Programme d’éducation artistique de l’adda du Tarn





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date de publication19.05.2017
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Livret du danseur et du spectateur

A l’usage des enseignants et de leur eleve

Vendredi 4 avril 2008 . Espace Apollo . Mazamet . 14h30
Avec Genôm / AragoRn Boulanger
La danse hip hop c’est quoi ?



Sommaire

P.2 : Programme d’éducation artistique

P.3 : Classes participantes à la séance scolaire. Calendrier des ateliers

P.4 : Déroulement de la séance scolaire

P.4 : Projection de la Cinémathèque de la danse : Les Origines

P.5 : Discussion - dansées autour des fondamentaux de la danse hip hop 

P.6 : Parcours cie Genôm / Aragorn Boulanger

P.7 : Extrait du spectacle Entre 0 et 1

P.8 : « Parcourir pour les comprendre les chemins d’artistes »…

P.9 : Lexique des mots clefs

P.10 : Bibliographie, vidéothèque



Renseignements

ADDA du Tarn Conseil Général 81 013 Albi cedex 9

Tél. 05 63 77 32 18 - Fax. 18 Fax. 05 63 47 96 61 - Mail. nathalie.auboiron@adda81.com

Contact Nathalie Auboiron Tél. 06 71 27 24 63. www.adda81.com

Inspection Académique du Tarn 3 rue Général Giraud 81 013 Albi cedex 9

Tél. 05 63 49 51 00 ou 05 63 49 51 29 – Mail. ia81-cpdeps@ac-toulouse.fr

Contacts Patrick Lamouroux, Conseiller Pédagogique Départemental EPS Inspection Académique



L’ADDA du Tarn est soutenue par le Conseil Général,

la Direction Régionale Midi-Pyrénées, le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Programme d’éducation artistique de l’ADDA du Tarn



Le programme d'éducation artistique danse comprend un ensemble d'actions diversifiées s'adressant aux enseignants et élèves du premier et second degrés.

Construit en concertation avec l'Inspection Académique du Tarn, il constitue l'axe essentiel du plan départemental de développement chorégraphique. Soutenu par le Conseil Général du Tarn, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées, et le Conseil Régional Midi-Pyrénées, il s'enrichit au fil des années de nombreux partenariats : 30 partenaires institutionnels, collectivités locales, structures culturelles et associatifs, dont l'Ecole Nationale de Musique et de Danse du Tarn, les communes d'accueil Carmaux, Saint Paul Cap de Joux, Gaillac, Castres, Albi, les structures culturelles : l'Espace Apollo de Mazamet, la Scène Nationale d'Albi, Cap'Découverte, le Groupe de Musique électroacoustique d'Albi et le Centre départemental d'art contemporain Le LAIT.
Vivre des expériences artistiques et donner à voir des oeuvres de référence et de création, sont les deux principaux objectifs. Ce programme prend appui sur la relation privilégiée 'artiste-enseignant' et vise à développer un enseignant et un élève, danseurs et spectateurs critiques.

Les contenus des formations sont imaginés autour des trois composantes : artistique, méthodogique et culturelle. Pour faire, Savoir et Savoir-faire.

La correspondance entre les arts, notamment entre la danse et les arts plastiques, la musique à travers l'histoire, ainsi que les liens entre danse et science motive le choix des oeuvres et des artistes invités. Ce fil conducteur se retrouve dans les différentes actions proposées.

La correspondance entre les arts replacée dans un contexte historique nourrit le programme et motive le choix des œuvres et des artistes invités.
Le programme 2007/2008 propose d’explorer les pistes pédagogiques et artistiques suivantes :

Les liens entre peinture et danse, musique et danse, conte et danse, écriture et danse

Les œuvres de répertoire et les créations contemporaines

Parade, Le lac des cygnes, La Répétition, Import-Export, Sinfonia Eroïca, En forme, A quoi tu penses, La répétition, Transport exceptionnels

Les pratiques chorégraphiques et genres musicaux

Danse néoclassique, Danse contemporaine, Danse hip hop, Flamenco, Danse et musique renaissance, danse et musique traditionnelle,

Les artistes visités

Léonide Massine, Pablo Picasso, Erik Satie, Kafka, Odile Duboc, Jean Claude Gallotta, Hervé Robbe, Marie Nimier, Merce Cunningham

Les artistes invités

Philipe Priasso cie Beau Geste, Sara Martinet, Aragorn Boulanger, Sophie Rousseau, Jean-François Tisner, Richard Nadal, Didier Théron, Koen Augustijen, Michèle-Anne De Mey, Magali Milian et Romuald Luydlin cie La Zampa, Thierry Besche GMEA, Coline, Nathalie Foulquier

Chacun pourra construire son propre chemin en fonction de son projet d’école, projet d’établissement, projet personnel.

L’ADDA du Tarn et l’Inspection Académique sont à votre service pour vous guider dans vos choix.
Drôles de danse

Un cycle de diffusion dans le temps scolaire

Pour favoriser l'accès aux oeuvres du répertoire et de la création contemporaine

En proposant une série de rendez-vous chorégraphiques multiformes dans le temps scolaire :

Voir un spectacle et discuter avec les artistes,

Voir un spectacle et pratiquer un atelier encadré par le chorégraphe ou un danseur de la compagnie,

Modalités d’organisation

Transport

L’école se charge elle-même de réserver le bus et les frais sont à sa charge.

Les frais d’inscription sont de 20 € par classe engagée comprenant l’accès au spectacle et l’atelier

Classes participantes


Séance scolaire

Vendredi 4 avril 2008 14h30

Espace Apollo Mazamet


Ateliers avec Aragorn Boulanger


Ecole Gravas Meyer . Mazamet . GS/CP

27 élèves . Sylvia Gout


Samedi 5 avril à l’Apollo Rez de chaussée

10h30 à 11h45

La pause . Castres . CP

22 élèves . Valérie Pallotta

Jeudi 10 avril à l’école rue Auguste Renoir

10h à 11h30

La pause . Castres . CP

27 élèves . Karine Tarrieux




Bisseous élémentaire . Castres . CM

27 élèves . Armelle Tocon

Jeudi 10 avril à l’école rue de s frères Nicoleau

13h45 à 15h

Saint Paul Cap de Joux . PS/MS

25 élèves . Chantal Perrat


Vendredi 11 avril à l'école à ST Paul Cap de joux 9h à 9h45


Saint Paul Cap de Joux . GS/CP

22 élèves . Philippe Doucet


Vendredi 11 avril à l'école à ST Paul Cap de joux 10h à 11h30


Saint Paul Cap de Joux . CP-CE1

25 élèves . Florence Blanc

Vendredi 11 avril à l'école à ST Paul Cap de joux 13h30 à 14h30


Saint Paul Cap de Joux . CE2-CM1-CM2

33 élèves

Vendredi 11 avril à l'école à ST Paul Cap de joux 14h30 à 16h


Total 208 élèves et accompagnateurs

8 classes

Ateliers pour 7 classes


Déroulement de la séance

Vendredi 4 avril Espace Apollo Mazamet Séance scolaire 14h30



Ouverture porte Espace Apollo à partir de 14h

Accueil Nathalie Auboiron ADDA du Tarn
Entrée des classes dans la salle de spectacle à 14h20

Début de la séance à 14h30
Présentation de la séance


  1. Projection Vidéo Cinémathèque de la Danse de Paris Les origines 5 min

  2. Discussion dansée avec Aragorn Boulanger avec micro 10 min

  3. Extrait Entre 0 et 1 Aragorn Boulnager 20 min

  4. Questions-réponses entre les classes et Aragorn 15 min


Fin prévue vers 15h20




Les origines
Montage réalisé par la Cinémathèque de la Danse pour les Rencontres des Cultures Urbaines en novembre 1999, tissant des liens entre différentes formes de danses filmées au cours du XXe siècle dans le monde entier.

Extraits :

films de Jean Rouch (Initiations à la danse des possédés, Les magiciens de Wanzerbé),

films de Louis Lumière (extraits du Montage de films de danse de Louis Lumière),

court-métrage de Thomas Lovell Balogh (Capoeira Dance of the Diaspora),

Kids from Shaolin (film d'arts martiaux),

film personnel d'Albert del Fabro sur les Chœurs de l'Armée Rouge,

La Beautée séparée (émission Frédéric Mitterand),

rumbera, Road to Stamping Ground,

Les molécules sacrées, An All-Colored Vaudeville Show,

documents de Jo Milgram avec les Nicholas Brothers (Orchestra Wives, Down Argentine way), Bunny Briggs, Bubbles, Snake Hips Tucker et les Lindy Hoppers (Hellzapoppin'),  Wild Style, émission Culture Rock sur James Brown.
La cinémathèque de la danse

Créée en 1982 au sein de la Cinémathèque française,

La Cinémathèque de la Danse a pour missions la conservation, la mise en valeur et la réalisation de documents filmés ayant trait à l’expression chorégraphique au sens large.

Association indépendante depuis 2005, elle diffuse les films issus de ses collections et programme des projections thématiques liées à la danse et au jazz, en France et dans d’autres pays.
En savoir plus sur le site : www.lacinemathequedeladanse.com

La danse hip hop c’est quoi ?

Discussion-dansée avec Aragorn Boulanger

autour des fondamentaux de la danse hip hop
Né dans les rues de New York, plus particulièrement dans le quartier du bronx, au début des années 1970, le hip hop est plus que tout autre style, une danse pratiquée aujourd’hui dans le monde entier. Depuis les années 1990, en France, il est entré dans les théâtres et est reconnu comme une forme artistique à part entière. Extrait Copain de danse A.Izrine
Une danse contestataire née dans un contexte politique et social dégradé

Une danse issue des minorités noires et hispaniques pour exhorter la violence qui régnait dans les quartiers.
Le hip hop : une culture mixte qui englobe plusieurs disciplines comme la musique rap, djing, graff, danse… et un état d’esprit : Afrika Bambaataa et la Zulu nation pour sortir de la violence en transformnt leur rage en énergie positive au service de la création artistique.
Une danse avec une technique et ses fondamentaux

La danse hip hop comprend deux grandes familles la danse debout et le break.

La danse debout : smurf, hype, lock, pointing, pop, electric boogie, le ralenti, moon walk …

La danse au sol ou breakdance : coupole, thomas, freeze, scorpion, headspin ..
Une danse renversante où le monde est à l’envers, inspirée des dessins animées, des films à effets spéciaux… et elle emprunte à diverses danses : capoeira, flamenco, mime, arts martiaux …
De la rue à la scène…

Défi ou battle, freestyle, scène, les danseurs peuvent se défier lors de compétitions appelés battle. D’autres se consacrent entièrement à la création de spectacles à diffuser sur des scènes.
Quelques noms de chorégraphes

Franck II Louise, Farid Berki, Black Blanc Beur, Gabin Nuissier, Tony Maskot, Kader Atou, Mourad Merzouki, Storm (Allemagne), Tayeb Benamara, Stéphanie Nataf, Antony Egea,
Les chorégraphes contemporains qui travaillent régulièrement avec des danseurs hip hop

Cie Camargo, Montalvo-Hervieu, Les Ballets C de la B….Le Festival Suresnes Cité danse commande des pièces à des chorégraphes contemporains pour danseurs hip hop.

Parcours

Cie Genôm / Aragorn Boulanger


SPECTACLE . Extrait



Parcourir pour les comprendre les chemins d’artistes …
Observer, analyser, prélever… Jouer de l’œuvre … 
citations Marcelle Bonjour
Un extrait du spectacle est présenté Voici quelques questions pour aider à regarder et analyser cette proposition artistique, et se doter d’outils d’observation, d’analyse et de composition.


A propos des mouvements du danseur

Quels mouvements reconnaissez-vous dans cette danse ?

Comment caractériser les mouvements ?

Sont-ils lents, rapides, accélérés, ralenties, saccadés, fluides, lourds ou légers ?

Y a-t-il beaucoup de mouvements différents ?

Est-ce que les mouvements du danseur sont souvent les mêmes ? Est-ce qu’il danse toujours de la même façon ? Pouvez-vous les décrire ? Y a t-il des répétitions ? A quoi vous font penser ses mouvements ?

Quel rôle joue le regard ?

Est-ce que les mouvements réalisés par le danseur ressemblent aux mouvements de votre chorégraphie ?

A propos de la musique

Quel genre de musique est utilisé ?

Existent-ils des relations entre le danseur et la musique ou non?

Quel rôle joue la musique dans cet extrait ?
A propos de la chorégraphie

Comment est composée cette danse ?

Vous rappelez-vous de l’entrée ? Comment débute la danse : en silence, en musique, le danseur est-ils déjà sur scène ? Comment se termine la chorégraphie ?

Combien de moments différents pouvez-vous distinguer dans cette danse ? Pouvez vous les identifier ? Pensez-vous qu’il y a des moments improvisés dans ce spectacle ?
A propos de l’espace

Comment le danseur occupe-t-il la scène ?

Dans quelles directions son corps s’oriente t-il ?

A propos des accessoires, de la scénographie, des lumières,des décors, des costumes…

Que remarquez vous sur scène ?

Quel costume ? Quelles lumières ? Est ce que cela nous renseigne sur les intentions du chorégraphe ?



Commentaires

Qu’est ce qui vous a particulièrement touché, étonné dans ce spectacle ?

Si vous deviez garder une seule chose de ce spectacle, ce serait quoi et pourquoi ?

Qu’aimeriez-vous utiliser dans ce spectacle pour créer votre danse ?

Lexique de mots clefs
Danse

« Ton corps parle avec les gestes qui sont des mots. La danse, c’est le corps qui parle.»

Jacqueline Robinson, L’enfant et la danse.
Chorégraphie

« L’art chorégraphique est le nom qui désigne l’art d’écrire la danse. En grec, Khoreia signifie danse, et graphien écrire. Pour créer un spectacle de danse, le chorégraphe invente des mouvements, des déplacements et des relations entre danseurs. Il organise des actions et choisit comment les montrer à un public, car la danse est un art vivant. La représentation est le moment du rendez-vous entre les spectateurs et les danseurs. C’est cette rencontre qui donne vie à l’oeuvre. Et pour assister à un spectacle de danse, il faut bien se déplacer ! Aller au Théâtre ou ailleurs, c’est déjà se mettre en mouvement. Alors on danse ? »
Espace 

« (…) Il y a bien des façons de dessiner. Tu peux aussi dessiner des lignes dans l’espace, avec ton bras, comme si tu écrivais sur un immense tableau noir. Des lignes droites, courbes, brisées. Tu peux sculpter l’espace, comme si tu y faisais des grands trous, comme si tu le découpais en tranche, en couloirs, comme si tu le transformais en pâte à modeler invisible. Tu peux sentir l’espace contre ton corps, contre ta peau, comme quand tu marches ou tu nages dans l’eau.

L’air, ce n’est pas « rien ». L’espace n’est pas vide comme on pourrait le croire. Il est plein de ce que tu veux y mettre, de ce que tu vois dans ton imagination. Il peut être plein de murs, de brouillard, d’arbres. Tu y pénètres facilement si tu le veux, ou il te résiste… »

Extrait Jacqueline Robinson, L’enfant et la danse.
Son

Les principales caractéristiques du son sont : le timbre, la hauteur, l’intensité, la durée, le grain, la matière, l’allure, la forme... «Le matériau brut de la musique est le son, c’est ce que l’attitude respectueuse a fait perdre de vue à la plupart des gens et même des compositeurs».

Cette citation d’Edgard Varèse (1883-1965), une des personnalités les plus originales de la musique contemporaine, place ainsi le Son au coeur de la musique.
Le spectateur

« Bien que certains soient assis et d’autres sur scène, tout le monde participe. Nous regardons une danse avec notre état du moment. Si ce jour-là nous sommes préoccupés, il se peut que nous n’ apprécions pas le spectacle : nous pensons à autre chose, nous nous agitons beaucoup sur notre siège, nous ne sommes plus concentrés…Mais le spectacle peut aussi nous calmer, nous captiver, nous passionner. En simple spectateur, nous apprenons à reconnaître les sensations de notre corps. Nous entendons une danse, nous la goûtons. » Nathalie Collantes et Julie Salgues, On danse.

Bibliographie / Filmographie
DVD pédagogiques

DVD Des idées pour chorégraphier, Équipe départemental EPS Tarn, Patrick Lamouroux

DVD  D’une écriture, l’autre, le corps lisière entre les arts… Marcelle Bonjour Danse au cœur- CNDP.

DVD en vente à l’ADDA du Tarn, 29 euros.
La mallette à danser (jeu), CRDP Franche-comté et CCN Franche-comté

Cédérom Entrez dans la danse. SCEREN-CRDP Pays de Loire
Sur la danse en général

Pour les élèves

Copain de la danse, édition milan jeunesse, Agnès Izrine . (Le hip hop P.173), 2006

On danse ? Nathalie Collantes, Julie Salgues, collection Autrement, Scéren CNDP, 2002.

L’art contemporain, Véronique Bourouet-Aubertot, Autrement Junior Arts, 2005

L’art : une histoire, Catherine Lobstein, Autrement Junior Arts, 2005

L’enfant et la danse, Jacqueline Robinson, 1975, 1993
Pour l’enseignant

Panorama de la danse contemporaine, 90 chorégraphes, Textuel, Rosita Boisseau,

Dictionnaire de la danse, Larousse-Bordas, 1999.

La Danse au XXème siècle, Marcelle Michel, Isabelle Ginot, Paris, Bordas, 1995, rééd. 1998.

Danse, chemin d’éducation, Pour une pédagogie de l’être, Jacqueline Robinson, 1993

Éléments du langage chorégraphique, Jacqueline Robinson, éd. Vigot, Paris, 1992.

L’enfant, le geste et le son, une initiation commune à la musique et à la danse, Claire Noisette, éd. Cité de la musique, coll. Points de vue, 1997.

Danser les arts, CNDP Pays de Loire, Tizou Perez, Annie Thomas

La danse à l’école primaire, Les guides ressources, édition Retz, Marie Romain

La tête aux pieds, les pieds à la tête, Odile Rouquet,

Danse contemporaine- Danse et non danse- 25 ans d’histoires, édition cercle d’art, 2004, Dominique Frétard,

Toute la musique ? Autrement junior Série art, Sceren CNDP, Bruno Giner
Sur la danse hip hop

DVD et livres en prêt à l’ADDA du Tarn sous certaines conditions

Revue

Juste debout

Livres

La danse hip-hop , Marie-Christine Vernay, Carnet de danse, Gallimard jeunesse

Danseurs du défi, rencontre avec le hip-hop, Indigène éditions,. Montpellier, 1999 Claudine Moïse

Hip hop, respect ! MOISE CLAUDINE . Editeur : EDITIONS INDIGENE (2004)

Résumé : « 20 ans ont passé depuis les premières programmations hip hop sur la scène culturelle française, de Paris (La Villette) à Montpellier (Montpellier Danse), en passant par Lyon, Aix-en-Provence, Châteauvallon… Force vive aujourd’hui de la danse, ce cri du corps, jailli des banlieues en colère, a forcé la porte des théâtres, engendré ses propres chorégraphes, incité les créateurs contemporains à repenser leur art : gestes, sources, histoire. Mais aujourd’hui, dans les battles notamment, le hip hop réaffirme ses origines contestataires tout en écrivant sous nos yeux, avec ses créations novatrices, l’histoire de la France laïque et métissée, rebelle et artiste, féminine aussi. »

La culture hip hop, BAZIN Hugues, Desclée de Brouwer, Paris, 1995

L’articulation oubliée, le langage hip-hop, BAZIN Hugues, Revue Lire et Savoir (hors série lire la ville), Gallimard, Paris, 1996

Territoires du hip hop. Hors série Art press. Déc 2006
DVD du fonds documentaire Image de la culture

La Dance hip-hop, une technique maîtrisée

2000 , 88' , couleur , documentaire

Réalisation : Mohamed Athamna. Production : Videotel international, Hypnose. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS, DDAT), ministère de la Jeunesse et des Sports, Fas.

En préambule, une conversation dans un café pour situer les premières expériences. Tout se passe ensuite à la Ménagerie de verre à Paris où Junior Almeïda, Gabin Nuissier et d'autres membres d'Aktuel Force ou des Boogies Cockers montrent en quelques chapitres l’évolution et la maturité d’un style de danse qui a su s’imposer et se renouveler. Une définition minutieuse d’un langage gestuel, avec ses codes, son vocabulaire, ses influences musicales.

Mohamed Athamna et ses complices, aidé de Bernard Kech, formateur en analyse du mouvement, réalisent un périple à vocation pédagogique, qui tient de l’initiation comme de la recherche. A la façon d’un ralenti, ce film se présente sous forme de démonstrations qui s’attachent au détail et à la qualité du mouvement, tout en en décrivant les origines. Le top-rock, le hop-rock et son passe-passe à 3 ou 6 pas, le top-dance et son tétris, le smurf, le locking, qui a digéré les danses des années 1970 telles que le jerk, le funky chicken ou le bus stop, le break et ses figures animales telles que le scorpion, l'araignée, la chenille ou le canard boîteux et qui s'origine dans les arts martiaux... Tous ces termes désignant des styles de danse ou des figures particulières ont pour maîtres mots d'exécution la vitesse et la précision, précédées d'un long échauffement. Conçu par l'association Hypnose pour la transmission du hip-hop, ce film en démontre toute la richesse et la diversité. M.G./
Droits de cité . 1992 , 16' , couleur , documentaire

Réalisation : Christophe Jouret. Production : Neva, Cie Pierre Doussaint. Participation : ministère de la Culture (EN, DMD), Fas, Quartiers lumières, Ville des Mureaux.

Pour interpeller les adolescents du quartier des Musiciens aux Mureaux, près de Paris, Pierre Doussaint a fait appel aux techniques de l'aïkido et de la danse africaine. "Quand il danse, le jeune danseur dévoile à la communauté sa force, sa souplesse, son envie et son désir." Le reportage montre comment les enfants partent à la conquête de leur identité déchirée, au moyen de la danse.

Pierre Doussaint a travaillé trois ans avec ces enfants de la grande banlieue parisienne dans le cadre d'un projet DSU (développement social urbain). Tous les membres de sa compagnie ont participé à cette sensibilisation à la danse contemporaine. A la suite de cette patiente et remarquable plongée dans la vie quotidienne difficile des adolescents et des familles, un spectacle fut réalisé et tourné dans les salles de la région. Le film effleure ce que furent les difficultés et les joies d'une telle expérience.
Faire kifer les anges. 1996 , 88' , couleur , documentaire

Réalisation : Jean-Pierre Thorn. Production : Agat films & Cie, La Sept-Arte. Participation : CNC, ministère de la culture et de la francophonie (DMD, DDF), Fas, Procirep, caisse des dépôts et consignations.

Version longue de "Génération hip-hop ou le Mouv' des ZUP", ce film opère un constant va-et-vient entre les banlieues qui ont vu naître le mouvement hip-hop et son actuelle reconnaissance par l'institution culturelle. Ou comment fabriquer de l'intégration en favorisant l'expression de ce qu'il est désormais convenu d'appeler les "cultures urbaines".

Laissant plus de place à la danse elle-même que dans "Génération hip-hop", Jean-Pierre Thorn s'attache à montrer l'évolution d'une danse apprivoisée sur le béton des cités, encline à la démonstration et au défi. Danseurs, chorégraphes et musiciens se préoccupent désormais de tous les éléments constitutifs de la dramaturgie d'un spectacle vivant. Thème ou message, décors, personnages, passage de la virtuosité solitaire aux mouvements de groupes, éclairage, utilisation de musiques parfois éloignées du hip-hop : tels sont les paramètres nouveaux que doivent prendre en compte les compagnies Accrorap, Street Boy'z, Aktuel Force, Traction Avant, ABDT ou Azanie, qui sont désormais à l'affiche des festivals de danse et des scènes nationales.


Génération hip-hop ou le Mouv' des ZUP. 1995 , 58' , couleur , documentaire

Réalisation : Jean-Pierre Thorn. Production : Agat films & cie, France 3. Participation : ministère de la culture et de la francophonie (DMD, DDF).

Filmé dans des cités de la région Rhône-Alpes, ce documentaire fait le lien entre les compagnies de break dance (Ex-Wanes, Street Boy'z, Traction Avant, Accrorap, B-Boys Breakers, Fradness, Azanie), désormais invitées dans les théâtres, et leur lieu d'origine. Pour chacun de ces danseurs, la danse s'est révélée comme la seule ouverture possible pour palier à l'enfermement des cités.

La lucidé de leur propos, la sincérité de leur démarche et leur difficulté à prouver, d'abord à leur famille, ensuite à la société, qu'ils refusent de se donner en sacrifice à la conjoncture sociale, font de ce film un modèle du genre. Les moments d'émotion saisis par la caméra sont sans concession ni complaisance : lorsque Kader Attou (Cie Accrorap) évoque la nuit où sa mère a voulu s'assurer qu'il ne prenait pas d'héroïne ; lorsque Samir Hachichi parle de son frère "buté" dans la rue parce qu'il était maghrébin. Tous revendiquent le désir d'aller plus loin que là où on a l'habitude de les mettre. Et tous le confirment : "La danse a été le moyen de donner forme à cette rage de devenir quelqu'un." Du coup, les moments de danse peuvent se faire rares, la parole les fait exister avec beaucoup d'intensité.
Récital. 1999 , 44' , couleur , adaptation

Réalisation : Valérie Urréa. Production : Ex Nihilo, La Sept-Arte, cie Käfig. Participation : CNC, Procirep, ministère de la culture et de la communication (DMDTS), Mezzo, Fas.

"Récital" et "hip-hop" sont deux mots qui a priori ne vont pas ensemble. Mais Mourad Merzouki, fondateur de la compagnie Käfig, est l'as du contrepoint. En passant de la rue aux salles de théâtre, la danse hip-hop a souvent perdu en force ce qu'elle ne gagnait pas forcément en crédibilité. Avec Käfig, il se passe autre chose : la rivalité, comme déclencheur de danse, disparaît au profit d'un défi relevé collectivement.

Mourad Merzouki, qui signe la direction artistique, accentue ce renversement de valeurs annoncé par le titre du spectacle, grâce à une scénographie empruntée à celle d'un concert de musique classique : pupitres et violons accessoirisés sont disposés en un V surligné au sol, face au public, et les danseurs revêtent des queues de pie pendant un court moment. La bande son, en décalage apparent avec le tempo habituel du hip-hop, est signée Frank II Louise, également présent sur scène ; elle suggère plus qu'elle n'impose, permettant une fluide alternance entre le développement des figures individuelles des six chorégraphes danseurs et la mise en commun des talents…

Suresnes cités danse. 1999 , 75' , couleur , documentaire

Conception : Eve Ruggieri. Réalisation : Luc Riolon. Production : 24 Images, F2, théâtre J. Vilar de Suresnes. Participation : CNC, ministère des affaires étrangères, ministère de la culture (DMD).

Olivier Meyer, directeur du théâtre Jean Vilar à Suresnes, a invité pendant trois mois (deux mois de répétitions et un mois de représentations triomphales), cinq chorégraphes pour cinq créations autour du hip-hop. Interviews, moments de travail et de spectacles retracent ces rencontres où chacun a trouvé de quoi enrichir sa propre création.

Après avoir auditionné plus de deux cents jeunes, les chorégraphes Blanca Li, Régis Obadia, Farid Berki, Laura Scozzi et Karine Saporta ont composé leurs équipes. Ils ont puisé dans cette matière vivante que représente l'expression hip-hop et l'ont étroitement mêlée à leur poésie, leur dramaturgie. "On prend les codes, on les retourne, on les transforme," dit Farid Berki. "On a fait un spectacle comme une robe découpée à leur mesure," dit encore Bianca Li. Et Karine Saporta affirme en souriant : "J'ai l'impression d'avoir toujours fait du hip-hop !" Si les danseurs ont eu parfois du mal à confronter leur énergie à une gestuelle précise, calée sur une musique et dans l'espace scénique, chacun semble ravi de l'expérience : "Elle a gardé notre authenticité," dit l'un d'eux.





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