Epistemologie, epistemologie des aps et constitution des savoirs en E. P. s





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Mastère en Sciences

et Techniques des Activités Physiques et Sportives

EPISTEMOLOGIE, EPISTEMOLOGIE des APS et constitution des savoirs en E.P.s. :

De l’analyse À l’action

Abdelaziz HENTATI

Dernière mise à jour : avril 2012

EPISTEMOLOGIE

DU SUJET de connaissance
Le procès de production de connaissance implique que soient élucidé au préalable le rapport du sujet de recherche à son objet ; il semble, en effet que le sens commun a toujours considéré que les valeurs et les opinions du sujet pratiquant la recherche constituent des obstacles à la production de la connaissance vraie. Ainsi, au nom de l’objectivité, est-il d’usage de condamner toute implication du chercheur.

A l’opposé, on rencontre la thèse selon laquelle le sujet est partie prenante du processus de connaissance ; selon G. Devereux, la prise en considération de cette subjectivité du chercheur est la voie royale vers l’objectivité.
Le plan épistémologique de la recherche : sujet-objet

Toute recherche est un processus qui comprend:

  • le sujet de recherche

  • l’objet de recherche (champ observé)

  • le dispositif d’observation : la médiation entre le sujet et l’objet.


A- Les postures de recherche.

Le problème de la recherche n’est pas l’objet mais le sujet de la recherche, car toute recherche est conditionnée par la position, l’implication du chercheur.

Le mot implication, renvoie à toutes les appartenances du chercheur : âge, sexe, culture religieuse, nationale, appartenance sociale, position de classe, position institutionnelle.

En ce sens, un même objet de recherche, prend des orientations selon les postures : (par exemple, on n’a pas le même point de vue sur l’inspection selon que l’on est inspecteur ou inspecté).

Tout chercheur est confronté à quatre postures de recherche ; la recherche consiste aussi à élucider ces postures qui fonctionnent comme des liges directrices de la recherche.
1- le savant, le chercheur, le scientifique :

Sa compétence est définie par une compétence de savoir (SSS). Son intérêt de connaissance est :

- d’élargir le champ de connaissance (fonction cognitive)

- mettre en doute, interroger les autres champs de savoir (fonction critique)

- élucider ses implications, ses appartenances (fonction autocritique).

Son projet est la prétention à la vérité

Ex. ceux qui font avancer les connaissances ; chercheurs en biologie moléculaire. En STAPS, Famose dans le domaine de l’apprentissage.
2- L’expert :

Sa compétence est définie par une consécration institutionnelle (SSC, expert) ; l’autorité de l’expert consiste à émettre des diagnostics, des pronostics, des bilans.

Son intérêt de connaissance est :

- maintenir et élargir son champ de compétence reconnu ;

- consolider son statut d’expert.

Le cas où le savant/chercheur s’institue expert dans son propre champ (combiner le prestige du savant et celui de l’expert consultant) : Bourdieu change de posture et qui passe de SSS à SSC (donne son avis au président de la république sur la crise de l’université). L’expert donne des avis, dit comment ça marche ; il produit de la croyance : il n’y a qu’à…
3- Le décideur, le politique :

Sa compétence est liée au monopole du pouvoir de décision (SS Souverain) ; c’est lui qui prescrit ce qui doit être fait, pensé, cherché, transformé.

Son Intérêt de Connaissance est l’intérêt de la prescription, du commandement, le maintien et l’élargissement de son pouvoir.

Il peut contredire le savant et l’expert.

Le souverain fait advenir ce qui doit être : il faut que l’EP soit … Quelle éducation physique pour le pays ? On est dans la posture du souverain expert.
4- L’acteur :

Il est impliqué dans sa pratique (y compris la pratique de recherche). Il est sujet détenteur de savoir, de savoir-faire; (auteur SS Agissant).

Les acteurs, sont des individus qui de par leur position institutionnelle obéissent, agissent, font ; ils sont dans la routine quotidienne ; ils sont des pratiquants.

Les acteurs ne sont pas des idiots culturels ; ils sont impliqués dans la pratique. La question de l’acteur : qui suis-je ? où vais-je ? que puis-je espérer ? que dois-je faire ?
L’acteur est la cible du savant, du souverain, de l’expert : voila ce que l’acteur doit faire. Il est donc nécessairement confronté aux 3 autres postures :

- au savant (en tant que SSS) avec son savoir savant opposé au savoir de sens commun de l’acteur :

- à l’expert en tant que SS habilité avec son savoir autorisé opposé à l’incompétence de l’acteur non expert ;

- au décideur en tant que SS Souverain avec ses pouvoirs, prérogatives, opposé à l’impuissance de l’agent d’exécution.
Son Intérêt de connaissance est :

- l’efficacité quotidienne de sa pratique

- le sens à donner à sa pratique

- la résolution des contradictions et des dysfonctionnements (un intérêt praxéologique).

L’auteur est sans cesse confronté à deux structures antagonistes qui déterminent ses marges de manœuvre :

  • être autorisé (par quelqu’un) à quelque chose, décider, penser : posture d’agent d’exécution ;

  • s’autoriser à (auteur de) faire, décider, penser : posture d’acteur/auteur/créateur/décideur/initiateur.

Le chercheur passe nécessairement d’une posture à l’autre : il est autorisé à faire de la recherche (inscription, habilitation), mais il s’autorise à faire de la recherche (transgression du savoir institué, des autorités de savoir et du savoir autorisé)
B- Le statut du savoir

A quel intérêt de connaissance répond le processus de production de connaissance ?

Trois types d’intérêts selon J. Habermas

  • Intérêt technico-instrumental :

Une rationalité de l’adaptation des moyens aux fins recherchées.

Ex. En STAPS : comment du point de vue biomécanique sauter mieux? (cf. apprentissage moteur, management, alimentation).

Ce type d’intérêt est pertinent, mais il n’y a pas que cela dans les sciences ; il y a deux autres types, mais qui restent minoritaires.

  • Intérêt praxéo-communicationnel (praxis ou pratique sociale et communication) :

Si le 1er intérêt vise une efficacité technique, celui-ci est liée aux rapports sociaux et leur complexité et vise une efficacité communicationnelle ;

  • Intérêt critique émancipatoire : 

Permet d’étudier les sociétés humaines comme étant traversées par des conflits d’intérêts. La pensée ici se définit comme une distance critique par rapport au pouvoir.
C- Les modèles d’intelligibilité 

La question de la science implique la concordance entre un objet de recherche et la démarche de recherche. On peut repérer selon J.M. Berthelot cinq grands modèles d’intelligibilité qui ont tous leur pertinence dans un champ donné et par rapport à un objet donné.

  • Causal (RELATION) : il vise à établir des relations, expliquer par des lois de causalité ; expliquer par des régularités, des statistiques. Il y a une tendance à transposer ce modèle dans les sciences sociales parce qu’il est apolitique.

A entraîne B et B est déterminé par A.

  • Fonctionnel (FONCTION) : à quoi sert la famille ? A quoi sert la formation en Mastère ? Pensée organique.

  • Actanciel (PROCESSUS), dégager une logique de l’action, des processus soit individuels, soit collectifs dans un modèle d’action. Ex. déploiement de logiques individuelles, pour expliquer un phénomène.

  • Structural (FORME): vise à établir des formes typiques, des isomorphies (même forme, même structure). Analogie ou homologie structurale entre le modèle capitaliste et celui de production des sportifs.

  • Herméneutique (SENS) : modèle d’interprétation, comprendre les significations (mais non les formes ou les relations) en fonction de la subjectivité des acteurs.

Ces 5 modèles sont parfaitement scientifiques, en ce sens qu’ils rendent intelligible un ensemble d’objets, de processus.
La phase de construction de l’objet suit naturellement ces 3 formes d’élucidation qui composent le plan épistémologique de la recherche.

La construction de l’objet : « Construire l’objet, c’est découvrir derrière le langage commun et les apparences, des faits sociaux liés par un système de relations propre au secteur étudié ».

« La science, selon G. Bachelard, réalise ses objets sans jamais les trouver tout faits… elle ne correspond pas à un monde à décrire, elle correspond à un monde à construire… Le fait est conquis, construit, constaté ».

Toute recherche est critique de 3 manières ; procéder à :

  • Critique de l’objet : à quelles conditions et dans quel contexte la construction de mon objet de recherche est-elle pertinente et pour qui ?

Le vertige de la question, l’angoisse.

  • Critique du sujet : toute recherche est critique du sujet de recherche.

L’autocritique. Le sujet critique sa position de chercheur. Car l’acteur est nécessairement impliqué : par ses appartenances institutionnelles (implications institutionnelles) ; par ses valeurs/opinions politiques (implications idéologiques).

  • Critique des critiques : tout sujet de recherche doit procéder à la discussion des autres sujets de recherche. C’est le moment polémique de la science. Il n’y a de position que par opposition (loi de la dialectique).


LA CONSTITUTION DES SAVOIRS EN EP ET SPORT EN TUNISIE :

DE L4ANALYSE A L’ACTION
Il s’agit de faire le point sur l’actualité des connaissances en EP et sport dans le contexte Tunisie. C’est un processus qui implique trois éléments :


  • Le premier est en rapport au CONTEXTE DE PRODUCTION :

IL concerne l’aspect pragmatique des énoncés scientifiques, c’est-à-dire leur contexte d’énonciation qui renvoie à une géopolitique de la recherche scientifique produite en situation diplômante par les doctorants en EP.S.

  • Le deuxième est plus directement lié au PRODUIT :

L’analyse s’intéresse ici à l’aspect cognitif ou logique des énoncés dans :

  • 1. leur dimension interne (logique argumentative) ;

  • 2. leur dimension externe (sociale et communicationnelle).

- Le troisième concerne les PRODUCTEURS qui sont les acteurs de la recherche et peuvent orienter dans un sens ou dans l’autre, le contexte et/ou le produit de la recherche. En ce sens par exemple, le domaine de la connaissance ou ce que nous appelons ici le produit, ne peut être compris qu’en étant articulé avec ceux qui le produisent.

Ainsi, bien que ces trois éléments soient indissociables, l’objectif de ce cours se limite à l’identification des différents intérêts de connaissance mis en œuvre dans les productions. Il s’agit ensuite de rapporter les données de l’analyse aux producteurs, pour découvrir la rationalité qu’ils développent et qui dirige l’action de production du savoir.
  1. La démarche d’analyse

Le choix des intitulés des thèses produites par les docteurs en EPS, comme unités de référence sur lesquelles portera l’analyse, suppose que les auteurs sont en général amenés à encadrer dans la formulation du titre, le programme cognitif de la recherche. Ce que peut renfermer un titre ou un intitulé d’ouvrage, ce sont donc des informations censées être pertinentes pour expliciter le thème central de l’œuvre scientifique spécifiant l’objet abordé, ainsi que le programme cognitif du chercheur.
La démarche comprend deux moments :

- le premier s’intéresse à un repérage, à partir des intitulés, des objets des différentes productions, c’est-à-dire les « thèmes pivots autour desquels s’organise le discours ». Nous estimons qu’ils relèvent logiquement du vaste champ que constituent les Activités Physiques et Sportives (APS) ; par conséquent, il convient de les présenter dans leur diversité, d’en exprimer les tendances dominantes.

- Le second moment de l’analyse consiste à repérer les schèmes d’intelligibilité et à organiser le corpus en fonction des intérêts de connaissance des auteurs.
Le passage du schème d’intelligibilité à l’intérêt de connaissance met en avant la logique d’articulation entre ces deux niveaux d’analyse. Il convient alors d’associer la dimension interne de la connaissance à sa dimension externe ; en somme, ce qu’il faut souligner, c’est la complémentarité entre deux logiques du travail scientifique expliquées par J.-M. Berthelot comme représentatifs de ce qu’il appelle « dimension cognitive et logique argumentative dans un cas, dimension sociale et logique communicationnelle dans l’autre ».


  1. Le Modèle d’analyse :


  1. Résultats :


C’est peut être au niveau des intérêts de connaissance que l’essentiel se joue puisqu’il est question là de l’axiologie du chercheur, de sa « vision du monde » ; ce niveau est important car il est en rapport, avec les conditions logiques de l’entreprise de connaissance, et avec ses conditions sociales…

Les auteurs développent en majorité dans leur discours un intérêt de connaissance technico-instrumental qui vise donc à produire un savoir techniquement exploitable (78 thèses sur un total de 92). Dans le champ des sciences humaines, on relève aussi ce type d’intérêt (13 thèses sur 27 participent de cet intérêt). En nous référant à Foucault, ces constatations confirment la précarité de la position des sciences humaines, lesquelles sont susceptibles d’être «récupérés» par le regard particulier des sciences mathématiques et des sciences de la nature. Les approches herméneutiques ou actancielles sont minoritaires, alors qu’elles sont censées représenter le programme fort des recherches qui se réclament des sciences humaines. On décèle ici à l’œuvre « le partage entre l’objectivité et l’explication, et, de l’autre côté le sens et la compréhension » ; l’idée exprimée par J. Habermas et que résume Petitot considère qu’il y a un « partage entre les disciplines expérimentales et les disciplines herméneutiques. Les premières relèveraient de l’activité instrumentale et technologique et produiraient un savoir objectif techniquement exploitable, alors que les secondes relèveraient au contraire de l’activité communicationnelle (intersubjectivité, médiation par les symboles des langages) et produiraient un savoir vécu pratiquement efficace.
En quoi cette manière de faire et de pratiquer la science est-elle révélatrice des logiques individuelles des chercheurs ? Comment sert-elle leurs intérêts ?
Intérêts individuels et production de la science :

Indépendamment des lieux où ils ont effectué leurs études doctorales, il s’est avéré que les docteurs en EP.S ont tendance à privilégier les approches orientées vers les sciences empirico-analytiques correspondant à l’intérêt de connaissance technico-instrumental. On peut à ce titre proposer l’explication que leur comportement est en rapport avec la logique du champ sportif et de celui de l’éducation physique. Toutefois, l’explication que nous proposons veut montrer que le produit que nous avons analysé est le résultat d’une logique ‘‘individualiste’’ d’acteurs socialement situés.


  1. Interprétation

En quoi le phénomène que nous venons de décrire - règles logiques et méthodologiques des discours relevant des sciences empirico-analytiques et les intérêts techniques et instrumentaux qui commandent la connaissance - est-il la conséquence des actions individuelles ?

L’objectivité :

Le chercheur peut avoir un intérêt à préférer ce modèle scientifique. L’objectivité est en effet le reflet de la science vraie, de la science neutre qui épargne des risques d’une collision avec le pouvoir.

Le rapport au savoir objectif est un rapport :

• rassurant, qui séduit par sa simplicité ;

• il ne souffre pas des incertitudes qui sont au centre des sciences plus subjectives.

• il est réclamé et apprécié par le pouvoir pour l’amélioration de la performance.

Economie temporelle

Les sciences empirico-analytiques recourent en effet, à la méthode expérimentale ; celle-ci procède, une fois réunies les données relatives aux phénomènes dégagés de l’observation, par l’identification des variables pertinentes qu’il faudra soumettre à une vérification expérimentale.

De telles approches sont préférées à d’autres plus complexes : elles sont choisies parce qu’elles engagent des explications mettant en scène les schémas grossiers et linéaires de la causalité empirique ; elles nécessitent par conséquent beaucoup moins de temps que les études sociologiques qui, engagent nécessairement l’impétrant dans des investigations nettement plus longues.

Economie de langage

Les postulants devaient effectuer une recherche dans une langue différente de leur langue maternelle ; il s’ensuit une tendance à la quantification : Chiffres, graphiques, modélisations et statistiques, sont les corollaires de la méthode expérimentale, les arguments principaux de la démonstration, étayés par des descriptions sommaires.

La description des données statistiques constitue le plus souvent l’acte principal de la recherche (les chiffres parlent d’eux-mêmes). Souvent, des démonstrations prenant la statistique pour base remplacent le travail d’interprétation proprement dit. L’économie de l’écriture, qu’assure l’outil statistique, serait un mobile poussant les doctorants à choisir les approches qui ne nécessitent pas une interprétation solide et paradoxalement risquée

Economie de dialogue et de confrontation

Cette rationalité développée par les acteurs est confortée d’ailleurs par l’impact social réduit des recherches. Ce phénomène adjuvant a pour effet une économie de confrontation - qui évite d’exposer et donc de s’exposer - susceptible de réduire l’utilité pratique de ces recherches.


  1. Discussion

Que peut-on reprocher à une telle rationalité qui se présente en apparence comme pouvant permettre le développement escompté de l’EP.S ?

Le discours de la recherche en EP.S s’est révélé, malgré son apparente diversité, comme une logorrhée inépuisable sur les méthodes d’entraînement, les techniques d’apprentissage, les conditions d’optimisation des performances, ayant pour toile de fond le souci de rationalisation scientifique21 et l’accroissement de la puissance technique qui lui est corrélative ; tout semble donc aller pour le mieux dans le sens de la possession des moyens nécessaires à la promotion du sport et de l’EP. En fait, ceci est la traduction parfaite de l’idée selon laquelle la science et la technique qu’elle engendre sont porteuses de promesses pour le progrès et le développement des sphères de la vie sociale. Cette idée fort répandue dans les milieux scientifiques, est vérifiée dans le corpus analysé : les acteurs soutiennent que le savoir produit n’est efficace que si elle est ‘‘techniquement utilisable’’ en situation concrète par le monde sportif et pédagogique de l’EP.S dans sa diversité ou encore par les gestionnaires et les responsables du domaine dont il peut éclairer les décisions.
Or la pensée technicienne qui prévaut dans les recherches en EP.S et qui suppose au préalable l’adaptation des moyens aux fins recherchées « ne s’identifie pas à la connaissance et que ce n’est donc pas parce que l’on dispose de concepts et d’idées pour penser certaines choses [...] que l’on dispose pour autant d’une connaissance opératoire à leur sujet »22. Il manque une chose essentielle pour que la pratique théorique parvienne à devenir opératoire : son enracinement anthropologique et c’est ce qui fait d’ailleurs qu’il y a des intérêts qui sont au principe de la connaissance.
La question reste entière et se situe au niveau des conditions de possibilité d’une pratique scientifique dans le domaine de l’EP.S qui puisse orienter l’action : comment, en effet, l’exercice de la science peut-il déboucher sur une orientation de l’action des hommes à propos des questions concrètes qu’ils se posent ? Une connaissance technique ne peut pas être le moyen adéquat pour éclairer leurs actions.


  1. Les ressorts de l’action

Par quels moyens réconcilier une logique instrumentale et une logique de sens ? En matière de réussite sportive, la science a toujours eu bonne presse. On justifie le recours à cette activité sociale par la volonté de rationalisation des actions et le besoin de fonder les interventions aux différentes échelles de la compétition et de la performance sur des bases scientifiques solides. Mais la science dans le domaine du sport n’est pas une mais multiple et plusieurs disciplines se sont toujours disputées le monopole pour asseoir leur dictat sur ce domaine.

Au lieu de la complémentarité des approches, c’est l’éclatement et la fragmentation qui caractérise la saisie et l’intelligibilité de cet objet de connaissance. Il s’agit dans ce qui suit de défendre la nécessité d’une nouvelle alliance entre les représentants des différentes disciplines scientifiques qui s’intéressent au sport. Cela suppose une réflexion sur les moyens de parvenir à la conversion interdisciplinaire.
Comment et à quelles conditions rendre concrètement possible et féconde l’articulation des disciplines qui portent leur intérêt sur le sport ? Car, il ne suffit pas de juxtaposer les points de vue disciplinaires, mais il faut construire leur articulation et leur confrontation, à partir d’objets intermédiaires (Vinck, 1999) et à partir d’une pratique tendant à l’émergence d’« espaces de médiation » dans le cadre même de la recherche (Duchastel et Laberge, 1999).

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