En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les





télécharger 159.16 Kb.
titreEn ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les
page2/3
date de publication20.05.2017
taille159.16 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   2   3
L’ultime trahison
Le 24 juin 1241, jour de la Saint-Jean, à l’occasion d’une fête éblouissante qui resta dans les mémoires sous le nom de la « non pareille », devant 3 000 chevaliers assemblés sous les immenses halles de Saumur, Louis IX remettait à son frère Alphonse le comté du Poitou. A la table royale étaient assis les premiers barons du royaume ; parmi eux, Hugues X et Isabelle83. Celui qui portait la couronne n’était plus un enfant, mais, à 27 ans, un homme accompli, tandis qu’à 46 ans et 54 ans, Hugues et Isabelle faisaient déjà presque figure de vieillards.

Mais l’orgueil ne suivait pas le déclin des forces physiques. Une fois de plus, Hugues et Isabelle s’inter­rogeaient sur les bénéfices de leur alliance française. Les mariages prévus par l’accord de 1230 n’avaient pas été conclu : Alphonse avait épousé Jeanne de Toulouse. Et arguant de la rupture du mariage, le camp français prétendait maintenant reprendre aux Lusignan l’Aunis et Saint-Jean d’Angély84 ! Eh ! quoi ? les rois aussi manquent à leur parole ? Comble de l’humiliation : Isabelle avait dû porter la traîne de celle qui avait pris la place de sa fille85.

Aussi, quand vint le moment pour les barons poitevins de prêter serment à leur nouveau comte, les Lusignan montrèrent une mauvaise volonté évidente. Isabelle surtout, qui avait été, par son mari Jean sans Terre, comtesse du Poitou, et jugeait que son fils, Richard de Cornouailles, frère d’Henri III avait au moins autant de droits sur la province que cet Alphonse. A son tour, Louis IX montra au couple peu d’égards, les faisant attendre trois jours, puis laissant Isabelle debout pendant toute la durée de l’audience. On se quitta au bord de la rupture86.

Mais, quelques jours plus tard, en absence d’Isabelle, Hugues X se résigna à prêter serment à Alphonse. Il promit même de rendre l’Aunis et Saint-Jean d’Angély.

Fureur d’Isabelle, à son retour à Lusignan ! Elle fit retirer du château meubles, vaisselle et argenterie, et les emporta sur ses terres, à Angoulême, faisant dire à son mari :

- Allez bastre les eaux des étangs et fossez de votre nouviau sire, et faire la guette à la porte de son palais ; ou si vous revoulez me veoir, tournez desfaire vostre serment. Lors, retrouverez pour espouse la comtesse-reine87.

Lorsque le mari éconduit vient retrouver sa femme à Angoulême, elle lui refuse l’entrée de son château pendant trois jours88. Puis elle lui déclare :

- C’est grant couardise à vous de prester hommaige à ung comte de Poictiers. Ne sçavez-vous jà, que estes faict ez sang des roys, et que avez mené à nopces moy, royne d’Angleterre. Ne me veuil mie genouiller devant sa Tolosine !

Hugues X se soumet à la volonté de sa femme : il révoquera sa fidélité au roi de France.

Dès août 1241, le couple rassemble ses alliés à Angoulême, à Parthenay, à Pons : tous les barons prêtent serment89. Puis on se rend en Angleterre conclure un traité pour aider Henri III à reconquérir ses possessions90. Déjà, Isabelle rêve de rendre hommage à son fils Richard de Cornouailles, restauré comte de Poitiers à la place de l’usurpateur Alphonse !

« En attendant, le comte achète tout le blé et le place dans ses châteaux, empêchant tout transport de blé de ses terres à La Rochelle… Le comte fait admirablement fortifier son château de Frontenay, qui est sur la route de Niort à La Rochelle, pour s’opposer à l’entrée et à la sortie de tout ce qui est apporté à La Rochelle91. »

Reste à faire éclater la rupture avec le Capétien. Ce sera accompli pendant les fêtes de Noël données par le comte de Poitiers à ses vassaux. Hugues se présente devant Alphonse, la main sur la garde de l’épée, et s’écrie :

  Pardieu, comte, ne te doibs nul hommaige à toi, ni à aulcun fils de Blanche ! N’es qu’un usurpateur, et te desclaire que oncques ne serai homme lige de celui qui déloyaument a robé le comté de Richard, mon biau fils, ores qu’estoit oultre-mer à guerroyer ennemis du Christ. Ne suis subject que de Henri III.

Tournant le dos au comte stupéfait, Hugues et Isabelle quittent précipitamment le palais et rentrent au logis.

Pour témoigner son mécontentement dans un lieu où l’on se jugeait mal reçu, on disait autrefois qu’on s’en allait en secouant la terre de ses souliers. Le couple fit beaucoup mieux. Isabelle prit une torche enflammée :

  Ardons (brûlons) ceste demeure. Puisque nul, après si grand journée, ne sera digne s’y hesbergier.

Et le couple s’enfuit, abandonnant derrière lui la maison en flammes92. Ainsi témoignait-on son courroux, au milieu du XIIIe siècle.

Pareil affront valait déclaration de guerre. Louis IX assembla son parlement féodal, qui déclara unanimement : « Hugues est déchu de son fief ! » Puis il convoqua tous ses vassaux et arrière-vassaux à rejoindre l’armée à Chinon. On vit venir les plus hauts barons de toutes les régions du royaume, le comte de Bretagne, le duc de Bourgogne, les comtes de Flandre, de Vendôme, de Nevers, de Soissons, de Bourgogne. Se présentèrent également nombre de dames châtelaines, veuves ou filles uniques ayant domaines et vassaux, tenues de fournir un contingent d’hommes en armes. Les prélats et abbés possédant fiefs arrivèrent à leur tour, les archevêques de Reims, de Paris, d’Amiens, de Laon, de Châlons, de Soissons, de Tournay, de Chartres, d’Orléans, de Meaux, d’Auxerre, de Troyes, d’Autun, de Langres. Puis les villes, avec leurs milices défilant derrière leurs gonfalons93. Et en peu de jours, « les routes se couvraient de cavaliers, de fantassins, d’archers, d’arbalétriers et de sergents d’armes.94 » C’est une armée formidable qui se met en marche le 4 mai de Poitiers : 4 000 chevaliers, 20 000 écuyers, sergents et arbalétriers, 1 000 chariots95.

Face à cette marée humaine suivie de puissants engins de siège, que pouvaient bien opposer les rebelles ? Leur seul espoir résidait dans le renfort du roi d’Angleterre. Mais celui-ci n’avait pas encore débarqué sur le continent : peut-être arriverait-il à temps pour livrer bataille au roi de France, mais sûrement trop tard pour sauver leurs châteaux. Habitués aux revirements, ils ne durent pas hésiter longtemps : le vicomte de Thouars et Guillaume de Parthenay firent leur soumission.

Abandonnés de leurs principaux alliés, les Lusignan se retrouvèrent seuls devant les forces réunies de toute la France du nord. Montreuil-Bonnin, la tour de Béruges, Fontenay (Le Comte), Mervent, Vouvant : après un semblant de résistance, leurs places-fortes cédèrent les unes après les autres. Comment s’en étonner ? Petit bourg de 800 habitants juché sur une crête qui domine un des méandres de La Mère, Vouvant a miraculeusement conservé ses remparts qui lui valent les labels d’ « un des plus beaux villages de France » et de « petite cité de caractère ». Aujourd'hui encore, on peut passer porte du XIIIe siècle, en rêvant de mettre ses pas sur ceux de Saint Louis prenant possession de la place. Que pouvaient ces faibles remparts contre l’immense armée rassemblée contre eux ?

Quelques jours après, la puissante forteresse de Frontenay s’avérait autrement redoutable.
Le siège de Frontenay
Les troupes françaises s’avançaient « avec tel nombre de gens, si grant ost de peuple et si grant multitude à pied et à cheval, que la terre en estoit couverte. En sorte que Poitevins et Gascons, coupant vignes et arbres à fruits, labourant prés et moissons, brûlant fours, bouchant puits et citernes, empoisonnant sources et fontaines, s’enfuyoient espouvantez à l’approche du vainqueur, ne pensant nullement à l’arrêter96. »

La place était défendue par Geoffroy de Lusignan, fils bâtard d’Hugues, et par 400 chevaliers, qui avaient juré de se défendre jusqu’à la mort97. Les ingénieurs de Louis IX firent construire de hautes tours en bois, afin de pouvoir jeter des roches dans l’intérieur de l’enceinte et protéger les échelles au moment de l’assaut final. En attendant ce moment décisif, le roi surveillait les travaux, visitait les postes, encourageait les soldats, s’exposant comme un simple homme d’armes. Son frère Alphonse, le comte de Poitiers, l’accompagnait habituel­lement.

Le siège durait depuis quinze jours déjà. Louis et Alphonse examinaient les engins dressés devant les puissants remparts, quand soudain, la « guette » de la forteresse reconnut le comte de Poitiers. L’homme tendit l’arbalète, ajusta le comte : Alphonse s’écroula dans les bras du roi, un « carrel de fer » fiché dans le pied.

Grande émotion dans le camp français : le frère du roi est blessé ! Profitant de l’indignation de ses hommes, Louis IX ordonna l’assaut général. Une brèche est ouverte dans la muraille. Les défenseurs se battent vaillamment, mais sont rapidement accablés sous le nombre. Le 25 juin98, la place tombe.

Quarante-un chevaliers, quatre-vingts sergents et « aultre menuaille qui, avec eux, estoit à grant foison » sont fait prisonniers.

Quelque barons du conseil du roi voulaient qu’on fasse périr le fils bâtard d’Hugues et ses chevaliers :

- Sire, c’est le seul moyen de jeter l’épouvante parmi les partisans de Lusignan, vous les verrez tous l’abandonner.

Mais le jeune roi montrait déjà cette âme éprise de justice et de noblesse qui le fera canoniser par l’Eglise :

- Non, le filz n’a pu commestre faulte, obéissant à son père ; ni aultres, à leur sire. (...) Ce n’est pour les occire, mais pour les réduire que sommes venus.

Cependant, si on avait capturé les chevaliers pour en tirer rançon, selon les habitudes du temps, on avait massacré les simples hommes d’armes. Après la bataille, Louis IX gémissait devant l’affreux spectacle. Il pansait de ses propres mains les blessés qu’il avait réussi à soustraire au carnage, et louait un chevalier qui avait épargné un ennemi :

- Ah ! Que moins vous priserais, biau sire, si l’aviez oultrecuidé et féri à oultrance !

Et les malheureux vaincus s’écriaient :

- Dieu doinct longue vie au bon roy !99

La légende de Saint Louis était en marche.
Après la prise de Frontenay
Hugues X de Lusignan n’avait eu garde de défendre en personne ses châteaux et places-fortes. Il était allé accueillir le roi d’Angleterre qui venait de débarquer à Royan le 13 mai, avec une armée réduite et des coffres remplis. Hugues ne l’a-t-il pas assuré que toute la noblesse du Poitou et d’Aquitaine n’attendait que sa venue et la vue de son or pour venir vendre sa soumission100 ? La rencontre eut lieu à Pons, où l’alliance fut réaffirmée, un nouveau serment d’allégeance prêté. C’est le 18 juin, pendant que le roi de France siège de Frontenay, qu’Henri III lui déclara la guerre.

Cependant, le Plantagenêt ne montrait aucune hâte à secourir les places-fortes de son vassal. Et pendant que les Français s’emparaient de Coulon, Sansais, le Bourdet, Saint-Gelais, Cherveux, Prahecq, Tonnay-Boutonne101, le fils de Jean sans Terre s’attardait tour à tour à Pons, Saintes ou Bordeaux, tenant sa cour au milieu des fêtes. Ainsi « par les belles soirées d’été n’y oyoit-on parler que de jeux, de festins, pas d’armes, bals et lectures de romans en lesquels le prince anglois fortement se délectoit de beaux faicts qui y estoient.102 »

Quand les Français atteignirent les bords de la Charente, le roi d’Angleterre sortit enfin de son apathie. Il rassembla ses troupes éparses et celle de ses alliées et marcha à la rencontre de son adversaire. Les deux armées ennemies se trouvèrent face à face le 21 juillet à Taillebourg, puis deux jours après, à Saintes.

« Là, il y eut merveilleuse et forte bataille, et grande occision de gens et la bataille dura très longtemps, âpre et dure, mais à la fin les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir. Quand le roi d’Angleterre s’en aperçut, tout ébahi, il s’en retourna le plus vite qu’il put vers la cité de Saintes. (...) La nuit du jour de cette bataille, le roi d’Angleterre et le comte de la Marche (Hugues de Lusignan) s’enfuirent avec tout le reste de leurs gens. »103

Tout est perdu. Pendant qu’Henri III se replie sur Bordeaux, Hugues et Isabelle réfléchissent. A quoi bon poursuivre une lutte qui offre au roi de France le prétexte pour s’emparer de toutes leurs places ? Ne faut-il au moins préserver ce qui peut encore l’être ? Alors, abandonnant Henri III dans sa fuite, ils se résignent à un ultime revirement. Le 26 juillet, ils se présentent au château de Pons où se trouvent Louis IX et son frère Alphonse. Et ravalant leur honte, secoués de sanglots, ils se jettent aux pieds du souverain :

- Très débonnaire sire, ayez de nous merci ! Car avons moult maulvaisement et orgueilleusement ouvré vers vous ! Ô sire ! pardonnez-nous nos méfaicts !104

Vivement ému, Louis IX les relève. Et dicte ses conditions : toutes les places conquises par l’armée royale tomberont entre les mains d’Alphonse. Hugues renoncera à la rente annuelle versée par le roi de France, et livrera plusieurs forteresses, dont il paiera les garnisons. Enfin, il prêtera serment de fidélité à Alphonse pour les terres poitevines qui lui restent105.

Ce dernier serment sera le bon. En 1248, Hugues répondra à l’appel à la Croisade lancé par Saint Louis et mourra en Egypte. Deux ans plus tôt, Isabelle s’était éteinte à l’abbaye de Fontrevaud où elle s’était retirée.

D’ailleurs, la résistance des barons est brisée. Epuisé par tant de guerres, le Poitou n’aspire plus qu’à la paix. En 1258, Henri III signe le traité de Paris par lequel il renonce définitivement à la Normandie, l’Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou. Ainsi prend fin « la première guerre de Cent Ans. » Quand Alphonse meurt, sans enfant, en 1271, la province est rattachée au domaine royal. Une longue période de prospérité et de paix commence pour elle, qui se prolongera jusqu’à la seconde guerre de Cent Ans.
Des longues luttes d’Hugues et d’Isabelle, que reste-t-il ? Leurs descendants se débattirent au milieu des difficultés financières. La famille s’éteignit au début du XIVe siècle. Mais bon sang ne saurait manquer, elle ne disparut pas sans une ultime révolte : son dernier représentant légua tous ses biens au roi d’Angleterre. Vain défi envers son suzerain légitime : Philippe Le Bel, qui régnait alors sur le trône de France, n’était pas un roi dont on se joue aisément. Prétextant les dettes qui grevaient la succession, il la mit sous séquestre. En 1214, elle passa toute entière dans le domaine royal106.

Le visiteur qui se promène aujourd'hui dans l’abbatiale de Fontevraud ne peut manquer de tomber en admiration devant quatre gisants du XIIIe siècle, regroupés près du chœur. Le guide lui apprend qu’il s’agit de ceux d’Henri II, d’Aliénor d’Aquitaine et de Richard Cœur de Lion (et d’une quatrième personne dont on oublie toujours le nom). Singulier destin que celui de l’époux, l’épouse et le fils, qui n’avaient cessé de se déchirer pendant leur vie, et qui se retrouvent réunis dans la mort, figés dans leur masque de pierre pour l’éternité. Plus petit, en bois et non en pierre, le quatrième gisant ne retient guère l’attention. Quand le lecteur visitera Fontevraud, peut-être se souviendra-t-il de celle dont on oublie toujours le nom : il s’agit d’Isabelle d’Angoulême.


L’emplacement supposé de la citadelle, restitué sur le plan cadastral de 1839 :

1   2   3

similaire:

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconDepuis le temps où Simon et Alain se voyaient interdire les novilladas...
«sans peur et sans reproche», tel un chevalier médiéval. En un mot, IL est noble, au sens de gentilhomme. Pour tous, IL doit être...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconDes moulins à la voiture en passant par les crinolines
«la discipline, la ponctualité, le respect de la hiérarchie.» Les salaires étaient réputés être parmi les plus bas de la région

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconLes Girondins étaient nommés ainsi car leurs plus célèbres porte-parole...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconHistoire des Arts
«Honneur et Patrie», qui était diffusée deux fois par jour. La musique passait sans les paroles

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconProfesseur d'histoire au lycée Jean Jaurès à Châtenay-Malabry et...
«Les élèves sans papiers ne seront pas expulsés» ou, le 28 juin : «Sans papiers : des milliers de régularisations en vue». Répondant...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconRemise à titre posthume du diplôme et de la médaille
«par de petits gestes qui étaient des bravoures, par de petites choses qui étaient des prouesses, […] étaient du côté de l’honneur...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconCommémoration de l’armistice de 1918
«Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.»

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconLes chemins de la puissance : les Etats-Unis et le monde depuis les 14 points de Wilson
«monde libre». Mais leurs multiples interventions militaires, leur omniprésence diplomatique, économique et culturelle, sans rivale...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconParmi les différents objets présentés, lequel a un fonctionnement qui rappel un organe humain ?
...

En ce temps-là, les poitevins étaient réputés fourbes, sans parole et sans honneur. Les iconHéros national, héros fondateur
«identité nationale», sans gommer ce que le terme a de polémique, puisqu’il implique une démarche d’unification qui ne va pas sans...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com