu’on va les prendre avec la main, versent sur tout cela des clartés surnaturelles… On ne se douterait pas qu’on marche, sans les bouées multicolores qui viennent au-devant du paquebot, pareilles à de monstrueux feux-follets, et se noient une à une dans l’ombre qu’il projette autour de lui… Et, tandis que l’œil s’hypnotise à cette féerie, l’oreille se grise à la mélopée vague de la Berceuse bleue que psalmodient, sotto voce, nos petits marsouins couchés, sur l’avant-pont, pêle-mêle !…

La Mer Rouge.

Lundi, 16 février. – De même que Port-Saïd sur la Méditerranée, Suez est la porte du canal ouverte sur la Mer Rouge. Nous l’avons à peine entrevue, car il faisait nuit encore quand nous y sommes arrivés. D’ailleurs, ce qu’il y a d’intéressant à Suez, ce n’est pas la ville, mais le golfe ; et, comme il ne faut pas moins de dix heures pour le traverser, j’en ai pu savourer à loisir l’intense pittoresque. C’est une sorte de lac immense, comme le lac de Genève, que le Djemmah coupe exactement par le milieu. De la dunette on voit s’arrondir, en deux courbes d’une délicatesse exquise, à droite, la côte d’Égypte, à gauche, celle d’Arabie ; et, des deux côtés, de larges plages de sable fin font courir, entre le bleu violent des eaux et le bleu tendre des montagnes, comme un ruban d’un beau jaune d’or. Et ce panorama tourne, tourne autour du paquebot, qui semble immobile, dans une atmosphère d’une diaphanéité préraphaélique. Sur ces rives mortes, pas une silhouette vivante, pas un symptôme de mouvement humain ! Il s’en exhale pourtant une vie puissante, mais une vie « autre » et qui vous reporte en esprit par delà des milliers et des milliers d’années… Voici la Fontaine de Moïse avec son rideau de palmiers géants… C’est à l’endroit même où nous sommes que les flots s’entr’ouvrirent pour frayer aux Hébreux un chemin vers la Terre promise… Là-bas, c’est le Sinaï… Plus loin, l’Horeb, l’Ararat, tous ces massifs de roches historiques échelonnés jusqu’à l’infini, derrière lesquels fut le berceau du monde et se joua le drame rédempteur !… En évoquant ces fastes lointains, ma sensation présente s’avive de mille sensations anciennes… Et je suis ému doublement par ce que je vois et par ce dont je me souviens ! Cela me réconcilie avec l’instruction obligatoire. Le rappel des premières notions dont, tout petits, on nous a meublé le cerveau, donne plus tard aux jouissances que nous procurent les grands spectacles naturels une inexprimable saveur. Jouir en connaissance de cause, n’est-ce pas jouir deux fois ? Et je ne puis vous dire quel charme je ressens à reconstituer, sur cette magnifique carte en relief étalée devant moi, l’histoire de ce peuple de Dieu que j’ai tant de fois, étant jeune cancre, donné à tous les diables !

Mardi, 17 février. – Je rengaine ma palette, amie, pour ne pas vous assommer de fâcheuses redites. Ce voyage se poursuit dans la splendeur immuable de la mer et du ciel. J’attends – oh ! sans impatience ! – qu’un peu de noir dans ce bleu, d’ombre dans cette sérénité, me fournisse prétexte à broyer des couleurs nouvelles.

Nous sommes en grande sympathie, le commandant et moi. C’est un brave marin, gros et court, qui, sous la rude écorce du loup de mer, cache une âme de poète. Il a, par surcroît, toutes les vertus du parfait cicérone. Grâce à son complaisant pilotage, je sais mon golfe de Suez et je saurai ma Mer Rouge aussi bien que les cartographes de la maison Justus Perth, de Leipsick. Et il ne se borne pas à l’extériorité des choses, il en dégage la psychologie. Ce matin, comme nous doublions un îlot minuscule, sorte de verrue rougeâtre sur le dos de la Grande Bleue :

– C’est l’île de Sédouan, me dit-il.

– Une île déserte ?

– Pas précisément. Trois hommes l’habitent, trois malheureux préposés à l’entretien du phare… Ils vivent là seuls, toujours seuls, en face les uns des autres, sans rapports avec la terre ferme, d’où, tous les huit jours, on leur apporte de quoi ne pas mourir de faim… Et, ce qui pis est, sans femmes !… Aussi ces existences misérables, hors nature, aboutissent-elles généralement à la folie !

– La folie ! me récriai-je, pour un… veuvage un peu prolongé !

– C’est de l’histoire !

Les pauvres gens !… Pour eux, jamais de mardi-gras !… Car, c’était Mardi-Gras aujourd’hui… Hier, Marius, qui n’en rate pas une, avait émis l’idée joyeuse qu’on organisât à bord la traditionnelle ballade du bœuf. Il avait vu dans le parc aux bestiaux un malheureux ruminant, que guettait, stupide et morne, la massue du sacrificateur. On aurait paré la victime de bandelettes et on l’aurait promenée d’un bout du pont à l’autre, par bâbord et par tribord, avec arrêts successifs : d’abord, à la cabine du commandant, comme à l’Élysée, chez M. Félix Faure, à tout seigneur tout honneur ; puis aux cabines de quelques passagers de marque, le procureur général de Madagascar, le colonel Combes et le résident de Betafe… Mais le commandant n’a pas entendu de cette oreille-là ; et, pour couper court à toute insistance, il a donné l’ordre d’abattre la pauvre bête dès le petit jour. Quel malfaiteur que ce photographe ! D’ailleurs, le bœuf n’était pas gras, nous nous en sommes aperçus, ce matin, au déjeuner !… Marius n’a pas voulu, tout de même, en avoir le démenti ; et il a pris l’initiative d’un médianoche où des crêpes, très succulentes, ma foi ! arrosées de Champagne, nous ont procuré l’illusion d’un petit Mardi-Gras de famille !… C’est égal, ça manquait de ce qui donne à cet épisode terminus du carnaval parisien une physionomie si chatoyante… ça manquait de serpentins ! Mais je me console en songeant que, dans quelques mois, j’en retrouverai, pendant aux arbres du boulevard, les lamentables vestiges !

Sans date. – J’ai perdu la notion du calendrier… Voilà douze, vingt-quatre ou trente-six heures, je ne sais pas au juste, que nous flottons, le jour dans un incendie, la nuit dans une étuve. Quarante degrés centigrades, une de ces températures équatoriales qui vous mettent le corps et l’âme en moiteur. L’atmosphère est comme angoissée… d’une angoisse contagieuse. Ce n’est plus de l’air qu’on respire, c’est du feu… Ah ! je sais maintenant pourquoi nous appelons Mer Rouge ce qui, géographiquement, s’appelle Golfe Arabique, je le sais trop… c’est que le rouge est la couleur des fournaises !

Il faut mettre sur le compte de cette chaleur anesthésiante la lassitude morale dont je suis accablé, ce détachement absolu de toutes choses, cette indifférence morne pour tout ce qui faisait, il y a dix ou douze jours à peine, l’essentiel de ma vie. Et ce phénomène ne laisserait pas que d’être inquiétant, si je n’y trouvais un charme subtil, indéfinissable. La journée d’un Parisien est une succession d’habitudes aussi tyranniques que puériles, mais passées à l’état de besoins naturels, comme le manger, le boire et le dormir. Or, la plus tyrannique, sinon la plus puérile, qui vous guette dès le réveil, au premier rayon du jour filtrant à travers les volets, est celle du journal favori, l’obsession de connaître le crime d’hier, le scandale de demain, les potins de cercle, les racontars de théâtre, le livre ou la pièce à sensation, le dernier caprice de la mode. Eh bien ! voilà dix ou douze jours que je suis sevré de cette manne quotidienne, et je n’éprouve pas même la mélancolie du gourmand à qui l’on ferait tort d’une mauviette à son déjeuner. Pas même la petite angoisse qui m’étreignit lorsque, par ordonnance du médecin, je dus renoncer momentanément au cigare. Un coup de roulis me préoccupe et m’intéresse plus qu’un coup de Bourse, et les variations du thermomètre que les variations des cours. À ce point que je me demande si ce sommeil de mes anciennes curiosités n’est pas un indice d’anémie intellectuelle… Il y a, depuis Port-Saïd, dans le salon de lecture, une liasse de dépêches, où sont résumées, en langage nègre, les plus récentes nouvelles de Paris. C’est seulement ce matin, dans une crise d’ennui, que la fantaisie m’est venue de les lire. Et il m’a semblé que je feuilletais un manuscrit hors d’âge, et la mort d’Ambroise Thomas, noyée entre une proclamation du Négus et la perte d’un paquebot allemand, m’a paru quelque chose d’aussi lointain que la mort de Palestrina. J’aimais beaucoup l’homme, mais j’en voulais au compositeur d’avoir rapetissé Goethe, Shakespeare et Dante, en réduisant ces colosses à l’échelle de son génie musical, en faisant de Mignon une romance, d’Hamlet un prétexte à jetés battus et des Amants de Rimini deux amoureux de pendule. Et peut-être entrait-il un peu de rancune artistique dans la tiédeur de mon émotion. Quant à savoir qui lui succéderait rue Bergère, je m’en souciais comme de l’héritage d’Alexandre… Que ce fût Saint-Saëns, ou Massenet, ou Reyer, ou Théodore Dubois, ou Paladilhe, le troupeau bêlant des petites Cardinal n’en serait ni mieux ni moins bien gardé !

En revanche, à mesure que s’émousse en moi cet appétit de « savoir », hier encore surexcité jusqu’à la fringale, jusqu’à la boulimie, une faculté se développe qui s’était comme figée au contact de l’inexorable « chacun pour soi » de la vie parisienne : la faculté de m’attendrir. Je sens se raviver les sources, que je croyais taries, de la sensibilité. Et de nouveau je connais la douceur des larmes !

Il n’y a pas que des Marius à bord, grâce à Dieu. Il y a quelques hommes distingués dont les façons courtoises ont fini par vaincre mon parti-pris d’isolement et par me faire reprendre goût à la vie cénobitique. D’autres encore vers qui, sans avoir eu l’occasion de lier commerce avec eux, je me sens attiré par une secrète sympathie. Je suis un friand de mystère, vous le savez, et les allures mystérieuses d’un couple qui, depuis la Joliette, vivait, pour ainsi dire, en marge de notre petite colonie, comme s’il eût l’instinctive appréhension de s’y mêler, m’intriguaient, me troublaient comme une énigme. Lui, soixante-dix ou soixante-quinze ans, une manière de don Quichotte en paletot, mince, sec, tout en longueur, tout en nerfs, gardant, sous l’habit civil, le linéament militaire, ombre spectrale de ces vieux guerriers d’Afrique dont le duc d’Aumale est demeuré le type accompli. Elle, – …ante-cinq ans, comme disait mademoiselle Mars interrogée en justice sur son âge, je ne sais quoi d’irrémédiablement las et de doucement résigné sur toute sa personne, avec, dans sa pauvre robe de laine, de coquets ressouvenirs d’élégance, et, dans ses traits amaigris, des vestiges encore d’une lointaine beauté. Parfois, la venue d’un beau garçon élégant comme Elle, mince comme Lui, épreuve composite de deux médailles effacées, changeait en un trio jaseur et souriant ce duo silencieux et mélancolique. Et c’était alors, dans quelque recoin solitaire, entre ces trois êtres de même chair et de même sang, d’interminables causeries,
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