A partir de 1658, une autre vie commence pour d’Artagnan qui sort de l’ombre du cardinal. Sa nomination à la sous-lieutenance des Mousquetaires le rapproche du jeune roi Louis XIV, avec lequel des liens de confiance vont se nouer





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date de publication19.05.2017
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D’Artagnan et Louis XIV

A partir de 1658, une autre vie commence pour d’Artagnan qui sort de l’ombre du cardinal. Sa nomination à la sous-lieutenance des Mousquetaires le rapproche du jeune roi Louis XIV, avec lequel des liens de confiance vont se nouer.

Dés cette époque, leurs destinées sont étroitement liées.
Des liens de confiance et d’estime réciproques, déjà noués au temps de la Fronde, se confirmèrent entre le roi et son sous-lieutenant qui, en l’absence du lieutenant en titre, assurait le commandement effectif de la compagnie. Louis XIV avait maintenant dix huit ans; d’Artagnan avait atteint la quarantaine; il avait prouvé par ses services passés son dévouement à la personne royale ; son caractère franc, courageux et fidèle plaisait au jeune souverain, qui avait une confiance absolue en lui. La place de d’Artagnan serait désormais aux côtés du roi.

Odile Bordaz.
A quarante ans, d’Artagnan fait un mariage fort sage, au contrat duquel aucun de ses parents n’est mentionné mais auquel le roi appose sa signature.

La vie amoureuse qu’il a mené jusqu’à ce jour n’est connue de personne ; elle restera légendaire par l’entremise de Courtilz et de Dumas. On peut dire, en revanche, que son mariage ne le détourne pas du service du roi.

Il (d’Artagnan) rencontrera bientôt une riche veuve, qu’il prendra pour femme, mais il remplira ses devoirs de mari et de père de famille avec moins de zèle, il faut bien le dire, que le service du roi.

Charles Samaran.
D’Artagnan connaissait trop bien le roi et la cour, les caprices des grands, les réactions imprévisibles des détenteurs du pouvoir, il était trop soucieux de son honneur et de sa charge, trop attaché surtout à l’estime et à la confiance dont l’honorait le roi, pour ne pas avoir toujours fait passer le service de Sa Majesté avant toute autre préoccupation.

Odile Bordaz.
C’est ainsi, qu’en mars 1659, il convole avec Charlotte, Anne de Chanlecy, dame de Ste-Croix, veuve de messire Jean Léonor Damas seigneur bourguignon. Ont signé au contrat : le Roi, Mazarin, le maréchal de Gramont, Besmaux…

André Laffargue.

Peu de temps après, d’Artagnan escorte le roi vers son propre mariage avec l’infante d’Espagne, qui se déroule à St Jean de Luz. Ce long périple le rapproche du monarque, en fait le témoin de fêtes grandioses et lui permet de traverser, brièvement, sa Gascogne natale.

Jusque là les circonstances avaient retenu Artagnan bien loin de la Gascogne. Et ce n’est pas son mariage avec une épouse des pays de la Saône qui avait pu contribuer à le rapprocher de son pays natal. Mais alors que la guerre avec l’Espagne avait confiné Artagnan dans les pays du nord, Picardie et Flandres, à l’exception d’une brève échappée en Roussillon, la paix avec cette puissance allait donner au mousquetaire l’occasion, trop brève, de retrouver sa Gascogne originelle.

André Laffargue.
Le 7 novembre 1659, est signé le traité des Pyrénées. Complétant le traité de Westphalie, il assure l’hégémonie de la France en Europe. (…) Parmi les autres clauses du traité : le mariage de Louis XIV avec l’Infante Marie-Thérèse.

Stéphane Beaumont.
Lorsqu’il quitta Fontainebleau au cours de l’été 1659, Louis XIV pensait se rendre directement à Saint-Jean-de-Luz, où devait être célébré son mariage avec l’infante Marie-Thérèse.(…) Les lenteurs de la diplomatie, le départ tardif de Madrid de la cour d’Espagne, en raison du mauvais état de santé du roi Philippe IV allongèrent considérablement la durée du voyage.

D’Artagnan, à la tête de la compagnie des mousquetaires, avait pour mission d’escorter le roi et sa famille au cours de ce voyage. Un long périple d’une année à travers les provinces du Midi commençait pour eux, excellente occasion donnée au jeune Louis XIV de découvrir son royaume et de se montrer à son peuple.

Odile Bordaz.
Le 23 avril 1660, le cortège royal, venant de Toulouse, passa à l’Isle-Jourdain ; le lendemain, il était à Auch. Le 25, suivant toujours la route de Toulouse à Bayonne, le roi et la reine-mère firent leur entrée vers quatre heures du soir à Vic-Fezensac.(…)

Tout le monde coucha cette nuit-là à Vic ou dans quelques châteaux des environs, et le procès-verbal des consuls ne manqua pas de mentionner que Leurs Majestés étaient escortées de la compagnie des mousquetaires, et que le sieur d’Artagnan, « lieutenant d’icelle, qui la commandait, faisait la garde ordinaire ».

Charles Samaran.
Louis XIV logeait dans la maison de noble sieur Descomps, une maison du XVI° siècle sotiée tout à côté de l’église collègiale Saint-Pierre et l’une des quatre portes qui donnaient accès au cœur de la ville. Vic était une cité typique de Gascogne avec sa place « à cornières » aux arceaux surbaissés, occupée en son centre par une halle du quinzième siècle. En ce soir du dimanche 25 avril 1660, l’humeur était à la fête. Le roi de France et la cour se trouvaient dans les murs de Vic.

Odile Bordaz.
Le lendemain, la Cour se mit en route pour Nogaro, par Dému et Manciet. Le chemin passait à une lieue de Castelmore. D’Artagnan fut-il tenté d’aller d’un galop s’incliner devant la tombe de sa mère morte quatre ans avant, le 20 septembre 1656, et qui reposait dans la chapelle familiale de Beaubeste ? (…) On ne le sait. Quoiqu’il en soit, pour ce fils de la Gascogne, éloigné depuis plus de vingt ans et qui ne s’approcherait plus des tombes paternelles, cette trop brève inspiration d’une bouffée de l’air natal dut être bouleversante.

André Laffargue.
D’Artagnan ne devait pas avoir de plus beau souvenir que cette lente et féerique traversée de sa vieille Gascogne natale, qu’il n’avait probablement pas revue depuis près de trente ans.

Jean-Christian Petitfils.
Ainsi poursuivirent-ils leur route, dans la plus splendide randonnée de toute leur vie, traversant ces contrées de Gascogne, de Béarn, de Navarre, où se dressaient les manoirs familiaux de Lanne, d’Espalungue et tant d’autres ! Ainsi entrèrent-ils à Saint-Jean de Luz (…) Les trompettes sonnaient. Le bon peuple acclamait et pleurait de joie. On avançait dans les vieilles rues sombres, tendues de tapis précieux et jonchées de fleurs, comme pour la procession du Corpus Domini. Aucun monarque n’avait connu de pareilles joies. Dans cette traversée pas à pas de son royaume, Louis XIV, marié à Reims avec la France, achevait de prendre corporellement possession de la terre et de la nation qui s’étaient données à lui.

Armand Praviel.
Le 6 juin 1660 était ratifié le traité de paix entre la France et l’Espagne. Sur les Evangiles, il fut juré par Louis XIV et Philippe IV de « tenir tout ce qui était contenu dans ce traité ». D’Artagnan et sa Compagnie de Mousquetaires, montés sur leurs chevaux blancs, revêtus de leurs plus beaux et clinquants uniformes – casques d’azur à croix fleurdelisés d’or et d’argent – donnaient à l’événement, cette symbolique esthétique que l’histoire, au grand siècle comme aux autres d’ailleurs, a toujours réclamée. Aux côtés des Mousquetaires, se trouvaient les Gardes suisses en casaques bleues, les Gardes françaises du Maréchal Gramont, gendarmes et chevau-légers.

Stéphane Beaumont.
De toutes les cérémonies, celle des épousailles, le mercredi 9 juin 1660, allait surpasser en magnificence tout ce que l’on pouvait imaginer. Selon les témoins, ce fut une noce de conte de fées, une pompeuse cérémonie dans le plus pur style baroque.

Odile Bordaz.
D’Artagnan et ses compagnons avaient été témoins des premières fêtes de la nouvelle Cour ; ils avaient assisté avec étonnement aux splendeurs du Couronnement de Reims, persuadés d’admirer l’aurore d’un grand règne ; ils ne connurent pourtant rien de plus émouvant ni de plus grandiose que les cérémonies du mariage royal de Saint-Jean de Luz.

Jean-Christian Petitfils.
Le retour triomphal du couple royal à Paris marque une nouvelle étape pour la France. Désormais, le peuple ne doute plus de ceux qui le dirigent. Mazarin peut tirer sa révérence et mourir en paix. Le roi a le pouvoir absolu entre ses mains et avec d’Artagnan à ses côtés, un serviteur fidèle sur lequel il peut compter.
Deux mois plus tard, d’Artagnan eut une nouvelle occasion de briller dans un des plus majestueux déploiements d’apparat que le peuple de Paris ait jamais eu la bonne fortune de contempler.

Le jeune couple royal, parti de Saint-Jean de Luz le 15 juin 1660, était arrivé à Fontainebleau exactement un mois plus tard. Restait l’entrée solennelle, où le roi devait présenter Marie-Thérèse à sa capitale. Cette cérémonie eut lieu le 26 août.

Charles Samaran.
L’entrée triomphale de Leurs Majestés Louis XIV roy de France et de Navarre et Marie-Thérèse son épouse dans la ville de Paris le jeudi 26 août 1660 est restée dans les annales comme un événement exceptionnel. D’Artagnan et les mousquetaires s’y firent particulièrement remarquer et applaudir par la foule massée tout au long du parcours qui, en quatre heures, mena le cortège de la porte Saint-Antoine au Louvre.

Odile Bordaz.
D’Artagnan mène la cavalcade avec une assurance orgueilleuse et tranquille. Les années difficiles, que la victoire couronne aujourd’hui, ont absorbé le plus beau temps de son âge, la fleur de sa vie. Lutte contre ses damnés Espagnols, ses mauvais voisins de là-bas, auxquels on avait fini par enlever leurs provinces et dérober leur Infante ; lutte contre ces beaux seigneurs, tous frémissants, domptés, ralliés, prêts à mener aux astres le règne de Louis XIV ; lutte contre ce Parlement, aujourd’hui plein de harangues et de sourires déférents, contre cette bourgeoisie et cette populace qui s’égosillent à hurler : Vive le Roi !

Armand Praviel.
Cette entrée triomphale du jeune roi, un homme discrètement accoudé au balcon de l’hôtel de Beauvais devait la savourer plus que tout autre, car elle constituait comme l’apothéose de son œuvre personnelle. Mais qui aurait reconnu le cardinal Mazarin dans ce vieillard usé, courbé et torturé par la goutte et la gravelle ? Il n’avait pas la soixantaine, mais les fatigues accumulées de la guerre civile lui avaient donné au moins dix ou quinze années de plus (…) Quelques mois plus tard, le 9 mars 1661, il pouvait mourir en paix, satisfait d’avoir servi fidèlement sa patrie d’adoption, sans jamais d’ailleurs – ô combien – avoir négligé ses intérêts personnels…

Jean-Christian Petitfils.
D’Artagnan venait de vivre de grands moments auprès du roi. Ce tour de France en avait fait plus qu’un mousquetaire traditionnel, mieux qu’un chef d’escorte ou un patron de la « sécurité royale ». Il était devenu, auprès d’un monarque de 22 ans, affrontant avec détermination la solitude du pouvoir après la disparition de Mazarin, dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, un des serviteurs les plus fidèles, l’un des plus estimés des hommes de confiance, celui auquel on pouvait confier les plus hautes missions, y compris celles relevant de la raison d’Etat.

Stéphane Beaumont.

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